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Apr 30, 2019

Le Saviez-Vous?

Le Ndengi est le pagne par excellence de la communauté punu et bajag!

Pour faire un Ndengui (un pagne) on cousait ensemble plusieurs bongo ou carré de toile raphia dont certains échantillons sont tramés de fiches teintées à la poudre de bois rouge ou par décoction d'une graine colorante ou noircies par rouissage ou décoction de feuilles et même d'un métal ferrugineux... Les couleurs obtenues sont : deux sortes de rouge, noir, violet, jaune d'or, que l'on combine à la trame naturelle de la pétiole du palmier raphia en motifs géométriques... Ce tissu servait de pagne, on pouvait également en faire des moustiquaires, il servait également de valeur monétaire.



Dec 8, 2015

Motifs Ndengi


Ndengi punu


Nov 16, 2015

Le raphia punu Ndengui




Nov 12, 2015

Ndengui ordinaire

Le Ndengui: faire un Ndengui (un pagne) on cousait ensemble plusieurs bongo ou carrés de toile de raphia dont certains échantillons sont tramés de fiches teintées à la poudre de bois rouge ou par décoction d'une graine colorante ou noircie par rouissage ou décoction de feuilles et même d'un métal ferrugineux. Les couleurs obtenues sont : deux sortes de rouge, noir, violet, jaune d'or, que l'on combine à la trame naturelle de la pétiole du palmier raphia en motifs géométriques.

Ndengui






Mar 29, 2013

Les differents types de Raphia chez les punu

Les différents types de Raphia chez les punu sont:

Le plain tissus raphia :     


















  • ngombu:  pièce de raphia tissé formée de plusieurs lés(morceaux de raphia),cousus ensemble. Le ngombou est un pagne raphia de qualité supérieur, semblable à la soie, doux mélangé avec les fibres d'ananas les anciens fabriquaient mêmes les toiles moustiquaires avec cela.
  • massieli est un pagnes de raphia patchwork.
  • ndengui est un pagne de raphia patchwork

La fonction sociale


Il existait plusieurs sortes de raphia punu. Le raphia ngombu était utilisé lors des danses, l'habillement des danseurs de masques, les mariages , les occasions funèbres  et servait aussi comme valeursd’échanges.

Généralement  le nouveau née était enveloppe dans un tissu de raphia, les jeunes initiés aussi portaient le raphia.

Selon Phylis Martin ,dans le royaume de Loango\e  seulement l’autorité en place et les anciens pouvaient porter des magnifiques costumes de raphia, il était interdit de les porter ou de les vendre à des personnes sans l'autorisation du souverain. Tout ce qui trépassait cette lois était punis. Il produisait un pagne de raphia appelé panos nsambe.

On enterrait autrefois le défunt dans un long drap de raphia et la qualité de ce tissu dépendait de la richesse de la famille et celui du défunt.

Le raphia était  très développé autrefois, il y avait  des modèles très sophistiqués, avant qu'il ne décline au profit des importations des pagnes européens et d'indes dès le XVIe siècles. 

Le tissage du raphia était une activité masculine. Il existe le raphia ordinaire ngombu, le raphia que portait les chefs fumu le maghène ou  ntango ( nta: pagnes en bantou, et Ngo abréviation de panthères, raphia  panthères),  le raphia pour les riches, le ndengui et le massieli. Il y avait aussi le pagne raphia  très fins de grande qualité (dubongou) et le pagne raphia en velours mélangé avec les fibres d'ananas..

La confection du raphia que portait les hommes se différenciaient de celui  des femmes.

Chez les punu la plus petite unité de raphia est  dubongu, c’est l’équivalent du tsulu chez les téké et du lubongo chez les kongo. Le petit carré  mesurait approximativement 40 x 40 cm ou de
50 à 60 cm.

Les motifs et symboles

Les  motifs étaient  généralement divers,  il y avait les motifs qui ressemblent à ceux des scarifications  punu, les motifs qu'on trouvent dans les  nattes comme tsasse, mussande, bibaga, itsindi, niambe. Le motifs du triangles, des points, réseaux de losanges etc...

