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Dec 11, 2007
Mouila
Chef-lieu de la province, Mouila est située dans le département de Douya-Onoye et compte 16232 habitants. Le fleuve est omniprésent dans la cité édifiée sur ses deux rives. Comme dans bien des villes du Gabon, une rue principale regroupe la plupart des boutiques et des administrations.
Comment y aller
En voiture : il faut compter environ 3h30 de transport en véhicule 4x4 depuis Lambaréné et 6 heures de Libreville. A partir de Lambaréné, les routes sont en latérite (le goudron est pour bientôt)... La N1 jusqu'à Mbigou est en théorie toujours praticable, cependant un véhicule 4x4 est fortement conseillé.
En car : la société Barbier dont le siège est à Mouila, relie en 8 heures, Libreville-Lambaréné-Fougamou-Mouila tous les mardis et vendredis. Départ à 7 heures devant les bureaux Barbier de Libreville près de la gare routière, prix 17 400 F CFA. Libreville : tél. 74 11 49 - Mouila : tél. 86 10 00/86 13 98.
Mouila pratique
Gendarmerie : tél. 86.11.50Hôpital : tél. 86.11.46. En cas d'urgence, prévoir une évacuation vers l'Hôpital Schweitzer de Lambaréné ou l'Hôpital protestant de Bongolo près de Lébamba.
Pharmacies : Mukemi 86 13 96 - Socoma 86 13 88
A voir et à savoir
Les collèges Saint-Gabriel et Val-Marie furent longtemps les fleurons de l'éducation de la jeunesse gabonaise. Bon nombre de personnalités sont issues de ces institutions.
Vos emplettes
Pour les fanatiques d'émotions fortes, il faut faire une halte, 2 km avant l'entrée de Mouila, à la menuiserie Tchak-Tchak, spécialisée en "bois à bander". Cet ingrédient, comme son nom l'indique, produit des effets spéciaux très prisés des connaisseurs. On le consomme sous forme de vin préparé par le spécialiste. Comme toute chose réputée et rare, cela coûte son pesant d'or, soit 30 000 F CFA la bouteille !
Moins cher Restaurant La Métisse :
bon petit restaurant où l'on peut déguster des brochettes, du poisson grillé, de la cuisine européenne et africaine. Il existe plusieurs autres petits restaurants, maquis, où l'on peut manger de la viande de brousse, du manioc... Quelques petits hôtels (5 000 à 10 000 F CFA) proposent un confort minimum.
Plus chic Relais du Lac Bleu :
Hôtel-Bar-Restaurant-Discothèque. Près du fleuve dans le quartier commerçant de la ville. Tél. 86 14 64 / 86 14 78. Restaurant de qualité, on y mange en fonction des arrivages et des possibilités pour 10 000 F CFA environ. C'est le meilleur hôtel de Mouila. Les chambres propres sont ventilées ou climatisées avec sanitaire. Prix : de 17 300 à 30300 F CFA, suite à 60 300 F CFA.
Comment se déplacer
Taxi : en ville.
Escapades
Le lac Bleu : situé à 5 km du centre ville, ce lac, résurgence des eaux limpides de la Ngounié, est l'une des principales curiosités du coin. On peut pique-niquer sur les berges, se baigner sans problème si l'on n'a pas peur des serpents et pêcher au filet (carpes, brochets, silures...). Il est facile de trouver au débarcadère, près de la rue commerçante de Mouila, un piroguier qui, pour un prix négocié, vous proposera un circuit découverte du milieu lacustre. Les plaines de Tougoutiti, de Matassou et de Makanda : en direction du sud vers Ndendé, au PK 11, plusieurs pistes à droite donnent accès aux plaines verdoyantes de Tougoutiti, de Matassou et de Makanda très fréquentées par les buffles, antilopes, potamochères, porcs-épics, canards, outardes, francolins... A l'est des plaines, on aperçoit à l'infini, le vallonnement des contreforts occidentaux du massif du Chaillu. Les champignons poussent par milliers, ils sont comestibles et délicieux. Avis aux amateurs qui ne seront pas déçus du voyage s'ils se trouvent dans la contrée au mois d'octobre. La Mission de Saint-Martin des Apindji : à environ 30 km de Mouila, en direction du nord-ouest, une petite piste en bordure de la Ngounié conduit au village de Saint-Martin. A proximité de la bourgade, se trouve l'ancienne mission fondée en 1900. Elle est actuellement en cours de rénovation et ressemble comme une sœur jumelle à son aînée d'un an, Notre-Dame-des-Trois Epis de Sindara. A la recherche des orpailleurs : attention, cette zone est réglementée, il est nécessaire d'obtenir un laissez-passer auprès de la Direction Générale des Mines et de la Géologie à Libreville. Tél. 76 35 56. En prenant à l'est la direction de Mimongo, on arrive à Yéno après 70 km de piste. Tourner à gauche et suivre la L 114 en direction d'Ovala. On arrive dans la zone des chercheurs d'or. Des sociétés aurifères, contractuelles de l'État, exploitent le minerai. La vieille base d'Etéké est remarquable avec ses maisons construites en briques portant des cheminées sur les toits. Son microclimat rafraîchit l'atmosphère et a valu à la région, le surnom de "réfrigérateur du Gabon". En poussant la balade jusqu'à Massima, avec un peu de chance, il est possible de voir des orpailleurs à l'ouvrage. Mimongo : pays des Mitsogho .On peut y trouver une case de passage. A 12 km de Mimongo, le village de Moukabou vaut une halte.Mbigou : à 61 km de Mimongo, cette bourgade située à 800 mètres d'altitude, porte un nom aujourd'hui très répandu. Son calcaire tendre (stéatite) fût le premier à être utilisé par les sculpteurs de pierre, sous l'impulsion du Commandant de Cercle Mariani. Actuellement, peu d'artistes travaillent à Mbigou ou utilisent la pierre du cru, mais en revanche, un grand nombre d'artisans au Gabon taillent des calcaires similaires provenant de diverses carrières et en revendiquent l'appellation.
