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Jul 11, 2019

2. Interprétation du conte par Ginette Flore Matsanga Mackossot

 

2. Interprétation du conte

 

 2.1. Les épreuves

 L’interprétation que nous proposons tient compte du contexte punu car la compréhension des éléments culturels contenus dans ce conte ne peuvent être accessibles qu’en se référant à ce groupe linguistique du sud du Gabon. Le conte que nous analysons est traversé par les schèmes fondamentaux de la mort et de la résurrection qui caractérisent l’initiation dans le rituel social. Il s’agit dans ce conte de l’accession à la connaissance par le biais de l’initiation, laquelle initiation impose des épreuves difficiles à subir. La première épreuve est sans conteste ici, celle de la faim et de la soif, ce qui est une nécessité dans la réalité des rites initiatiques. En effet, le candidat à l’initiation doit être à jeun, léger, pur ; il doit éprouver de la faim et de la soif, cela correspond de manière symbolique à une soif de connaissances. Le fait que la panthère ne résiste pas à cette épreuve présage déjà de son échec à l’initiation, c’est elle qui propose à la gazelle de tuer leurs mères : « Chuuuuut !!! C’est un secret, je suis venu te proposer de tuer nos mères pour palier quelques jours à la famine qui nous terrasse en ce moment ». L’initiation est symbolisée dans un premier temps par la rencontre de la panthère avec le personnage de Direkulu dans la chambre de ce dernier. La première épreuve que la panthère doit subir est celle de supporter l’odeur de puanteur que dégage Direkulu ; malheureusement il n’aura pas l’occasion de passer la deuxième épreuve qui consistait à asperger la poudre magique qui devrait le conduire jusqu’à sa proie (la mère de la gazelle). La panthère échoue lamentablement puisqu’elle ne respecte pas la consigne donnée par Direkulu. Ici apparaît clairement une notion très importante dans la société traditionnelle africaine. Comme toute société organisée, la société punu est régie par des règles, des normes où le tabou et l’interdit font partie de la coutume. Le non respect ou la violation de certains principes, de l’interdit, entraine des conséquences graves alors que l’observation ou le respect scrupuleux de ceux-ci met l’individu à l’abri des représailles. Cette réalité n’est pas en reste dans la pratique initiatique qui consacre et renforce la sacralité du pouvoir en assurant une certaine protection. La panthère ne connaîtra pas ce bonheur, il sera au contraire voué à une mort sociale pour n’avoir pas respecté un interdit : « Ô quelle odeur ! Depuis combien de temps ne t’es–tu pas lavé ? Je vais vomir, j’ai la nausée, tu es trop sale et je comprends pourquoi dit-on que tu es la risée de tout le monde ici !!! ». Alors qu’il lui a été recommandé de ne manifesté aucun sentiment de dégout face à « l’homme-animal », la panthère va se distinguer par des paroles désobligeantes vis-à-vis de celui qui devrait lui montrer le chemin de la connaissance. Mais il faut dire que cette attitude de la panthère n’est que la suite logique d’une grave transgression dès le départ. En effet, elle a tué, de ses propres mains, sa mère ! Or dans la société punu, la mère est un être dont le caractère sacré induit soit la bénédiction, soit le malheur. La panthère a brisé un des principes de la tradition orale qui est également un des dix commandements de la bible : tu ne tueras point ! L’initiation intervient ensuite lorsque la gazelle tombe en fuyant au moment où il aperçut la panthère devant sa maison. La chute de la gazelle signifie que cette dernière n’a pas encore atteint sa maturité qu’elle va finalement acquérir par l’initiation. Cette chute va le conduire dans une chambre sombre où elle se retrouve face à un être surnaturel.Sa quête de la connaissancenesera que la répétition en actes positifs cette fois-ci, de l’épreuve vécue par la panthère.Notons que la connaissance qu’il acquiert est symbolisée dans le conte par une poudre magique que lui remet Direkulu. Direkulu, « L’homme-animal » lui, symbolise dans le conte les ancêtres et les forces surnaturelles qui président à toute initiation. Il joue alors le rôle de messager de l’au-delà. Toutefois, il peut également être considéré comme étant l’incarnation de la science occulte dans un sens plus général. Dans la société traditionnelle punu en effet, cette catégorie de personnes a un statut particulier et y occupe une place de choix. Elle détient une science redoutable dont le pouvoir émane de sa communion permanente avec le monde des esprits. Présenté souvent comme un être étrange (il est « mi-homme », « mi-animal », il possède plusieurs attributs ; tantôt il est guérisseur, jeteur de mauvais sorts, protecteur ; tantôt il est le justicier de la société. Les fétiches qu’il utilise sont considérés comme des catalyseurs d’énergie qui peuvent être des objets de toutes natures, des « gris-gris » auxquels on attribue un certain pouvoir. Dans notre conte, il s’agit d’une poudre magique : « Prends cette poudre que tu vas frotter sur tout ton corps, gardes-en un peu, car tu en auras besoin plus tard. En sortant de cette chambre, ne te retourne pas ; marche devant toi sans prendre ni la gauche ni la droite. Toutefois, si une difficulté se dresse devant toi ou si tu veux qu’un désir s’accomplisse, mets-en un peu sur ta langue et dis seulement « galu-galu ». La poudre a ici valeur de « secret », de connaissance suprême révélée et transmise par « L’homme-animal ». Cette poudre qui permet à la gazelle de se transformer en une belle créature a la même valeur que les objets magiques décisifs qui, dans les contes africains, garantissent le succès de la quête. C’est ainsi qu’elle fait d’elle un être parfait qui fait agir, qui fait faire des actes même les plus insensés ; elle permet également d’acquérir des valeurs spirituelles, une grande maturité, de la fécondité, en somme une assise sociale. On assiste donc à une forme de renaissance de la gazelle à travers sa transformation ; elle renaît de la mort initiatique à une nouvelle vie, elle passe d’une étape inférieure à un palier supérieur, du stade d’adolescent à celui d’adulte : « .La jeune fille dit galu-galu, elle redevint gazelle, alla chercher sa mère et rencontra une femme qu’il épousa et fonda une grande famille ». Soulignons que l’accession à la connaissance constitue, pour ceux qui la détiennent, un grand privilège en ce que celle-ci procure un pouvoir de domination sur ceux qui ne l’ont pas. C’est exactement ce à quoi la gazelle transformée en jeune fille va se livrer car sa parole induit directement l’action ; tout ce qu’elle demandera à la panthère sera exécuté au point d’amener cette dernière à s’arracher le cœur : « Maintenant que je n’ai plus ni griffes, ni queue, ni crocs, ni même les yeux pour te voir, viens donc manger ! » La jeune femme : « d’accord, mais je vais te demander juste une dernière chose car il y a encore une seule chose qui me fait peur. Les battements de ton cœur m’effraient, alors arrache ton cœur ! La panthère mit ainsi lui-même fin à ses jours en s’arrachant le cœur ».

