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Jan 31, 2021
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
LA VIE AGRICOLE
1. La saison sèche
Vers les mois de mai/juin, les hommes ou les femmes commencent à choisir les lieux des prochains champs. Pour effectuer ce choix, ils débroussaillent bitsaku, petites parcelles qui délimitent le champ. Au cours du mois de juin, les hommes, les femmes et enfants s'en vont camper en forêt. TIsaménagent milaku, lieux de camping. La durée du défrichement et d'abattage des arbres dans les champs est de deux mois environ. Les habitants vont travailler ensemble pour constituer dilande, ensemble des champs choisis par un groupe de villageois. Le travail en commun prend le nom de imbile. Les villageois vont s'entraider en échangeant les jours de travail d'un champ à l'autre. Pour indiquer aux autres la direction des champs, on utilise kolulu (feuilles élaguées sur le sentier).
2. L'abattage des arbres dans les champs
Cette activité est réservée essentiellement aux hommes. Pendant que ceux-ci abattent les grands arbres, les femmes s'activent pour préparer le repas. Celui-ci est composé de boulettes de bananes, tubercules de manioc, etc. accompagnés de délicieuses sauces de noix de palmes yambi-ngatsi. Entre midi et deux heures, lorsque le contenu des marmites respire sur les feuilles de bananiers, une femme ou une jeune fille va prévenir les coupeurs de bois, bawanzi.
Pour éviter tout accident imprévu, elle passe du côté où les haches n'ont pas encore livré leur combat avec le gros mulombe, mugane, etc., arbres des forêts secondaires et primaires. Pour signaler sa présence, elle dit: -"jo, jo, jo ", et les bûcherons répondent: -" Jo, yové", dans. un chœur alterné et rythmé par le bondissement des derniers coups de haches sur les arbres. Les derniers arbres en cours d'abattage tombent eux aussi dans un cri de chœur: "ko[wa", et en un mouvement appelé diyingu. A la fin de ce "tombage", les bûcherons crient pour signaler que le danger est passé, et que tout se passe bien. Certains en lancent des cris d'encouragements, konu, et d'autres fredonnent des mélodies en guise de prières de remerciements. La femme ou jeune fille qui s'était mise à l'abri derrière des troncs d'arbres interpelle une seconde fois les abatteurs : - ruganwo : venez! A la suite de cet appel, les hommes laissent leurs haches, se dirigent vers mulaku où ils vont reprendre des forces. Le repas terminé, ils retournent aux champs pour continuer l'abattage en chansons.
-Le rituel des travaux champêtres chez les Punu :
Tout travail manuel est rythmé par des chansons. Pendant que les hommes s'activent aux champs, les femmes se rendent à la rivière avec des calebasses pour y puiser de l'eau. Les enfants qui les accompagnent cherchent des petits crabes, bikèke, sous les cailloux. Ces" crabettes" leur permettront de jouer au bukaji, jeux de famille.
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3. La recherche des boutures
A la fin de la période d'abattage, pendant que le soleil assèche les végétaux et que les rats palmistes rongent les cœurs des palmiers, les jeunes garçons tendent des pièges bidoke, mavange, mabandu, bisuli, pour capturer des oiseaux, des gazelles, entre autres. Les jeunes filles, quant à elles, en compagnie de leur maman, vont chercher des rejetons de bananes, des boutures de manioc, des ignames, et autres plantes dans des paniers en liane, misudu. Ces cultures sont placées sous des branches et feuilles mortes au pied des grands arbres. De temps en temps, les femmes plantent quelques boutures sous le musoli pour tester la fertilité de la terre.
4. La mise à feu des champs
Au mois de septembre, profitant d'une journée ensoleillée, les femmes ou les hommes vont mettre du feu aux champs ainsi défrichés. li est important de faire attention à la direction du vent. Cette précaution d'usage est indispensable pour éviter tout accident pendant l'embrasement. Une personne se tient à la lisière du champ, pànge nungi, et encourage la "brûlée" par le chant suivant: Kangié vole mwèndu Ibonge aké wu dale: le feu, file vite pour que la tortue ne te rattrape pas. Le lendemain matin, les habitants procèdent à la vérification des brûlis. lis observent si la masse des végétaux asséchés a été réduite en cendre tout en ramassant les animaux morts.
5. La mise en terre des boutures
Quelques jours plus tard, les femmes cultivent des boutures à des endroits appropriés du champ. Certaines parcelles sont réservées à la culture des ignames jaunes: notamment celles recouvertes par des cendres rouges-ocres. Les cannes à sucre sont cultivées de préférence au bord des points d'eau. Les grains de maïs sont ensemencés à proximité des souches mortes. Dès les premières pluies ou rosées saisonnières, des bourgeons poussent des boutures mises en terre sous le musoli pendant l'abattage. TI existe une science de l'agriculture chez les Punu. Une cultivatrice plante en se référant au cycle de la lune, à la qualité de la terre, à sa position pendant la mise en terre. Exemple: la culture des ignames. Les ignames sont mis en terre sous des branchages brûlés. La cultivatrice a obligation de s'asseoir à même le sol pour éviter que les jeunes pousses ne deviennent migànge, c'est-à-dire des mauvaises ignames qui terminent leur maturation sous le soleil, avec un bout hors de terre. TIest recommandé de ne pas faire des cultures sous une terre encore chaude.
6. Sarclage et récolte des aliments
Quand les pluies se font abondantes, les plantes et l'herbe de toutes sortes poussent dans le champ. Pour aérer les cultures et favoriser une pousse harmonieuse, les femmes réunissent leurs efforts pour le sarclage des champs: c'est le procédé de imbile. Le travail s'effectue souvent à mains nues ou protégées par des morceaux de chiffons.
Si le chemin qui mène vers le champ est bordé d'herbes rampantes, il leur est conseillé de se nettoyer les pieds avant tout travail de désherbage. Cette précaution est indispensable pour éviter que l'herbe ne détruise les plantes. Dans un mouvement d'ensemble, les femmes avancent en chantant dans un chœur rythmé par le « houalement» des machettes dans l'herbe: isinge sagulé, sagulé... sagulé: sarclons l'herbe. Lorsque le soleil arrive au-dessus de leurs têtes, elles se reposent à l'ombre des grands arbres pour partager leurs mets, inditsini. Les repas sont servis dans des feuilles de bananiers. Les faces maquillées par le charbon, elles mangent en écoutant le son des chants des colibris, toucans, pigeons, etc. Les périodes précédant les récoltes sont parfois marquées par une ruée d'animaux dévastateurs, notamment les éléphants. Pour protéger les cultures de bananiers, les jeunes fabriquent des sonnettes à l'aide des boîtes de conserves ou d'objets bruyants. La récolte se réalise selon les besoins des familles. Chaque samedi, les femmes accompagnées de leurs filles et parfois de leurs petits garçons se rendent aux champs pour remplir les paniers pour la semaine. Les régimes de bananes ainsi récoltés sont parfois destinés à la vente de détail aux commerçants venant des villes voisines ou lointaines. Ceux-ci viennent s'approvisionner en régimes de didungu, bake, biri, qu'ils vont revendre à la capitale (Libreville qui signifie la ville des esclaves libres). Ce moment de marchandage se nomme dikase.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Dec 21, 2020
La commune de Tchibanga
Contraintes environnementales et sociales:
- Impraticabilités des routes (seules 25 km bitumées)
- Problème de drainage pluvial
- Problème d’eau et d’électricité
- Inaccessibilité de certains quartiers (services sociaux de base)
- Assainissement déchets solides urbains
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
La commune de Mouila
Climat : La température moyenne annuelle de Mouila est de 26°3 Celsius, et on y enregistre 1800 millimètres de précipitations. Elle est située entre 1°52’ de latitude sud et 11°01’ de longitude est, à 88m d’altitude par rapport au niveau de la mer.
