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May 1, 2020

Archives sur l'histoire des punu: état des lieux.


 A. France
Archives Nationales, Centre des Archives d'Outre-Mer,
Aix-en-Provence Archives d'Outre-Mer
—Afrique Équatoriale Française (AOM-AEF)
      Série D, Politique et Administration Générale sous-série 4(1)D,
      Rapports politiques-Gabon 4(1)01-4(1)036 (1894-1930) sous-série 51)
      Dossiers divers des Affaires Politiques 513 58 Situation vivrière en AEF (1923-1948) 50 64           Fétichisme, sociétés secrètes en AEF (1925-1953)
Archives de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, (CPSE) Chevilly-Larue
Deux Guinées/Gabon 6A
    Boite 273-A (Gabon)
     Boite 991 1-1V,
Journal de la Communauté de Saint-Martin des Apindjis (1899-1927)
      Boite 679 1-111,
 Journal de la Communauté de Notre Dame des Trois-Epis, Sindara (1899-1911, 1928-1934)
      Boite 680,
Journal de la Communauté de Sainte Croix des Eshiras (1895-1905)
      Boite 1019 (Fonds Pouchet)
      Boite 1010 (Fonds Pouchet)

B. Gabon
Archives Nationale du Gabon (ANG): Libreville
 Archives d'Outre-Mer—Afrique Équatorial Française (AOM-AEF) MICROFILM
 Série B, Correspondance Générale
 Sous-Série 2B, correspondance ancienne (1848-1912)
61-Mi-1 (2B I A8)-61-Mi-28 (21) 108-11I)
Série D, Politique Administration Générale
 Sous-Série 4(1)0, Rapports politiques-Gabon
51-Mi-56 (4(1)048) (1930-1940)
Sous-Série 5D, Dossiers divers des Affaires Politiques
51-Mi-69 (5D 7) Gabon: Région du littoral (1907-1908)
51-Mi-70 (5D 11) Organisation administrative (1908-1931)
51-Mi-72 (5D 13) Pouvoirs répressifs de l'administration en marlin de l’indigénat (1909-1913)
 51-Mi-71 (5D 22) Chefferies indignes en AEF (1910-1940)
51-Mi-73 (SD 27) Enseignement public et privé en AEF (1911-1952).


Fonds de la Présidence du Gabbon
•Politique Générale:
Canon 99, Rapport politiques, Département de la Ngounié (1929-1944)
Canon 344, Rapports politiques, Région de la Ngounié (1936-1950)
Canon 418, Rapports politiques, Région de la Ngounié (1937-1959)
Canon 35, Rappons politiques, Subdivision de Sindara (1937-1944)
Canon 517, Rapport politiques, Région du Bas-Ogooué./Mirnongo (1932-1961).
Canon 522, Rapports politiques, Subdivision de Mimongo/Eshiras (1914). Personnel Militaire:
 Canon 10, Recrutement de tirailleurs indigènes (1916) Santé et Assistance/Services Sanitaires: Carton 675. Service de santé (1916) Gendarmerie et gardes indigents:
Canon 1711, Recensement-engagement des tirailleurs (1914-1918).


C. Congo Archives Nationales du Congo (ANC
): Brazzaville
 Archives du Gouvernement Central de l'Afrique Équatoriale Francise (AGG-AEF)
Rubrique II: Affaires Politiques et Administration Générale (1886-1959)
 GG  98 Gabon: requête des jeunes Eschiras après la mort du Chef Mwendingui (1937-1938)
 Rubrique IV: Justice, État Civil et Curatelle, Police Générale
GG 334: Traite des esclaves (1894-1943)
GG 348: Plaintes, requêtes et réclamations indigènes (1922-1938)
GG 340: Justice européenne
GG 363: Requêtes et plaintes des indigènes (1931-1938)
GC 365: Plaines, jugements et réclamation des indigènes (1931-1939)
GC 178: Conseil contentieux du Gabon (1913-1936)
GG 182: Conseils locaux (1936-1941)
 GG 185: Conseils locaux (1938-1947)

DOCUMENTS
Dina Foundou, Jacques. ''La présence française (pénétration, occupation et pacification) dans le sud-ouest du Gabon de 1898 a 1919'': Mémoire de malaise, Université de Provence—Aix, 1979.