 2.2. Les ingrédients de l’initiation

 Dans les sociétés traditionnelles, les pratiques culturelles sont régies par les notions de temps et d’espace mais aussi par certains éléments tels que la forêt et l’eau. Dans le conte qui fait l’objet de notre étude, la chambre noire constitue le premier lieu où se déroule la première phase de l’initiation qui va ensuite se poursuivre dans la forêt qui est le lieu de prédilection des échanges entre les vivants et les morts, un espace d’équilibre entre le monde physique et métaphysique. C’est dans la forêt que s’achève en réalité l’accomplissement de l’initié. La chambre noire renvoie à l’image du labyrinthe qui apparaît souvent dans les contes africains et qui annonce également la présence d’un carrefour (ou plusieurs chemins) qui met le héros (candidat à l’initiation) face à la difficulté de choisir le bon chemin qui le conduira sur la voie de la connaissance. Cet espace exprime ainsi un univers clos et piégé qui met parfois l’accent sur le caractère étouffant de l’enfermement avant de se transformer en un chemin presqu’infini conduisant au lieu final où se jouera le destin du héros. Mais dans le présent conte, « le héros positif » est aidé par l’initiateur, Direkulu, l’incarnation d’un ancêtre de la gazelle qui lui remet une poudre magique « multifonctions ». La forêt, lieu initiatique capital, est un espace de résurrection qui sépare le monde profane du sacré. Elle y regorge plusieurs éléments de la nature qui sont des symboles de la purification (l’eau à travers la rivière située à coté du fromager), de l’élévation (le fromager) de la fécondité (le creux du fromager). L’arbre de l’initiation n’est pas choisi au hasard. Le fromager (mufume) est une des espèces les plus signifiantes de l’univers végétal punu. Tous ses éléments (feuilles, écorces, racines) sont utilisables par l’homme pour des besoins médicinales. En outre, il présente l’avantage de former un creux au centre du tronc ; ce creux est considéré dans l’imaginaire punu tantôt comme un refuge, une cachette, tantôt comme un univers utérin, mais surtout comme le village des ancêtres. La veille de l’initiation, les maîtres initiateurs y conduisent tous les candidats pour demander aux ancêtres si les néophytes sont aptes ou non à subir cette épreuve. Cette phase de pré-initiation appelée « ifunde » est une étape importante au cours de laquelle les candidats sont préparés physiquement et spirituellement en subissant une sorte de purification : ils sont enduis d’une mixture composée de feuilles, d’écorces et de racines du fromager mélangées à « autre chose » avant d’être lavés dans une rivière située à côté de « l’arbre de l’initiation ». Cet arbre est donc le symbole de l’ancestralité, celui vers qui on se tourne lorsque survient une quelconque difficulté. C’est cette réalité que l’auteur congolais Alain Mabanckou (2006 : 43) dévoile dans son roman Mémoires de porc-épic à travers le personnage du porc-épic lorsque ce dernier va se refugier au pied du baobab et s’adresse à lui en ces termes : « Mon choix de me cacher à ton pied n’est pas le fait d’un hasard, je n’ai pas hésité un seul instant dès que je t’ai aperçu en longeant la rivière, je me suis dit que c’est là que je m’abriterai, je veux en fait tirer profit de ton expérience d’ancêtre (…) » L’arbre, en l’occurrence le fromager, est un lieu de refuge, un lieu de protection qui préserve du danger ; c’est d’ailleurs ce lieu que choisit la gazelle pour mettre sa mère à l’abri du danger qui la guette face à la panthère. Il est aussi un lieu de délivrance et de purification, le symbole de la sagesse et du savoir.

 2.3. Le rapport conte / société actuelle 

 Un rapport entre les éléments du conte et la société actuelle peut être établi. Soulignons que l’enseignement ou l’éducation par le conte à travers diverses épreuves que subissent les héros négatifs et positifs (la panthère et la gazelle) sont en réalité, le parcours de l’individu en quête de réussite sociale. Celui-ci est parfois confronté à plusieurs difficultés, à des situations complexes. C’est grâce à son endurance à affronter la vie, par des aptitudes à surmonter les vicissitudes de cette vie, qu’il sera admis ou pas à certains grades ou strates de la société. L’individu, candidat à l’élévation spirituelle ou intellectuelle est obligé de suivre, un enseignement théorique et/ou pratique dans des domaines variés pour achever sa formation. Cette école de la vie obéit à des principes, des règles à respecter. La violation de certaines lois ou le non-respect des interdits expose nécessairement à des sanctions, sinon à des conséquences parfois dramatiques. En somme, la qualité de la vie aujourd’hui dépend à la fois des efforts personnels à la construction d’un idéal de vie, mais également à la conformité à la norme. L’initiation est donc ici, le reflet d’une pratique sociale dont le conte se sert pour traduire une certaine appropriation de la culture gabonaise. Le conte est certes, un outil, un prétexte à la créativité littéraire, mais il s’enracine dans l’oralité profonde qui met l’être humain dans une relation harmonieuse avec le monde qui l’entoure.

CONCLUSION 

Au terme de notre réflexion, nous disons que le conte gabonais à travers l’exemple d’un conte punu est le reflet des activités sociales, il permet la transmission des connaissances, du patrimoine culturel aux plus jeunes surtout, aide à l’intégration sociale et inculque aux hommes une sagesse pratique des réalités de la vie en communauté. Il est non seulement une forme d’école africaine traditionnelle, mais le garant de l’unité du groupe et du respect des institutions tant sociales que religieuses. Il est en somme un mode d’expression total. Le conte représente d’abord un acte de langage puisqu’il raconte une histoire jugée digne d’être portée à l’adresse d’un auditoire suivant une certaine rhétorique propre au groupe social qui le produit. Il utilise une certaine langue et met en exergue des valeurs traditionnelles de cette société. Celui-ci enrichit donc la langue et la pensée, il stimule la créativité et développe l’éloquence. Il développe enfin l’expression et ainsi parallèlement la communication. Issu de la tradition populaire, il appartient à la mémoire collective (il est fait par et pour le peuple). Dans le conte qui fait l’objet de notre étude, les principaux thèmes dévoilés (l’amour maternel, l’amitié et l’initiation) mettent en exergue le personnage de la gazelle qui incarne l’intelligence qui se confond à la ruse et à la malice. Il présente une situation difficile et fait prendre conscience des réalités de la vie en encourageant chacun à trouver des solutions face à ses propres problèmes. Il favorise ainsi le développement intellectuel de l’individu et a donc de ce point de vue, un impact positif sur la personnalité de l’enfant et la maturité de son esprit. Il est instructif, explique les causes de certains phénomènes de la nature (la sécheresse, la famine...). La morale qu’il dégage est quelque peu ambiguë, mais symbolise de manière claire la victoire des faibles sur les puissants, du bien sur le mal, de la vie sur la mort. Alors qu’il favorise l’expression orale et la fertilité de la mémoire individuelle, le conte est malheureusement de plus en plus rare dans les villages. Aussi, l’introduction du conte dans le système éducatif gabonais est-elle à encourager au regard de l’évolution rapide des modes de transmission des connaissances. Nous pensons qu’il est fort probable que les séances de contes disparaissent totalement un jour, mais le conte ne périra pas ; il survivra grâce aux livres, aux bandes sonores, grâce à la radio et à la télévision.Pour Paolo Belpassi, « ... l’introduction de ces contes à l’école, et pas seulement dans les premières phases de la scolarisation, offre une occasion précieuse d’expérimenter et de pratiquer l’utilisation artistique de la parole, les possibilités créatrices inépuisables du langage- à un niveau à la fois expressif et esthétique-, comme c’est le propre des cultures orales... ».

 Références bibliographiques :

 AUSTIN, J., (1970), Quand dire c’est faire, Paris : Minuit. BÂ, A.H., (2000),
Contes initiatiques peuls, Paris : Editions Presse Pocket, 1985.
1ère éd.NEA BAUMGARDT, U., et UGOCHUKWU, F., (2005),
Approches littéraires de l’oralité africaine, Paris : Karthala. BAUTIER, J-C, (1980),
Tradition orale et identité culturelle, Paris : C.N.R.S. BRETEAU, C, CALAME-GRIAULE, G,Le GUERINEL, N., (1978).
 « Pour une lecture initiatique des contes populaires », Bulletin du Centre Thomas-More, n° 21, 6e année, mars, pp. 11-29.
CALAME-GRIAULE, G., (1991), Le renouveau du conte, Paris : C.N.R.S. CALVET, L.J., (1984), La tradition orale, Coll. Que sais-je ? Paris : PUF. CAUVIN, J., (1980),
La parole traditionnelle, Les classiques africains, Paris : Coll. « Comprendre ».
 CHEVRIER.J., (1986), L’arbre à Palabre : essai sur les contes et récits traditionnels d’Afrique noire, Paris : Hatier. DAUPHIN, A.M., et DERIVE, J., (2005),
Oralité africaine et création, Paris : KARTHALA. NDAK, P., (1984.),
 Le conte africain et l’éducation, Paris : L’Harmattan DERIVE, J., (1981)
Collecte et traduction des littératures orales, un exemple négro-africain : les contes ngbaka- ma’bo de R.C.A., Paris : SELAF, Coll. « Langues et Civilisations à tradition orale », N° 18. KANE. M., (1968), Les contes d’Amadou Coumba, Langues et Littératures N°16, Université de Dakar.
 LAVALLEE, M., et OUELLET, F., (1991),
Identité, culture et changement social, Paris : L’Harmattan. MABANCKOU, A. (2006.)
Mémoires de porc-épic, Paris : Seuil, NAUMANN, M., (2001),
 Les nouvelles voies de la Littérature africaine et de la libération, Paris : L’Harmattan. RAPONDA- WALKER, A. (1993),
Contes gabonais, Les classiques africains, Paris : Présence Africaine. RAPONDA-WALKER, A., SILLANS, R., (1995),
Rites et croyances des peuples du Gabon, Paris : Présence africaine. SENGHOR, L.S., (1964)
 Liberté I, Négritude et Humanisme, Paris : Seuil.

