LES GENRES LITTÉRAIRES PUNU et la renaissance

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LES GENRES LITTÉRAIRES PU NU
2.1. Introduction
Peuple sans écriture, les Bapunu ont su, malgré cette carence, conserver une littérature très riche dite orale parce que gardée et transmise par la parole. Félix Chapiseau considère, dans Littératures populaires: moeurs et coutumes de l'Afrique Centrale, que «les peuples noirs n'ont pas de littérature (... )>>. Je ne partage pas ce point de vue car pour moi le terme littérature n'équivaut pas à la littérature écrite mais, comme l'a écrit Meeussen 1, à «l'usage esthétique du langage permettant d'exprimer ensemble liées l'une à l'autre, l'idée intellectuelle et l'émotion - l'idée dans l'émotion ou même l'émotion seule».

Je suis d'avis avec Makouta-Mboukou2 que «toutes les fois que dans un peuple, il y a des âmes qui prêtent leurs voix à l'âme populaire pour l'exprimer ou pour lui faire prendre conscience de son existence, de ses valeurs éternelles, de son passé, ce peuple possède une littérature, même si les moyens d'expression ne sont qu'oraux)). A ce titre, les Bapunu, comme les autres peuples à tradition orale, possèdent une littérature orale. La littérature orale punu comprend les genres: kûmbu, dûmbu, nôngu, duyungu et dusavu. Ces genres se distinguent par leur forme, leur contenu et leur rôle. Vansina écrit à ce sujet: «Les genres littéraires se basent sur la structure interne du texte oral, sur son style et parfois sur le sujet même qui est traité))3. Il ajoute: «Les classifications de genres littéraires ne sont jamais fondées exclusivement sur la forme mais tiennent également compte du contenu de l'oeuvre)) .

Bakumbu

 Les bakumbu préexistent. Il suffit d'en choisir et de se faire donner les explications. Le surnom-devise et ses explications sont des formules figées, c'est-à-dire qu'on ne peut ni rajouter ni retrancher un mot. Ces formules sont donc transmises mot à mot d'une génération de porteurs à une autre.

 Dûmbu

Le terme dûmbu (pl. nyûmbu) désigne en yipunu le chant ou la chanson. Son autre appellation est dwî:mbu (pl. ny îmbu). Il existe deux types de chants: les chants traditionnels et les chansons modernes.

Les chants traditionnels

Les chants ont occupé et occupent encore une place importante dans la société punu. Ces chants appartiennent à tout le monde. Accompagnés à la sanza nzâng dl, à la cithare ngo:mf i, à l'arc musical mÛngongu, au tambour mu 1ô:mbu ou ndi:i:ngu, à la clochette k î nd u ou à la tringle, ces chants peuvent être soit des chants rituels tels ceux chantés à la naissance des jumeaux pour les placer sous la protection des bons esprits ou encore ceux qui accompagnent les séances de divination chez le ng a:ng d mu r e s f t s 1 «devin-guérisseur» ; soit des berceuses; soit des chants qui évoquent le comportement et l'activité de l'homme. Dans ce cas, le chant est reçu comme un message idéologique. Le plus célèbre chansonnier traditionnel punu et grand joueur de sanza est Mayu1u  ngubi. Son talent confirmé et reconnu de chanteur et de musicien a fait qu'il a fortement influencé les auteurs-compositeurs et interprètes modernes punu dont le plus grand est Christian MakaYa ma Mbûmb d Ma ck j 0 s s.

Les chansons modernes

Ces chansons ont pour thèmes: l'amour, le comportement et l'activité de l'homme, la politique. Pour les auditeurs punu, cette production chansonnière est reçue plus que le chant traditionnel comme un message idéologique. Ces chansons sont accompagnées à la guitare et aux autres instruments modernes.

 NÔngu

Le terme nongu (pl. banongu) désigne toute locution sentencieuse. Il s'agit d'un 1. Certains appellent la sanza i IJ g î:n cl i . En fait, ce terme sert à désigner un appareil de musique. 2. Il s'agit d'une tringle en bois sur laquelle on frappe avec deux baguenes. Cette tringle est appelée mukeki 1 i (pl. mfkeki 1 i). 680  énoncé populaire qui se présente sous une forme concise et rythmée. Il peut correspondre à l'adage, à la maxime, au proverbe, etc. La littérature sentencieuse occupe une place de choix dans la culture punu. L'emploi des proverbes est l'apanage de ceux qu'on appelle les «forts en proverbes» banz:5nz i (sg. n z:5 n z i), c'est-à-dire les chefs de villages, de cantons, les juges coutumiers, en un mot les sages. Un homme qui connaît très bien les proverbes et les emploie judicieusement, jouit d'une grande estime, car les proverbes traduisent le mieux la morale et la philosophie punu et qu'il n'est pas toujours facile de les placer à bon escient comme le dit le proverbe suivant :
 nongu muyûm~ murombi dyâmbu
proverbe 1 PN sg. (3) + acte # PN sg. (1) + chercheur - PN sg. (5) + affaire Il Le proverbe est un acte dont il faut chercher le problème. Le proverbe est la solution à un problème.
L'utilisation opportune d'un proverbe topique fait donc sur l'esprit une impression vive.

