Aug 31, 2010

Le système numéraire décimal, mathématiques punu

Le système numéraire punu est décimal.Voici l'État absolu nombres qui servent à former les nombres cardinaux et ordinaux exceptes le premier"-tega".

imossi [1], bidédji [2], birriéwou [3], bine [4], biranou [5], bissiaamounou [6], issambouali [7], inane [8], and ifou [9], igumi [10], kama[100], toseni[1000].

Nombres cardinaux

Principes de 1 à 6 les nombres cardinaux sont adjectifs, il se placent après le nom qu'ils déterminent et suivent les règles d'accords des adjectifs qualificatifs.

Ex:
batu-bana
; personnes quatre,
mabaga-ma ganu: couteaux quatre,
ba tsioli ba syamunu: 6 oiseaux;
du-palu du-mossi
: carquois un,
myendu-mi bedji: voyages deux.

Mosi déterminant un nom de prend pas de préfixe.

Ex:
Mutu-mosi: une personne
Pura mosi: une plaie

Les numéros cardinaux de 2 à 6; détermine un nom de troisième classe au pluriel simple.
bidédji [2], birriéwou [3], bine [4], biranou [5], bissiaamounou [6],

Ex? ndao-bedji: Deux maisons; panguga irriéwou : barre de trois, tsala: nyengo-i-ranu, musa tssyamounou:filets 6.

Punu numbering rules
  • Numbers from one to nine are specific words, namely imossi [1], bidédji [2], birriéwou [3], bine [4], biranou [5], bissiaamounou [6], issambouali [7], inane [8], and ifou [9].
  • The tens are formed by putting mawouma before their multiplier digit, with some exceptions: digumi [10], mawouma bédji [20], mawouma riérwou [30], mawoumane [40], mawoumaranou [50], mawoumassiamounou [60], doussambouali doumawoumi [70], innane imawoumi [80], and ifou mawoumi [90].
  • Compound numbers are formed by saying the ten, then the coordinator na, and the unit (e.g.: diwouni na inane [18], mawoumaranou na bine [54]).
  • Hundreds are formed by setting the multiplier digit after the word for hundred (kame), except for one hundred itself, unless composed: kame [100], kame bidédji [200], kame birriéwou [300], kame bine [400]…
  • Thousands are formed the same way as hundreds, i.e. by setting the multiplier digit after the word for thousand (ivévi), except for one thousand itself, unless composed: ivévi [1,000], ivévi bidédji [2,000], ivévi birriéwou [3,000], ivévi bine [4,000]…
  • Each group of numbers is linked to the others with na (and), tens and units, but also hundreds and tens, thousands and hundreds… (e.g.: mawouma bédji na birriéwou [23], kame imossi na mawoumaranou [150], ivévi imossi na kame bidédji na mawouma riérwou na bine [1,234]).

Numbers list


1 – imossi
2 – bidédji
3 – biriéwou
4 – bine
5 – biranou
6–bissiaamounou
7 – issambouali
8 – inane
9 – ifou
10 – igumi
11 – igumi na imossi
12 – igumi na bidédji
13 – igumi na birriéwou
14 – igumi na bine
15 – igumi na biranou
16 – igumii na bissiaamounou
17 – igumi na issambouali
18 – igumi na inane
19 – igumi na ifou
20 – maguma bédji
30 – maguma riérwou
40 –magumamane
50 – maguma maranou
60 – maguma massiamounou
70 – dusambwali dumagoumi
80 – innane imagumi
90 – ifou magumi



100 – kame
1,000 – ivévi

Voici les noms de quelques tresses: punu

bipunu: les civil; maboude: les grosses civiles qu'on tresse aux veuves; matoqui: les tresses aux fils; batoufi : petites tresses lorsque les cheveux sont encore petits( caca de poule).

bipunu: the civil; maboude: the big one civilian braid for widows; matoqui: braids to wire; Batufi: small braid when the hair is still small (chicken shit).

Marie Jeanne avec les tresses torsades
Les maboudes
« Mabouda », tresses traditionnelles, pouvant être décorées par des cauris et coquillages blancs, pour les des danseurs d'Ikoukou, ou portées lors d'un deuil.
Les trnsversales comme dans le cas du masque Punu-loumbou
Les tresses bipunu


Les naturels bipunu
Les bipunu avec mèches
Les bipunu avec mèches

Vive la tresse bipunu en forme de couronne! Certains disent que cette coiffure est élégante et traditionnelle, et d'autres pensent que c'est hip et excentrique.
Pourquoi ne pas essayer? Cela vous donnera un air de diva punu.