Jun 8, 2019

La fonction des animaux dans les contes punu



1.màgénà"léopard" Dans le langage courant magena est défini d'abord-d'une manière qualificative comme un animal fort, puissant d'une manière fonctionnelle comme un carnivore, c'est à dire qu'il mange la nourriture animale. 

2.Tsyesi gazelle"Cette dénomination est définie d'une manière qualificative comme un animal,comme une bonne viande d'une manière fonctionnelle comme un herbivore,c'est-à-dire mangeant de la nourriture végétale d'autre part, cet animal court beaucoup et sait se protéger.

tsyési la"gazelle"demeure une bonne viande et apparaît comme dominée,-a l'nstareY1ibu, mais tsyesinest pas un cadet doc1le et est,en plus,très rusé.
 tsyése passe pour être le plus rusé des animaux

Cette exploitation des figures montre que màgénà "léopard"est considéré connne le chef, l'ancien, l'aîné (l'appellation ja'ng'o.!frère léopard"le confirme dans les contes). Il continue à manger de la nourriture  ,il est présenté comme peu intelligent.

3.Yisibu antilope demeure une bonne viande et apparait dans les contes comme dominée par le léopard. Cette domination est reconnue par l'adage Yivùndà vaânà yivundà ."l'aîné reste l'aîné".On peut dire que yisibu se comporte en cadet docile.Ce qui paraît être de la docilité est, en fait de la niaiserie. Yisibu est tellement niaise que n'importe qui peut la duper. 


4.Yibonga"tortue",appelée dans les conte spunu mwaànakudu"enfant de tortue",est considérée comme un animal lent,dominé au même titre que yisubu et tsyési parce qu'elles appellent magénà"jngo,grand frère léopard". Yibonga est présentée comme un animal rusé. 

5.Mboma "python"est considéré comme un serpent très rusé.

 

Nov 8, 2017

Conte : Les sœurs Jumelles (Mouyisi et Moussounda) FRANÇAIS ET PUNU


Au village des Fumu Tsi Mbatsi, vivait un homme très riche qui avait ses deux filles, des jumelles (Mouyisi et Moussounda) car sa femme était morte juste après la naissance des sœurs jumelles. Mouyisi et Moussounda étaient devenues des femmes adultes avec le temps et leur père qui ne s’en était jamais remis de la disparition de sa femme était très souffrant. Alors il dit à ses filles un beau matin sur son lit car il n’arrivait plus à marcher. Mes filles je pense que je ne vais plus tenir longtemps avec vous car mon état de santé empire chaque jour. Mouyisi que voudrais-tu que je fasse pour toi ma fille avant que je ne parte? Je voudrais être l’héritière de tous tes biens après ta mort répondit Mouyisi à son père. Et toi Moussounda ma fille que voudrais-tu que je fasse pour toi avant ma mort? Père je voudrais juste ta bénédiction le reste est sans importance répondu Moussounda à son père.
Des jours passèrent et le père des sœurs jumelles Mouyisi et Moussounda décéda. Après les funérailles de leur père, Mouyisi dit à Moussounda sort de ma maison avec ta bénédiction car tu avais demandé la bénédiction à père et maintenant que tu as sa bénédiction trouve toi une maison. Moussounda s’installa dans la cabane des chèvres et Mouyisi dit à ses serviteurs : celui où celle qui donnera à manger à Moussounda aura affaire à moi. Moussounda passait des jours à pleurer la mort de leur père tandis que Mouyisi de son coté jouissait de toute sa gloire car elle avait hérité de la fortune de leur père.
Père si tu m’as vraiment donné ta bénédiction je voudrais un signe de cette bénédiction s’il te plaît. Pendant qu’elle parlait en pleurant elle vit au coin du mur un noyau d’atanga qui commençait à germer. Elle prit ce noyau d’atanga et alla le planter dans la brousse et trois jours après ce noyau poussa de manière extraordinaire et devint un safoutier qui donna des atangas au gout unique et particulier dans le village.

Conte : Mouila Mangondo (Français et Punu)


Dans la ville de Mouila au quartier Diboty Mbèle situé au sud du Gabon dans la province de la Ngounié, Bissielou Nzaou était un homme respecté de tous. Nos ancêtres en pays Punu disaient : Le respect d’un homme se trouve dans les actes qu’il pose et dans les paroles de sagesses qui sortent de sa bouche. La personnalité de Bissielou Nzaou qui était admiré de tous était un model à suivre pour de nombreuse personne au quartier de Diboty Mbèle. Il donnait des bons conseils à ses enfants et petits enfants. A Chaque grande vacance Bissielou Nzaou amenait toute sa famille au cimetière Mangondo, afin de sarclé la tombe de son défunt père et de s’y recueillir comme cela se fait encore de nos jours en pays Punu. Après sarcler Bissielou Nzaou disait une prière et quelques paroles adressés à son défunt père. Il prenait en suite une bouteille de vin rouge (vin que son père aimait de son vivant) et la renversait sur la tombe en disant, c’est ce bon vin rouge que tu aimais papa. Les petits enfants jouaient sur la tombe de leurs aïeules, grand père en mangeant et en buvant des boissons sucrées.

Manombe

Huluanu ilombi y muisi Fumu Tsy Mbatsi
Manombe o dimbu di Fumu Tsi Mbatsi ave wulu, a ma bangange na ba mbatsi bavu na ma tasse motsu ma kahuri. Mu ba mbatsi bandi va ke be umosi u ma burange bane makulini na babal ba pwel. Umosi uwélu a ma be ingume na umosi u ma rondange u ghèle batu. Manombe boti mwa mughètu u ma bangughe na kéri Nyambi mba tadji na ngudji issalu ussambil Nyambu Fumu. Tumbe munongu ba mbatsi ba ma lingange konge yé ba tabe bé yène nange dimbu kodu na kodu no niaka, ba sa ma bangange na ma tasse ma boti.

Conte : Boukandou du panier (Français et Punu)


Boukandou du panier au village de la tribu des Fumu Tsi Mbatsi était une jeune femme paresseuse qui grandissait avec ce vilain défaut qu’est la paresse. Elle n’aimait pas aller en brousse mais aimait par contre manger et se pavaner dans tout le village. Son père et sa mère lui disaient souvent qu’une femme n’est pas paresseuse mais elle ne voulait rien entendre à ce sujet et personne ne pouvait lui faire changer d’avis. Quand sa maman allait en brousse elle disait à Boukandou : ma fille je vais en brousse mais je voudrais qu’à mon absence, tu prennes le pressoir à canne à sucre afin de presser les cannes à sucre que j’ai ramenées hier de la plantation. Après le départ de sa mère en brousse, Boukandou ignorait complètement les taches que lui avait confiées sa mère. Après avoir mangé elle ne prenait pas la peine de faire la vaisselle. Son père et sa mère lui disaient souvent ceci : Boukandou notre fille adorée, quand nous ne serions plus de ce monde que deviendras-tu ? Je ferais moi-même mes plantations répondait Boukandou à ses parents. Nous sommes encore vivants et tu refuses d’allé en brousse pour que je t’apprenne à planter, désherber et tous ce qui te sera très utiles plus tard. Ma fille tu ne t’en prendras qu’à toi-même disait la maman de Boukandou à sa fille.
Après des années écroulées les parents de Boukandou quittèrent le monde visible pour l’invisible. Comprenez la provenance du nom (Boukandou du panier) dans ce qui suit.