Cours d’eau : la ville est traversée en symétrie par la rivière Ngounié qui a donné son nom à la province. La Ngounié, grand affluent de la rive gauche du fleuve Ogooué avec ses 460 Km de longueur et 150m de largeur, de par son unique pont en plein cœur de la ville et son débit de moins de 900m3/s constitue un trait d’union ou facteur entre les nombreuses populations utilisant son eau pour la vaisselle, la lessive, le lavage de véhicules et le bain. En dehors de la Ngounié, rivière poissonneuse prenant sa source dans le massif du Chaillu et terminant sa course dans le fleuve Ogooué, Mouila est parcourue dans chacune de ses rives par un canal reliant marigots et lacs à la rivière, rétrécissant ainsi tout risque d’inondation.
Habitat : La ville de Mouila est scindée en deux par une rivière (rive droite les bâtiments administratifs, rive gauche les hôtels et restaurants). La rive gauche, est largement ouverte sur la plaine et la savane ainsi que vers d’autres localités de la province par le canton Ngounié centre, les départements de tsamba-Magotsi et la Mougalaba, alors qu’elle converge par une forêt ombrophile dans sa rive droite aux cantons Dibadi et Dikoka. Mouila est une ville moderne aux constructions parfois archaïques, héritage de la coloniale, lesquelles impriment à l’œil un certain contraste sur un terrain partout plat et bien tracé sous un ciel toujours lourd de nuages.
Population : Avec près de 33.000 habitants en 2015 dont les originaires sont les Tsogo, les Apindji, les Punu, les Eshira, les Mouila est la sixième ville la plus peuplée du Gabon derrière la commune d’Oyem. Freinée dans sa conquête de la nature par une forêt ombrophile, giboyeuse et survolée par une gente ailée très diversifiée, Mouila connaît toutefois une expansion dans la rive droite. La rive gauche, cuvette de savanes formée des étangs, marigots et îlots des forêts, ne souffre d’aucun encombrement.
Chef-lieu de région du sud du Gabon, sur la N'Gounié
Population : 16 232 hab. (recensement de 1993), population selon world population en 2022: 22.649
Education : En matière de structures scolaires, en plus d’écoles primaires, Mouila compte les établissements secondaires tels Le Lycée Public Jean Jacques BOUKAVEL et Les collèges Saint- 38 Gabriel et Val-Marie de renommée qui furent longtemps les fleurons de l'éducation de la jeunesse gabonaise. Bon nombre de personnalités gabonaises sont issues de ces institutions.
Contraintes environnementales et sociales de la ville de Mouila :
- Déversement anarchique des ordures dans les conduits d’eaux
- Absence de voies d’accès à certains quartiers sous-intégrés
- Occupation anarchique de la voie publique
- Occupation irrégulière des terres
- Beaucoup d’inondations pendant la saison des pluies
- Déficit d’adduction d’eau et d’électricité dans certains quartiers
- Manque d’entretien des réseaux de drainage des eaux de ruissellement (Inondations de certains quartiers)
- Déversement anarchique des ordures dans les conduits d’eaux
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Mar 13, 2018
L'histoire de la cuisine punu
Les premiers plats punu étaient essentiellement à base d'ignames et de taros. Les pnuu pratiquaient la cueillette, l’agriculture, la pêche et la chasse.
Les ignames
Il y avait différentes sortes d'ignames , le pumbu et le bungungu étaient des espèces douces et très tendres, tandis que le mutaka présente des caractéristiques très durs à la cuisson.
Les ignames jaunes offres trois caractéristiques différentes : igombi à l’arrière goût amer, pugu qui est aussi tendre que divandi à la particularité d'être sucrée.
Enfin l'igname violette renferme deux variétés de nature douce: iliti et disogu. Mais les ignames violettes punu étaient des aliments secondaires.
Le taro
Les différentes variétés des taros sont : le taro rouge kire, le taro blanc: dilang ndibe, ou encore gonge et cange de moins en moins en usage dans l'alimentation punu, enfin le taro violet caractérisé par deux variétés : ibumine et mudangui qui sont en voie de disparition.
La banane
Les differents termes de la variété des bananes sont: didungu, bake, mulembu et biri, isieluku, tabe, cas-lange et ireyi.
Le manioc
Les différentes variétés de manioc sont: munyeru, usavu, mutombi, simbu, mombu, dipandu, kwate, ditadi de saveur douce et kunge, ndombi et ibambe se distingue par leur saveur amère.
Les cultures de cases
Ilungu patate douce et pinde arachide sont des cultures qui se plantent autour des cases. Il y avait aussi les bukulu, musungu, aubergines mbolongo, piments nungu.
Les fruits
Mivugu, miduka, kube sont ramassés tandis que migiembi et kasu recevaient des traitements spéciaux car leurs amendes étaient seulement consommés.
Les feuilles
Les feuilles naturels qui entraient dans la consommation des mets sont : durere (Rhektophyllum mirabile N.E.Br.) et de certains fougères. Les feuilles de bukulu bu dijombi.(begonia ariluata h.). La poudre extraites à partir des feuilles de itumbu (pistia stratiotes) séchées et insérées servaient à relever les gouts en guise de sel avant l'introduction de sel de cuisine. A ces feuilles il faut ajouter la cueillette des champignons par les hommes et les femmes tout le long de l’année.
Les espèces sont variées : masabe, mugungu, busili, tambale, cinde, ngungu tous ses produits à 90% participaient à la composition des sauces et soupes punu.
A la saison des pluies les hommes comme les femmes cueillaient diverses espèces de safoutier (pacilobus eduli G. son): cafu et masigu n(pacolubus guillaume)mangange,
Tous ses produits de cueillettes avaient une place importante dans le régime alimentaire punu, et enrichissaient le régime de l’alimentation punu..
Les viandes.
Les punu vivaient en harmonie avec leur environnement ils n’étaient pas des grands consommateurs de gibier. Ils vivaient de leur pêches, chasses en harmonie avec la nature.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Nov 5, 2017
Tenure foncière punu
Coutume foncière punu
Dans sa thèse, Monique Koumba Manfoumbi (1987: 132) aborde un peu la question de l’occupation de l’espace à partir des structures sociales clan, village et accessoirement le lignage,dans le cadre du «critère du choix de la terre» où la terre est justement considéréecomme «propriété clanique», autrement dit propriété collective. Selon ce que rapporteManfoumbi, «le clan est propriétaire de la terre inange du fait que l’un de ses membres : fumu-inanga(chef de terre) soit arrivé le premier sur un territoire non habité et qu’il l’ait occupé, ainsi que nous venons de le voir dans le peuplement. La plupart des traditions que nous avons recueillies font état d’une reconnaissance explicite de la primauté de l’ancêtre attributeur qui, arrivé sur le site de sa convenance, faisait construire des villages qu’il léguait ensuite aux maburapar le biais des membres qu’il choisissait parmi ses pairs ou ses neveux utérins. Du coup, ces personnages devenaient des chefs de lignages: fumu -ci mabure, désormais propriétaires et responsables des espaces territoriaux qui leur étaient attribués.Manfoumbi affirme qu’à leur mort, la direction de chacune des terres revenait aux membres de ces mabure, les plus âgésqui, de par leur filiation matrilinéaire, étaient à la tête des familles dominantes : bakaci-ba-malu.