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Commerce
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Bricolage
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Ypunia
Les personnes passionnées de technologies.
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Luddite ou campagnard
Personnes qui aiment la brousse la campagne.Right: Westcomb's merino Pinnacle Pullover does double duty: The midlayer wicks moisture like a champ in the field but won't blow your cover on a first date ($140; westcomb.com). Carhartt's winterized Cordura Front Work Dungarees are reinforced with virtually indestructible Cordura nylon ($60; carhartt.com). The midwesterner on your list will love the lumberjack plaid of Columbia's Rogue Plaid Fleece Jacket ($80; columbia.com). Invented in 1903 by the company's namesake, a locomotive engineer tired of having his hat blow off in high winds, Stormy Kromer's snug-fitting woolen Original Cap has a funky, pull-down-earflap design ($30; stormykromer.com). Take aim: The classic Sling Shot from bag maker Jack Spade has a Wisconsin-pine handle, suede pouch, and sturdy rubber bands ($50; jackspade.com).
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Athlète punu
Left: With a water-resistant polyester exterior and a moisture-wicking wool liner, Ibex's Clive excels in cool weather ($225; ibex.com). Descente's Newton Mountain Bike Shorts have a removable liner with a super-comfy, stitch-free chamois ($120; descenteathletic.com). The hottest ride around: Cannondale's Scalpel Team is a full-suspension, carbon-fiber cross-country racer that weighs just 22.3 pounds ($6,500; cannondale.com). In addition to holding three liters of liquid, Deuter's Attack hydration pack has an "exoskeleton" to protect your back and hips ($149; deuterusa.com).
Right: Thirteen vents, yes, but the coolest thing about the Giro Encore helmet is the graphic, which was created by the artist behind album covers for the Shins, Elliott Smith, and others ($75; giro.com). Mount the water-, dust-, and shockproof POV.1 Integrated Video System on your helmet or handlebars: The camera/recorder/microphone kit weighs only a pound ($849; vio-pov.com). CamelBak's 22-ounce, bike-cage-compatible Performance Bottle gushes but never drips ($8; camelbak.com). We'll drink to that. In addition to the hard-anodized-aluminum fry pan (pictured), Jetboil's Backcountry Gourmet Cooking Set comes with their stove, a one-liter cooking cup, and collapsible utensils ($150; jetboil.com). Merrell's hard-faced-fleece Engage Vest is up for anything ($80; merrell.com). The weather-resistant SureFire G2 LED is brighter than Bill Gates ($65; surefire.com). In a dire situation, SPOT's Satellite Messenger can send out a distress signal—like a personal locator beacon. The rest of the time, your friends and family can use it to track your location online ($170, plus subscription; findmespot.com). Slippers, with razor-sharp spikes! Kayland's Ice Dragon BDs are the ice-climbing boots of choice for Ukrainian champ Evgeny Kryvosheytsev ($575; kayland.com).
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JET SET PUNU STYLE

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L'esprit Bajag



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Parole de vivant
Son roman intitulé Parole de vivant (1992) relate en deux temps la maturation intellectuelle du héros Ytsia Moon, partagé entre les pôles antagonistes de la tradition et du modernisme. Nourri dès son enfance au lait des croyances ancestrales, celles que lui transmet sa grand-mère, devenue sa tutrice après la mort de ses parents, il est, au fur et à mesure qu’il grandit, le témoin de la déchéance pathétique de son environnement. Cette rupture, il la consomme lui-même à Fouturama (France) où il est admis à parachever ses études. Là-bas, il se lie à une jeune Française qui le force à violer un tabou en mangeant de la viande interdite. Rentré chez lui pour suivre un traitement spécifique, il est arrêté dès l’aéroport par les milices de la dictature en place. Un procès expéditif et parodique le condamne à mort, mais il est sauvé in extremis par un coup d’état militaire. Désormais la voie est ouverte pour la reconstruction du pays et de son âme.
Critique
On s’en aperçoit, malgré les compétences de l’auteur, le roman ne laisse pas sombrer dans un certain conformisme. Le personnage de l’orphelin, avatar du conte oral ; ambigüité culturelle et existentielle ; le réquisitoire anticolonialiste ; les motifs de la dictature aveugle et burlesque, etc., sont des composantes classiques du roman négro-africain. Seule une verve et même une veine particulière de l’écriture auraient pu les transcender. Bien sûr, Moussirou multiplie les virtuosités techniques, le maquillage de la réalité historique (sinon autobiographique) ; l’enchaînement des instances narratives, qui correspondent au deux grands mouvements du récit ; la combinaison de différents niveaux de langue ; la discontinuité du récit qui évite la linéarité, l’ingénuité apparente de la narration, mais l’ensemble demeure peu convaincant, parce que peut-être trop forcé. L’ensemble tombe dans un certain intellectualisme. Certains néologismes (Fouturama, Swakopmund, James Ytsia Moon, etc.), proches du baroque congolais, sonnent creux, du fait de l’atmosphère réaliste dans laquelle baigne le roman. La relation au mythe fondateur tourne vite court, au profit de la satire sociale et de l’ubuesque moderne. ....