HULUANU ILOMBI Y MUISI FUMU MBATSI


Kaghe Massunge o dimbu di Fumu Tsi Mbatsi na itale yandi y bass ba nyame ba boti. Mangle no tébughe mwanandi Kombe o mangase, ake mu tindil ba téhule mu viosse magle. Ba téhule ba no tola, kaghe Massunge ama be ike mune irondu yu labe ba téhule bandi mba ama tsanange pinze. Ndawandi dji ma bangange ike duvovu tumbe Kaghe Massunge ama rondange uwabe bitsibe, mba pa buendiri é rughi na ponzi ba nyame ake tsi sounze o itale. Mu ba téhule ba ma rughe va ma be mosi ba ma néngilange Mussadji, Mussadji mwane u ma rughe u ma bangughange na djibe.
Wisi pa ama tébughe kaghe Massunge ake lambe biwudji pa vadji biamuna ake wamune, pa a ma mane vèghe ba téhule biwudji mba ake bong nzile mussiru. Di rughe o rughe bueli ake mwè lambe no roke matuke mba batéhule bake roghe mba ave bo ghabughile o mangase batu bake djaberi, Kaghohu Massunge atsi ba kélise burange mangle. Mussadji pa iri kaghe Massunge ako mussiru, ake mwè bongange ba nyame o itale mba ake lambe. Bé mani udji na bane ba ngudji no susse bipèle mba kaghe Massunge aké djabe.
Mwa ilumbu kaghe Massunge a ghéngile o itala, a labi ba nyambe botsu ba mabe ba ghobe ba satsi. Kaghe Massunge ake tsune ba téhule iri ani tsi bonge ba nyame o itale ? Ba téhule djohuri tsi djétu, mune mosi Kaghe Massunge ake tsingul itale yandi iri : Mè o mussiru ni wèndi kabughu u tsingule pa u tsi labe mutu wi bongi ba nyame. O nzime Mussadji ake mwè dibule itale, mune ama bandile u bonge ba nyame a hulu itale ike bande uwimbile : Mussadji, Mussadji (dundé vane dédio). Mussadji, Mussadji (dundé vane dédio), bilumbu biotsu ni ulabio (na nzunzuahu vane dédio) ike u mwè bonge ba nyame ba ngane (ni u funde o mbu Kaghe Massunge), Mussadji, Mussadji (dundé vane dédio).
Mussadji djadiri ndé uga pir mutu kabughu nzili ni bongi ba nyambe bami nga lambe tuke dji na bane ba mame. Ave tsisighe Kaghe Massunge a no rughe o dimbu ake rassunu batéhu badji burange bu boti nane nane na kale. Ka Massunge ake tsune itale utsi labe mutua ? Itale djandiri nzi labe Mussadji tumbe nzi mu vaghe iri vane dédi agha ronde u nkululu. Kaghe Massunge djandiri pa mughèsse atsi mwè daghe ba nyame, u mu ghange téno vo ni rughile. Wisi no tébughe Kaghe Massunge ake mwè o mussiru, Mussadji na nzunzu ike mwè dibul itale. Mune a ma kotise dikake o ghari itala, itale ka mughange dikake. Mussadji djandiri rughanuo, rughanuo itale ma nkange dikake.
Mune a ma kotise dikake o ghari itala, itale ka mughange dikake. Mussadji djandiri rughanuo, rughanuo itale ma nkange dikake. Bane ba ngudji ba ke rughe, ba rassunu mussadji dikake didjo ghari itale ka diambu djadji ? Mussadji djandiri ndutianu itale ake nzile, mune ba ngébi ba ma bandile u dute Mussadji itale ka mwè tube dumbu du mosi iri : Djénu ba ngébi, djénu ba ngébi du bandekène lé lé lé, ivundu yénu mudaghitsi lé lé lé, kaghe Massunge o lé rughe mba nga mu sile lé lé lé, pa du ghane kéri djénu wandi du ghangu lé lé lé, djénu ba ngébi, djénu ba ngébi du bandekène lé lé lé. Ba no hulu dumbu du itale ba ke tirmughe ma mbangu na ghome Mussadji ka siale no tsunde na itale.
Mussadji djandiri ndé itale yi nzi u vaghe u ma kangile dikake, ba nyambe bo ni bongi a ba kaghami tumbe ndé djahu kabu a va ka u di labili ? Itale djandiri ba nyambe bo u bongi a ba kaghahu di ngènze, tumbe dibandu yi ughé mu tsinguli iri ndédju u bongi ba nyame bandi pa é vaghi muanzu mba djabè a tsi vaghe iri nga u ghange ? Mussadji djandiri mane mambu ma ifumbe yami maghé u ghéngili. Itale djandiri diboty ave mambu ma ifumbe yahu tu kélisi Kaghe Massunge aki rughe mba nga u sile. Massadji ike bande u siènge itale, tumbe itale djandiri Mussadji pa u gha dibighe munu ni u kotise o ghari itale u ke djabe di ba nyame bé labi pa bako ghari.
Mussadji a no hulu nane ake tsibighe munu. Ave tsisighe kaghe Massunge ano rughe ake rassunu ba téghule badji vane, u moghi bé moghi tumbe Mussadji a gha noghu. Kaghe Massunge djandiri ka ivunde yénu Mussadji awu avu ? Ba ngébi djohuri adji hune ghari, Kaghe Massunge djandiri Mussadjié, Mussadji djandiri éé. Kaghe Massunge djandiri mbéli mambe ni ma kibu na pili mambe kokolu vaghe massuassu. Kaghe Massunge a no labe itsingu a yé rassunu Mussadji dikake o ghari itale a ma buaghe yinzi va itungu. Mussadji yi u vaghi na dikake o ghari itale ? Mussadji djandiri Kokolu kaghe ngo mwè di buèse, ike bande u lile, mè ni bongi ba nyame pa u ma wènde o mussiru mba pa ni ma mane u lambe tu ke dji mba tu ke suse bi pèle u ké djabe. Kaghe Massunge djandiri biwudji mambi tumbe pa wi bongi ime pa bé tsuni u wahulange mba u ya bongange bime bi ngane nane mba hune ike udaghe. Itale musili, mba itale ka mu sile.
Hugues Mariatchi Nziengui