Les locutions sentencieuses ont un rôle didactique et juridique:
-le rôle didactique de ces locutions sentencieuses se perçoit par exemple lorsqu'à un enfant qui manque d'égards envers ses parents, l'entourage cite le proverbe suivant: mbasu akâbsak~m~ ayô vôyili minu
nez 1PV sg. (1) il 1avoir beau - être long # PV sg. (1) il 1 fut. nég. 1 dépasser 1 PN sg. (3) + bouche Il Le nez a beau être long, il ne dépassera jamais la bouche. Ce proverbe signifie qu'un enfant a beau lêtre grand, fort, riche, il ne doit jamais désobéir ni manquer de respect envers les plus âgés. L'éducation traditionnelle se fait ainsi par l'enseignement des proverbes qui prodiguent des conseils et des règles de vie. A force d'entendre des proverbes à propos, les enfants acquièrent une sagesse pratique qu'ils mémorisent. - Quant au rôle juridique joué par les proverbes, il est perçu dans les tribunaux coutumiers où un proverbe peut être développé jusqu'à devenir un récit d'après la règle judiciaire suivante :
ubilk~ nôngu uvîndly~l
P. inf. 1énoncer 1 proverbe # P. inf. 1verser complètement pénétrer le sens d'un proverbe et l'appliquer à une situation concrète. Cette application à une situation concrète est appelée kiiyu (pl. bakiiyu). A partir de<

 cet exemple, je peux soutenir qu'un énoncé sentencieux, en fonction de son utilisation et de sa structure, peut être désigné différemment, soit par nôngu, soit par kilyu. La structure est condensée sous la forme d'un ou de deux énoncés:
- la locution sentencieuse est constituée par un énoncé:
* mwân g tsya:n ~ ayébô1i  zayu
PN sg. (1) + enfant - orphelin 1 PV sg. (1) il 1 prés. nég. 1 ramasser + prés. 1
éléphant Il
Un orphelin ne ramasse pas un éléphant.
Il ne faut pas se créer de problèmes quand on ne peut pas compter sur un soutien.

* dilôngi asamabâ:s~ pô:nzi
PN sg. (5) + conseil 1 PV sg. (1) il 1 pas. loin. nég. 1 rempli 1 panier Il Un conseil n'a jamais rempli un panier. Il ne faudrait pas donner des conseils à quelqu'un tous les jours pour que celui-ci puisse comprendre. Une seule fois devrait suffire s'il est quelqu'un de sensé. Cette parémie est appelée nôngu.
- La locution sentencieuse est constituée par deux énoncés: * digend~ katsyayu PN sg. (5) + faible et petit - oncle + pos. 2e pers. sing. # muyu:mbi katsl igan~
PN sg. (1) + fort et grand - oncle - autrui Il
Le nain est ton oncle, le costaud celui d'autrui.
Cela veut dire que ce n'est pas parce que ton oncle est petit et faible qu'il faut lui
désobéir et ne pas suivre ses conseils et choisir quelqu'un d'autre pour oncle parce qu'il
est fort et grand.

* Ngebi pa atsibul~ mbâ:ng~
enfant 1si 1 PV sg. (1) il 1 pas. 1casser 1 noix palmistes #
mÎnu atsita:s~
PN pl. (4) + dent # PV sg. (1) il 1 pas. 1penser Il
Si un enfant décide de casser des palmistes,c'est qu'il pense avoir des dents solides. Cela veut dire que quelqu'un qui entreprend quelque chose de périlleux, doit savoir qu'il le fait à ses risques et périls.Ce distique est appelé kii yu. Comme il a été signalé plus haut, une locution sentencieuse peut faire l'objet d'un développement, d'une application à une situation concrète ou d'une explication et devenir ainsi un récit lors des règlements, des palabres, des différents à la coutume. Ce récit est désigné par le vocable k ii Yu (pl. b a k ii yu). Cette  utilisation juridique et diurne des bakti yu est réservée aux adultes pour étayer leur dialectique. En effet, au cours des séances du tribunal coutumier, ce sont les baktiyu qui animent le débat. C'est au travers de ceux-ci que le juge manifeste la sagesse de son jugement et porte une leçon de sagesse pour éclairer la vie en société. La locution sentencieuse assure ainsi une fonction stratégique en tant qu'acte de parole par lequel on cherche à emporter l'adhésion de l'interlocuteur et elle se présente comme un discours de persuasion puisqu'il s'agit de convaincre l'interlocuteur. Le développement des parémies sous forme de récit pour expliquer le sens de l'énoncé proverbial fait que certains Bapunu considèrent de plus en plus «baktiyu» comme synonymes de «t sa 13u» «contes, chantefables, etc.».
 En fait, les b a k ti yu se présentent comme des divisions intermédiaires entre les ba nogu et les tsavu.

 dusavu

Le terme dusâvu (pl. tsavu ou batsavu), pour les Bapunu, désigne le conte, la chantefable, la légende. En fait, le vocable dus a 13 u a une signification très étendue. Il s'agit d'une appellation générique qui englobe d'autres genres littéraires. D'après les informations que j'ai recueillies, ce terme sert aussi à désigner la devinette et l'épopée même si ces dernières ont des noms spécifiques.