Laurent Emane Obiang.
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Le bourbier
Armel NGUIMBI BISSIELOU, au regard d’une telle situation prend le politique à témoin, le place devant ses responsabilités. Car, si les routes ne présentent pas un panorama reluisant, fiable, la faute incombe naturellement aux gouvernements du moins aux politiques qui utilisent de l’argent à des fins subtiles. L’auteur de Le Bourbier ne parvenant pas à trouver une autre expression pour fustiger ce désagrément, préféra parler de détournement de deniers publics, de gaspillage.
Dans cette perspective, le personnage de MBA (chauffeur de la Toyota ) très embarrassé par l’état d’enlisement dans lequel se trouve les véhicules et dans le même ordre d’idées de « faire comme ses patrons ».( )en foulant au pied l’autorité judiciaire par la pratique d’un transport clandestin illicite. Ainsi dira t-il s’adressant à MOUKAGNI.
« Tu sais ces gros bonnets, c’est des rapaces. Ils ont tout pillé et ils veulent toujours l’argent. Mais moi aussi je me débrouille avec sa voiture pour gagner ma vie. Je fais ce que je veux, je m’en fous… »(p.28) Le souci d’un écrivain dans la société est de vouloir faire de celle-ci un modèle, une exemplarité. Comme on le sait, l’écrivain ou du moins l’artiste, se range toujours du coté des « malheureux qui n’ont point de bouche »qui « ne peuvent pas dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas ». A ce titre, en choisissant la voie de la plume, il choisit du même coup, la lutte contre le bourreau, contre l’oppresseur, contre le massacreur de la chose publique et donc du politique ou du régime en place. Ce choix doit s’encrer sur la forme des mots employés dans son œuvre. Ces mots doivent porter une charge sémantique afin qu’ils touchent et vexent le pouvoir en place et dans une large mesure le lecteur. Ce sont des mots qui seront comme des pistolets chargés pour le dire avec Jean Paul SARTRE dans Situations au mieux, « ce sont des mots qui expriment à travers la langue maternelle de l’écrivain, force principale d’unité d’un pays,de la terre qu’occupe son peuple , et de l’esprit national »comme le fait entendre ALexandre SOLJENITSYNE.
Dans cet esprit, l’auteur de Le Bourbier, entend, à la manière de ses pairs, gaffer le politique gabonais, l’élite gouvernante, responsable de la situation du bourbier et donc du retard économique et politique que connaît le pays à travers l’échelle planétaire. Ainsi, loin de se ranger du côté de ceux qui « contribuent au pourrissement de la société », NGUIMBI Armel, prendra sa lire poétique et la transforme en Beretta pour tirer sur les gouvernants afin qu’ils prennent conscience de la gravité du désagrément auquel ils sont responsables. Ainsi dira t-il :
« Il y a une chose : si nous subissons le diktat de ces dirigeants en croisant les bras, nous sommes complices de ces derniers(…)Nous ne sommes nullement maudits, nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous le méritons. Si nos routes sont dans cet état, c’est que nous nous en accommodons bien en faisant confiance à ceux qui les maintiennent dans cet état »(p.60-61) Aussi poursuit –il :
« Mon frère, tout va mal dans ce pays. Tout est foutu. Oui mon frère, tout est pire. Notre société souffre d’une gangrène que nos décideurs ont laissé délibérément évoluer. C’est une lèpre dont les séquelles ne disparaîtront jamais(…).Nos routes sont un cancer ; il a atteint toutes les parties vitales du corps »(p.89). De la politique à l’économie en passant par le social, le politique reste toujours le principal présumé responsable des problèmes que connaît le pays. L’homme politique gabonais ou africain d’une manière générale, révoque la raison.
Ces inconduites de l’homme politique ont une conséquence sur le plan social qu’Armel NGUIMBI BISSIELOU n’hésite pas à dénoncer également.
CRITIQUE
Les problèmes sociaux ont existés, et existerons toujours tant que l’homme existera dans la société, les problèmes sociaux seront en permanence dans son vécu quotidien. De la sorte, à défaut de les voir s’accumuler, l’homme lui-même en tant qu’être qui incarne le statut de bâtisseur doit de ce fait, trouver des solutions idoines en vue de rendre sa vie agréable.
L’écrivain prend de ce fait sa plume pour la mettre au service de la société afin qu’elle s’en serve nullement pour l’asservir. C’est sans nul doute cet esprit qui exprime Armel NGUIMBI BISSIELOU lorsqu’il choisit de dresser un tableau sombre des maux qui minent l’espace fictionnel Le Bourbier.
Cet acte d’engagement passe en effet par un discours virulent sur « Trouville », ville natale de MOUKAGNI, personnage central du récit. En effet, « Trouville » n’est qu’une métaphore, une ville qui englobe plusieurs trous. D’ailleurs à la page 18 l’auteur ne plante t-il pas le décor de cette ville, théâtre de plusieurs maux : « A Trouville, il n y a que trop de trous maintenant. Des trous où adultes et adolescents passent pour maîtres nageurs dans les eaux de feu »(p 18). ( …) « Ces trous où l’on y entre vif et l’on en sort déboussolé ».