Aug 19, 2010

Le Coup D’état de 1964



Une mutinerie éclate le 17 Février 1964, dans la nuit. Des officiers gabonais se sont emparés du Président Léon MBA, du Président de l’Assemblée Nationale, Louis BIGMAN, ainsi que de plusieurs ministres et personnalités politiques, parmi eux figure Albert Bernard BONGO. Les mutins ont constitué un comité révolutionnaire. Ils ont mis en place un gouvernement provisoire civil dont la direction est confiée à Jean Hilaire AUBAME. Albert Bernard BONGO, quelques membres du gouvernement et plusieurs personnalités du régime sont conduits au Camp Baraka (qui ce jour la, méritait bien mal son nom) sous la garde des mutins. Informées de la situation, les forces françaises débarqueront à l’aéroport de Libreville, en provenance de Bangui, la Capitale Centrafricaine, que les mutins n’avaient pas pris soin de contrôler militairement. La mutinerie sera rapidement, et de manière effective, réprimée par l’armée française. Le 20 Février, a huit heures du matin, toute résistance organisée aura cessé et ce sera l’heure des règlements de compte politique, une fois Léon MBA récupéré a Lambaréné, où il avait été détenu pendant la « bataille de Libreville ». Les Lycéens se sont mis en grève au lendemain du 18 Février. Elle durera bien plus longtemps que l’insurrection des militaires. Des affrontements auront lieu dans la Ngounié, le fief du Vice Président Paul Marie YEMBIT. On annoncera la mort d’un élève. Le Woleu Ntem, d’où est originaire Jean Hilaire AUBAME, sera également mis en accusation. Il sera affirmé que « des élèves originaires du Woleu Ntem » seraient des meneurs des manifestations enregistrées dans les différents établissements scolaires. Léon MBA ne manquera pas d’ailleurs d’affirmer que les étudiants gabonais expatriés ont participé à l’organisation du complot de 1964, faisant l’amalgame avec les militants communistes. Il dénoncera la vindicte populaire. En Mars, des incidents se produiront encore dans la Province de la Ngounié. Paul Marie YEMBIT, une fois de plus commode bouc émissaire, sera à nouveau mis en cause. Ce sera l’occasion de se séparer de lui. Le 12 Avril 1964, les élections seront malgré tout organisées, au cours desquelles 47 sièges étaient à pourvoir à l’Assemblée Nationale. Vint alors le procès des conjurés, qui débutera le 25 Août 1964, à Lambaréné, vingt quatre heures avant la date initialement annoncée. La Province avait été mise en quasi-état de siège, « en état de garde a vue ». Jean Hilaire AUBAME écopera de dix ans de travaux forcés et dix ans d’interdiction de séjour. Ce sera la plus sévère des peines prononcées, bien que le commissaire du Gouvernement ait réclamé la peine de mort, ou les travaux forcés pour les principaux accusés. L’aîné a eu raison de son cadet. Léon MBA a définitivement éliminé son frère de la scène politique gabonaise. La physionomie du pays va alors changer, quand en Septembre 1964, Léon MBA va déclarer « qu’une page malheureuse de notre histoire est tournée ».

Aug 13, 2010

Question à un Bajaguiste?

Cher Bajaguiste, je suis un Bajaguiste dur comme un os, je vis à Libreville et je voudrais savoir qu'est ce que je peux porter durant cette fête et quelle menu confectionner?


Durant ces moments , je te suggère coté habillement, un costume gris, ou sombre de préférence. La coupe phare du Bajag est le tuxedos latin, négro-tropical.

Si tu veux paraître simple mais bien habillé je te suggère un ministre en congé dans un alpacaavec col Nérou coiffé et d'un chapeau noir Fedora façon le légendaire maire punu de Port Gentil.

Les chaussures une mini pair de boot de chameau maison Châteauvillain 1927, si tu n'es pas trop "talon dame OBO" alors je suggère une John lobbs ferrées à la Sosthene Mapangou.

C'est aussi le moment ou le Bajaguiste manifeste son patriotisme , une pochette jaune d’orée représentant l’Équateur du Gabon.

Pour madame un ensemble Madeleine Vionnet ou cardigan Coco chanel, si la poche est trop petite un deux pièces Chou Chou Lazare c'est dibon, coiffure les grosses tresses bakimbi que nos mamans portaient autrefois ou les bipunus avec quelques cauris.


Pour Le menu:

Salade suprême Saint Martin d'Apindji
Oseilles du village marinés aux piments doux
Poissons salés aux aubergines , le bar de préférence accompagné de son riz rissoto.
sans oublier le poisson du terroir le yara au bikandu léger avec les majagas ou bananes à la vapeur.
Pour les plus caïds un pudding de tsombi au champagne fin .
Filet de bœuf du ranch Maganga ou de la Nyanga aux riz petits poix.
Poulet Mubodi avec sa boulette de taros château Lafitte.