 L'épopée

L'épopée est appelée dusavu du mumbwang «le récit de Mumbwanga». Ses autres appellations sont:
- Mutub i Nzâ:rnb i : celui qui réalise des exploits, des miracles; il s'agit du nom du héros;
- Mumbwang ou Mbwâng : c'est un grand guerrier, très fort et très puissant; c'est aussi le nom du héros;
- Mu amu
ktiyu : récit intenninable, qui ne finit pas. D'ailleurs, les Anciens disent:
«musamu kti yu a y é d tik U», «Il est difficile de suivre la narration de ce très long récit car il dure des heures et des heures». Mu samu ktiyu est la véritable appellation del'épopée. Musamu ktiyu «épopée» et dusa13u «conte» ne sont pas des genres fondamentalement distincts. Cenains contes sont des fragments de l'épopée.

La devinette

Quant à la devinette, elle a comme autres appellations:
- mbândg (pl. mbândg ou bambandg) : objet ou idée cachée;
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 - makwa-nzang~ : c'est la formule consacrée qui introduit l'échange des devinettes. Il s'agit en fait d'un dialogue: le destinateur dit ma kw a et le destinataire répond n z a IJ g ~. Les devinettes sont toujours introduites par une formule phatique immuable comprenant une demande de participation et une réponse d'acceptation. n faut donc être au moins deux pour organiser une séance de makwa. On a, pour un seul partenaire, l'échange suivant:
L (DP) : ma kwa
1 (RA) : nz ang~.
Lorsqu'il y a plusieurs partenaires, on a l'échange suivant:
L (DP) : makwanwa ou makwanwanu
1 (RA) : nzang~.
Makwa signifierait, d'après mes informateurs, silence et proviendrait de maku qui veut effectivement dire silence. Est-ce un mot archaïque du yipunu ou bien un mot emprunté à un autre parler? Personne n'a su dire la provenance du mot. Une enquête plus approfondie sur la question pourrait peut-être fournir des informations complémentaires.
Quant au terme n z aIj  g ~, il signifierait «d'accord». Là aussi, le sens réel du vocable a probablement disparu et on est amené à se poser la même question que pour makwa. Après la formule phatique, la séance proprement dite des devinettes commence. Le mb â n d ~ comporte deux parties: la question et la réponse. Ainsi, on aura par exemple :
1. -Q. : bayatsi ba tâ:t~ ubwéji kêdi. yî?
PN pl. (2) + épouse - con. - papa 1P. inf. 1être beau 1matin # quoi Il
«Les épouses de papa sont belles le matin. Qu'est-ce que c'est ?»
- R.
koy6ndu
feuilles sèches de bananier Il
«Les feuilles sèches de bananier». Celles-ci sont très luisantes le matin à cause de la rosée matinale. 2. Cette deuxième devinette a deux variantes pour la question. - Q. : t â: t ~ amanyênz ~ ndâyu
papa 1PV sg. (1) il 1pas. loin. 1brûler 1maison #
«Papa a brûlé la maison,
yim~ Ylmasyala - bu mukambu ndayu. yî?
PN sg. (7) + chose 1PV sg. (7) elle 1pas. loin. 1rester 1seulement 1
PN sg. (3) + solive - maison # quoi Il
La seule chose qui est restée c'est une solive de la maison. Qu'est-ce
que c'est ?»
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 -Q.
tâ:t~ amanyénz~ mukandi
papa 1PV sg. (1) il 1pas. loin. 1 brûler 1PN sg. (3) + pantalon #
«Papa a brûlé son pantalon,
bu munziyi diluIngu usamanyéng~. yî?
seulement 1PN sg. (3) + corde - PN sg. (5) + ceinture 1PV sg. (3)
elle 1pas. loin. nég. 1être brûlé # quoi Il
seule la ceinture n'a pas brûlé. Qu'est-ce ?»
- R.
nzi1~ : «le chemin».
Lorsque l'on met le feu à une plaine, tout brûle sauf le chemin qui
passe à travers cette plaine.
3.
-Q.
kÊki kEk~r~YE ?
idéo. /1 idéo. Il
- R.
k Ek d di 13 â I] 9 ~ 13 a j li 1u di ma n y i.
fais 1PN sg. (5) + piège à lacet 1PL (16) 1dessus 1PN sg. (5) +
pierre Il
«Fais un piège à lacet1 sur une pierre».
Il est impossible de faire un piège à lacet sur une pierre. Celui qui
tente de le faire, casse tout son matériel. Vidéophone reproduit le
bruit du matériel cassé.
A partir de ces trois exemples, les devinettes apparaissent comme des jeux verbaux au cours desquels un locuteur demande à son interlocuteur de deviner l'objet ou l'idée cachée. Si celui-ci donne une réponse juste, il a le droit de proposer à son tour une devinette. Mais s'il ne peut pas répondre, il est soumis à fournir un contre-don en échange du secret qui lui sera délivré. Voici comment se fait cet échange:
1:
I]géja:bi
je + prés. nég. 1connaître #
«- Je ne sais pas.
L:
mpé kôku
PO + donne 1poule #
- Donne-moi une poule.
1:
bo kôku
- Prends 1 poule #
L:
ky5:
idéo. Il
Cet idéophone indique la mon de la poule.
1. Ce piège à lacet est pour les oiseaux:, les rats et les petits quadrupèdes.
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 Puis, le locuteur donne la réponse à son interlocuteur en contrepartie de la poule.
La devinette se présente donc comme un jeu conversationnel avec un enjeu.
Les devinettes sont réservées aux enfants. Mais l'apprentissage se fait avec les plus
grands. La coutume interdit aux enfants de se poser les devinettes avant la nuit: ils ne
grandiraient plus s'ils n'observaient pas cette interdiction. Donc, c'est la nuit que les
devinettes sont l'occasion des joutes.
Le débit des devinettes est rapide et exige de la vivacité chez les participants. Comme
l'a écrit Mufuta : «Les devinettes ont pour rôle de distraire bien sûr mais surtout de
permettre aux jeunes d'exercer leur sagacité à créer en eux le sens de l'observation et la
puissance de réflexion leur permettant de saisir et d'interpréter, d'une façon
vraisemblable, le sens de certains faits de la nature conformément à la vie de l'homme»l.
La devinette étant un jeu, lorsque l'on parle de choses sérieuses et que quelqu'un se
met à raconter des blagues, on lui dit : «I)g é r 6 n di
mâ kwa-n z â I)g ~» «Je n'aime pas
les devinettes».