En tenant compte de ces quelques phrases de narrateur (MOUKAGNI), nous entrevoyons en filigrane la description acerbe de Trouville. D’abord par le choix du nom : Trouville. Ensuite par cet humour noir qu’il emploi lorsqu’il parle en ces termes : « Trouville étant devenu une jungle où tout le monde se perd. C’est le colt qui fait maintenant la loi ». Nous constatons bel et bien qu’il y a de l’humour anglais car, ici c’est une forme d’ironie plaisante, souvent satirique consistant à souligner avec esprit les aspects drôles ou insolites de la réalité. Par exemple, à la page 18 lorsque Moukagni dit : « Trouville est une ville où les hommes au log couteau font leur safari ».
On ne peut faire du safari qu’à des circonstances heureuses. Or, ici « faire du safari » signifierait « faire du braquage, du banditisme etc. » Tout compte fait, la lecture que le narrateur fait de Trouville, est une lecture satirique en dénonçant la pléthore des maux qui « colonisent » cette ville : pauvreté ;insécurité, alcoolisme etc. En outre, l’engagement social que l’on retrouve dans le Bourbier est un cri de cœur pour dénoncer la situation de crise que traverse le pays. D’ailleurs le titre de l’œuvre est évocateur : Le Bourbier, lieu fangeux, situation embarrassante et fâcheuse.
L’auteur lui-même, n’est-il pas plus explicite lorsqu’il généralise ce bourbier dont tout le pays est en proie ? (p.112) « Bourbier Education, Bourbier Santé Bourbier Habitat Bourbier Agricole Bourbier politique Bourbier Bourbier Bourbier tu nous rends fais » Une telle lamentation poétique, ne peut laisser aucun lecteur indifférent. Prose et rime s’entremêlent pour exprimer le déchirement intérieur de l’auteur ; celui-ci dénonçant le malaise qui sévit dans tous les secteurs d’activité du pays.
Toute fois, cette dénonciation, cette contestation ne peut être possible que grâce à un certain nombre d’outils, de moyens qu’il importe de relever/étudier.
Moyens de la contestation
La parole
La parole, pour certains écrivains, reste sans conteste le premier moyen de vouloir la liberté. Position d’ailleurs explicitement exprimée par Aimé Césaire dans Cahier d’un retour au pays natal à la page 40 : « […] Ma bouche sera la bouche des malheureux qui n’ont point de bouches […] ». Cette bouche à laquelle fait allusion Aimé Césaire, n’est autre que cette arme pouvant, dans une moindre mesure, lutter contre le mal ; une arme servant aussi de phare pour éclairer les âmes égarées et dispersées. C’est précisément le moyen de contestation premier dont dispose Moukagni pour parler les siens du malaise du pays : p. 97. « Mon frère ,tout va mal dans ce pays . Tout est foutu ,
Oui mon frère , lui dis-je. Tout est au pire. Notre société souffre d’une gangrène que nos décideurs ont laissée délibérément évoluer. C’est une lèpre dont les séquelles ne disparaîtront jamais » Disons, pour résumer cette fougue de Moukagni que l’objectif que se fixe ici Armel NGUIMBI-BISSIELOU est d’instruire. Nous avons l’impression que par le truchement du pronom possessif « mon »(frère) ; Moukagni veut interpeller ; il y a ici ce que Genette(G) appelle la fonction de communication du langage. Donc Moukagni veut donner une information c’est pour cela qu’il insiste sur le « mon frère » .Ainsi ,Moukagni apparaît-il comme un défenseur des droits fondamentaux d’une véritable classe des opprimés . Il a pour principale arme sa voix .
Au-dè-la de la parole ,il y a en outre l’écriture qui sert de moyen pour notre écrivain de contester.
L’écriture
A défaut de la parole, l’écriture est aussi une arme redoutable dans Le Bourbier ce qui nous intéresse particulièrement dans cette œuvre c’est la manière dont l’écriture récupère le langage.
On peut affirmer sans risque de nous tromper qu’il y a refiguration du « discours de l’engagement » pour paraphraser Greimas.
Rendons nous par exemple à la page 103 pour mieux cerner l’engagement Nguimbien sur le plan scriptural/scripturaire : « Ils ont sparadrapé nos bouches pour nous mettre dans le bourbier ; Ligoté notre liberté pour nous arrimer dans le bourbier ; Ils ont lessivé nos cerveaux pour nous étendre sur le bourbier ; Brisé notre élan pour nous pétrir de la boue du bourbier ; Ils ont enfin nos trésor dans l’humus helvétique pour nous enterrer dans le bourbier ;(…) »
Lorsque nous analysons minitueusement ce brin de poème, il en ressort qu’il y a une anaphore sémantique qui s’est construit autour du « bourbier ».
Tout ceci nous amène à éprouver le point de vue Georice Bertin MADEBE qui déclarait au sujet de l’engagement que : « Un texte engagé à une structure discursive éminemment fermé ; chapeauté par un discours référentiel servant d’argument ».
En effet, dans ce mini poème d’Armel NGUIMBI BISSIELOU, il y a un terme « générique » qui est le bourbier et nous observons que tout au long du poème il y a des sous discours qui viennent corroborer, étayer, argumenter l’idée qui s’est forgée autour du bourbier.
En somme, l’écriture d’Armel NGUIMBI BISSIELOU ne trahit pas la pensée, l’objectif de l’auteur qui est de rendre compte avec véhémence la gangrène d’une société.
CONCLUSIONblier la littérature. Autrement dit, au delà de l’engagement sur le plan physique où l’écrivain prend position par rapport à un problème précis, il y a la littérature engagée où l’écrivain exprime son contentement ou son mécontentement.