Famille nombreuse un méchoui préparé façon Mombo fera l’affaire.


Bonne fête.

Aug 5, 2010

Nous sommes une nation d'artisans


Nous, bajag sommes une nation d' artisans, sculpteurs, forgeurs, dur travailleur, créateur, fabricants, inventeurs, promoteurs,cheville ouvrières,... Nous avons toujours répondu présent quand il fallait relever les défis, nous avons la technique de sculpter le bois, le fer, la pierre, la force de travail. nous avons l'intelligence et l'imagination.
Nos parents étaient dans les explorations de la SPAEF, nous avons aidé les congolais à construire le Chemin de Fer Congo Océan , aux prix de la douleur et du sacrifice, nos parents ont étés dans les mines de Moanda et Mounana, nous sommes une nation d'artisans.

Nous avons fait l'art et l'art nous a fait.

Nos ingénieurs étaient les plus talentueux, nous avons géré le terminal du Cap Lopez, Rabi Kounga.

Nos villages étaient les plus beaux et notre art reste des masterpieces universelles.

Les choses qui font notre fierté ce sont les choses que nous réalisions, nos entreprises, notre commerce, notre force de travail, notre persévérance à bien faire, notre goût du travail.

Le pays Bajag a toujours été une nation de bâtisseurs, de dur besogne , de dur labeur. Nous sommes des hommes et les femmes pour qui les points droits et des soudures propres sont des questions de fierté personnelle.

Ces réalisations font de nous ceux que nous sommes.

En tant que peuple, nous faisons bien quand nous faisons de bonnes choses, et pas si bien quand nous ne faisons rien.

maintenant nous construisons la nouvelle économie et redessinons un nouveau futur pour l'Afrique.

Batu ba dibadi, peuple volontaire......

Aug 4, 2010

5 Looks pour être belle à tous Ages

Bikandou et Bivigou sont deux inspirations de modes gaboniaises, Bikandou malgré qu'elle soit la grande sœur et âgée reste stylée et par contre Bivigou elle aime le décontracté.

Foulards, bracelets et Kaki, l'écharpe verte vous donnera le look du groupe informatique ''Apple", sans compter le sac retro en cuir et les chaussures plateformes "Talons dames".
La fameuse mode CI de Mouila





Ensmble deux pieces et rouge vous donnera une allure dynamique, le rouge le symbole de la résistance au Gabon .
Bikandou en djadji



Pantalo bleuretro Nziengu dans un bleu navy et chemise en poix blanc vous donne le look parfait d'une femme entrepremneuse.




Tissu souple donne un look tres Glamour
Mode Patrice Nziengui



Petite tenue très décontractée selon la mode Bivigou
Bivigou regarde "moi grande soeur"


Photo: Courtesy of Miu Miu, collection Miu Miu

Aug 1, 2010

Le Bajaguiste écrit à Chou Chou Lazare

Mon cher Chou Chou merci j'ai admiré tes modèles depuis mon Ilasse bigolini, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'originalité, même si je suis resté sur ma faim.

Car je n'ai pas vu un de tes mannequins avec les bakimbi, les mabudes tresses que portaient nos mamans autrefois. Elles avaient pas aussi les colliers musange en formes de perles ou les bracelets milunge aux bras et pieds que les blancs autrefois appelaient jambières.

Il n'y avait même pas quelque épingles (otondo) traditionnelles sur la tête des filles . Je m'attendais à voir aussi quelques femmes porter des vêtements en ngombu, en mukondu du village, ou en dikonzi d'avant.

Prochainement pense à faire une partie traditionnelle et l'autre moderne , pour que chacun trouve son compte. Mais pour moi le talent c'est fr savoir combiné les deux.
Le génie consisterai à développer l’art traditionnel dans un niveau avant gardiste de la mode comme le font les Japonais et chinois.

J'ai été ravi par tout sauf les accessoires et les coiffures qui auraient pu donner une touche traditionnelle à ce défilé, un maquillage léger et discret , pas bada de kaolin comme font les autres mais tout simplement discret et bien dosé, car SIMPLE IS BEATIFULL chez les punu.

Enfin ce fut un défilé de mode original, sans "déjà-vu" ou tissus popo, coupes à la bas congo et Bou BOU à la Lamine DIOP. Félicitations.


Nous attendons vivement le prochain SHOW car comme on dit en punu "Ngebi pa atsibula mbanga, minu atsitasa,".

