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Jan 29, 2009

Les neufs mythes fondateurs des Punu

Ce masque est porté par le mukuyi, un danseur qui exécute des figures acrobatiques lors de cérémonies commémoratives. Le bois est enduit d'une terre argileuse blanche, signe de communication avec le monde surnaturel. Les neuf losanges frontaux représentent Les mythes fondateurs punu, le point central représentant l'esprit créateur. Les scarifications frontales ou temporales en forme de losange de neuf points représentent leur cosmogonie et évoquent la notion de perfection et de sagesse. Le point central est le principe créateur (Dieu) qui a donné naissance aux quatre points cardinaux(le monde) ainsi qu'aux deux couples primordiaux(les humains). Le motif le plus courant, en forme d'écailles, comprend neuf losanges. Ce signe distinctif, nommé mabinda, était gravé dans la chair des enfants, vers l'âge de dix à quatorze ans.

Feb 23, 2008

le mythe de l'origine des pleureuses

Le mythe de Ma-Bwang ou l'origine des pleureuses chez les Punu

Au temps où les hommes conversaient encore avec les animaux, vivait une femme appelée Bwang-bu-Dibedji.
Elle avait perdu tous les membres de sa famille et n'avait jamais mené une grossesse à terme.
Un jour elle rencontra un mubum(revenant) avec qui elle eut un fils. Malheureusement le père mourut ( de nouveau) avant la naissance de l'enfant.
Ma-Bwang mit au monde un garçon qu'elle nomma Mbiku, et remercia Nzambi en ces termes :
"Diboti di neni Fumu Nzambi"
Un soir elle fit un rêve dans lequel elle se disputait l'enfant avec son défunt mari. Le jour suivant l'enfant mourut subitement.
Eplorée, inconsolable, Ma-BWANG pleura toutes les larmes de son corps, tentant par ses vibrations d'entrer en contact avec Nzambi ( a ma kol ngongu), l'implorant de ramener sur terre l'esprit de son fils. Mais elle n'eut que le silence comme réponse.
Elle vibra dans la forêt, dans la savane, sur les collines, le long des cours d'eau, implorant la mère universelle et tous les autres êtres de l'univers pour trouver le chemin de l'eau delà. Mais elle n'eut que le silence comme réponse.
Elle retourna sur la tombe de son fils pour vibrer jours et nuits avec les esprits.
Elle fut retrouvée le corps raide et froid sur la tombe de son fils.

Depuis ce jour, en souvenir de Ma-Bwang, les pleureuses initiées vibrent lors des décés.
Elles accompagnent ceux qui vont rejoindre les ancêtres par le biais de la vibration sacrée ( ngongu). A travers leurs pleurs chantés elles continuent ainsi à parler à l'esprit et à Nzambi.

source:Agnassa