L’engagement, c’est aussi la défense des valeurs humaines et culturelles qui fondent une cité. Sur ce la littérature gabonaise, et partant un auteur comme Armel NGUIMBI BISSIELOU s’engage sur le plan politique, social et diégétique pour s’opposer à un système politique qui ne satisfait pas. L’engagement de cet auteur est étroitement lié à la crise économique et politique. Le fait d’écrire et de publier un livre c’est déjà s’engager. Malgré le fait que ce roman ( Le Bourbier) soit allusive c’est-à-dire fait d’un discours implicite et subtile, L’engagement s’y donne à lire.
« La notion d’engagement implicite donc chez ceux qui se disent engagés(…) une prise de conscience catégorique dans le jeu des parties en présence, une participation effective à l’action, un dévouement total à la cause » affirme Bastide. C’est pourquoi le rapport entre littérature et société est fondamental pour pouvoir parler de littérature engagé.
Armel NGUIMBI BISSIELOU, montre à sa manière que la littérature n’a plus le droit d’oublier cette question essentielle : à quel besoin encore aujourd’hui ? Tout écrivain doit savoir qu’il est impliqué dans ce qu’il écrit et qu’il implique aussi son lecteur. Ainsi le jeune romancier gabonais répond à une urgence, il n’a pas toujours « quelque chose à dire » mais simplement « à dire ».
Source: Université Omar Bongo -Département de Littératures Africaines
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Vocation de Dignité
Avec beaucoup d'humour, mais aussi de tendresse, L'écrivain le plus populaire au Gabon nous fait pénétrer dans l'univers mystérieux du Bwiti et de Mwiri, l'homme-caïman.
Personnages :
des villageois truculents, paysans ou pêcheurs : Oncle Mâ, grand-père de dignité ou encore Biteffa, le vieux chef ;
le sage, gardien de la tradition,un peu sorcier : Tangmina ;
le méchant, dévoyé, corrompu et alcoolique : Mandoukou ;
des expatriés comme le Père Roland, ou la Mère Supérieure.
Type de récit :
Chronique villageoise, pour tout public, truffée d'anecdotes et de références au monde Bwiti.
Synopsis :
Muile est un petit village au sud du Gabon, au bord de la lagune. Les pistes qui y mènent sont défoncées, impraticables. Pour voyager, il ne reste que la pirogue vers l'intérieur, quand les hippopotames vous laissent passer, ou le ferry, quand il ne coule pas. Sinon, c'est le drame qui vient bouleverser le quotidien tranquille de ces gens paisibles.
Dignité poursuit ses études primaires, sous l'oeil attentif de sa mère et celui bienveillant de son grand-père.
Une rencontre avec une soeur infirmière sera, sans qu'elle le sache, décisive. A la ville, à côté de la Mission, les dépravés de tout poils vont d'échecs en déchéance. L'attrait de cette vie nouvelle est-il vraiment justifié ?
Heureusement, la Novice Dignité veillera à sauver les corps comme les âmes de ces exhilés de Muile.
Ah ! le désespoir de la maman quand elle apprend que sa fille sur qui reposent tous ses attentes renonce à l'idée même d'avoir des enfants, et va prononcer ses voeux.
Tout l'art de persuasion de l'Oncle Mâ, le patriarche, sera indispensable pour convaincre la pauvre mère de la justesse de ce choix.
Non, la vie n'est pas toujours facile, à Muile, mais le sage Tangmina veille sur ses frères, et le gardien de la tradition, le représentant des ancêtres, saura soulager leurs maux, qu'ils viennent de leurs corps, ou de leurs coeurs...
Vocation de Dignité de Jean Divassa Nyama
Le thème qui fait l’objet de notre exposé s’intitule :" Femme et tradition dans la Vocation de Dignité" de jean Divassa Nyama. Il faut reconnaître que le binôme femme-tradition avait déjà été évoqué par certains écrivains négro-africains, notamment Seydou Badian dans Sous L’orage ; Sembene Ousmane dans Xala ; Mongo Béti dans Perpétue ou l’habitude du malheur ou encore Le fils du fétiche de David Ananou, etc. pour dénoncer ou décrire la situation des personnages féminins dans un univers fait de coercitions et de restrictions qu’est la société traditionnelle.Bien entendu, l’espace littéraire gabonais n’est ménagé de cette tendance :De nombreux écrivains gabonais ont eux aussi traité de la question de femme et de la tradition dans leurs productions fictionnelles. Nous citerons entre autres, Justine Mintsa dans Histoire d’Awu, Chantal Magalie Mbazoo-Kassa dans Fam ! et bien sûr Jean Divassa Nyama dans son ouvrage La vocation de Dignité.Dans ce roman au titre évocateur, la femme est placée dans la perspective d’une évolution de la tradition au progrès. Mohamadou Kane l’ a bien vu lorsqu’il affirme dans son Roman africain et tradition que : « L’ampleur du thème de la femme dans le roman africain se justifie par la nécessité de l’évolution des mœurs et des mentalités ». Alors il nous revient de nous interroger sur les liens que la femme entretien avec la tradition, de savoir la situation que traverse le sujet féminin dans l’univers traditionnel, de savoir si la femme est un être libre ou émancipé. Autrement dit, Quelles sont les rapports que la femme a avec la tradition dans le roman de Divassa Nyama ? Que vit la femme dans cet univers traditionnel ? Subit-elle les us et coutumes de la tradition ou par contre les transgresse-t-elle ?I.La femme comme agent de transmission culturelleLe ratio femme-tradition tel qu’il s’ inscrit dans l’œuvre divassienne est entachée de plusieurs interférences. Avant que de ressortir ces échanges, il convient de définir le vocable « tradition ». Selon le dictionnaire Larousse, le vocable « tradition » vient selon son étymologie latine de «tradio » :"Action de se livrer, de transmettre" ; la tradition se définit donc comme ,« l’ensemble de légendes, de faits, de doctrines,etc. transmis oralement sur un long espace temps. »Pour Amadou Hampâté Ba : « qui dit « tradition » dit héritage accumulé pendant des milliers d’années par un peuple. Ainsi, dans le cas du roman soumis à notre étude, le personnage féminin est au centre de la transmission de l’héritage culturel. Nous verrons donc au cours de cette partie comment celle-ci pérennise le clan ou la tribu ou transmet des savoirs à la jeune fille pour que celle-ci s’accomplisse dans sa vie de femme.