Jul 30, 2010

Président et sa fille avec les bipunu

Jul 25, 2010





















































Accessoire | Look | Coiffures | Maquillages

The Latest

















Ciara en bipunu
































Les vainqueurs Carmela Pyssame ; Amira Pembe ; Grâce Dejade ; Shylee Nguime et Cynthia Ondias,
Chou Chou Lazare
Parfait maquillage
Mode CI de Mouila: voir catalogue

Tendances
















Accessoires
Coiffure bipunu samurai

Pagne: Mon Mari est
capable
Glamour

Viva cuba Négro tropical
















CI style
Chaussures

Comment sauver le Sud-Ouest?

La politique a malheureusement échoué dans la région avec des ex- vice-president, deux vice-premiers ministres, ministres d' États, un president du CES à l'époque. Il est maintenant temps aux associations de prendre la relève. Dans un premier temps il faut élever un niveau d' éducation qui va permettre le développement de la région et cela passe par l'organisation des cours de soutien après les classes par des anciens élèves, ou parents d’élèves. Ensuite il faut absolument équiper écoles en manuels scolaires et ordinateurs. Les livres que vous n'utilisiez plus ou vos enfants faites dons aux écoles ou à la librairie. La première ressource étant les hommes d’où l'importance des sessions de formations, conférences et échanges scientifiques en un mot la formation professionnelle continue. Il faut aussi améliorer la qualité des soins médicaux de la région, c'est incroyable qu'il n'y ait pas de gynécologues en province alors que le Gabon s’apprête à fêter ses 50 ans d’indépendances. Il faut aussi assurer l’accès à l' eau potable aux populations car l'eau est un élément vital pour la santé, se battre pour une bonne connexion internet et réseau téléphonique à l’intérieur du pays. La BGD doit œuvrer dans le cadre des micro-finances. L'autre champs de bataille est d'augmenter la capacité en électricité pour le développement de l'agriculture, des ménages et de l'industrie. D’où la mise en place d'un projet de panneaux solaires par des investissements privés pour l’électrification de la région. Il faut sensibiliser les jeunes comme adultes à plus de responsabilité faces aux maladies sexuellement transmissibles car on ne peut pas faire du développement avec une population maladive. Je demande aux fils de la diaspora et aux cadres de la région de soutenir financièrement et moralement les actions qui se font sur le terrain. Je demande aux autorités locales mairie, conseil départemental d'encourager l'esprit volontariat et si possible de prévoir à un petit budget pour aider les papas et mamans retraités qui apporteront leurs expertises, pour les autres non retraités leurs services seront gratuits dans un premier temps.. Voici une liste mais non exhaustive d'associations et actions que nous pouvons mener.
  • Protection de la nature et de la faune
  • Protection de l'enfance
  • Faire fonctionner les librairies
  • Santé
  • Électricité
  • Événements
  • Éducation, club de lectures, informatique.
  • Cours de soutiens aux élèves en difficultés après les classes
  • Propreté de la ville
  • Agriculture
  • Soutien des démunis
  • École de formation de foot, basket ball pour jeunes de 5 à 12ans
  • Association sensibilisation contre le Sida
  • Coopérative agricole
  • Haute technologie
  • Énergie et électricité ( le manque d'Énergie est un handicap au développement )
Le rôle des associations n'est pas de se substituer aux missions de l'État mais plutôt d' aider l'État à promouvoir le développement. Les techniciens retraités Shell Gabon, Total, SEEG etc.. doivent être sollicités pour leurs expertises dans le domaine technique ils doivent faire l'objet d'un recensement et bien déployer. Les jeunes cadres et techniciens doivent aussi s'impliquer dans le développement. Enfin toute bonne volonté quelque soit son niveau d'éducation sera la bienvenue. Il faut mettre fin au mythe de l'homme politique de la province. Priorité l'éducation et développement. Oui, nous pouvons. Joignez vous à ce mouvement, il s'agit de tous les fils de la région sud-ouest . Voici mon émail adresse mujabitsi@hotmail.com Président de la centrale des mouvements associatifs du Sud Ouest Gabon. CMASOG

Jul 24, 2010

Un professeur violeur derrière les barreaux

Gabon : Un professeur violeur derrière les barreaux à Mouila

Le tribunal de Mouila, chef lieu de la province de la Ngounié dans le Sud du pays, vient de condamner à deux ans de prison Patricien Mombo, enseignant du secondaire, pour le viol d’une de ses élèves de 14 ans.