duyûngu

Le terme duyûnmgu ou kÛngu (pl. kÛngu ou bâkungu) désigne une histoire. Il s'agit ici de fait ancien, appris de quelqu'un d'autre, que l'on raconte. Le vocable du yûngu se distingue du mot yilomb i par le fait que ce dernier désigne une histoire ou le récit d'un fait vécu par celui qui raconte l'histoire2. De ce point de vue, yi lombi (pl. bilombi) peut être synonyme de yîkumbu (pl. bîkumbu) ou de musâmu (pl. misâmu) «nouvelle, information». Le soin de donner des nouvelles est entré dans les usages chez les Bapunu : c'est pour le voyageur qu'on accueille un devoir qui correspond à celui de l'hospitalité qu'il reçoit. C'est une coutume indiscutée. On se salue et on échange des nouvelles.
La distinction entre du yûngu et yilomb i ne fait pas l'unanimité parmi mes informateurs. Mikala André, par exemple, considère que du Yungu et yi1omb i sont des termes synonymes qui signifient «histoire». Les kûngu et les bilombi sont dits le jour, tandis que les tsavu sont dits la nuit. Les kungu avaient cours dans les réunions des anciens. Un proverbe dit: «kungu b i j î ma t s y âmun ~ p î t i» «une mauvaise histoire a été à l'origine de la dispersion des gens».
Lors des règlements de différends au tribunal coutumier, deux proverbes étaient souvent évoqués pour amener les protagonistes et l'assistance à plus de calme et de sérieux:


 - «kungu kungu mambu mambu» «les histoires sont des histoires et les problèmes
des problèmes».
- «tudun dya kungu twendya O mambu» «laissons les histoires et allons aux problèmes».
Il faut enfin distinguer kÛngu «histoires» de ma t amb~ ma mi ka l a (en abrégé ma t a mamikala) «rumeurs». D'après mon grand-oncle Wend~Irunz~, notable: à Mabanda, les mata ma mikal a sont des nouvelles colportées par des gens qui reviennent d'un deuil.

Il y aussi la littérature écriture, les meilleurs auteurs  sont Divassa Nyamat, Armel Nguimbi, Mougiama, Mabik ma Kombil, Roman kassa, Bonaventure,Nza Ma Teki, Moujieigu,Nding Dyatelm etc...

2.3. Conclusion
En tenninant cette étude sur les genres littéraires punu, il faut souligner que les Terrms de ces différents genres ont été attribués par les Bapunu eux-mêmes en fonction de la structure interne du texte oral, de leurs destinateurs et destinataires. La division de la littérature orale punu en genres montre sa diversité et sa richesse.

Architecture renaissance


Du Chaillu affirmait que les villages punu étaient parmi les plus développés villages qu'il avait vu dans toute l'Afrique.

Constitution d'un village punu ont quatre structures:
  • le coté des hommes
  • Le coté des femmes
  • La court central
  • et le corps de garde.

Le poteau central et la portée sont les deux clés de l'architecture punu. Il y a aussi l’ornement et la décoration, les fenêtres et les portes.

L'architecture et urbanise punu

L'architecture et urbanisme  punu sont une combinaison de lumière, air et végétations.

L''architecture punu sur la fonction communale de l'urbanisme, parc de recréations, , c'est une cite ou prévaut les structures démocratiques.

L'architecture punu de la renaissance

La cité punu de la  renaissance a les accents d'une architecture mauresque et nubienne, la voute et l'art floral sont les principales composante de cette architecture; Le mouvement de la renaissance punu est en deux directions, les pilliers, arcs au travers des fenêtres en glaces colorées qui pointe vers le ciel et  la lumière de Dieu qui descend pour rencontrer la basses. C'est une version d'architecture de la raison humaine et de la révelation divine.