Parce qu’ils étaient les aînésde tous, l’héritage de ces terres faisait d’eux des hommes chargés de l’organisation et de l’administration des mabureet donc des bifumb (clan). Le ifumbn’occupait pas un territoire aux contours non déterminés. Il définissaitpar les limites: mandilu, naturelles (bosquets, rivières, étangs, etc., connues de tout le monde. Cependant, quoique propriété clanique, l’exploitation de la terre ne se faisait pas de manière collective.Chaque membre du groupe clanique jouissait d’un espace donné, nécessaire non seulement à l’édification de sa case, mais aussi à ses plantations. Aussi, les produits de l’agriculture, de la pêche, de la chasse étaient-ils la propriété de chaque agriculteur, de chaque pêcheur et de chaque chasseur.Poursuivant dans son propos, Manfoumbi (1987 : 133) indique que le territoire clanique se répartissait entre les terres cultivables, les lieux de chasse, de pêche et l’espace sur lequel se trouvaient les villages. En parlant justement de village, Dimbu, elle confirme ce qui a été observé ailleurs, lorsqu’elle note que la terre regroupait donc plusieurs villages éloignés les uns des autres. Le village était composé de plusieurs cases: ma-ndau (pluriel), ndau (singulier), habitées chacune par une famille, c’est-à-dire par le maître de la maison, ses femmes, certains de ses enfants et ses neveux, etc., et constituait une unité de résidence fondée sur les principes matrilinéaire et virilocal.
Dans cette étude, Manfoumbi revient sur les modalités qui président au choix du site d’établissement d’un village, qui sont en réalité liées cellesdu choix de l’espace. A ce propos, nous dit-elle, le village appartenait aux descendants de celui qui, le premier, y avait pris place avec les membres de son lignage.Le choix du site du Dimbuétaitlié à celui de la terre qui tenait compte des possibilités qu’offrait la nature: sols fertiles, forêts et savanes giboyeuses, cours d’eau poissonneux, etc.
D’une manière générale, sur les savaneset les plaines, les villages étaient installés près des galeries forestières, ce qui, sans doute, donnait une disposition de peuplement linéaire. Ceci n’étant pas le cas dans la forêt où ils étaient dispersés. Le Dimbuse déplaçait au fil du temps. Ces déplacements et la construction de nouveaux villages étaient dus à divers facteurs dont l’un des principaux résidait dans la nécessité de la reconstitution de la forêt, des savanes et des plaines, source de la fertilité des sols.
En effet, assujettià l’agriculture itinérante sur brûlis, le village n’était en fait qu’une unité temporaire se déplaçant à la recherche des sols fertiles et des forêts giboyeuses. Le village n’était en fait qu’une unité temporaire se déplaçant à la recherche des sols fertiles et des forêts giboyeuses. Cependant, il pouvait rester longtemps en place, revivifié périodiquement, d’après Ambourouet-Avaro (J.) cité par Monique (op. cit : 135).
Cependant, il faut reconnaître avec elle que les raisons du déplacement de celui -ci n’étaient pas uniquement d’ordre géographique car, le village pouvait aussi se déplacer ou même se désagréger après la mort de son fumu. Une autre manière de dégradation était celle qui intervenait, comme nous l’avons déjà vu à la suite des mésententes causées par la sorcellerie, des adultères, etc. Dans ce cas, le Dimbuéclatait entraînant le phénomène du processus de formation de nouveaux villages. L’auteur fait souligner toutefois que ces derniers conservaient la structure initiale obéissant aux principes du lignage et donc du clan.
Par rapport au phénomène des implantations foncières chez les Bantu du Gabon, Raymond Mayer (2002: 221) souligne que l’historienne Monique Koumba Manfoumbi a étudié ces phénomènes dans la zone de peuplement punu du Sud-Gabon, en reconstituant d’un siècle à l’autre la progression de l’occupation du terrain à partir de plusieurs vagues de migrations méridionales. Dans ce processus, le recours au corpus de dimension orale est une nécessité presque obligée tant selon ce que nous en dit R. Mayer, les récits traditionnels servent à installer chaque clan dans ses droits. Cette fonction est tout à fait manifeste quand il s’agit des droits et privilèges d’occupation du sol liés à la première implantation. Suivons, comme dit R. Mayer, à titre d’exemple, cette brève narration qui concerne la première occupation du site de l’actuelle ville de Ndéndé, dans la provi nce de la Ngounié. A en croire l’auteur, le récit est de Kombila Kouni Gaston, du clan Djengi né vers 1914.
Ifoumba yi tega imatola va Ndeendi le premier clan arrivé à Ndéndé fut le Mugam-Bagambu. clan Bagambu. Bu aka guela mugetu mwisi Un homme de ce clan épousa Bujala mulumi aka une femme du clan Budjala. Le Mugatsiandi inanga yi vega Munionzi mari remit à sa femme le terrain du quartier Munionzi.. Dibandu be vayi c’est pourquoi on dit que N’déndé appartient . Ndeendi ji Bagamb au clan Bagambu.
Selon le commentaire de R.
Mayer (2002: 222), ce récit manifeste combien les droits du sol sont attachés à la primo-
implantation et que chaque terroir est associé à un clan.
Pour revenir à la province de la Ngounié, pour ce même espace urbain de Ndéndé, nous dit R. Mayer, un autre récit conteste la primauté du clan primordial, en expliquant par quelle procédure un autre clan a pu prendre pied au même endroit (13).
A partir de cet exemple, nous dit R. Mayer(2002: 157) , on saisit les critères d’attribution et les subtilités qui entourent les revendications foncières. Par rapport au premier récit, voici en effet une version qui porte la contradiction sur trois fronts: premièrement l’antériorité d’un clan sur les lieux, deuxièmement le don de la terre par ce clan à un clan allié, troisièmement l’abandon des lieux par le clan donateur qui a poursuivi son chemin vers des implantations nouvelles en direction de la Côte, sans qu’on connaisse la raison ultime de cette progression. Quoiqu’il en soit, enchaîne R. Mayer, des circonstances particulières qui les marquent, ces récits nous installent dans l’idée d’une occupation multi-clanique d’un même lieu, tout en fondant les prétentions de chacun. Il faut dire que le phénomène de l’abandon des
Comme ultime élément de comparaison que nous avons jugé utile d’exposer concerne la dimension temporelle qui traverse la structure sociale qui est le village. Disons qu’un certain nombre de facteurs concourent à traduire levillage comme une «réalité temporaire » selon la conception qu’en a fait G. Dupré dans le cas des Nzèbi. Parmi ces facteurs, il faut voir les facteurs d’origines géographique, sociale et politique que bien des auteurs ont mis en exergue, à l’exemple de ce que vient de faire plus haut Manfoumbi. Toutefois, il y a lieu de convenir de ce que des trois types de facteurs, il semble que le déterminisme environnemental soit prépondérant pour expliquer la forte propension des peuples de forêt à la migration. Le présupposé généralement admis au niveau des communautés africaines retient une vision homogène de leur situation socio-foncière tant leur conception en la matière repose sur des fondamentaux communs. Nous voudrions prendre pour exemple l’identique conception de la terre qui est largement partagée par les populations gabonaises et de l’ensemble des autres peuples en Afrique Sub saharienne.