A Mouila, chef lieu de la Ngounié dans le Sud du pays, le tribunal de première instance a condamné le 7 janvier dernier l’enseignant Patricien Mombo à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour le viol d’une de ses élèves âgée de 14 ans. C’est en usant d’un stratagème classique que l’enseignant a attiré la jeune élève à son domicile pour en abuser sexuellement. Feignant d’oublier son cartable, l’enseignant avait demandé à la jeune fille de le lui déposer à son domicile, où il l’a rejoint pour la contraindre à avoir des rapports sexuels avec lui. L’affaire s’était d’abord ébruitée dans la famille de la victime puis dans l’établissement avant que la justice locale ne soit saisie. Au tribunal de Mouila ou les parents de la victime et de nombreux élèves du Collège d’enseignement secondaire (CES) Albert Martin Sambat où Patricien Mombo enseignait, étaient présents pour s’enquérir du verdict prononcé par la justice, l’émotion était au rendez-vous. Ce genre de situation est souvent dénoncée dans les établissements scolaires gabonais, à Libreville comme en province, où certains enseignants ont peu de scrupules et entretiennent des relations sexuelles, consentantes ou non, avec leurs élèves, parfois mineures. Ce cas de figure avait créé la stupéfaction l’année dernière à Libreville avec la diffusion d’une vidéo sur les téléphones mobiles mettant en scène une élève du Lycée d’application Nelson Mandela ayant des rapports sexuels non protégés et en uniforme avec un de ses enseignants.

Publié le 12-01-2010 Source : AGP

Découverte de l'ONG Muyissi

Ong Muyissi est une ONG qui pose des actes sur le terrain.
Clique: ONG muyissi

Jul 20, 2010

Chou Chou Lazare Show 2010

Alors que beaucoup enterrait l'artiste, chou chou Lazare à fait un come back extraordinaire dans une ré-interprétation du cubisme lors de son dernier Show. Bravo dibale!!!

Comme dans le cubisme il transmet le message de l'art dans un nouveau langage et symbolisme.

Le cubisme s'est fortement inspire de l'art punu. Picasso lui même possédait un masque punu dans sa collection. Avec cette collection Chou Chou Picasso n’annonce pas seulement le Cubisme; il change le style Gabonais, il l'élève à une autre dimension.


Chou Chou Lazare utilise divers matériaux, il les combinent et contrastent parfaitement, et utilise les différentes couleurs des différentes phases du cubisme rose, bleu. Le rose du fameux tableau les mademoiselle d'Avignon.

Certains de ses modèles subissent une distorsion, et un effacement des lignes classiques comme dans ses modèles urbains.

Aussi le Glamour punu dans son travail, la présence des fines détails marque l'originalite de son œuvre, aussi le style Négro est artistement interprété..


Du Baroque, fashion Empire tenues de soirées très habillées et élégantes plaquées sur le corps, au costume patriotique, Chou Chou Lazare a surpris plus d'un connaisseur.

Les exégètes de cet art diront Chou Chou Lazare ne confectionne pas plutôt sculpte comme dans la matière, son art s'inspire aussi des éléments de la nature pour ainsi révéler la beauté de la femme.

Jul 15, 2010

L'histoire des Bajags, vérité historique

Le terme Bajaga par lequel on désigne le groupe ethnique constitué par les Bakunyi, Balumbu, Bangubi, Banzebi, Bapunu, Batsangi, Bavarama, Bavili, Bavungu, Gisira et Masangu, est le nom originel de cette entité ethnique.