Les fenetres sont larges a cause des pilliers.

Les artistes uses des couleurs vives  pour transmettre le concept su transcendant de Dieu.

Les piliers


Les arcs




 Le tambour
  Mur d'une tour circulaire, ovale ou polygonale, sur lequel repose une coupole

Rotonde

Les chapiteaux






Décoration sur le bois, les  portes en bois sculptés.










Les motifs de décorations




Les plafonds



La Renaissance Punu

Introduction


La renaissance punu est un courant philosophique, scientifique  et culturel. Il s'agit d'une renaissance d'abord d’idées. 

Le courant de la renaissance punu: " c'est l’interprétation de la période punu appelée l'age d'or punu".
L'homme punu a toujours été conquérant.  Une redécouverte de l'histoire des Bajags,  Mais aussi une réinterprétation de son épopée le Mumbwang.

 Cette période se caractérisée par les différentes pérégrinations punu qui s’étendent du  royaume Kuba au grand Mbundu, de Kidonki, du Koongo dia Ntola  jusqu'a  la période du dernier grand résistant punu Nyonda Mackita.


La renaissance punu est une redécouverte de notre sagesse antique, notre héritage,de nos héros et héroïnes du temps passes,  Ce nouveau courant manifeste dans la pensée, l'art, l'architecture, la politique, la science et de la littérature.

Comme culturel mouvement il accorde une importance a la langue punu et ses usages, de ses propres productions culturelles et scientifiques. Ce mouvement focus sur les anciens textes, la philosophie, les mathématiques, l'astronomie, les physiques et la biologie.


Dans le royaume Kuba au bords de la rivière Kassai, le peuple punu a appris l'art de manier le sagaie, "bakuba" veut dire lanceur de couteaux a jets, ensuite le peuple punu s'est dirigé dans le royaume du grand Mbunda, ou ils ont combattu les portugais au cotés des bayoyo contre l'oppresseur portugais. Ils combattirent le gouverneur portugais Gouvaya, avec l'une de ses plus vaillante reine Nsiengi Nding di Nsola. La reine punu Nsiengi Nding di Nsola était une grande guerrière , stratège militaire et diplomate.





Sur le plan royal:
MUELI-MILENZI  chef suprême e et notamment sur le plan de la guerre. il était roi.L'ancêtre fondateur du clan BUMUELI est MUELI MILENZI. En réalité MUELI est un Roi ayant régné sur plusieurs sous-clans issus de ses conquêtes et mariages. En effet MUELI fut aussi un chef guerrier. L'on comprend aisément qu'il ait eu une grande emprise sur d'autres clans. MUELl portait aussi le pseudonyme de «BIALE» qui veut dire Roi. C'est ainsi que l'on parle de MUELI BIALE 0 BIRUGU BUANGUE. BIRUGU-BUANGA est le nom du territoire où MUELl fut désigné comme Roi.  Il y avait aussi NZAMBE-BIALE du clan NDINGUI 
 MULUNGUI MUTU-MALONGU du clan BUDJALA



Les grands mathématiciens.


MULUNGI-MUTU-MALONGU: Nous ne savons pas grand chose sur lui, car il ' n'a rien écrit au sujet de lui même, il apparaît dans plusieurs reports historiques. Dans l'Histoire des punu  de Monique Manfoumbi, et le Mumbwanga de Kwenzi Mikalat.   MULUNGI MUTU MALONGU fut le père de l'astrophysique punu et il  fut un géomètre, l'un des premiers grands scientifiques punu, il fut la première personne  a suggérer que les forces naturelles sont responsables des catastrophes naturelles. Mulungi Mutu Malongu ne fut pas juste un grand cerveau, il était aussi doué dans les sciences pratiques et l'ingienerie. Il est le Père de la physique et de la biologie punu. Il était un grand orateur, et grand éducateur de tous les temps. Il fut le premier grand naturaliste punu il passait son temps a observer la nature, il était aussi bien un philosophe qu'un scientiste,  il étudiait l’anatomie des animaux et il était aussi un grand enseignant.

SUM NA MANGUAL: Mathématicien, physicien, philosophe et chimiste punu. Auteur des integrals en geometrie,

NZAMBE-BIALE du clan NDINGI, Il était un grand roi,   Père de la géométrie punu, celui qui conduisit son ethnie dans les plaines de Mouila. Nzambe-Biale fut  passionné par les idées de l' harmonie en musique, des mathématiques, il aimait jouait au Mougongo. Il fut aussi un grand chimiste.

MUELI MILENZI, roi Bumoueli, philosophe, mathématiciens, physiciens, chimiste. Il était un penseur des mathématiques abstraits, il pensait que les être vivants furent faits par la combinaison des êtres naturels et des êtres célestes. Il fut le premier a rassembler toutes les connaissances punu. Il était était très douée dans l'art de la guerre, les stratégies de combats. Il fut le plus  grand tacticien militaire punu de tous les temps. Il conduit les punu dans la bataille de San Salvador (kongo).A en croire la tradition orale,  Le grand fondateur du clan  Bumweli. On l'appelle aussi BUMUELI-MILENZI DINGUNDU TADJI BANA SUNGU MANGUALA MUBONGU LELE BIKlITA ou aussi MUSSODJI-URU-NGUIDJI. NGUIDJI est certainement le nom du territoire d'origine de MUELI.