Certains pagnes de  raphia étaient très  rares et  porter par les chefs avaient les dessins de certains animaux  des contes par exemple l' éléphant,l'antilope(la ruse et l'intelligence) chimpanzé, le mamba noir(muduma), le mamba vert(mubamba), l'hiippopotame (mfubu), l'aigle(Mbire), la civette(Nzobu, celui qui apporte la fertilité d'un sol et augment la production agricole), Silure(Ngole, pour la pêche ), hyène(Miyinzi, pour la chasse),panthère(Maghène pour la chasse, la bagarre et la marche)... On
peut ajouter les animeaux  totemiques de chaque clan aux pagnes taphia..
Clans
Totems
-badû:mb i
la mangouste
(yitsalâla j bitsalâla)
-bajê:ngi
le perroquet
(kusu j bakusu)
-buj a 1a
lapanthère
(mayêna j mayêna)
- bumwe 1 i
l'aigle blanchard
(mbria j bambira)
-d i bâmbakad i
la souris
(guya j baguya)
-d i j aba
la tortue
(yibonga j bibonga)
-dikâ:nda
l'éléphant
(nzayu j banzayu)
-minzû:mba
le gorille
(yibûbu j bibûbu)
-nd î:ngi
le crocodile
( ng â:ndu j ba ngâ:nd u)

Il y avait aussi les motifs géométriques tels  que le triangle, le losange, les lignes ondulées, double triangles, le cercle. Les motifs et couleurs se différenciaient d'une localité a une autre, de sorte que le pagne  raphia de Mouila se différenciait de celui  de Moabi ou  de Tchibanga par les couleurs et motifs.



Illustration pièce Kuba


LES COULEURS

Les couleurs obtenues sont : deux sortes de rouge, noir, violet, jaune d'or, que l'on combine à la trame naturelle de la pétiole du palmier raphia en motifs géométriques.Teinté de quelques franges de fibre rouge, il est réservé aux dignitaires.Le raphia prenait le nom d'un animal en fonction de la couleur de certains franges de fibre.

Pour l'obtention des étoffes multicolores, les tisserands teintaient les fibres avant de les tisser. la couleur noire s'obtenait en faisant bouillir dans une grande marmite des espèces d'un cailloux noir vifs appelés Magogu que l'on ajoutait au fruit, feuilles et écorce d'un arbuste mumbucini alchorena cordifollia Mull. Arg.) auxquelles il fallait aussi adjoindre les écorces de noisetiers : mugumunu ( coulus edullis baill) le tout était pilé, mélangé à l'huile de palme et mis à bouillir dans une marmitte d'eau aux trois quart. Lorsque les fibres ont pris de la couleur on apportait la marmite et son contenu à la rivière. Là bas on procédait au lavage des fibres en frottant avec de la terre glaise avant de les rincer a grandes eaux. Enfin ils étaient mis à sécher au soleil avant de les tisser.


La couleur rouge pour autant demandait moins d'effort de travail car elle était entretenue à partir des fruits de l'arbuste dénommé ngunci-bamba (bixa-orellena L.) des noix de palmes mures crues et parfois un morceau de l'arbre de couleur rouge sang: isugu. le tout mis dans la marmite et bouillie l’opération de nettoyage était toujours la même sauf qu'on passait directement au rinçage sans enduire les fibres de terre glaise au préalable.

les tisserands passaient ensuite au tissage. La pièce d’étoffe tissée: dibongu; et l’assemblage de plusieurs d'entre elles donnaient ce qu'on appelait ngombu ; ndengi ou encore masieli. Pour arriver à ce stade l’opération duraient durant plusieurs jours.



ÉTOFFES
Le ndengui est l'étoffe de raphia chez les punu, composé de plusieurs petits rectangles de raphia.
Le ndengui sert à l'habillement, à la décoration, ameublement, couvre-lit etc. Du Chaillu remarque dans tout le Gabon les pièces de tissu, mbongos, dont sont faits les pagnes, ndenguis.




 Illustration pièce Kuba

LE PORT 

Le port du tissu se raphia était porté autour de la taille et parfois sur l’épaule comme signe de prestige.
Il y avait deux formes de  petits raphia et deux formes de longs raphias..