contes punu

Conte : Cocorico (Français et Punu)
Dans le temps, le coq et l’homme vivaient dans la même maison parce qu’ils s’entendaient tellement bien comme des frères. L’homme ne mangeait ni coqs, ni poules et ses œufs car le coq était très respecté de l’homme et le coq en faisait autant. Pendant la récolte d’arachide l’homme donnait au coq sa part de la récolte. L’homme aimait manger la perdrix tous les jours. Chaque fois qu'il visitait ses pièges il trouvait au moins une perdrix tous les jours dans ses pièges.
Un beau jour, l’homme comme à son habitude quotidienne alla visiter ses pièges mais il n’y trouva rien. Il se dit alors comment vais-je faire aujourd’hui pour mon repas ? Après trois heures de réflexion il eut une idée diabolique. Le coq a des poules qui sont semblables aux perdrix j’en attraperais une dès mon retour au village. De retour au village il constata que le coq était en balade dans le village comme à son habitude. Les poules s’amusaient derrière la maison sans aucune inquiétude et c’est en ce moment précis que l’homme attrapa une poule et la cuisina pour son repas.
En soirée lorsque le coq rentra de sa ballade il trouva les poules dehors devant l’entrée de la maison. Que faites vous dehors à cette heure ne fait-il pas nuit? Disait le coq aux poules. Nous sommes dehors parce que l’homme a tué et préparé l’une d’entre nous à ton absence. L’homme, l’homme, l’homme sort de cette maison et viens me voir c’est moi le coq qui t’appelle pour que tu me donnes la raison de ton comportement diabolique. L’homme dit au coq, en allant visiter mes pièges ce matin je n’ai trouvé aucune perdrix pour mon repas et puisque tes poules ressemblent à des perdrix j’ai attrapé une pour mon repas. Le coq dit à l’homme, puisque c’est ainsi que tu nous vois nous ne pouvons plus vivre ensemble. Nous dormirons désormais sur les branches d’arbre derrière la maison, mais tous les matins nous chanteront COCORICO. Pour que tu saches qu’il fait jour et que tu te rappelles également ton crime. C’est pour cette raison que nous entendons COCORICO tous les matins.
Hugues Mariatchi Nziengui
Huluanu ilombi y muisi Fumu Tsi Mbatsi
Ave wulu koku na mutu ba ma tsanange ndahu mosi mba mutsanu na irondu u ma be uboti. Mutu a sa ma djangange koku no dji makédji mandi, koku a ma bangange a ghobe nane piri mutu. Mutu pa é vari pindi ake vèghange koku diandi dikabu, Koku wandi pa ame dila ake tassile mutu. Tumbe mutu a ma rondange udji ba ngwali bilumbu biotsu, pa é rambi mune mosi oyé rassunu ngwali dji vane.
Mwa ilumbu Mutu a no wende yé lingule mirambu miandi asa ma rasunu ngwali né dji mosi mu mirambu. Mutu djandiri ka ike tsieni nga valile ? Na nyangu nga dile ngwali dji udji ni dji kunia ? A no pikile mu ma wèru ma rieru ake dile mwa diele, djandiri koku ane bibussi bi vu nane ba ngwali ka bohu ni ghange mosi. A no tole o ndahu, a labi koku na hifu yandi yu nanga dimbu aghatsi. É ghéngili o dikusse bibussi bi koku ba dji vane u sane bé sani mutu sunde ughange koku mosi ake lambe ake dji.
Ave tsisighe koku a no rughe mu milingu miandi, a rassunu bibussi biandi va kane. Djandiri yi du vaghi va kane tsia wisi utsime é tsimi ? Bibussi biandi djohuri tu gho kote o ndahu mba mutu a tsi dji mwane nguètu na nyangu va missu mètu ike la dibandu. Koku djandiri, mutué mutué pale hunu mè koku ni u nèngili. Tsienguli dibandu dio u tsi lile ibussi yami ? Mutu djandiri mba nga dile ngwali dju dji na nyangu, nzi la iri bibussi biahu ba dji nane ba ngwali. Koku djandire ave ike nane u ke tu labila tu gho mo bènze tsane ndahu mosi, tu bundeminange mu matahi ma miri o nzime ndahu. Tumbe ma kédi motsu niu wimbilange dumbu du kokurondu. Ave u du hulungu u djaba iri wisi a ma tébugha mba u bive mambu. Ike la dibandu tu hulu makédi motsu KOKURONDOOOOO.
Hugues Mariatchi Nziengui dibal di range di ghane mwenzi ô murime bé ghéli bé dokmini

Nov 6, 2015

Dja Go

La panthère et la gazelle
La panthère dit « Dja Ngo » et la gazelle dit « Maviangu » étaient amis.
Ces animaux avaient le sens des affaires et échangeaient souvent dans le cadre de leur commerce.
Un jour Dja Ngo alla voir Maviangu pour lui emprunter une somme d’argent. Maviangu lui consentit ce prêt sans hésiter.
Des mois passèrent sans que Dja Ngo ne vienne rembourser l’argent emprunté. Une année s’acheva et une deuxième encore. Maviangu tenta d’envoyer plusieurs émissaires auprès de Dja Ngo, mais ils revenaient toujours bredouilles parce qu’ils avaient peur d’affronter le redoutable Dja Ngo.
Kumbi le rat palmiste se proposa de faire quelque chose pour inciter Dja Ngo à payer sa dette. Il creusa de nombreuses galeries dans le sol et le sous-sol de la case de Dja Ngo. Elles débouchaient sous le lit, sous la table, sous la cuisine, sous la douche, sous le salon, sous la terrasse, etc…
Il mit des surveillants cachés à ces différents endroits pour rappeler à Dja Ngo l’obligation d’honorer son engagement à savoir rembourser sa dette.
C’est ainsi que Dja Ngo ne pouvait plus s’installer à un seul endroit de sa case sans entendre une voix sortant du sol qui lui demandait de payer sa dette.
Devant cette situation invivable de menace permanente, Dja Ngo se décida à aller rembourser l’argent emprunté. Il se fit accompagner de sa femme et de ses enfants pour aller au village de Maviangu. Il restitua l’argent et revint chez lui.
Ainsi prit fin cette dette qui semblait interminable.
REMARQUE : Pour venir à bout d’une inconscience caractérisée, il faut la soumettre à une pression permanente. Kumbi le rat palmiste l’avait compris.

Oct 28, 2014

Huluanu ilombi y muisi Fumu Tsi Mbatsi

Ave wulu koku na mutu ba ma tsanange ndahu mosi mba mutsanu na irondu u ma be uboti. Mutu a sa ma djangange koku no dji makédji mandi, koku a ma bangange a ghobe nane piri mutu. Mutu pa é vari pindi ake vèghange koku diandi dikabu, Koku wandi pa ame dila ake tassile mutu. Tumbe mutu a ma rondange udji ba ngwali bilumbu biotsu, pa é rambi mune mosi oyé rassunu ngwali dji vane.
Mwa ilumbu Mutu a no wende yé lingule mirambu miandi asa ma rasunu ngwali né dji mosi mu mirambu. Mutu djandiri ka ike tsieni nga valile ? Na nyangu nga dile ngwali dji udji ni dji kunia ? A no pikile mu ma wèru ma rieru ake dile mwa diele, djandiri koku ane bibussi bi vu nane ba ngwali ka bohu ni ghange mosi. A no tole o ndahu, a labi koku na hifu yandi yu nanga dimbu aghatsi. É ghéngili o dikusse bibussi bi koku ba dji vane u sane bé sani mutu sunde ughange koku mosi ake lambe ake dji.
Ave tsisighe koku a no rughe mu milingu miandi, a rassunu bibussi biandi va kane. Djandiri yi du vaghi va kane tsia wisi utsime é tsimi ? Bibussi biandi djohuri tu gho kote o ndahu mba mutu a tsi dji mwane nguètu na nyangu va missu mètu ike la dibandu. Koku djandiri, mutué mutué pale hunu mè koku ni u nèngili. Tsienguli dibandu dio u tsi lile ibussi yami ? Mutu djandiri mba nga dile ngwali dju dji na nyangu, nzi la iri bibussi biahu ba dji nane ba ngwali. Koku djandire ave ike nane u ke tu labila tu gho mo bènze tsane ndahu mosi, tu bundeminange mu matahi ma miri o nzime ndahu. Tumbe ma kédi motsu niu wimbilange dumbu du kokurondu. Ave u du hulungu u djaba iri wisi a ma tébugha mba u bive mambu. Ike la dibandu tu hulu makédi motsu KOKURONDOOOOO.
Hugues Mariatchi Nziengui

Oct 20, 2014

DISSUKUSSULU DI ILOMBI.