DIBADIE,  un pygmée des punu, mathématicien, il apporta la connaissance de la géométrie aux punu, sans la lumière de Dibadi, les Bapunu n'auraient peut être pas trouvé le chemin de leur migration vers le Gabon. Diabdi fut un grand géomètre et ses travaux portaient sur les longitudes.

MOMBO  ndu clan des mumbanda était un grand astronome  qui de son temps pensait que les hommes pouvaient aller dans l'espace à l'aide d'une pirogue,

DIBUNGA était la première femme punu à créer un programme informatique, Dibunga était intelligent, elle créa un programme a partir d'un système binaire. Dibunga etait très belle et douée, elle inventa plusieurs choses. Elle était aussi une très bonne tisserande, elle créa plusieurs formes remarquables, des figures, elle améliora la technique du métier a tisser, elle était aussi très bonne en mathématique et physique et chimie.

DOMBI du clan badoumbi, celui qui définit avec précision le  calendrier punu basé sur les cycles lunaires. Dombi  est le père de la science moderne, il pensait que la science devrait développer des produits pour le bien être et la dignité humaine, Il créa la fonction Zi.

NDENGILILA des Bavela , philosophe , chimiste, il  pensa que la matière était fait d’élément astrale et humain.Son invention  du quantum  est l'un  des plus important de la science moderne. son concept utilise  corpuscules et ondes,  il est le père du quantum punu, il explora en son temps le concept  de paquets énergies  qui son propages  selon la lois de la probabilité de l' amplitude. De l’électronique à l'optique,  du laser a la supraconductivité, le quantum a offert une grande contribution dont la richesse n'a pas encore entièrement exploré. Il est le père du quantum punu.

KOMBILA KOGU, Mhindou Kogu, Nzamba Munguentsi des Badjengui, ils travaillèrent sur la physique et le quantum punu.De ces grands mathématiciens et geometriciens, Kombila kogou est le plus avancé , kombila Kogu à travailler assidûment au problème de la nature et de l'espace il inventait le concept qui sera repris plus tard par d'autres scientistes, la contribution a la technologie est inestimable, de la mécaniques a la physique théorique, ses spin -off . Mhindou Kogu, Nzamba Munguentsi  ils ont  crées la science des  calculus punu. 

MBOUTSOU MOVENGA des Badounbi, penseur des mathématiques abstraits,  il travailla sur la distance entre planètes. il est le  père de la trigonométrie et l'une part des agglos punu.

ILEBU, ou Dilebu-di-Ngeli, ancêtre du clan Bujala, fille de Ngelii, philosophe et scientiste, elle  fut la première femme scientifique punu, elle inventa la plus part des figures des  nattes, matogu. Elle fut  la première femme connu  mathématicienne punu.



Sur le plan artistique


On peut observer les ornements dans la sculpture, les vases, et l'architecture punu.



Sur le plan philosophique

La philosophie était très avancée.



Sur le plan scientifiques.

il y avait des grandes découvertes


Sur le plan de la guerre


Ils étaient des grands tacticiens.


Après leurs immigrations dans le moyen Congo, ils vont devenir maîtres des mines du sundu et maîtres de la première bourse commerciale, Bukmeal.

Les dernières migrations punu furent vers le Gabon sous la conduite du grand savant, philosophe et géomètre Dibadi qui furent un pygmée,

Après l’ère dibadienne, il y a eut le grand résistant punu qui défit les français plusieurs fois avant de capituler pour la libération de ses frères.

Parmi les œuvres de la renaissance il y a :

Les coiffures de la renaissances:

Les bijoux de la renaissance punu, 

Les bijoux de la renaissance sont faites à base de coquillages qui étaient utilisés comme monnaie dans le royaume du Mbundu.

Les pagnes de la renaissances punu sont:

  •  Le massieli, 
  • Le ngombu,
  • Ndengi

 

 

Les vases de la renaissance

 L'architecture:

 

 

Nyonda Mackita

 

Sur le sentier du valeureux guerrier Mavurulu alias Nyonde Makite.