Illustration pièces Kuba


DESSINS
Yisibu na Tsyiesi, l"antilope


Oct 8, 2012

Les derniers vraix punu.

Les derniers vraix punu sont ceux qui  commémorent les savoir faire  de leurs pères, ils portent le Ndengui. aiment la brousse, la famille même s'ils travaillent en ville. Leurs maisons sont décorées des vases, poteries, et nattes punu. On les appelle les irréductibles. Quand ils assistent aux obsèques d'un ancien ils portent autour des reins ou sur l’épaule le Ndengui, pour les plus riches ils le portent pendant les mariages à la coutume. Ils apprennent à leurs enfants le bukulu. Ils gardent précieusement leur héritage artistique bien qui sont ouvert à l'innovation et à la créativité. Ils écoutent ou jouent le sanza, ou le pluriac Nsambi, leurs femmes préparent dans les marmites en terre cuite,  ils collectionnent les nattent et aiment aussi la vannerie. Ils ont l'amour de la vérité et du débat. Ils ont une passion pour la culture, la chasse et la pèche. Ils aiment parler  en Yipunu. Ils sont très peux friands des produits occidentaux.  . Ils aiment conserver l'eau dans leurs gourdes ou gargoulettes.Ce sont des innovateurs. Ils ont l'esprit du muteti le commerce.. Ces punu là  ne sont plus nombreux. Si tu l'es pas tu peux le devenir.

Sep 20, 2012

Comment faire un ndengui?

Les textiles punu
Avant l’arrivée des blanc les punu ignoraient les pagnes et se vêtaient d'un espèce de tissu obtenu à partir des écorces battues et traitées d'un arbre appelé Katu et d'un tissu de raphia Ngombu. Ils étaient d'habiles artisans, les fibres étaient tirées d'une plante de la famille appelée Dyinimbe et séchées aux soleil puis les tisserands les passaient au métiers à tisser vertical et de construction compliqué.

Pour l'obtention des étoffes multicolores, les tisserands teintaient les fibres avant de les tisser. La couleur noire s'obtenait en faisant bouillir dans une grande marmite des espèces d'un cailloux noir vifs appelés Magogu que l'on ajoutait aux fruitx, feuilles et écorce d'un arbuste mumbuctsini alchorena cordifollia Mull. Arg.) auxquelles il fallait aussi adjoindre les écorces de noisetiers : mugumunu ( coulus edullis baill) le tout était pilé, mélangé à l'huile de palme et mis à bouillir dans une marmitte d'eau aux trois quart. Lorsque les fibres ont pris de la couleur on apportait la marmite et son contenu à la rivière. Là bas on procédait au lavage des fibres en frottant avec de la terre glaise avant de les rincer a grandes eaux. Enfin ils étaient mis à sécher au soleil avant de les tisser.


La couleur rouge pour autant demandait moins d'effort de travail car elle était entretenue à partir des fruits de l'arbuste dénommé nguntcii-bamba (bixa-orellena L.) des noix de palmes mures crues et parfois un morceau de l'arbre de couleur rouge sang: isugu. le tout mis dans la marmite et bouillie l’opération de nettoyage était toujours la même sauf qu'on passait directement au rinçage sans enduire les fibres de terre glaise au préalable.

les tisserands passaient ensuite au tissage. La pièce d’étoffe tissée: dibongu; et l’assemblage de plusieurs d'entre elles donnaient ce qu'on appelait ngombu ; ndengui ou encore massieli. Pour arriver à ce stade l’opération duraient durant plusieurs jours.

Les étoffes ainsi produites servaient à la fabrication des vêtements du village ou a être échangées avec celles ethnies voisines.

Chaque localité se distinguait par le choix des couleurs et des motifs que par la qualité.
Et grâce aux  echanges inter et intra-ethnique, le savoir faire passait ainsi d'une ethnie à une autre de nos jours , le mode vestimentaire à bien changé , les quelques ndengui qui existaient datant d'un siecle.
 Ici un  exemple de Ndengui