La femme , un agent de la transmission des savoirs ésotériques :Dans l’ouvrage de Divassa Nyama, la femme est un l’élément qui détient un pouvoir mystique. C’est le cas de Mâ N’Foula la prêtresse de la pluie qui a la capacité de manipuler les éléments du temps. Oncle Mâ a d’ailleurs fait recours à ses services lorsqu’il s’agira de trouver solution à la sécheresse qui frappe le petit village de Muile. La page 9 est révélatrice de cette démarche : « Oncle Mâ a consulté en vain tous les oracles, puis les mânes des ancêtres…En dernier recours, il est allé trouver Mâ N’Foula, la prêtresse de la pluie. Ici, nous l’observons bien, Mâ N’Foula est la dépositaire des pouvoirs surnaturels, des pouvoirs ésotériques. C’est elle qui ordonnance, règle le temps, le beau temps. Ainsi donc, le premier rôle joué par la femme dans la société traditionnelle fait en sorte que celle-ci soit « le fil d’Ariane » du point de vue mystique entre les générations.I.2.La femme, un agent de conservation du clan :Par ailleurs, la femme théâtralisée ici, peut-être considérée comme l’élément de pérennisation du clan ou de la tribu. En effet, dans La vocation de Dignité, la femme y apparaît comme le personnage-source par qui naît ou se transmet une descendance. C’est le cas de Grand-mère Bengué ; car c’est grâce à cette femme que la tribu de Dignité s’appelle la tribu de la Calebasse. Mariée, mais stérile, elle aura au milieu de la nuit une vision dans laquelle son arrière-grand père viendra lui indiquer « un coin de plantation où pousse un calebassier »(p.15) ;en décidant de suivre les conseils de son aïeul , elle trouvera un bébé dans une calebasse et qui va finalement donner le nom à la tribu de la famille de Dignité.
Le comportement de la jeune fille :Le rôle assuré par la femme dans la transmission peut-être perceptible à travers l’éducation de la jeune fille :Nous le voyons bien, lorsque Mère Moussavou apprend à Dignité comment il faut planter l’arachide. Les pages 59-60 l’attestent : « Si Dignité sait tenir la machette pour planter les grains d’arachide(…)c’est à sa grand-mère qu’elle le doit ». A la lumière de ce qui précède, tout porte à croire que la femme joue un rôle déterminant dans la transmission de la culture, de l’héritage familial.Toutefois, la tradition a tendance à réduire la femme en un simple objet de procréation et surtout d’enrichissement.II. La femme, moins qu’un être humain, un objet: Dans La vocation de Dignité, la femme traditionnelle paraît moins qu’un être humain; c’est un objet ; un être soumis à la procréation, un moyen par lequel la famille sinon les parents parviennent à leurs fins matérielles et financières et encore une personne dont les tâches, les responsabilités semblent plus de la servitude qu’autre chose.II.1.La femme, un rôle de procréation :Comme dans toutes les traditions, les femmes évoqué par Jean Divassa Nyama dans son ouvrage n’échappe pas au destin auquel on l’a souvent associé : Celui de mère , de femme au foyer avec tous les attributs qui vont avec.En effet, la famille de Dignité appartient à la tribu de la Calebasse. Il faut entendre par Calebasse, l’image même de la femme, pas n’importe laquelle, celle qui met au monde des enfants, celle qui procrée, celle qui concourt à prolonger la lignée. Ainsi, lit-on à la page 99 : « Le plus important pour une femme(de la tribu de la Calebasse), c’est d’être capable d’agrandir (la) lignée. »Ce qui, un jour, plongera Dignité dans un certain désarroi lorsqu’elle devait embrasser la vie religieuse don celle de sœur alors qu’elle appartient justement à cette tribu où la femme n’est considérée que pour sa capacité à élargir la tribu, sa capacité à donner « beaucoup d ‘enfants »(p.109). Le pire c’est qu’on est parvenu à faire croire à la femme que ce n’est que comme cela qu’elle pourra honorer la tradition.Il appert au sortir de l’analyse de ce point que la plume divassienne peint la femme comme un agent de procréation. Mais ce n’est pas tout, la femme apparaît encore comme un moyen par lequel l’on s’enrichit.