Djana !
Wane mwane dibale wodji be djulu.
Botié dibondu di Nyonde Makite!
Nzile pangu djike didi.
Siale vave, tsi mwane mugheghi,
Ka mbe Ibanghe, ndendi, miambe,
Yatsi I wele be longi,
Dubanze noghu tsui!
Duvele du wakusu mangondu,
Tsiési i mukatami !
Didungu ranghe matsande.
Isambe ike bué ô mindande,
Mba dubanga ghe gharu u tsighu,
La muru mbale u ma mué bende!
Misase mi tabulu,mbangu dji wari !
Iduke yalu i mipale,
Koku ô kane na miamu,
A fu ne reke.
Tu nzile mbine dji!
Ka mbé mondi,
Makulu mane
Nzile mosi.
Mwe mondi na diele.
Ne mbuenu tsiéni na ghia na ghiari,
Munguli nzime vane usinghe sine.
Du ki tsuni Nyonde Makite,
Nyonde ô va i nghenze.
Dibaku di munu itimbe i mavioghe ;
Mavioghe kumbu disiale ;
Disiale mutu mutsanu pinze ;
Maghe ma ranu ma kambise ba bale pandi.
Duvangu, vengu na vane duvangu !
Mutu kumu é pali ;
Mue ro idjalele !
Duvangu, vane duvangu.
Musase u tabulu, mughele ghu pacu ;
Mukudji a tungu, mbangu dji wari !
Nyonde Makite ô dume tulu ;
Yembi, Bulingi na Mihindu bo si ndungu ;
Ba tsiéngi bobe muranghe.
Sila miamu na mangungu,
Dite di nganghe diya kamughe ;
Kumba diumbe di mirondu,
Kumba nunghi putu,
Nzile u duke, nzile Nyonde Makite.


Maurice Mouckagni Mouckagni (Union est un des mots clé de la devise de la République gabonaise, on peut étudier son applicabilité chez les bajag à partir de l’œuvre d’un homme fédérateur comme Nyonde Makite )

 

 Les savants punu

MULONGI MUTU MALONGU, philosophes mathématiciens.
NZAMBE-BIALE philosophes mathématiciens
MUELI MILENZI, philosophes mathématiciens
DIBADIE,philosophes mathématiciens 
DOMBI philosophes mathématiciens
NDENGILILA des Bavela , philosophes mathématiciens
KOMBILA KOGU, philosophes mathématiciens
MBOUTSOU MOVENGA philosophes mathématiciens
MUVANG PINZ philosophes mathématiciens
YILOWU

 La  philosophie

Les oracles des 100  mythes punu, la philosophie du Mumbwanga, le bukulu , le monsardisme etc..

 La musique

 C'est la musique qui retrace les origines punu, ses exploits.


 

Cette renaissance a été célébré par Mudjiegu,

"Je suis fils de Muvangu-Pinz,
Tribun mort debout
sur les chemins de la connaissances éternel
voyageurs, dont les
enfants s’éparpillèrent au travers des
savanes et des bois
[...]

Pour ma mère je suis descendant,
de Mulungi-mutu-malungu
dont le surnom-devise est Bujal
Bujal matowu, auquel des portes
des maisons et des contrés
étaient ouvertes
moi homme(mwissi)de Dikang
Lemb,Kwangu, Tsangi
Buwulu, homme de Sandu.
Néni, homme (mwissi) de Nding-Bwang
Par mon grand père maternel
Je suis descendant de Bumwéli
(alias dibur simbu)
Par mon grand père j'appartiens au clan
Bagambu, fils de Tson-Mbumb
génie, de Bagambou homme(Mwiss)
de Mangeli, de Yilowu et de Tandu
Munag;
L'on peut pénétrer dans
Mangéli, mais l'on ne peut arriver
à Yilowu,
Homme de Mungol(angola)des
palmiers frileux, homme de la
chaine montagneuse Dinzambu.
Extrait tiré de Ainsi parlait les anciens.
par Moundjegou Magangue

Chanté par Mackjoss:

Mujage wotsu
Arule vala {bis}
Arule botsu {bis}

Wune yari y  kongue le
Konguetu, kaye munevale
Wune  band e zaire
Odiange di neni

Tu ma savuge Zaire
dibandu Mitsingu
Mimbu ma tege  Ndundena-Bilaka
Tu ma sabuge kongu
dibandu Mitsingu
Mambu ma tege Ndundena Bibaka

Mukakunwe uma bile
Mukakune va Divenie(bis)

A bane bake duke  dolo o na Durembu
A babe bake duke Fuari na Misanga
Ba mosi bake duke Nyange na Kumu Mongu
 A bane bake duke majombi ma Mubu

Mukakunwe uma bile
Mukakunu na Diveni(bis)

Refrain

Nding iluyani-iluanyi ama luanyi Bavumbu
na Bakeli na sapadie la ivunde yetu
Nding' iluyani  ka bure ilahu-i-Ndinge
Ilahu-i -Ndinga ka bure Ngeli-Ilahu
Ngeli-Ilahu ka bura yifu Ibana
Yifu yi bane, yi fu i bibandue(bis)


Mueli Ngelie, mwisi Bumueli
Mabunda-ma Ngelie , mwisi Mitsimbe
Ubindu-u-Ngelie, Dibambe-kadie
Mumbitse -Ngelie, mwisi Mitsumbe
Makane-ma-Ngelie, mwiss Dikande
Mutsiegu-Ngeli, mwisi Dijabe
Ilebu-I -Ngeli, mwissi Bujale
Maganine-ma-Ngelie,mwisi Mulubu
 Murali-Ngelie, mwisi Ndingi

Mujambe aguguyi Ndinge?
Bajaga Botsu ba ma Kambe
Ba ma Kambe Usabugu Zaire
Ba ma Kambe Usabugu Kongu
Tate Ndinge, me la Ilebu
Ilebu, Ndinge, me la Bujale,
Bujale, bu jale matogu.
Nga bo matogu mami niuma wale,
Bajage botsu bake vioge,