Hubert,Jaques. "révolution des sociétés secrétés au Gabon? , Centre Hautes Études &Administration Musulmanes, Paris, 1951. .

"Esquisse de la coutume Bapounou et généralités sur la dégradation des coutumes au Gabon." Mémoire d'entrée, Centre Haute Études d'Administration Musulmane, Paris, 1951.

Hygnanga-Koumba, Francis-Bemadin César "Recherches sur l’histoire des villages du Canton Ngounié Centrale du début du 18's et au milieu de 20' s." Mémoire de maîtrise, Université Omar Bongo, Libreville, 1989.

Ibinga-Mbadinga. "l'implantation du pouvoir colonial dans le sud-Gabon (1880-1910)." Mémoire de malaise, Universite Paris I, 1978.

I kapi-Moutoukoula. "Etude urbaine de Fougamou." Mémoire de maîtrise, Université Omar Bongo, 1986. Ivala, Clotaire Christian. "Structures monétaires et changements économiques a sociaux au Gabon (1914-1960)." These de doctorat, Université de Reims, 1985.

Jean, Suzanne. "Organisation sociale et familiale et problèmes fonciers des populations Bandiabi et Bapounu de la Ngounie-Nvanga: Étude préliminaire."


Kombila, Oscar. "Approche sémiotique du récit Mbwang (épopée Punu)." Mémoire de maîtrise, Universita Omar Bongo, Libreville, 1989

.Koumba, Micheline. "Le Dibur-Simbu et la naissance de Mwil-Bapunu." Rapport de licence, UniversitE Omar Bongo, Libreville,1985.

Koumba, Vicrorien. "Esquisse phonologique du Gisir (langue Bantu du Gabon B. 41)." Rapport de licence, Universiti Omar Bongo, Libreville, 1989.

 Koumba Manfoumbi, Monique. "Les Punu du Gabon, des origines a 1899: Essai d’Étude historique." These de doctoral, Universitaire Paris I, 1987

.Koumba Pambolt, Ignace. al:Evolution des prods de travail dans l'industrie du bois au Gabon depuis 1900: Etude de cas de la Compagnie Forestiere du Gabon (CFG)." Thèse de doctorat, Université de Paris V. 1984.

 Mamoundou-Mounguengui, Sebastian. "Mugulu Aspects psychopathologiques? Thèse de doctorat, Université Paris X111, 1984.

Matsiengui-Boussamba, Joseph. Enquête sur le mythe dans la société Gish: Mulombi Landemwil." Rapport de licence, Université Omar Bongo, Libreville, 1989.

Mayer, Raymond. "Contribution a tine explication des nomenclatures de parente Gabonaise." Unpublished document, Département de Sociologie, Université Omar Bongo, Libreville, 1977.

Mbigui, Mathias. "Recherche sur l'histoire de Sindara (1858-1946)? Mémoire de maîtrise, Université Omar Bongo, Libreville,1984.

Mboumba, Pascal. 'Contacts historiques culturels entre Mitsogo et Fang au Gabon? Mémoire de maîtrise, Université Paris I, 1981.

 Mboumba-Bouassa (Mbumb-Bwas) Florent. "Genèse de l’Église du Gabon: Étude historique etcanonique." Thèse de doctorat, Université de Strasbourg, 1972. M

Metegue N'Nah, Nicolas. "Le Gabon de 1854 à 1886: 'Présence française et peuples autochtones." These de doctorat, Universite Paris I, 1974.

 Meyer, R. P. "Hiérarchie des clans (bifumba): ethnics (malongo): tribus, peoples."  (circa 1960).

Mombo Maganga, Charles. "Un siècle d'histoire varama: Seconde moitie du 19' s., première moitie du 20' s." Memoire de maîtrise, Universite Omar Bongo, Libreville, 1986. "Naissance a développement du pouvoir gimondu chez les Varama au 15' siècle."