La femme, une valeur marchande :La femme traditionnelle, dans la mesure où elle n’est pas encore totalement ou partiellement parvenu à se libérer des carcans dans lesquels la tradition l’a enlisé est encore considérée comme quelqu’un dont la beauté et les qualités sont à revendre au plus offrant.Certains textes négro-africains tels que Sous l’orage de Sembene Ousmane, Trois prétendants un mari de Guillaume Oyono Mbia pour ne citer que ceux-là, énoncent de façon éloquente cet aspect de la femme prise pour une valeur marchande et la femme traditionnelle chez Divassa Nyama n’échappe non plus à cette caricature grotesque et humiliante.En effet, Dignité,pourtant devenue religieuse donc hors de portée par rapport à cette caricature de la femme où la dot donnée par le futur gendre à la future belle-famille est d’un grand intérêt va risquer d’être l’objet, même s’il est vrai que cela ne se produira pas, du caractère pervers et déshumanisant de Mandoukou Hubert qui ne veut plus, selon ses dires à la page 122 « que Dignité reste au couvent, car (il) a besoin d’argent et qu’(il) souhaite qu’elle épouse un magistrat pour (se) libérer des griffes de la justice. »Ce comportement, cette attitude de Mandoukou vis-à-vis de Dignité n’est autre que le reflet des rapports entre l’homme et la femme dans les sociétés traditionnelles où l’homme est supérieur à la femme...De plus, ce même Mandoukou n’hésitera pas à répudier sa femme Mounogou allant jusqu’à réclamer sa dot au centime près à son ex-belle famille. Il réclamera par exemple les 40 francs qu’il avait donnés à Dignité pour qu’elle achète des bonbons. C’est dire que la femme ici, paraît comme si on lui avait dénié une valeur humaine. C’est dans cette optique que Marguerite Sacoume dans Tradition et modernité en Afrique noire que cite Alain-Roger Mayeki dans son mémoire de maîtrise intitulé « Tradition et modernité dans Sahel !Sanglante sécheresse et La nièce de l’imam de Mande Alpha Diarra que : « La femme africaine traditionnelle était opprimée et tout ce qu’elle possédait devait être présenté au mari. L’homme faisait la loi à sa façon, il commandait et tous les avantages étaient pour lui et la femme n’en profitait pas ».La femme est donc, selon le mot de Senghor, « comparée à une bête de somme »La femme est donc, à travers les analyses que nous venons de faire un objet car la société traditionnelle semble ne pas donner une valeur humaine à cet être.De plus, la tradition confine la femme dans un rôle qui ne lui permet pas de s’épanouir ; c’est-à-dire que la transmission de doctrines, de légendes réduit la femme à un rôle de mère. Avec toutes les vicissitudes qui vont avec.II.3.La femme, un rôle social :En plus de n’être qu’un agent de reproduction et une valeur marchande, la femme traditionnelle chez Divassa comme chez de nombreux auteurs africains au sud du Sahara, est un personnage à qui on renvoie l’image d’une personne dont la seule science est la « science du ménage .»comme disait au XVIIè siècle Molière dans ses Femmes savantes.En effet, c’est très tôt que l’on inculque dans les sociétés traditionnelles africaines, à la femme les enseignements sur sa responsabilité au foyer :S’occuper de son mari, de ses enfants, faire la cuisine, les plantations, etc. Cet état de chose n’est pas mauvaise en soi, mais il faut reconnaître que cela réduit la femme à un état de servitude ; car, en réalité, dans les sociétés dites modernes, certaines tâches sont partagées par le mari. Or, la tradition donne à l’homme supériorité sur la femme et par conséquent s’occupe de tous les vils devoirs de la maison dont ceux de répondre à tous les caprices, désirs et volonté de l’homme. Celui-ci a comme un pouvoir illimité sur les femmes et les enfants au point de disposer de la destinée des unes et des autres, on l’a vu avec Mandoukou et on peut le voir aussi à travers le père Biteffa qui somme à sa fille de s’initier au Tchikumbi et ce, contre la volonté de sa fille qui, pourtant, est une chrétienne. Mais comme la tradition semble valoir plus que tout, Bouanga n’hésitera pas de se soumettre au désir de son père.III.La femme, profanatrice des principes traditionnelsEn dépit du fait qu’elle subisse les vicissitudes de la société traditionnelle, la figure féminine qui traverse les linéaments du texte divassien est aussi décrite comme personnage transgression la tradition. Nous avons recensé tour à tour le mariage raté de Mounogou, le paradoxe Dignité et la professionnalisation du sujet féminin qui peuvent être considérées comme un personnage de l’idéologie traditionnelle.