Maganga ma Buju et Mbumba Bwasa (Les Bajaga du Gabon, 1974, pp. 6-10), déclarent qu'il semble que des motivations obscures ont amené des administrateurs coloniaux à écarter la dénomination de Bajaga chargée de sens au profit de noms de clans ou de devises guerrières. Cette politique tendait à effacer de la mémoire des hommes un nom qui incarne l'attachement à l'indépendance nationale, la résistance à l'oppression et à l'exploitation. Elle cherchait à diviser, puis à opposer les populations les unes aux autres pour essayer de mieux les dominer et les exploiter. Certes, il n'existe plus des Bajaga purs de tout mélange ; d'ailleurs, les Bajaga ont toujours incorporé à leurs familles, les femmes et les enfants des tribus vaincues. C'est bien de ce mélange que sont nés les Bajaga de nos jours. Cette constatation n'a pu empêcher certains auteurs de réduire l'appellation de Bajaga à quelques groupes comme les Bayaka de Sibiti Komono ou les Bajaga de Ndendé, Mwabi et Tchibanga. Ces derniers sont de plus en plus appelés Bapunu. Cette tendance restrictive se remarque souvent chez les missionnaires et les sociologues. Ainsi Raponda Walker (1967, p. 63) affirme à propos des Bapunu que "le nom Bayaka, sous lequel on les désigne-parfois, donnerait à penser qu'ils sont des descendants des féroces jaga d'au-delà du Congo, qui terrorisèrent longtemps la contrée aux siècles passés. Leur humeur batailleuse semblerait confirmer cette hypothèse, d'autant plus qu'eux-mêmes s'inti tulent baftù bèdi dibéfdi "gens de guerre". Par ailleurs, il affirme (1962, p. 15) que "les Bayaka de la Chute Labo à Mouila sont appelés Bapunu".
si pour Raponda Walker l'identification des Bapunu aux Bayaka relève de l'hypothèse, le R.P. Bonneau pense autrement. Dans la préface à sa Grammaire Pounou.e, il écrit notamment : "Les Pounous ou Yakas habitent les régions de la Nyangaet de la Ngounié au Gabon; les districts de Divenié et de Mossendjo au
Moyen-Congo", (1956, p. 7). "Une partie de la tribu retourna alors dans la région du Kassal. ; les autres qui nous intéressent spécialement (c'est-à-dire les Bapunu) mettant le Congo entre eux et leurs ennemis remontèrent vers le Nord et s'enfoncèrent dans la forêt équatoriale. De là, ils se répandirent dans les régions qu'ils occupent actuellement. Plus tard, ils prirent le surnom de Pounou qui signifie "les tueurs" (1956, p.7) Les rapports militaires et politiques ayant trait à la résistance des Bayaka du Gabon contre la pénétration française de 1906 à 1,913, ,ne désignent sous ce vocable que les populations de Mwabi-Tchibanga (Nasanga) , alors que celle de Mouila sont appelées Bapunu. Le commandant Le Testu, qui n'abuse pas de cette appellation, identifie aussi les Bayaka aux Bapunu ; il en va de même de Balandier. En somme, comme l'écrit Deschamps "seuls les Bapunu de Moussendjo, Divenié, Ndendé, Moabi et Tchibanga sont considérés généralement co~e d'authentiques Bajaga"; les autres groupes à savoir Balumbu, Batsangi, Bavungu, Banzebi, Bavili, Bakunyi, Bangubi, Bavarama, Gisira et Massangu, à l'exception des Bayaka de Sibiti-Komono, ne sont plus désignés que ?ar leurs surnoms ou le nom du clan dominant. Gênés par l'importance et le dynamisme du groupe, certains ont crée de micro-groupes ethniques. Ainsi Raponda Walker (1962, p. 29) place les Batsangi et les Banzebi dans un groupe qu'il appelle Mfuédé. Le Service National de la Statistique du Gabon a pour sa part inventé un groupe Banzebi dans lequel il inclut les Batsangi, Banzebi, Bakinini et Bawandji. Binet rapporte que certains observateurs évoquent un groupe mérié qui réunirait Banzebi, Bawumbu, Batsangi, avec les Bawungu, Gisira èt éventuellement les tiasangu. Bouquet, dans son étude sur les féticheurs et la médecine traditionnelle dans la République Populaire du Congo, considère les Bavili, Bakunyi et Bayombe comme un sous-groupe Kongo ; quant aux Bayaka de Sibiti-Komono, il les rattache aux Batékés et pense que Balumbu, Bapunu et Babwisi (3) forment un groupe autonome qu'il dénomme PUNU. Cette classification fondée uniquement sur la pharmacopée et l'habitat ne rend pas compte des données historiques, ethnologiques et linguistiques des groupes considérés. Il faut noter aussi que la parenté des Batéké et des Bayaka est une parenté de voisinage. Déjà, à la fin du XVllè siècle, rapporte Avelot, Drapper avait de la peine à distinguer les Bayaka des aborigènes Batéké. Sautter estime, quant à lui, que les Banzebi, Batsangi, Massangu et Gisira sont semi-autochtones du Massif du Chaillu, alors que tous les autres groupes viennent; àu Congo et sont apparentés aux Bajaga. Ainsi les Gisira, Masangu, Batsangi et Banzebi ne seraient pas 1es Bajaga. Ce qui paraît curieux, c'est que par ailleurs le même auteur, sans voir qu'il se contredit, rapproche comme par hasard les Bavungu des Gisira et des Bapunu. Une autre tendance qu'on relève chez les auteurs qui se sont interessés à l'ethnie jaga consiste à vouloir remplacer le nom Bajaga par des dénominations issues de leur imagination. C'est pourquoi on refuse de ménager les sceptibilités "micro-ethnistes" en rejetant certaines dénominations pour le moins ridicules connue les termes "Fiottes, Nérié" par lesquelles on désigne vulgairement des éléments du groupe jaga. L'un des premiers termes fut le mot"Fiotte" déjà employé pour désigner les Bavili, les Baloango et les Bayombe. Face à l'identité d'orgar.isat:on classique et donc sociale et politique des peuples du Sud-Gabon et du Loango, Le Testu (193ü, p. 13) se demande si ces peuples ne constituent pas une entité ethnique: "Ne faut-il pas voir là, dit- il, une preuve de la commune origine de toutes ces races fiottes ainsi qu'on les appelle? Le mot mériterait d'ailleurs de faire fortune et serait employé provisoirement à désigner les races du Gabon qui n'appartiennent pas au groupe Pahouin ou au groupe Mpongwé".Les Babwisi ne constituent pas un sous-groupe en soi comme on veut nous le faire croire ; ce sont des riverains du fleuve Bwisi constitués tous par des éléments des sous-groupes Bapunu et Balumbu.
Cette dénomination "Fiotte" sera reprise par Sautter qui lui donnera une plus grande extension. Ce terme qui signifie "noir" par opposition à "blanc" et que les indigènes Bakongo appliquent aussi bien à un Wolof du Sénégal qu'à un Zoulou d'Afrique du Sud semble encore aVOlr un certain succès. Incontestablement, ce terme qui est fondé sur la couleur de la peau, ne saurait convenir pour désigner une ethnie dont les origines ne sont ni mythiques ni légendaires (4) .