Moukaou-Mouketou. Olivier. "Etude du systeme traditionnel de communication chez La Bapunu du Gabon." Memoire dc maitrise. Universite Omar Bongo, Libreville, 1985.

Moulengui-Boukossou, Vincent. 'Une population flottante dans un espace non-maitrist: La population de la foret gabonaise." These de doctorat, Universite Paul Valery, Montpellier III. 1985.

 Moulengui-Mouele. "Esquisse d'Etude monographique sur unc ethnic gabonaise: Le Cas des Sangu dans Ia premiere moitie du 19' siecle." Memoire de maitrise, Universite Omar Bongo, Libreville, 1983.

 Mounanga, Loundou. "Uexploitation de l'or a Eteke (Gabon) de 1937 a 1960: Esquisse historicoaonomique. Memoire de licence, Universite Omar Bongo, Libreville. 1981.

Moundjegou-Magangue, Pierre. "Litterature orale africaine et problem« de Ia traduaion: Essai sur la linerature des Bajag du Gabon." Memoire de maitrise, Universitt Paris VIII, 1974.

 Mounga Mouloungui, Eugenie. "Contribution a l'histoire de Mouila des origines a 1971." Memoire de malaise, Universite Omar Bongo, Libreville, 1984.

Mounguengui-Nzigou, Faustin. "Les résistances des populations de la Nyanga (Sud- Gabon) contre ('implantation coloniale française 1844-1911." Mémoire de maîtrise,

Raranga-Atoz, Anges. "Les résistances  gabonaises a impérialisme de 1870 a 1914." Thèse de doctorat, Ecole Pratique des Hautes Études, Paris, 1973.

 Sillans, Roger. "L:apport des explorations 3 la connaissance du milieu naturel gabonais de 1843 à  1893: La rencontre de deux civilisations? These de Doctoral d'Etat, Universiti Paris I, 1987. -

-"L:apport des explorations a Ia connaissance du milieu nature! gabonais de 1843 a 1893." These de doctorat, University Bordeaux III, 1981.

- "Motombi mythes a enigma iniriatiques des Mitsogho du Gabon central: Route de la vie." These de doctorat, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris, 1967.
New York: Garland Publishing, 1982. -

-- Jean, Suzanne. La jacheres en Afrique trepitale: Interpretation technique a fimtihr. Paris: Institut d'ahnologle, 1975. Josef, Paul-Ernest. La socials unites des hommes leopards en Afrique noire. Paris: Payot, 1955.

Kassa Mould, Romain. La contes Bapunu. Libreville: Imprip, 1986.

KWENZI-MIKALA J.T., 1997, Mumbwanga. Récit épique, Libreville, Editions Raponda Walker, 24 p. 
KWENZI-MIKALA J.T., s.d., Contes du Gabon, Paris, ACCT, 80 p. 
KWENZI-MIKALA J.T., s.d., Parémies d’Afrique centrale, Libreville, Editions Raponda Walker, 62 p.

Le Testu, Georges. Notes sur coutumes Bapounou dam Ice circonscription de k Nyanza. Caen: J. Elaulard la Briar, 1918.



La liste reste à être réactualiser et à compléter.





Jul 20, 2019

Les startégies de guerre des généraux du clan punu dijaba

La devise du clan des dijaba:

Dìdjáb mìkwâl,
ìsàmbwâl yì bâtù ìmàrâŋg kàm 
Didjab du village Mikwalu.
Sept personnes (généraux ) qui se sont battues avec des milliers.