DISSUKUSSULU DI ILOMBI. Mune a ma kotise dikake o ghari itala, itale ka mughange dikake. Mussadji djandiri rughanuo, rughanuo itale ma nkange dikake. Bane ba ngudji ba ke rughe, ba rassunu mussadji dikake didjo ghari itale ka diambu djadji ? Mussadji djandiri ndutianu itale ake nzile, mune ba ngébi ba ma bandile u dute Mussadji itale ka mwè tube dumbu du mosi iri : Djénu ba ngébi, djénu ba ngébi du bandekène lé lé lé, ivundu yénu mudaghitsi lé lé lé, kaghe Massunge o lé rughe mba nga mu sile lé lé lé, pa du ghane kéri djénu wandi du ghangu lé lé lé, djénu ba ngébi, djénu ba ngébi du bandekène lé lé lé. Ba no hulu dumbu du itale ba ke tirmughe ma mbangu na ghome Mussadji ka siale no tsunde na itale. Mussadji djandiri ndé itale yi nzi u vaghe u ma kangile dikake, ba nyambe bo ni bongi a ba kaghami tumbe ndé djahu kabu a va ka u di labili ? Itale djandiri ba nyambe bo u bongi a ba kaghahu di ngènze, tumbe dibandu yi ughé mu tsinguli iri ndédju u bongi ba nyame bandi pa é vaghi muanzu mba djabè a tsi vaghe iri nga u ghange ? Mussadji djandiri mane mambu ma ifumbe yami maghé u ghéngili. Itale djandiri diboty ave mambu ma ifumbe yahu tu kélisi Kaghe Massunge aki rughe mba nga u sile. Massadji ike bande u siènge itale, tumbe itale djandiri Mussadji pa u gha dibighe munu ni u kotise o ghari itale u ke djabe di ba nyame bé labi pa bako ghari. Mussadji a no hulu nane ake tsibighe munu. Ave tsisighe kaghe Massunge ano rughe ake rassunu ba téghule badji vane, u moghi bé moghi tumbe Mussadji a gha noghu. Kaghe Massunge djandiri ka ivunde yénu Mussadji awu avu ? Ba ngébi djohuri adji hune ghari, Kaghe Massunge djandiri Mussadjié, Mussadji djandiri éé. Kaghe Massunge djandiri mbéli mambe ni ma kibu na pili mambe kokolu vaghe massuassu. Kaghe Massunge a no labe itsingu a yé rassunu Mussadji dikake o ghari itale a ma buaghe yinzi va itungu. Mussadji yi u vaghi na dikake o ghari itale ? Mussadji djandiri Kokolu kaghe ngo mwè di buèse, ike bande u lile, mè ni bongi ba nyame pa u ma wènde o mussiru mba pa ni ma mane u lambe tu ke dji mba tu ke suse bi pèle u ké djabe. Kaghe Massunge djandiri biwudji mambi tumbe pa wi bongi ime pa bé tsuni u wahulange mba u ya bongange bime bi ngane nane mba hune ike udaghe. Itale musili, mba itale ka mu sile. Hugues Mariatchi Nziengui

Sep 27, 2014

Huluanu ilombi y muisi Fumu Tsi MbatsI


Bawulu djohuri mutu é lubughili mu bilombi mba nongu ighume tumbe ilombi diambu. Va dimbu di Fumu Tsi Mbatsi, va ma bangange mughètu na dibal ba ma bure bane ba rieru ba babal. Mine mohu Madjieki, Maghange na Kombil. Madjieki la tsomi dji ma bangughange na bingulu bi bive, Tadji na ngudji ba ma tsingulange bane bohu iri dubanu na irondu y ba mbatsi, du yabe na mirime mi base mambu ma bive mba ave Nyambi Fumu o tu néngila du ya kakunu . Né du tsi wèle baghètu du tsane ndahu mosi. Mipume mino viogha tadji na ngudji Madjieki, Maghange na Kombil bake tighe, bake nienge, bake be o yinge y ndongu itsingu mè wo ni vossi.
Bane ba ngudji ba rieru bake wèle baghètu mba bake tsane mu ndahu mosi nane tadji na ngudji ba ma ba tsingule. Ave baghatsi bohu ba ma wendilange o u wabe, u rughe bo rughe Madjieki tsomi ake tsingulange mughatsiandi iri : Ave u manine u lambe, u kabule ba nyame tsio tsi roghe uke sunze o ibuku yétu y ndahu nidji ave tu bundemine. Bilumbu biotsu anane Madjieki ama tsingulange mughatsi tumbe baghatsi ba ba ngébi bandi pa bé lambi bake sunze biotsu va tavule na bi roghe na bi ghéhi.
Pa Madjieki émani udji na bane ba ngudji va tavule ake mwè yé djangange o ibuku yandi y ndahu. Mughatsi Madjieki ama hulungu isoni mba bilambu bi ba mbatsi bi ma bangange bi ghobe kabohu ake be na ponzi o nzime ndahu. Madjieki pa ama mane udji mughatsi ake bonge matsièndi na bivissi ake buaghange mu ponzi o nzime ndahu, motsu mane Madjieki aghé djabi. Mughatsi Madjieki ano topulu na ifu y mulumi, ake vaghe iri vane dédi ngo mwè divaghe.
Mwa ilumbu baghatsi ba no wende o u wabe, u rughe ba ma rughe Madjieki ake yé ghéngile ponzi mughatsi, alabi ba ngotu ba roghe ba roghe mughatsi djandiri na nyangu nga mune. Madjieki djandiri ndé tsieni ? Mughatsi djandiri nzi vaghe buendiri na nyangu nga muno ni sunze biotsu va tavul. Madjieki djandiri ike u bili, u djabe na muni. Ave tsisighe baghètu botsu ba no mane ulambe bake sunze bihudji va tavule nane bé vali na kale.
Madjieki na bane ba ngudji bake vioghe va tavule, ba no vioghe va tavule alabi mu ilambu y mughatsiandi ba ngotu tsiotsu tsi rughe. Ake ghéngisse mughatsi mune iswisu piiiiiiiiiiiiiiii. Bane no mane udji ike mwane mwane na wandi mughatsi o yandi ibuku y ndahu. Madjieki ake tsune mughatsi iri ilombu yami hi ba ngotu tsi roghe ika ? Mughatsi djandiri la Madjieki utsila, ni ma topolu na isoni la dibandu ngo mwè di vaghe, Suka Madjieki u ghube mughatsi munongu kube dji gha disimu di hunu dibandu buhudji.
Bane ba ngudji o biohu bibuku bi ndahu bahulu nane ivunde yohu ama rokilange mughatsi kube bake bule mune ndahu mba bake ghange Madjieki : Djadji, djadji diambu hi uke bokile mughatsiahu tu bo no kakunu na burange viri viri diambu hi ? Madjieki ba pikile ba ma tsiemughe aghé djabi nane ake wahulile ba ngébi bandi. Ba ngébi bake lèmbu no tsune Madjieki iri djadji tu rondi djabe di bandu di diambu madjieki vane a tsibighile munu kabohu mughatsi ama pala, ako nzime ndahu yé nangule ponzi mbé dji ma bass na matsiendi na bivissi.
U kote ama kote suke sunze ponzi va hussu bane ba ngudji ba mulumi, iri la dibandu ivunde yénu é rondi mbokile. Bilumbu biotsu pa ni lambi é rondi iri nga mu kubulange ba nyame aba roghe ake djangange o ghari ibuku y ndahu tumbe na nyangu nzi vaghe iri vane dédi ni ma topulu na isoni djenu béni tsiè du labili mu mènu ma tassu ? Ba ngébi bake sutu, ba ma kamb me nane bo wahule mughatsi ivunde yohu.
HUGUES MARIATCHI NZIENGUO

Dec 30, 2010

Conte: les deux beaux frères

1.nyitsiva yi vamabe banzaji babedji.
2.nzaji amawele mwane ngudji muane
dibale egugu.
3.Yike amabe murele uboke bibulu.
4.bakewe o musiru.
5.mba akemutsingule yi: "mwaji tumaruge".
6."menyiboke banguji nyiboki banzibu".
7."nyiboke bisibu nyiboke batsyesi".
8."tu menyimaboke yinyengili yami".
9."yiyengili ayine na vane, umane uyayiji".
10."Ujanga banguji vane urondile".
11."Ujanga banzi vane urondile",
12."Ujanga bisibu vane urondile",
13.Yike nzaji aji ngebi aji ja,
amawele mwane nguji a mala matsi ma yinyengili mamavyolile.
14.Nzaji awe o musirwandi muyene boke
banyama basusu bakidjangi na mwa ngujyandi.
15. yike djandi ola matsi memane, ali dikake.
16. matsi ma ndeke; avende.
17. agulu musongu nyake, eyenyake.
18. awe vatsi mwambe , asote me.
19. etsinduli digami, mwambe amipusulu
amube o julu.
20. mba akenengila nzaji : "mwadjyè",
ngomwedage, ru yibonduse.
21.Yike mune amanengilila, nzaji.
22.njazi aruge ayimubonduse.
23. yike dèdè, amavage miture, mibedji
miture miyeru.
24.yike muture agumwine, nzaji akela kabu dèdè
amayenamu na nzambi.
25. ak efu: myogu na makulu bikevamughe

Note:mwambe: il s'agit d'un arbre sacré
de la famille des Bombacées, atteignant
de très grandes dimensions.
1. Je dis qu'il y avait deux beaux-frères.
2. Le beau-frère épousa la soeur de celui-ci.
3. Le premier était alors chasseur d'animaux.
4. Ils allèrent en brousse.
5. Ensuite, le chasseur dit à l'autre:
" beau-frère, nous sommes venus ici
6. Je tue des potamochères, je tue des
céphalophes à dos Jaune,
7. tue des céphalophes de Peters,
Je tue des cépbalophes de Maxwell
8. mais j'ai tué mon typhlops.
9. ce typhlops, jusqu'à ce que tu partes d'ici,
n'en mange pas.