Il y a une preuve de la commune origine de toutes ces races fiottes ainsi qu'on les appelle? Le mot mériterait d'ailleurs de faire fortune et serait employé provisoirement à désigner les races du Gabon qui n'appartiennent pas au groupe Pahouin ou au groupe Mpongwé". Cette dénomination "Fiotte" sera reprise par Sautter qui lui donnera une plus grande extension. Ce terme qui signifie "noir" par opposition à "blanc" et que les indigènes Bakongo appliquent aussi bien à un Wolof du Sénégal qu'à un Zoulou d'Afrique du Sud semble encore aVOlr un certain succès. Incontestablement, ce terme qui est fondé sur la couleur de la peau, ne saurait convenir pour désigner une ethnie dont les origines ne sont ni mythiques ni légendaires (4) . il s'agit des dénominations "groupe Eshira" et "groupe· Bapunu" .Dans ce sens le premier vocable est utilisé notamment par Bruel, Rapanda Walker Balandier et Pauvert et le Service National de la Statistique de la République gabonaise.

Ces deux termes sont récusés parce qu'ils désignent des particularités dialectales, en cela ils ne sauraient couvrir l'ensemble de l'ethnie: la partie ne pouvant servir pour désigner le tout dont le nom est Bajaga. Le morcellement dialectal et régional n'est qu'une conséquence historique.

Du point de vue diachronique, on peut constater que certains clans sont passés au rang d'ethnies. Plusieurs faits prouvent d'ailleurs ce passage du clan au rang ethnique. Ainsi, on dit Gisira gi Nyangi, Masangu ma Nyangi, Bujala bu Nyangi ; compte tenu du système classique des Bajaga qui est matrimoniales.

linéaire, cela veut dire que Gisira, Masangu et Bujala ont pour ancêtre commun Nyangi qui est leur mère à tous. Or, actuellement Gisira et Masangu sont passés au rang de groupes "ethniques", tandis que Bujala continue à désigner un clan qui se subdivise en familles. Plus percutant encore est l'exemple du clan "Bumweli" dont l'habitat principal se situe de part et d'autre de la frontière Congo-Gabon. Sur les cartes ethniques du Congo, le clan Bumweli tend à être considéré aujourd'hui comme une ethnie.

On est donc en droit de penser que les noms Bapunu, Banzebi, Gisira, Masangu, Balumbu, Bavungu, Bavili, Batsangi, Bayombe, Bavarame, Bakunyi et Bangubi par lesquels on désigne les différents groupes qui constituent l'ethnie jaga sont soit des noms de clans promus au rang d'ethnie soit des devises guerrières, soit encore de simples sobriquets attribués à un groupe géographiquement délimité. On ne manquera pas de faire remarquer aussi que les noms des clans eux-mêmes sont presque toujours des surnoms ou des devises attachés aux conditions
de guerre permanente entretenue par les Bajaga. C'est le cas du groupe appelé "Bapunu" : Bapunu est un surnom donné à une fraction de l'ethnie jaga qui était sans doute utilisée comme troupe de choc en période de guerres et d'invasions. En effet, "Bapunu" n'est rien d'autre qu'une déformation du mot puny qui veut dire "tueurs, assassins, bandits de grands chemins". De cette
fraction sans doute constituée originellement des représentants d'un ou plusieurs clans, on a fait un groupe "ethnique".