"En 1558, les bajag sous la direction des généraux du clan punu dijaba envahirent la Province du Nord Est, Mpata et Mpangu. Divisés"en compagnies ayant chacune un chef, les Bajags marchaient sous la conduite de ELEMBE-ZIMBO aidé de sa femme TEMBA-NDUMBA. Dans une poussée formidable, ils franchirent le Congo moyen envahirent MPATA, MPANGU, MPEMBA, et s'avancèrent jusqu'à SOGNO". Ils mirent le royaume à feu et à sang et définirent toutes les troupes envoyées contre eux. Deux souverains du KONGO tombèrent sur le champ de bataille en 1567. ALVAROT 1er qui monta sur le trône de KONGO en 1568, fût vaincu aux abords même de sa capitale, contraint de se retirer dans la ville avec de lourdes pertes. Les BAJAG mirent le siège devant la ville qui fût prise et livrée au pillage. Le Roi réussit à s'enfuir avec sa cour et quelques ressortissants portugais. Après le sac de la ville royal;les différents groupes BAJAG se répandirent de par le royaume. Les BAKONGO des plaines s'enfuirent dans les montagnes et une grande famine s'abattit sur le pays ; des milliers de personnes moururent de faim, donc la famine et la peste. Tirant profit de cette situation les Portugais accentuèrent le trafic des esclaves, les Bakongos se vendirent les uns les autres sans excepter des membres de la famille royale et des principales familles du royaume. Les Portugais n'eurent plus aucune peine à charger leurs cargaisons pour ravitailler la métropole. La victoire des BAJAG sur le Roi de Kongo ne fut point définitive : celui-ci noua des relations diplomatiques avec le Portugal, entretenant à sa cour des conseillers Portugais, fit appel à l'armée du roi du Portugal. Dom Sébastien, Roi du Portugal ne se fit pas prier, il dépêcha le général FRANCISCO de GOUVEIA à la tête de six cent soldats Espagnols et d'un grand nombre de mercenaires assoiffés d'or. En 1574, DE GOUVEIA arrive au Kongo avec ses hommes et attaquent les BAJAG qui résistèrent farouchement à la coalition de DE GOUVEIA et des troupes de Kongo. Malgré la bra- voure et l'ardeur des combattants, les Bajag furent vaincus à plusieurs reprises grâce à des bombardes et des arquebuses. En 1578, les coalisés vinrent à bout du dernier détachement des Bajag qui occupaient l'ile de LOANDA, centre principal des Portugais. Victoire chèrement payée par les Portugais, con- séquence désastreuse pour les Bajag ; état détruit, armée désorganisée, chaque compagnie ou groupe essaie alors de se tailler un territoire par la force des armes. L'unité des Bajag était compromise pour de longs siècles. La défaite va émietter le groupe ethnique.Les Bajag des compagnies de l'Ouest franchirent le fleuve Congo au Nord de SAN SALVADOR et s'établirent en plusieurs groupes distincts dans la vallée/du KWILU-NYARI, Ce sont les Ancêtres des Bavili, Bayombe, Bakunyi. VAN WING affirme qu'ils s'y fixèrent et finirent par adopter des moeurs plus humaines transforment ainsi la société Loango. Cependant certains d'entre eux poursuivent leur marche jus-qu'au delta de l'Ogowè. Ce sont les BAVAREM, mentionnés surles cartes du XVIlè siècle sous le nom de BRAHAMAS.D'autres, après avoir suivi les plaines de la NYANGA et de la NGOUNIE, s'établirent dans les régions montagneuses et dans la partie Nord de la savane de Tchibanga, ce sont les Bapunu, Batsangi, Banzebi, Massangu, Balumbu,Gisir et Bavungu.

Aug 6, 2017

Buanga la mère du peuple punu





Abstract:
Buanga is the primordial ancestor, the mother of the Punu people, she represents the ancestor of technology and invention, she bequeathed her know-how to her children. It is from her that the Punu people derive the DNA of the organization, to combine, to knot, to develop, to establish and to manufacture.


Buanga veur dire tisser.

Buanga est l’ancêtre primordiale, la mère du peuple punu, , elle représente l’ancêtre de  la technologie et de l'invention, elle légua son habileté à ses enfants. C'est d'elle que le peuple punu tire l'ADN de l’organisation, de combiner, de nouer , d’élaborer, d’établir et de fabriquer.