Tu Sabu Zaire, dibandu bujale
Tu dabuge Kongu O, dibandu bujale
Ndunde na Bibake, Bujale bwe bubu,
ah/Mbe tsi Bujale mbe tu ma guge na  Mitsingue
Du vega  bisi Bujale mambe (bis)

Composition de Makaya-MacJoss

L'heritage perdu du metier à tisser

 Certaines traces indiquent que les premiers tisserands remontent au Paléolithique. Les tisserands du Néolithique nous ont laissé des textiles qui ont été retrouvés, par exemple, en Suisse, dans les vestiges d'habitations sur pilotis, ou dans les fouilles de Fayum, en Égypte.

Les hommes qui étaient  détenteurs de tisser le raphia, ne savent plus manier le métier à tisser. Le travail de tisserands étaient exclusivement réservé aux hommes, avec l’arrivée des  pagnes de blancs, la production du raphia déclinat. Aujourd'hui les hommes punu ne s’intéressent plus a cet art. Autrefois il existait un métier a tisser devant chaque case.


Les textiles punu

Avant l’arrivée des blanc les punu ignoraient les pagnes et se vêtaient  d'un espèce de tissu obtenu a partir des écorces battues et traitées  d'un arbre appelé Katu et d'un tissu de raphia Ngombu car ils étaient  d'habiles artisans, les fibres  étaient tirées d'une plante de la  famille appelée Dyinimba et séchées aux soleil puis les tisserands les  passaient au métiers à tisser vertical et de construction compliqué.



Pour  l'obtention des étoffes multicolores, les tisserands teintaient les  fibres avant de les tisser. la couleur noire s'obtenait en faisant  bouillir dans une grande marmite des espèces d'un cailloux noir vifs  appelés Magogu que l'on ajoutait au fruit, feuilles et écorce d'un  arbuste mumbucini alchorena cordifollia Mull. Arg.) auxquelles il fallait  aussi adjoindre les écorces de noisetiers : mugumunu ( coulus edullis  baill) le tout était pilé, mélangé à  l'huile de palme et mis à bouillir  dans une marmitte d'eau aux trois quart. Lorsque les fibres ont pris  de la  couleur on apportait la marmite  et son contenu à la rivière. Là bas  on procédait au lavage des fibres en frottant avec de la terre glaise  avant de les rincer a grandes eaux. Enfin ils étaient mis à sécher au  soleil avant de les tisser.

La couleur rouge pour autant  demandait moins d'effort de travail car elle était entretenue à partir  des fruits de l'arbuste dénommé ngunci-bamba (bixa-orellena L.) des noix  de palmes mures crues et parfois un morceau de l'arbre de couleur rouge  sang: isugu. le tout mis dans la marmite et bouillie l’opération de  nettoyage était toujours la même sauf qu'on passait directement au  rinçage sans enduire les fibres de terre glaise au préalable.
Les tisserands passaient ensuite au tissage. La pièce d’étoffe tissée:  dibongu; et l’assemblage de plusieurs d'entre elles donnaient ce qu'on  appelait ngombu ; ndengi ou encore massieli. Pour arriver à ce stade l’opération duraient durant plusieurs jours. Les efforts ainsi  produites servaient à la fabrication des vêtements du village ou a être échangées avec celles ethnies voisines.

Chaque localités se distinguait par le choix des couleurs et des  motifs que par la qualité.

Et grâce aux rechanges inter et intra-ethnique, le savoir faire passait  ainsi d'une ethnie à une autre de nos jours , le mode vestimentaire à  bien changé , les quelques ndengi datant d'un siècle  sont jalousement  conservé.



Le  massieli..




LE STYLE TRADITIONNEL PUNU


Le style traditionnel punu est un style qui utilise les symboles propres à la tradition punu.
Le style traditionnel se caractérise dans l'expression de sa culture même, de ses origines, ses mythes, et ses interactions avec différents peuples. C'est un style éclectique qui puise sa vitalité dans les formes de la nature et  les matières naturelles et sensibles tels que le raphia. Il tire sa vitalité  aussi sur l'expression de sa culture plastique, les représentations de la flore ou des animaux totémiques de ses clans, événement de l'histoire.

La coiffure traditionnelle  punu d'autrefois, chignon qu'on peut voir dans les masques punu.



Les différentes appellations de ses pagnes sont : ngombou, ndengui et massieli.Le Ndengui a disparu de la circulation.

La principaux formes du style traditionnel punu sont le losange, octogones, triangles, la ligne brisée, et ondulantes, le x, le triangle.


Les coiffures et tresses punu




Les pagnes en raphia,


Le mini rétro traditionnel,
Deux pièces
 Le style tradi-moderne est un mélange du traditionnele et du moderne.
Trois pièces, avec son pagne Ndengui sur les cuisses.

Le Ttraditionnel une pièce



Le traditionnel deux pièces.


Les bracelets,
Le style contemporaine drapé de Ndengui raphia
Les colliers de perles.
Le style primitive



Style guerrier



Style Gala