La plupart des auteurs et la tradition orale affirment l'unité historique et linguistique de tous ces groupe~ents, de même que l'appellation "Bayaka ou Bajaga". Ainsi Balandier et Pauvert (1952, p. 63) estiment que les Bapunu sont généralement classés du point de vue ethnique, dans le groupe
Gisira considéré par Bruel comme sous-groupe Bayaka "ils appartiennent avec diverses ethnies résiduelles de la région littorale à la famille fiotte (entendez jaga) si importante dans le Bas-Congo". Autrement dit, Bruel, Balandieret Pauvert pensent que les Gisira, Bapunu, Masangu, Balumbu, Bakunyi, Bavili,Bayombe, Batsangi, Banzebi, Bavarama, Bavungu et Bangubi sont tous des Bajaga.


La plupart des auteurs et la tradition orale affirment l'unité historique et linguistique de tous ces groupements, de même que l'appellation "Bayaka ou Bajaga". Ainsi Balandier et Pauvert (1952, p. 63) estiment que les punu sont généralement classés du point de vue ethnique, dans le groupe
Gisira considéré par Bruel comme sous-groupe Bayaka "ils appartiennent avec diverses ethnies résiduelles de la région littorale à la famille fiotte (entendez jaga) si importante dans le Bas-Congo". Autrement dit, Bruel, Balandier et Pauvert pensent que les Gisira, Bapunu, Masangu, Balumbu, Bakunyi, Bavili,Bayombe, Batsangi, Banzebi, Bavarama, Bavungu et Bangubi sont tous des Bajaga. Deschamps est arrivé aux mêmes conclusions au terme d'une enquête
ethno-historique menée au Gabon. Cependant, il pense qu'il faudrait introduire une fistinction entre la parenté d'origine et la parenté linguistique: les Bajaga peuplant le Kouilou-Niari et le Gabon auraient une parenté linguistique avec les autres, mais ne seraient pas d'authentiques descendants des guerriers Bajaga. Il manifeste néanmoins une certaine gêne lorsqu'il parle de l'identité des clans dans les divers groupements, faisant jouer ainsi l'exogamie non seulement
à l'intérieur du sous-groupe (Bapunu, Masangu par exemple), mais aussi à l'extérieur dudit sous-groupe. En d'autres termes, une fille Bujala du sous groupe nzebi ne saurait épouser un garçon Bujala du sous-groupe Gilembu ; un tel lien matrimonial serait nul à cause de l'empêchement de consanguinité. Tous mes informateurs ont été unanimes sur ce fait ; et Deschamps a aussi remarqué cette législation qui serait absurde si elle n'était séculaire. En somme, tous les chercheurs qui essayent tant soit peu de sauvegarder l'objectivité dans leurs dires, estiment que tous ces peuples dont on parle sont des Bajaga et doivent par conséquent être dénommés tout simplement Bajaga. La tradition orale pour sa part, confirme l'unité historique et linguistique des Bajaga et la démontre de deux manières: l'unité classique et le déroulement de la migration. L'existence de la propriété clanique est une donnée fondamentale qu'on ne saurait ignorer dans l'étude des populations du Sud-Gabon. En effet, chez les Bajaga, seul le clan possède des terres ; ses membres les mettent en valeur ou autorisent d'autres à les exploiter. Le chef du clan détient l'autorité qu'il partage avec le Conseil des Anciens ; il est responsable des personnes et des biens du clan se trouvant sur son territoire ou hors de son territoire. Ainsi, un membre du clan Bumwelie, Jungu. Bujala dépend toujours du chef ed c1an Juûngu, Bujala Bumùeli indépendamment du sous-groupe ethnique auquel il appartient.
Le chef de son côté lui doit protection et justice en tout temps et en tout lieu. Or on retrouve les memes clans, et non des correspondants dans les divers sous-groupes. Ce fait relevé par Le Testu et Deschamps est reconnu par la Tradition comme un élément de première importance chez les Bajaga où le clan constitue l'armature de la société. Une conséquence de cette unité clanique est l'identité des noms propres et des noms de lieux. Lorsqu'un village se désintègre.

les habitants réunis en petites communautés distinctes conservent tous le nom de l'ancien village. Ainsi, au lieu d'un seul };alaba, Makabana ou lufuengi, on peut en trouver quatre ou cinq. Or le nombre des villages et des rivières portant la même dénomination au Gabon, au Congo et au Zaïre est impressionnant ; il en est de meme des noms propres communs aux Bajaga du Gabon, du Congo et du Zaïre. Si on peut considérer les traditions comme un document d'une importance capitale pour la synthèse historique en Afrique, il faudrait admettre que tous ces éléments confirment l'hypothèse de la communauté d'origine et de la langue. Ainsi, ces groupements appelés abusivement "tribus", n'ont pas d'autonomie classique.
source : Kwenzit Mikalat
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Jul 13, 2010

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