 BUANGA est décomposé en BUA qui veut dire créer, démontrer son importance; et NGA qui veut dire la lumière divine, alors BUANGA signifie la création divine la plus importante, la démonstration de la lumière divine la plus importante car c'est à elle qu' appartienne la multiplication des hommes, la fécondité en vue de pérenniser l'œuvre de DIEU. Aussi, BUANGA viendrait du verbe U BUANGUE qui signifie tisser,  racoler, natter, créer. En somme, BUANGA c'est la lumière divine créatrice manifestée par l'impulsion de NDINGA la voix lumineuse de DIEU.

Les synonymes de Buanga sont  : combiner,  manigancer, ourdir tresser , tramer, machiner , préparer, monter , fabriquer, arranger , agencer , nouer, conspirer , comploter, aménager , brasser , brocher , broder, entrelacer.   

La mère des punu s'appelait Bouanga, Igorhu Bouengu ou Ndeyi.
Bouanga était belle, propre et noire. Elle était noire dans toute la perfection de son type, avec ses grands yeux noirs veloutés et son nez.

Elle était intraitable, belle, fière, volontaire, tenace et inébranlable. Elle était une cultivatrice avec des grands talents de chasseresses, aussi elle donna naissance à Bujala, Mitsimba, Bibamba, Bagambu, Bumwele, Yongu, Mitsumba, Badumbi, Dijaba, Dikanda, Ndingi, Bavela.

e, 1884, p. 166).

Jan 28, 2017

La Bataille de Fort-sampic, Malaga et Kembele par nos frères Mitsogho




Les français marchèrent sur l'un des villages Tsogho, Malaga, qu'ils prirent d'assaut et surnomerent fort Sampic avant de reprendre Kembele,. Malgré les promesses et cadeaux les Mitsoghos refusèrent résolument de rentrer en contact avec les francais,

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LA bataille des Jagas à San Salvador




Il serait intéressant de connaître toute l'histoire des Bajag, groupe originaire des Punu, malheureusement ignorant comme beaucoup de peuples Africains l'Ecriture, ils ne se sont faits connaître que très tard à travers leurs luttes contre l'hégémonie Européenne. Ainsi les Bajag sont mention nés dans l'histoire dès le XVè siècle. Tout ce que nous savons, c'est qu'on leur attribue les premières incursions des barbares dans le Nord du royaume Kongo. Ensuite on les voit s'activer dans les diverses relations de commerce des commerçants très actifs, des guer- riers intrépides formant le mercenariat des chefs de la cuvette congolaise, voire des Portugais de l'Angola. Du Xllè

(1) MAGANG-MBUMB - :O Les Bajag du Gabon, ,o-.Óp. cit. p. 15.

au XIXè siècle, plusieurs auteurs leur attribuent le monopole des transactions commerciales entre les côtiers et les Batékés. D'après BALANDIER qui note qu'en février 1906, le rapport du chef de poste de Tchibanga indiquait : "depuis des années les tribus Bayaka ne vivaient que de leur commerce d'intermédiaires. Lasuppression de la traite des esclaves, la fer- meture des cases à sel du littoral e t l a pénétration des com-merçants Européens ont complètement changé la situation(1). Ce commerce d'intermédiaire d'après VAN WING existe depuis le XVIlè siècle(2). Au XlXè siècle en fait les Bajag seront les premiers dans le bassin du Congo à prendre les armes pour repousser l'invasion Européenne. Mais la question est, qui sont-ils ? D'après Avelot "les Bajag seraient issus de.la race guerrière nilotique KWAFI-MASAI du haut Zambèze" (3) Plusieurs auteurs soulignent que les Bajag ou Jaga portaient déjà leur nom dans leur pays d'origine lehaut Congo. La question de leur migration  en direction Nord est mal connue. On s'accorde à dire qu'ils se virent obligés de s'expatrier soit sous la pression de leurs congénères,


(1) BALANDIER(G) Sociologie Actuelle de l'Afrique Noire, Paris 1971, p.44. (2) VAN WING ; Etudes BAKONGO, Sociologie, Religion et Magie, Bnuxelles, 1959, p.22. (3) AVELOT op. cit. pp.75-216.