Bien des études ont été consacrées à ce sujet, pour en dégager les caractères sacré, collectif et non privatif de la terre , en dépit des formes de mutation que revêt aujourd’hui le domaine de la production foncière dans les zones d’extension urbaine en Afrique
.Ainsi donc, La tradition africaine considère la terre comme une entité cosmobiologique. C'est-à-dire une puissance spirituelle qui dispense la vie, lieu d’où procède l’homme qui, né de la terre y retourne à la mort. Ce lien qui unit l’homme à la terre est à l’image de celui reliant l’enfant à ses ancêtres biologiques ainsi que le précise Chantal B.P. et Luc C. dans Terres, Terroirs et Territoires, (2002, p.396). Chose naturelle créée par Dieu, la terre est considérée comme une entité vivante et habitée de divinités. Les rapports de l'homme à la terre se traduisent par un lien qui établit la convivialité entre le mo nde humain, où vivants et morts coexistent et le monde naturel symbolisé et porté par la terre, fondement de vie communautaire et support des écosystèmes.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Sep 10, 2017
L'ECONOMIE DE LA NYANGOU AUTREFOIS
Le Nyangou est une région riche : son marbre est en exploitation, son minerai de fer et ses gisements de pétrole prêts à être exploités, sa forêt et les industries du bois qui peuvent s'y développer offrent au Nyangou des possibilités industrielles et minières. Il convient de souligner que la présence àu fer
a longtemps entretenu l'artisanat de la forge dans la région. En ce qui concerne
l'artisanat dans le Nyangou, il faut remarquer une production originale, les célèbres pierres de Mbigou, pierres sculptées et polies en formes de statuettes, de bustes et àe têtes par des artistes qui, àe père en fils, se sont transmis un
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art authentique. Les artisans du Nyangou produisent aussi des poteries, des objets en bois d'ébène, de padouk, en ivoire, en vannerie et des masques blancs de danse. La représentation à face blanche de ces masques appelés parfois improprement masques Mpongwé est un exemple célèbre de l'art plastique du Gabon.
Il faut noter que quatre-vingt cinq pour cent de la population vit de l'agriculture qui est, avec l'élevage, l'atout majeur d'une région qui peut apporter au Gabon les produits vivriers qui lui manquent. Il convient toutefois de distinguer l'élevage traditionnel qui concerne les moutons, chèvres, porcs etvolailles, de l'élevage industriel des bovins pratiqué au ranch de Mongo. En plus
des cultures traditionnelles: bananes(4), flmsa, Musaceae, taros, CoLacasia escJ-
~enta Schor;t.. ananas, Ananas Comosus (L.) Merr, Brome Liaceae, patates douces, ' ,:1
Ipomaea batatas L., ConvoZ.vzûaceae" aubergines, Solar.::..a,; mez'ongena L., Solanaceae~
cannes à sucre, Sacchazoum officir.aI'WTl L., Gramineae, ignames qui ne poussent convenablement qu'en milieu forestier, les paysans du Nyangou cultivent le riz, ~yZa sativa L., ~amineae, le tabac, Nicotiana tabacum L., SoLanaceae, l'arachide, le mais, Zea mais L., Gramineae, le café, Coffea robusta L., Rubiaceae. Dans le Nyangou poussent le palmieràhuile(5)et de nombreux arbres frui-~
tiers dont le manguier, Mangifera in.dica L., Anaccuûiaceae, l'avocatier, Pers~ Ct: gratissima L., Lauraceae, l'oranger, Ci~ûs aurantium L., Rutaceae, le papayer,Carica papaya L., Caricaeae, le citronnier, Citrus medica L., Rutaceae, le mandarinier,_Ciu-us nobil.is L., R"vltaceae, le goyavier, Psidium sp., M.aotaceae, et l'arbre à pain, Artocarpus sp. , Moraceae.
La chasse au filet, aux pièges, à l'arbalète et au fusil est très active,mais la pêche est encore peu développée.
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Feb 25, 2017
Projet cacao café
Après la brève allocution du maire Maganga Moussavou, le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation, Ismaël Ondias Souna a indiqué que ’’la cérémonie de Mouila visait à lancer le programme du nouveau projet destiné à former 250 jeunes gabonais et gabonaises sur une période de trois ans au métier d’entrepreneur du secteur café-cacao’’ et intervient après les passages similaires dans les provinces du Woleu-Ntem (nord) et du Haut-Ogooué (sud-est) du pays.
Dans son élan, il a magnifié le président de la République, Ali Bongo Ondimba pour son soutien ’’à faire de l’agriculture et notamment du café cacao un futur pilier de la diversification de notre économie’’. Et c’est en cela, a-t-il dit, que ’’le projet JECCA s’inscrit dans la continuité des orientations du Plan stratégique Gabon émergent en droite ligne avec l’ambition du chef de l’Etat qui souhaite ardemment le développement du secteur agricole’’.
Ce projet ’’Jeunes entrepreneurs du café-cacao’’ est innovant du fait qu’il illustre la vision et la stratégie de la Caistab dont les prochaines années seront destinées à impliquer la jeunesse gabonaise dans le monde agricole. En relançant la production gabonaise dans ce secteur, le directeur général s’est dit conscient d’y arriver avec cette population agricole rajeunie et bien formée.
Pour ce faire, il compte équiper des jeunes gabonais d’une formation théorique et pratique sur les bonnes pratiques agricoles, mais aussi sur la gestion et l’entreprenariat, afin d’en faire des entrepreneurs agricoles prospères et autonomes.
Contrairement à la dernière décennie, la production de café-cacao au Gabon a connu une chute significative à cause de l’abandon des villages producteurs qui a fait place à l’exode rural, la chute des revenus des planteurs café-cacao, l’aggravation de la pauvreté en milieu rural.
Selon le responsable de la Caistab, les objectifs du projet JECCA sont basés sur la sédentarisation des jeunes en milieu rural, car ils doivent leur permettre (aux jeunes vivants au village) de gagner leur vie par leur propre moyen, d’améliorer les conditions de vie et lutter contre la pauvreté en milieu rural, tout en rajeunissant la population des exploitants agricoles. Toutefois, il a requis le changement des mentalités de beaucoup de jeunes aujourd’hui qui pensent, à défaut, que le bonheur et la réussite se trouvent en ville.
Le projet JECCA est destiné à former et accompagner 250 jeunes sur une période de 3 ans dont 50 jeunes pour l’année 2017, 100 en 2018 et 100 autres en 2019.
Read more at http://www.gabonlibre.com/Le-programme-jeunes-entrepreneurs-du-cafe-cacao-lance-officiellement-a-Mouila_a33910.html#C1odUoZS56KL1gmc.99
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Dec 19, 2015
Agriculture
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Jul 3, 2014
L’Association pour le développement de la Dola Murim (ADDM)
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Mar 13, 2013
Coutume foncière punu
Dans sa thèse, Monique Koumba Manfoumbi (1987: 132) aborde un peu la question de l’occupation de l’espace à partir des structures sociales clan, village et accessoirement le lignage, dans le cadre du « critère du choix de la terre » où la terre est justement considérée comme « propriété clanique », autrement dit propriété collective. Selon ce que rapporte Manfoumbi, « le clan est propriétaire de la terre (inange) du fait que l’un de ses membres : fumu-inanga (chef de terre) soit arrivé le premier sur un territoire non habité et qu’il l’ait occupé, ainsi que nous venons de le voir dans le peuplement. La plupart des traditions que nous avons recueillies font état d’une reconnaissance explicite de la primauté de l’ancêtre attributeur qui, arrivé sur le site de sa convenance, faisait construire des villages qu’il léguait ensuite aux mabura par le biais des membres qu’il choisissait parmi ses pairs ou ses neveux utérins. Du coup, ces personnages devenaient des chefs de lignages : fumu-ci mabure, désormais propriétaires et responsables des espaces territoriaux qui leur étaient attribués.