10. Tu mangeras les potamochères tant que tu voudras,
11. tu mangeras des céphalophes de Peters
tant que tu voudras,
12. tu mangeras des céphalophes à dos jaune
tant que tu voudras.
13. C'est alors que le petit beau-frère, celui
dont il a épousé la sœur, vit que la graisse
du typhlops débordait.
14. Le beau-frère alla en brousse pour tuer
d'autres animaux pour que son petit beau frère
puisse manger avec sa sœur.
15. Alors, le petit beau-frère, voyant cette
graisse plaça sa main dessous ;
16. l'huile dégoutta, il lécha.
1 7. Il eut envie de déféquer.
18. Il alla déféquer sous un mwamba,
il s' accroupit.
19. Il s'essuya les fesses ; le mwamba
le souleva et le projeta en l'air.
20. Ensuite, il appela le beau-frère :
" Beau-frère, je ne volerai plus,
viens me descendre d'ici ".
21. Quand il appelait son beau-frère,
22. celui-ci venait le descendre.
23. Et cela, il le fit deux fois, trois
24. A la quatrième fois, le grand beau-frère
se fâcha de sorte que le petit alla se coller au ciel.
25. Ce dernier mourut ses bras et ses jambes
tombèrent.
26. Voici comment et pourquoi il perdit la V1e.

Notes diverses:
1. Le potamochère, Potamochoerus porcus (Linné)
est appelé localement '!sanglier" ou "cochon
sauvage"
Le céphalophe à dos jaune, Cephalophus sylvicutor
(Afzelius) appelé localement "antilope-cheval",
est un grand céphalophe de forêt.
2. Yisibu, est souvent appelé à tort "antilope".
Il s'agit en réalîté du céphalophe de Peters,
Cephalophus callipygus callipygus.
4. Typhlops: serpent sans tête de la famille des
Typhlopidea qui a beaucoup de graisse.

Jul 6, 2010

Léopard , Antilope et Gazelle

Magene, Yisibu na Tsyiesi. (le plus long conte punu)
tsya mbolwanu
aletane.

yike vamabe batu
umosi dine dyandi magene
agune dine dyandi yisubu
agune dine dyandi tsyesi na bifumbe byogu biotsu.
yike magena na akewenda akeyela Yisibu
Yaa:" -Yisibwe
- Hoo
-Twyendyè o yiwèluwè tukelà babojye.

Yisubu yii : " me zi fu na guronde."
Batsi bo mufune , batsi tunge.
Batsirelema ba tsiwenda
Bake mu nzile bamewenda
Bakewendega na mwa misungu
mu bakomi tsyogu na mwa mabage
mune bakomi tsyogu
béwé nane yike va mujambu baketole.
Suke magene yiiri Ysibwe
Yisubu yaa hoo
ndé una misungu menu nyina musungu;
ndé una dibage mé nyina dibage
tuji musongwè mumba va tukitole
o mujambe, mujambe agune gugelobugi
mabage mujambe bojyiè ( dyele: audtoire)
mabage motsu tubwage mu mambe.
Yisibu yiiri hoo
Batsiji misungu
batsi mane uji misungu
mweki magena atsibo yibuku yi musungu
atsiva mu komiandi
Batsi bo mwendogu batsiwenda
Upala vane disimu dimujambe magene
yaa: "Mujambe bojy è : ugetabuli dibage
yiburu yotsu uvioga vave, dibage
ubwage u mambe"

atsibo yibuku yandi yimusungu
atsiyibwa mu mambe ugelugu
yiri yisibu tsya gumulaba

Yisibu yiiri yiine
Yisibu yiri ho
batsi mane uji misungu
mweki magena atsibo yibuku yi
misungu, atsiva mu komiandi
Batsi bo mwendogu batsiwenda
Upala vane dissimu dimudjambe magene ya
"Mudjambe bojywwe : ugetabulu dibage
yibugu yots uvioga vave, dibage
ubwage u mambe"
atsibo yibuku yandi yimisungu
atsiyibwa mu mambe ugelugu
yiri yisibu tsya gumulaba

Yisibu yiri yiine
Yisibu yiri hoo
Batsiji musungu
batsimane uji misungu
Upala vane disimu dimujambe magene
yaa: "Mujambe bojy è : ugetabuli dibage
yiburu yotsu uvioga vave, dibage
ubwage u mambe"

Yisubu ubo dibagandi , udipalissa mu umukomandi,
udibwa mu mambe tsundi
batsi tabule mujambe batsyenewende
batsibare mukongu batsivindeme
batsibwebara mukongu umosi
Batsilabilile mugumunu
Baketole va mugumwenyi
suke magene tsibo kumunu tsyandi
tsigukige diguki nane vave
suke atsigukige tsimosi umokake
"mbeliami kumunuwe"
Yike kumunu ebuli: "mbeliami kumunuwe mwanemwane na tsyandi lélélé"
Yisubu yàà:" haa mutwegunu ja dibage diandi
agabwage! vagadyambu!"

yisibu tsyandi kumunu yike na minu
ubulange bogulubogulu
batsimane uji kumunu

suke magena yàà:
"- yisibwe
-ye
-vave tukiwenda, tupale o dimbu, yike winkule
ha murwe, ha murwe , ukeru
mbangu vave , ukibo bibalu bimugumunwegugu;
abine guyemapilaga yifulu , tsya wigulu?
-Yiine
-hoo

Batsibo mifune myogu
Batsiwende

bawende bawende bawende bawende bawende
batola va diragu di musafu
Musafwenni gurèleme va mugule ndungu
Magene yiri yisibwe
Yisibu yàà: "ye"

vane wila musafugwenu musafu bojye

vane nzale jimatugange nane, tuji
tsafu ; tu vo tuji tsafu, ubage tubage;
tu ubare we , tugobage mu musafwé musafu bojye ; tu baga mu ndungu
mba tuketsapa o matayi. Tukedokula tsafu tsya wigulu?
-yiine.
tsimise misu me ngarelile gubare
Yisibu tsitsimisu misu.
Suke magena tsimate mu musafu wagugu
atsibo dikulu dyandi atsidibindige
mune ndungu.