soit à la suite d'une peste bovine. Privés de leurs terres, ils se virent contraints d'attaquer le royaume de KONGO. "En 1558, ils envahirent la Province du Nord Est, Mpata et Mpangu. Divisés"en compagnies ayant chacune un chef, les Bajags marchaient sous la conduite de ELEMBE-ZIMBO aidé de sa femme TEMBA-NDUMBA. Dans une poussée formidable, ils franchirent le Congo moyen envahirent MPATA, MPANGU, MPEMBA, et s'avan-cèrent jusqu'à SOGNO"(1). Ils mirent le royaume à feu et à sang et définirent toutes les troupes envoyées contre eux. Deux souverains du KONGO tombèrent sur le champ de bataille en 1567(2). ALVAROT 1er qui monta sur le trône de KONGO en 1568, fûtvaincu aux abords même de sa capitale, contraint de se retirer dans la ville avec de lourdes pertes. Les BAJAG mirent le siège devant la ville qui fût prise et livrée au pillage. Le Roi réussit à s'enfuir avec sa cour et quelques ressortissants portugais. Après le sac de la ville royal< les différents groupes BAJAG se répandirent de par le royaume. Les BAKONGO des plaines s'enfuirent dans les montagnes et une grande famine s'abattit sur le pays ; des milliers de personnes moururent de faim. Au désastre militaire s'ajouta

(1) VAN WING : Etudes BAKONGO p.22. (2) BALANDIER(G) :

La vie quotidienne au royaume de KONGO du XVlè siècle au XVIIlè siècle, Paris, 1965,p.57. donc la famine et l a peste. Tirant profit de cette situation les Portugais accentuèrent le trafic des esclaves, les Bakongos se vendirent les uns les autres sans excepter des membres de la famille royale et des principales familles du royaume. Les Portugais n'eurent plus aucune peine à charger leurs cargaisons pour ravitailler la métropole. La victoire des BAJAG sur le Roi de Kongo ne fut point définitive : celui-ci noua des relations diplomatiques avec le Portugal, entretenant à sa cour des conseillers Portugais, fit appel à l'armée du roi du Portugal. Dom Sébastien, Roi du Portugal ne se fit pas prier, il dépêcha le général FRANCISCO de GOUVEIA à la tête de six cent soldats Espagnols et d'un grand nombre de mercenaires assoiffés d'or. En 1574, DE GOUVEIA arrive au Kongo avec ses hommes et attaquent les BAJAG qui résistèrent farouchement à la coa- lition de DE GOUVEIA et des troupes de Kongo. Malgré la bravoure et l'ardeur des combattants, les Bajag furent vaincus à plusieurs reprises grâce à des bombardes et des arquebuses. En 1578, les coalisés vinrent à bout du dernier détachement des Bajag qui occupaient l'ile de LOANDA, centre principal des Portugais. Victoire chèrement payée par les Portugais, con- séquence désastreuse pour les Bajag ; état détruit, armée désorganisée, chaque compagnie ou groupe essaie alors de se tailler un territoire par la force des armes. L'unité des Bajag était compromise pour de longs siècles. La défaite va émietter le groupe ethnique. Les Bajag des compagnies de l'Ouest franchirent le fleuve Congo au Nord de SAN SALVADOR et s'établirent en plusieurs groupes distincts dans la vallée/du KWILU-NYARI, Ce sont les Ancêtres des Bavili, Bayombe, Bakunyi. VAN WING affirme qu'ils s'y fixèrent et finirentpar adopter des moeurs plus humaines transforment ainsi la société Loango. Cependant certains d'entre eux poursuivent leur marche jusqu'au delta de l'Ogowè. Ce sont les BAVAREM, mentionnés sur les cartes du XVIlè siècle sous le nom de BRAHAMAS. D'autres, après avoir suivi les plaines de la NYANGA et de la NGOUNIE, s'établirent dans les régions montagneuses et dans la partie Nord de la savane de Tchibanga, ce sont les Bapunu, Batsangi, Banzebi, Massangu, Balumbu, Gisir et Bavungu.

Autre livre:

The Tio Kingdom of The Middle Congo: 1880-1892