Manfoumbi affirme qu’à leur mort, la direction de chacune des terres revenait aux membres de ces mabure, les plus âgés qui, de par leur filiation matrilinéaire, étaient à la tête des familles dominantes : bakaci-ba-malu. Parce qu’ils étaient les aînés de tous, l’héritage de ces terres faisait d’eux des hommes chargés de l’organisation et de l’administration des mabure et donc des bifumb (clan). Le ifumb n’occupait pas un territoire aux contours non déterminés. Il définissait par les limites : mandilu, naturelles (bosquets, rivières, étangs, etc.), connues de tout le monde. Cependant, quoique propriété clanique, l’exploitation de la terre ne se faisait pas de manière collective. Chaque membre du groupe clanique jouissait d’un espace donné, nécessaire non seulement à l’édification de sa case, mais aussi à ses plantations. Aussi, les produits de l’agriculture, de la pêche, de la chasse étaient-ils la propriété de chaque agriculteur, de chaque pêcheur et de chaque chasseur.
Poursuivant dans son propos, Manfoumbi (1987 : 133) indique que le territoire clanique se répartissait entre les terres cultivables, les lieux de chasse, de pêche et l’espace sur lequel se trouvaient les villages. En parlant justement de village, Dimbu, elle confirme ce qui a été observé ailleurs, lorsqu’elle note que la terre regroupait donc plusieurs villages éloignés les uns des autres. Le village était composé de plusieurs cases : ma-ndau (pluriel), ndau (singulier), habitées chacune par une famille, c’est-à-dire par le maître de la maison, ses femmes, certains de ses enfants et ses neveux, etc., et constituait une unité de résidence fondée sur les principes matrilinéaire et virilocal. Dans cette étude, Manfoumbi revient sur les modalités qui président au choix du site d’établissement d’un village, qui sont en réalité liées celles du choix de l’espace. A ce propos, nous dit-elle, le village appartenait aux descendants de celui qui, le premier, y avait pris place avec les membres de son lignage.
Le choix du site du Dimbu était lié à celui de la terre qui tenait compte des possibilités qu’offrait la nature : sols fertiles, forêts et savanes giboyeuses, cours d’eau poissonneux, etc. D’une manière générale, sur les savanes et les plaines, les villages étaient installés près des galeries forestières, ce qui, sans doute, donnait une disposition de peuplement linéaire. Ceci n’étant pas le cas dans la forêt où ils étaient dispersés. Le Dimbu se déplaçait au fil du temps. Ces déplacements et la construction de nouveaux villages étaient dus à divers facteurs dont l’un des principaux résidait dans la nécessité de la reconstitution de la forêt, des savanes et des plaines, source de la fertilité des sols. En effet, assujetti à l’agriculture itinérante sur brûlis, le village n’était en fait qu’une unité temporaire se déplaçant à la recherche des sols fertiles et des forêts giboyeuses. Le village n’était en fait qu’une unité temporaire se déplaçant à la recherche des sols fertiles et des forêts giboyeuses. Cependant, il pouvait rester longtemps en place, revivifié périodiquement, d’après Ambourouet-Avaro (J.) cité par Monique (op. cit : 135). Cependant, il faut reconnaître avec elle que les raisons du déplacement de celui-ci n’étaient pas uniquement d’ordre géographique car, le village pouvait aussi se déplacer ou même se désagréger après la mort de son fumu. Une autre manière de dégradation était celle qui intervenait, comme nous l’avons déjà vu à la suite des mésententes causées par la sorcellerie, des adultères, etc. Dans ce cas, le Dimbu éclatait entraînant le phénomène du processus de formation de nouveaux villages. L’auteur fait souligner toutefois que ces derniers conservaient la structure initiale obéissant aux principes du lignage et donc du clan.
Par rapport au phénomène des implantations foncières chez les Bantu du Gabon, Raymond Mayer (2002 : 221) souligne que l’historienne Monique Koumba Manfoumbi a étudié ces phénomènes dans la zone de peuplement punu du Sud-Gabon, en reconstituant d’un siècle à l’autre la progression de l’occupation du terrain à partir de plusieurs vagues de migrations méridionales. Dans ce processus, le recours au corpus de dimension orale est une nécessité presque obligée tant selon ce que nous en dit R. Mayer, les récits traditionnels servent à installer chaque clan dans ses droits. Cette fonction est tout à fait manifeste quand il s’agit des droits et privilèges d’occupation du sol liés à la première implantation. Suivons, comme dit R. Mayer, à titre d’exemple, cette brève narration qui concerne la première occupation du site de l’actuelle ville de Ndéndé, dans la province de la Ngounié. A en croire l’auteur, le récit est de Kombila Kouni Gaston, du clan Djengi, né vers 1914.
Ifoumba yi tega imatola va Ndeendi Bagambu.
Mugam- Bagambu. Bu aka guela mugetu mwisi
Bujala mulumi aka vega. Mugatsiandi inanga yi
Munionzi. Dibandu be vayi Ndeendi ji Bagambu.
Le premier clan arrivé à Ndéndé fut le clan
Un homme de ce clan épousa
une femme du clan Budjala. Le mari remit
à sa femme le terrain du quartier Munionzi.
c’est pourquoi on dit que N’déndé appartient au clan Bagambu.
Selon le commentaire de R. Mayer (2002 : 222), ce récit manifeste combien les droits du sol sont attachés à la primo-implantation et que chaque terroir est associé à un clan. Un état de rapprochement nous est possible d’être fait avec le récit de vie qui fonde le quartier Viriè tel que nous allons le voir lorsqu’il nous s’agira dans la troisème partie de la description des caractéristiques de l’occupation du sol à la Commune d’Owendo, contexte où ce mécanisme matrimonial a aussi présidé à l’installation des membres issus de deux entités sociales non plus en termes de clan comme c’est le cas dans ce récit, mais en termes d’ « ethnie ». Pour revenir à la province de la Ngounié, pour ce même espace urbain de Ndéndé, nous dit R. Mayer, un autre récit conteste la primauté du clan primordial, en expliquant par quelle procédure un autre clan a pu prendre pied au même endroit (13).
Ifoumba yi tega imatola va
Ndeendi Bujala bu Nyaangi Bujala-bu-Nyaangi-Ngoji.
Ngoyi aka duku na boji
Bwandi mwisi Mugambu, un inanga (14).
Mba aka muve inanga.
Ifoumba yi Bujala ika wenda
O yari yi Masanga na Mwabi. Bujala-Bu-Nyaangi-Ngoji.
Dibandu bevayi Ndeendi gi
Bujala bu Nyaangi Ngoji.
Le premier clan arrivé à N’dendé fut le clan
Il fut suivi par son beau-frère du clan Bagambu, à qui il remit
puis, le clan Bujala s’en alla vers Tchibanga et Moabi.
C’est pourquoi on dit que N’dendé est un inanga du clan
A partir de cet exemple, nous dit R. Mayer (2002 : 157), on saisit les critères d’attribution et les subtilités qui entourent les revendications foncières. Par rapport au premier récit, voici en effet une version qui porte la contradiction sur trois fronts : premièrement l’antériorité d’un clan sur les lieux, deuxièmement le don de la terre par ce clan à un clan allié, troisièmement l’abandon des lieux par le clan donateur qui a poursuivi son chemin vers des implantations nouvelles en direction de la Côte, sans qu’on connaisse la raison ultime de cette progression. Quoiqu’il en soit, enchaîne R. Mayer, des circonstances particulières qui les marquent, ces récits nous installent dans l’idée d’une occupation multi-clanique d’un même lieu, tout en fondant les prétentions de chacun. Il faut dire que le phénomène de l’abandon des terres mis exergue dans ce récit en comparaison avec le précédent récit est révélateur de la réalité que nous avons rencontrée et analysée ultérieurement. Dans cette réalité, nous verrons que les traces de l’abandon d’un lieu par une communauté sociale donnée restent opératoire jusqu’à l’installation d’une autre communauté. Il y a que l’antériorité se manifeste au travers de la toponymie. Dans le contexte de la Commune d’Owendo, particulièrement au quartier Viriè, le nom Viriè est, comme nous le verrons, d’origine mpongwè qui signifie rivière. En s’installant dans la zone abandonnée par le peuple mpongwè, les nouveaux arrivants ont adopté ce nom pour donner à leur quartier, preuve du passage des Mpongwè sur les lieux.