Tyemunu misu
atsyityemunu misu
tsya wilabila, utsilabe ?
yisubu yiri yine
hoo tsyé bari dèwa
suke yisibu tsikedute mune dungu
haa nyidutsingulu malungu yiké syasyabu
atsibara munu ndungu
atsiyole munu matayi na musafu
magene yaa : " nde dibale yisibu ; ndé mabé ananane
nzivagile tumbe mumba utsikeduta
na mangolu,nde me nzivaga na burange
ugalabe? me ngatsunguge ; nde gutsikeduta
pwele adine gutsitsungugile.

batsisaga tsafu, batsisaga tsafu batsimane
usage tsafu.
Yike usudugu
" usindile amu ndungu"
-hoo.

atsimwekedutu mune mumu.
mwe mgena atsiviogile mune musafu
vyalele, atsifure yekebwa va dira di mwiri
"turyabi mikanzu mikanzu tu ke lambe tsafu."
batsyirabe mikanzu
batsiva kulumuji

"yisibu
-yi
ka vave ,mbeke tsafu, mbeke mikanzu.
Ka vane muji tsye tukevagili, wisi amabenge,
wisi ake vala, ake muna. tsuna gune, tsuna gune
vane wila yime ayine yi benge muji; be ukawewende mbangu,
ukeyebo muji gunr tukilambe tsafu;
uyatsinge na buduke bwagu; tsya
wigulu?
hoo menu yisibu ayiveyi mbangu, yisalu mbangu.
amatunduge yisibu tsiwende
mwe magene ubo dikake dyandi, udisome munu
komyandi , atsipalissa pagandi
upalisse mukidwandi , atsibanza atsyirige mujyandi
ubo dwengu dwandi du dige, ubase tsafu tsandi dè.
uwitile mambe

atsitsilambe lambilambi,
tsitsimane
atsitsiwitile va dugaji
atsiji vyioli
Unu mamandi suke moji bilima
Yotsu yisibu karugile gune kabo,
mojyandi yike uvosene wivusenyi
mune yisubu amarula yáá
"- háá yisibu ndewandi yileme na mumu,
nzigutinde o yerombe muji. nde buduke bwe
bunu bu vu nagu me nyimabwa kala tsafu,
setwendi, senelewenda na nzale.
-háá kamenu gane nzilenowe mbangu
nganganga guvale katsye mbe nzivala.
_ hee va ga dyambu. Setwendi , tukelile o dimbu.
suke magena amela biguji ye bina erondi
biji wandi pinze, agerondi yi yisibu akebiji yaa:
haa murwe , haa murwe yisubu we yembongila
háá hee yéntombili mwiri, yéntombili bilongu."
Yisibu mavumbuge yike o yebuke mugumunu.
Mweki magena ubo biguji byandi atsibiji myemimi
yotsu yisibu akerugilanga hagu ake fiori na nzale.


atsibo mwa miri myenyi , batsimiva mu dwengu
batsitsunze vana,
atsiva yisubu yaa : " vana wissi amatsime,
umwegulu menu nyivage bwé ho murwegugu
mukolu, ukabo, yifuluweyiyi, mambe mama mavu
mu yifulu ukimankwitile, nyubelugu tsya wigulu?
Yisibu yiiri yiine.
Batsimane uji.
wisi tsitsime
Magene tsipala mu dulombili
Magene amalabe ba tabe tsi baboji
yike layilayi

Ha nyambi taji aketabe amagange
amatabulu muru amaji ake tabe,
amagange ama tabulu muru amaji.

Nzya kabo malungu ma tabe, ubasse mu dwengu, ubo dwengu dwenyi
ubo dwengu dwenyi udusunze va murule muru yisibu.
bji vana.
atsyeisilime na burange
Tsinge, tsinge Nsuke háá murwe háá murwe
Yisibu tsiramburu munu bangu
atsibo dwengu dwe ntindi mambe
atsibo dwengu dwe dutindi mambe
atsiwitile magene gu
mweki-magena malungu me motsu
mbe mamakite mu dunyuru, matsiwangemuru na mambe
atsikevende, atsikevende akapoli
umwesungemine.


Yisubu wandi yiri: mewa pa nzigangu
na mure komine yups mewa mwa ma memano
ukinkitwile
magene ya vole
baji vane
Yitsingu yitsingu ha bakoku tsitetege
ya yotsi yotsi
tsie yisibu mure voye?
ha yisibu fugufugu
ya : yotsi yotsi
Tsyé yisibu nure voye?
- yotsi yotsi
- ukèle ngiguwityile mambe , ubeluge
magene tsiguge :ubo dwengu dwe
du malungu ma taba tsimupuge gu
"-se wi yilu
- ho"
Wisi tsitébuga
mune kèdi hoe hoe hoe banumbe bo (importante partie du compte découverte du carnage par les jeunes fille)
babanga o dimbu tinde mune ngwali
tétège bake dulombili nane nyambi
Taji myuru bi batabe yike kuluni
bakondu kulyini na mikate na misopu
hóó dyambwedidi lyòò . ( lyòò est un ideophones punu)
bane bagetu bagomwerunguse ne guwe O mambe bwe.
"nesi dyambu jetu tuburulu tu kamwelá didi
kake tsyê? bivundu balepala.''
bivunde bepali nane , háá! héé mwanze.
(wanza mwanzu auditoire).
agu dimarugesene, agu dimarugesene.
magene tsikebwa mu dulombili nyidutsinguli
"-dysmbu yi?
-háá ! tate tsuna didi , nane dimaturugulila
na nyangu: tuburulu tugela dyambu
dyedidi ; tsuna taba tsiotsu tsyimasuku.
laba misopu na malungu.
magene yáá (dit): háá dyambu dyeidi mbe tutsidiresilati
dyambu dibi dira diboti; pa nyimapala va dimbu di baboji bami
ngerondi gulaba mambe nane. Yisibu aka?
nengilanu yisubu mé gamutinde ombu nganga.
Batsyesimbule yisibu.
Yisibu epali gune ha manyuru motsu
makapu na malungu.
Hoo Hoo ka ngange ! bakebweyebonguila
ngange gane?
Yisibu ndé wivagi bingulu byebibi
Baboji: "hoo tate gene kadyambwedidine
tsuna tsye witasili
hee nde vane ysibu tsivage bingulu
nane bine, mugagyanu dukemuboka
dukemubwa va dira di mugumunu,
tsya dwigulu?
Yiine.
Batsiganga ysubu ba tsiboka

batsyemubwaga va diragu mugumunu
mbo! wisi tebo, magene : me ka guwenda ,
me nyi mawenda, me ma wenda yike ngwali, yike ngwali!
atsiwenda.
atsinagulu mfumbyandi yisibu
atsyemupape uji; atsimuji, atsimuji,
atsi muji moji ruri
atsyenewenda
Bilu biryeru tsona beji tsitsivyoga
atsyebwenanfulu mutu mosi
atsyimweyenuvaga bingule abine bimosi

138. atsimewenda ha tsibengunu na tsietsi ( il veut recommencer la meme chose avec tsyetsi)
"tsyetsi
-ye
-twendu o bu boji wegu:me agune
nyboneruge; biwetsyi ha nyiburulu
nyikala nane.

Tsyetsi yiri twende
bake mu nzila
-he tune misungu na mabage


Le Léopard réussira-t-il aussi a manger la gazelle ça s'est la grande question ?
On découvrira l'issue dans la suite.

A suivre....

Jan 29, 2009

Contes

LA QUERELLE DES OISEAUX DIURNES ET DES OISEAUX NOCTURNES
Il était une fois, des oiseaux diurnes et des oiseaux nocturnes qui se disputaient au sujet d'un atangatier.
- Les uns et les autres réclamaient la propriété de cet atangatier.
- Un médiateur vint s'interposer pour tenter de régler ce litige.
- Le médiateur demanda a tout le monde de se calmer et il dit a l’ un des oiseaux d'aller cueillir des antangas pour tous afin de mettre un terme a la querelle.
- L'envoyé grimpa sur l’ arbre, mais s'arrêta net en plein milieu.
- Il avait, en effet, trouve un gros serpent qui lui barrait le passage.
- A la question de ceux qui lui demandaient pourquoi il s'était arrêté, il répondit : les atangas sont bien murs, mais il y a un petit "gwaghegna", autrement dit un obstacle.
- L'envoyé sur l'arbre s'appelle Moukouelingui, il ne cesse de répéter encore ce terme "gwaghegna"
Remarque:
- C'est la découverte de l' obstacle qui a vraiment mis un terme a la querelle parce que les uns et les autres s'accusaient de cueillir tous les atangas en l' absence de l’une des parties.
- Ici, les oiseaux ne volent pas pour se poser directement sur les branches mais ils grimpent sur le tronc de l’arbre comme tous les autres animaux.