D’autres formes d’observations transversales entre les tenures foncières de ces quatre ethnocultures peuvent être faites. Comme première forme, il y a la propriété clanique. Le discours traditionnel retient dans ce domaine que la propriété de la terre en Afrique au Sud du Sahara a toujours été communautaire. Certes, force est de reconnaitre pour autant que l’exploitation de la terre était individuelle dans les proportions tolérées par le chef de lignage et issues du patrimoine foncier commun en fonction de la taille de la cellule familiale de chaque membre qui compose l’ itsuku du lignage, selon l’expression conceptualisé par G. Dupré dans son étude sur les Nzèbi. La deuxième forme d’observation transversale qu’on pourrait émettre se rapporte au caractère de l’appartenance du village aux descendants du fondateur du village. Ce fait se retrouve aussi bien dans les sociétés à tradition patrilinéaire, les Mpongwè et les Fangs, que celles à tradition matrilinéaire, les Nzèbi et les Punu. En milieu urbain au Gabon, cette tradition a servi de cadre de nomination des chefs de quartiers périurbains, où les fondateurs de certains de ces établissements humains se sont vus honorés de la fonction de Chef de quartier, car connaissant son histoire, quand bien même cette réalité tend à s’essouffler à ce jour.
Continuons cette entreprise avec la mise en évidence de la disposition parfois linéaire, parfois dispersée de l’édification des villages des peuples segmentaires du Gabon. Bien des études ont montré ce trait culturel. Pour s’en convaincre reportons nous au chapitre de la première partie dédié au corpus photographique, où figurent deux photographies sur la physionomie d’un aspect du quartier de Viriè et sur la gravure qui ressortit une configuration similaire du village Simba (Du Chaillu, 1868) aux caractéristiques espace/temps bien différentes. Une autre image qui véhicule ce type de peuplement chez les communautés gabonaises nous est encore offerte par Du Caillu (1868 : pp. 214-215).
Comme ultime élément de comparaison que nous avons jugé utile d’exposer concerne la dimension temporelle qui traverse la structure sociale qui est le village. Disons qu’un certain nombre de facteurs concourent à traduire le village comme une « réalité temporaire » selon la conception qu’en a fait G. Dupré dans le cas des Nzèbi. Parmi ces facteurs, il faut voir les facteurs d’origines géographique, sociale et politique que bien des auteurs ont mis en exergue, à l’exemple de ce que vient de faire plus haut Manfoumbi. Toutefois, il y a lieu de convenir de ce que des trois types de facteurs, il semble que le déterminisme environnemental soit prépondérant pour expliquer la forte propension des peuples de forêt à la migration.
Le présupposé généralement admis au niveau des communautés africaines retient une vision homogène de leur situation socio-foncière tant leur conception en la matière repose sur des fondamentaux communs. Nous voudrions prendre pour exemple l’identique conception de la terre qui est largement partagée par les populations gabonaises et de l’ensemble des autres peuples en Afrique Sub saharienne. Bien des études ont été consacrées à ce sujet, pour en dégager les caractères sacré, collectif et non privatif de la terre, en dépit des formes de mutation que revêt aujourd’hui le domaine de la production foncière dans les zones d’extension urbaine en Afrique.
Ainsi donc, La tradition africaine considère la terre comme une entité cosmobiologique. C'est-à-dire une puissance spirituelle qui dispense la vie, lieu d’où procède l’homme qui, né de la terre y retourne à la mort. Ce lien qui unit l’homme à la terre est à l’image de celui reliant l’enfant à ses ancêtres biologiques ainsi que le précise Chantal B.P. et Luc C. dans Terres, Terroirs et Territoires, (2002, p.396). Chose naturelle créée par Dieu, la terre est considérée comme une entité vivante et habitée de divinités. Les rapports de l'homme à la terre se traduisent par un lien qui établit la convivialité entre le monde humain, où vivants et morts coexistent et le monde naturel symbolisé et porté par la terre, fondement de vie communautaire et support des écosystèmes.
Ibrahima D. (1998), étudiant le droit de l’environnement au Sénégal, plus précisément dans la région de Fouta, montre que dans la conception foncière africaine, la communauté n'a pas le droit d'aliéner les droits collectifs, les membres de la communauté ne disposant que d'un droit d'usage collectif et d'occupation. La terre ne peut pas faire l'objet d'appropriation privative. Il existe une complémentarité entre l'individu et le groupe. L'individu acquiert sa personnalité juridique dans le groupe, et tient ses droits de son appartenance aux groupes parentaux, résidentiels, aux classes d'âge, aux confréries, aux groupes politiques.
Dans une conception voisine, Victor Gasse (1967) s’est également prononcé dans la décennie des années 60 sur le contenu que la tradition en Afrique au sud du Sahara donne à cette question. En effet, dans son ouvrage intitulé Régimes fonciers africains et malgache, évolution depuis l’indépendance, il note que « dans le droit Negro africain, la terre ne peut être l’objet d’un usage. La terre mère est conçue comme une personne morale, un génie avec lequel le conducteur du peuple a conclu une alliance pour l’usage et l’exploitation du sol ». A ce titre, il convient de souligner que l’espace symbolise en Afrique l’unicité des membres d’un lignage, la continuité de l’esprit de la communauté lignagère, familiale, voire ethnique, transmis au fil du temps d’une génération à l’autre, sur la base du respect des tenures foncières régissant le territoire lignager, en dépit de sa division apparente en zones d’habitat, d’exploitation agricole, de chasse, de pêche et de forêt sacrée.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Jan 6, 2012
Ilimb’Agri est une structure de production de riz tropical basé à Mouila dans la province de la Ngounié
Ilimb’Agri est une structure de production de riz tropical basé à Mouila dans la province de la Ngounié dont le promoteur est l’ancien Vice-président Divungi Di Ndinge. Lancée il y a deux ans environ, cette rizière qui dispose d’une usine intégrée qui produit déjà plusieurs tonnes.
© D.R.
Dernier vice-président de l’ère Omar Bongo Ondimba et leader de l’Alliance Démocratique et Républicaine, (ADERE), Didjob Divungi Di Ndinge est devenu un promoteur d’avant-garde de la culture du riz au Gabon. Il en détient et entretient des plantations à la périphérie de Mouila dans la Ngounié.
S’étendant sur 70 hectares, cette rizière dispose d’une usine de conditionnement et d’étiquetage dans le 1er arrondissement de Mouila. Dénommée Ilimb’Agri, la structure a acquis, en mai 2010, un tracteur, une décortiqueuse, une batteuse-vanneuse et une batteuse à pédales. En septembre de la même année, elle s’est dotée d’une usine intégrée, un séchoir, une autre moissonneuse-batteuse et un groupe électrogène.
Initié en mars 2008, «le projet a vraiment commencé il y deux par un petit site d’expérimentation et, au fur et à mesure que les expériences étaient concluantes, les surfaces cultivées étaient augmentées pour atteindre les 70 hectares actuels», assure un membre du directoire d’Ilimb’Agri ayant requis l’anonymat. Mais, les promoteurs ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils espèrent gagner chaque année entre 5 à 8 ha supplémentaires de surface cultivable.
Le label Ilimb propose quatre variétés de riz, parfumé et non parfumé. Des membres de la société civile, des représentants du Fonds des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, des spécialistes venus du Centre du riz pour l’Afrique basé à Cotonou (Benin) ainsi que le ministre de l’Agriculture, Raymond Ndong Sima ont récemment participé à une séance de dégustation.
Interrogé sur le volume de production actuel de l’entreprise, la source ci-dessus indiquée explique : «Les 70 ha n’ont pas été exploités depuis le début de l’année. Nous avons commencé avec 40 ha et au fur et à mesure, nous avons évolué jusqu’à la deuxième saison. Il faut dire que nous avons deux saisons dans l’année qui nous permettent de récolter le riz, de le traiter, etc. D’ici à la fin de l’année on sera dans les 100 à 120 ha. Mais, d’une manière schématique on peut compter entre 60 et 70 tonnes à peu près.»
Abordant l’aspect distribution, la même source explique : «Nous nous organisons pour ouvrir sur place, à Mouila, un site de distribution de la production actuelle qui n’est, somme toute, pas grand-chose. Nous étudions le projet d’avoir un partenaire qui nous permettra d’écouler plus facilement notre production lorsque nous étendrons la production. Mais, pour l’instant nous le distribuons nous mêmes, en gros et détail à Mouila.»
Le projet bénéficie aujourd’hui des contributions, d’appuis techniques et financiers de quelques institutions internationales que sont l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO : Food and Agriculture Organisation) et Africa Rice, une ONG qui met en œuvre des projets de recherche et de développement rizicoles d'urgence dans l’optique d’apporter une réponse à la crise africaine du riz, en boostant la production dans les petites exploitations de riz.
Député de 1996 à 2001, M. Didjob Divungi Di Ndinge n’occupe plus aucune fonction politique depuis l’arrivée au pouvoir, en 2009, du président Ali Bongo Ondimba, qui a gelé le poste de Vice-président de la République.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Dec 18, 2011
La nouvelle économie
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Jan 16, 2011
Si on parlait économie?
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Jul 25, 2010
Comment sauver le Sud-Ouest?
La politique a malheureusement échoué dans la région avec des ex- vice-president, deux vice-premiers ministres, ministres d' États, un president du CES à l'époque.
Il est maintenant temps aux associations de prendre la relève.
Dans un premier temps il faut élever un niveau d' éducation qui va permettre le développement de la région et cela passe par l'organisation des cours de soutien après les classes par des anciens élèves, ou parents d’élèves. Ensuite il faut absolument équiper écoles en manuels scolaires et ordinateurs. Les livres que vous n'utilisiez plus ou vos enfants faites dons aux écoles ou à la librairie.
La première ressource étant les hommes d’où l'importance des sessions de formations, conférences et échanges scientifiques en un mot la formation professionnelle continue. Il faut aussi améliorer la qualité des soins médicaux de la région, c'est incroyable qu'il n'y ait pas de gynécologues en province alors que le Gabon s’apprête à fêter ses 50 ans d’indépendances.
Il faut aussi assurer l’accès à l' eau potable aux populations car l'eau est un élément vital pour la santé, se battre pour une bonne connexion internet et réseau téléphonique à l’intérieur du pays. La BGD doit œuvrer dans le cadre des micro-finances.
L'autre champs de bataille est d'augmenter la capacité en électricité pour le développement de l'agriculture, des ménages et de l'industrie. D’où la mise en place d'un projet de panneaux solaires par des investissements privés pour l’électrification de la région.
Il faut sensibiliser les jeunes comme adultes à plus de responsabilité faces aux maladies sexuellement transmissibles car on ne peut pas faire du développement avec une population maladive.
Je demande aux fils de la diaspora et aux cadres de la région de soutenir financièrement et moralement les actions qui se font sur le terrain. Je demande aux autorités locales mairie, conseil départemental d'encourager l'esprit volontariat et si possible de prévoir à un petit budget pour aider les papas et mamans retraités qui apporteront leurs expertises, pour les autres non retraités leurs services seront gratuits dans un premier temps..
Voici une liste mais non exhaustive d'associations et actions que nous pouvons mener.
- Protection de la nature et de la faune
- Protection de l'enfance
- Faire fonctionner les librairies
- Santé
- Électricité
- Événements
- Éducation, club de lectures, informatique.
- Cours de soutiens aux élèves en difficultés après les classes
- Propreté de la ville
- Agriculture
- Soutien des démunis
- École de formation de foot, basket ball pour jeunes de 5 à 12ans
- Association sensibilisation contre le Sida
- Coopérative agricole
- Haute technologie
- Énergie et électricité ( le manque d'Énergie est un handicap au développement )
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Jun 29, 2010
Structrures associatives
Munis des pelles, râteaux, machettes et brouettes, les membres de « Muyissi environnement » et les jeunes des établissements secondaires, notamment ceux de la coopérative du collège Saint Gabriel et lycée public Jean-Jacques Boucavel (LPJJB) se sont déployés dans tout le marché situé dans le premier arrondissement, se débarrassant des ordures, mauvaises herbes, de nombreux sachets et autres détritus à l’origine de l’insalubrité.
L’opération a été conduite par le secrétaire général de « Muyissi environnement », Jean Christophe Mbina. Au cours de cette opération, il a sensibilisé les commerçants de ce plus grand marché de la ville sur l’état d’insalubrité qui s’y installe chaque jour. ’’L’insalubrité est une affaire de tous, nous devons mener des actions de lutte communes’’.
Cependant, si les commerçants ont salué cette action à laquelle les a déjà habitués cette jeune ONG, ils ont dit regretter le manque d’action hebdomadaire de la part de la municipalité concernant le nettoyage dudit marché. Alors que depuis deux ans, l’ONG « Muyissi environnement » interpelle les autorités municipales sur le ramassage des ordures dans les marchés de la commune et leur entretien.
En revanche, « Muyissi » souhaite que le premier magistrat de la ville, Christian Kombila Kombila trouve un endroit approprié pour recevoir la décharge publique qui, jusqu’à ce jour, n’est pas encore déterminée. Malgré la nonchalance de la municipalité, le maire de la ville a motivé les membres de « Muyissi » en leur offrant des sandwiches et rafraîchissements après l’opération d’insalubrité.
’’C’est notre modeste participation, mais à l’avenir, je vous promets une meilleure collaboration’’, a déclaré le maire Kombila Kombila.
Créée en 2008, « Muyissi environnement » est une ONG locale qui milite pour la préservation de la nature, l’écotourisme et la lutte contre l’insalubrité. Chaque année, cette jeune structure qui vient d’obtenir son récépissé (en avril dernier) mène plusieurs actions autant à Mouila que dans quelques autres localités de la province.
LDN/JPM/IM
Nzale Dimbu
C’est environ plus de deux cents lots qui ont été distribués au cours de cette cérémonie organisée dans l’enceinte du lycée. Les prix d’excellence ont été obtenus par une vingtaine d’élèves de la 6ème en 2nde.
Le premier prix d’excellence est revenu à l’élève de 5ème, Jospin Mabicka Mabicka, avec une moyenne annuelle de 14,33, suivi de Brel Mongo Assiana de la classe de 6ème avec 13,71 et en troisième position l’élève Florian Césaire Ibouili de la classe de 4ème avec 13,65.
Outre les prix de l’excellence, une vingtaine de prix d’honneur ont été également distribués, ajoutés aux récompenses dans chaque matière. Avant la remise de ces distinctions, deux allocutions ont été prononcées, celles du proviseur et du président de l’ONG « Nzale Dimbu ».
Le proviseur, Ernest Pambou s’est dit satisfait du geste et a encouragé les membres de cette jeune ONG à continuer d’œuvrer dans cette voix. Aussi, en a-t-il profité pour lancer un appel à l’endroit des élèves d’être reconnaissants des actes posés par les membres de « Nzale Dimbu », composés essentiellement des anciens élèves du lycée et fils originaires de Ndendé.
’’C’est louable ce qu’ils font et je vous invite à suivre leurs pas pour que demain vous en fassiez autant’’, a-t-il dit.
Pour sa part, le président de « Nzale Dimbu », tout en remerciant le proviseur et les autorités locales pour leur accueil, a adressé des sages conseils aux élèves qu’il a invités à plus de travail, de concentration dans les études, mais aussi à mieux respecter les parents, aimer, aider dans la mesure du possible.
’’Vous êtes l’élite et l’espoir de demain. Ne vous laissez pas distraire par la boisson, la cigarette qui causent les maladies, mais consacrez l’essentiel de votre temps à des activités saines tels que le sport, la lecture ou la pêche’’, a-t-il ajouté.
Jean Claude Kombila, également enseignant au département d’Etudes ibériques à l’Université Omar Bongo s’est engagé, au nom de l’ONG, à répondre toujours aux sollicitations de ceux qui ont la volonté de réussir, c'est-à-dire de ceux qui fournissent des efforts.
’’Nous envisageons organiser un soutien pédagogique en faveur des classes d’examen. Si nous parvenons à trouver les moyens, nous pourrons apporter notre contribution dans l’équipement de la bibliothèque du lycée’’, a-t-il promis, dans le cadre des perspectives des actions inscrites à leur programme.
Pour ces vacances déjà entamées, l’organisation de deux opérations « Ville propre », afin de contribuer à rendre salubre la ville de Ndendé a été soulignée, la mairie ne pouvant assurer l’entretien des artères seule. De même, l’idée de l’organisation d’une coupe de football en mémoire à un ancien de cette discipline, Mihindou alias « Zizi » décédé depuis pratiquement un an (a été l’un des plus grands footballeurs de sa génération que Ndendé ait connu) a été retenue.
’’C’est notre façon à nous de rendre hommage à un homme ayant porté haut le flambeau de notre département, notre province, voire de notre pays’’, a-t-il conclu.
Les parents présents au cours de cette cérémonie n’ont pas manqué d’adresser leurs félicitations aux initiateurs de cette œuvre et les ont encouragés à étendre leurs actions sur d’autres activités.
Quant aux élèves récompensés, ils ont marqué leur gratitude et promis de gagner d’autres prix l’année prochaine.
L’ONG « Nzale Dimbu » est une structure apolitique militant pour le regroupement de toutes les personnes de bonne volonté exerçant une activité à même de contribuer au rayonnement de la ville de Ndendé et des villages de son département, selon ses promoteurs satisfaits de cette première descente dans la ville de leur enfance.
LDN/JPM/IM
Dibure-Ngudji
L’Association « Dibure-Ngudji », structure à caractère humanitaire et agricole de la Commune de Tchibanga (sud-ouest) a fêté samedi dernier ses 7 ans d’existence. Le président de cette association à caractère humanitaire et agricole de la Nyanga, Jean François Koumba Mabicka, a fait le bilan des actions menées sur le terrain avec les 195 membres [...]
Parcs Nationaux
Les acteurs de la conservation des parcs nationaux, notamment ceux de Waka et des Monts Birougou ont assisté jeudi à l’ouverture par le directeur technique de l’Agence nationale des parcs nationaux, John Michael Fay, à un atelier portant sur la mise en place d’un Plan de travail annuel (PTA) des Parcs nationaux, rapporte l’Agence de presse gabonaise (AGP).
Collectif d'associations Ngounie.
Après deux jours de travaux (du 3 au 4 avril 2009),les Journées de la Société Civile (JSC)organisées par le Programme de renforcement des acteurs non Etatiques(PROGREANE), antenne provinciale de la Ngounié, à Mouila (sus)ont adopté samedi une recommandation appelant les autorités locales à faire légaliser les Associations et ONG à partir des Préfecture ou du Gouvernorat. « Conscients de l’apport de la Société Civile dans le développement du pays et vu la nécessité de se mettre en réseau », les participants ont mis en place « une plateforme légale des Associations et ONG pour faciliter les échanges et instaurer un dialogue permanent dans la province de la Ngounié ».
« Mais pour cela, il faut que des facilités soient accordées aux initiateurs d’associations notamment leur légalisation sur place », a rappeler le représentant de PROGREANE, également élu président du conseil d’administration du bureau de l’antenne provinciale de la plate forme des associations et ONG de la Ngounié qui compte en son sein une coordonnatrice, un secrétaire général et son adjointe, une trésorière et son adjointe et une chargée des activités.
Agriculture
Une équipe de consultations multidisciplinaires en matière de sécurité alimentaire conduite par le Coordonnateur national adjoint du Programme spécial pour la sécurité alimentaire au Gabon (PNSA-PSSA), M Voga Moudoubou a tenu des séances de travail samedi et lundi avec les représentants des élus locaux, ainsi que ceux des associations à vocation agricole, pour constituer un document qui reflète des informations sur les nouvelles zones productives et activités à intégrer dans le PNSA.
L’Etat gabonais par le truchement de son ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural, s’est associé aux partenaires du développement, à savoir l’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’alimentation (FAO) et, dans le cadre de la coopération Sud Sud, la République populaire de Chine, pour faire avancer ce vaste Programme dont la finalité est d’atteindre l’ autosuffisance alimentaire.
’’Il s’agit d’installer des petits paysans pour contribuer à réduire notre dépendance alimentaire vers l’extérieur’’, a dit M Voga Moudoubou, rappelant que ’’le Gabon importe plus de 80% de son alimentation, une tendance à renverser en produisant suffisamment mais localement’’.
Donc à Mouila dans la province de la Ngounié, les représentants des élus locaux, en l’occurrence au niveau de la Commune, le maire adjoint du 2ème arrondissement, Charles Magaya Bouando et au département de la Douya-Onoye, le président du Conseil, Marcel Nzikoué puis quelques représentants des associations à vocation agricole, ont été consultés pour identifier avec d’autres personnes ressources les zones et cultures potentielles à valoriser et développer dans le cadre du PNSA, en s’assurant de la ’’disponibilité en terre cultivable’’.
’’Car, a expliqué le Coordonnateur national adjoint pour la sécurité alimentaire, les questions de sécurité alimentaire sont transversales, en ce sens qu’elles impliquent tous les partenaires pour la réussite du Programme’’. Pour M Voga Moudoubou, la sécurité alimentaire est l’association des mots « qualité » et « quantité », cela veut dire qu’ ’’il n’y a pas sécurité alimentaire lorsqu’il n’y a pas suffisamment à manger pour satisfaire les besoins de l’organisme. De même, lorsqu’on ne mange pas de bons produits (qualité), on est en insécurité alimentaire’’, d’où cet intérêt du gouvernement à l’endroit des populations paysannes.
Après la première phase de projet pilote par le PSSA qui s’achève en fin octobre en cours, le Programme national seconde pour consolider et étendre celle mise en place dès sa conception par les Nations unies, visant à aider les pays à faibles revenus ou déficits vivriers à accroître leurs production et productivité locales, en même temps pour régler le problème de la pauvreté en milieu rural.
Déjà en réunion, quelques zones cultivables ou cultivées étaient citées pour la culture des aliments tels que le manioc, tarot, l’igname, la banane, patate, canne à sucre, l’arachide, de l’élevage (moutons, bovins, volailles) ou de la pêche.
M Voga Moudoubou est accompagné dans cette mission, entre autres, d’un consultant de la FAO, M Diallo Mamadou Tolo.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Jan 11, 2001
Agriculture
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.