Le mariage raté de Mounogou. En fait, le mariage est quelque chose de sacré dans la tradition. Mais tel qu’il a été expérimenté par Mounogou et son ex- époux Mandoukou, cela est une sorte de transgression ; car, la tradition condamne le non respect des beaux-parents par le gendre. Or, Mandoukou en se séparant de son épouse va jusqu’à réclamer les quarante francs de bonbons qu’il avait donné à Dignité.la sœur cadette de son ancienne épouse. Cela sera vécu comme une infamie, une humiliation pour la famille de Mounogou. C’est ce que nous lisons d’ailleurs à a page55 : «Dignité pleure de honte ; pour elle, c’est une humiliation. Pourquoi son beau-frère allait-il jusqu’à demander les quarante francs de bonbons qu’il lui avait donnés ? »Mounogou est donc à l’origine de cette humiliation familiale car ayant choisi un époux belliqueux et indélicat de la trempe de Mandoukou. C’est ce même reproche que lui une femme du clan à la page 55 : « Mounogou transgresse la loi traditionnelle parce qu’elle a choisi un époux sans le consentement de ses parents. L’attitude de Mounogou peut donc être considérée comme une perversion de la tradition.III.2.Dignité :le paradoxe.Il y a ensuite, le caractère de Dignité que l’on qualifierait de paradoxal. En effet, l’espoir que la tribu de l’Oncle Mâ s’est forgé sur Dignité c’est celui d’épouser un homme et assurer ainsi, une descendance à la tribu. D’ailleurs, elle-même le reconnaîtra en ces termes à la page 99 : « Je suis tiraillée(…)chez nous, le plus important pour une femme c’est d’être capable d’agrandir notre lignée(…) ».Or, en voulant servir Dieu, Dignité n’est plus capable d’agrandir la lignée. C’est là une transgression de la tradition.Dignité a donc choisi de « « déculturer » l’homme profondément assis sur les vieux démons de l’héritage traditionnel ».Car ,ce n’est qu’en faisant des enfants que la femme est respectée dans la tribu de la Calebasse.Or, voici que Dignité choisit « l’infécondité ».Mère Moussavou ne va pas par quatre chemins pour montrer son désespoir à la page 109,on y lit : « Est-ce que tu vois dans quelle situation je me trouve ? J’ai trop compté sur toi(...) ».Il apparaît ici que Dignité par ce choix vient de violer la tradition.III.Scolarisation et professionnalisation :une entrave à la traditionUne autre transgression faite par le sujet féminin dans le roman de Divassa est la scolarisation et la professionalisation.En effet, dabs la société traditionnelle,, on appréhende mal le fait que la jeune fille aille à l’école. Car, la place de la jeune femme est au foyer ;Elle doit s’appliquer dans les tâches ménagères. Or, Dignité a la possibilité d’aller à l’école cela est attesté par le fait que sa grande sœur lui offre un livre plutôt qu’un panier par exemple(p.144-145).Enfin, il y a le phénomène de professionnalisation qui paraît également transgresser la tradition. En effet, la société traditionnelle subdivise les tâches de façon à ce que ce soit l’homme qui occupe un travail, une fonction lui permettant de s’occuper de sa progéniture. Or , nous constatons que None, la grande sœur de Dignité occupe une fonction qui lui permet de se passer des services de l’homme.Au regard de ce qui précède, il appert que le sujet féminin décrit par notre auteur est aussi en marge de la tradition, parce que la transgressant.Nous voyons donc aussi peint , un sujet féminin « écartelé entre les pesanteurs de la tradition et les astreintes de la modernité ».Mais il faut dire que cette situation participe de la libération de la femme dans la mesure où elle se dégage des carcans dans lesquelles la tradition l’y a compromise.
En somme, nous dirons que le binôme femme-tradition se laisse clairement entrevoir dans La vocation de Dignité de Jean Divassa Nyama.En effet, la femme y paraît comme un agent de transmission culturel tel qu’on l’a vu à travers la figure de Mâ N’foula. En outre, la tradition qui, en réalité, semble avoir été conçue pour l’homme, confine la femme dans un rôle où elle n’est respectée que pour sa capacité à « produire » des enfants tout en assurant les tâches les plus viles du foyer et étant malgré tout considéré par sa propre famille comme un moyen d’enrichissement à travers la dot que va verser le plus offrant des prétendants. Mais le rapport femme-tradition semble s’entrouvrir quand même sur une note de libération de la femme où celle-ci à travers l’image de Dignité semble donner une lueur d’espoir à la femme qui sort des carcans traditionnels, de la soumission aux hommes pour la soumission à l’être suprême, c’est-à-dire Dieu. Dignité à l’instar de None représente malgré tout, la femme moderne scolarisée et exerçant une profession qui lui permet d’être indépendante, libérée. N’est-ce pas là la vocation et la dignité de toute femme aujourd’hui ?
Critiques
Le roman de Jean Divassa, parle de la Dignité d'une jeune fille, amenée à choisir entre le poids de la tradition punu et sa vocation de religieuse.
Il y a peut être dans cette équivoque toute la séparation d’un bon roman et d’un grand roman : en privilégiant une Dignité de chair et d’os au détriment de la Dignité dans son essence, Jean Divassa semble tourner le dos à l’universel et au souffle puissant des symphonies romanesques majeures. De même, l’œuvre pêche par la principale faiblesse de ses nombreux prédécesseurs, une indifférence coupable à l’égard de la théorie littéraire. On a l’impression d’une naïveté de l’écriture due à la méconnaissance de certaines lois de la littérature. Le choix d’un style simple et dépouillé confère à l’œuvre une incontestable fraîcheur certes, mais n’arrive pas à cacher un manque d’épaisseur chez les personnages et dans les thèmes. Cette insuffisance n’échappe pas tout à fait au romancier lui-même, qui essaie de la compenser au milieu du roman par le recours au personnage de Tanglima, incarnation vivante de la mémoire collective, dont l’ubiquité et la sagacité devraient conférer au texte à la fois épaisseur idéologique et complexité structurale. Mais son insertion un peu forcée nuit à une cohérence d’ensemble déjà compromise par la présence de nombreux « bruits » au sens barthien du terme, c’est-à-dire de situations narratives ou de personnages dont le lien entre eux et les finalités n’apparaissent pas toujours. Le roman est en fait un agrégat de scènes et de dialogues souvent pittoresques certes, mais sans véritable fil directeur. L’auteur aurait d’ailleurs pu faire le choix ouvert d’une chronique bucolique, un peu à l’image du Rue Cases-Nègres de Joseph Zobel, au lieu de vouloir créer de toute force une forme d’intrigue autour d’un personnage central (Dignité) dont les attributs et le cheminement paraissent finalement secondaires. N’importe, la parution d’une telle œuvre aurait au moins eu le mérite de témoigner d’un regain incontestable de l’activité romanesque. Malgré les difficultés de l’édition, malgré la précarité matérielle, malgré la défection proverbiale des lecteurs, il semble que les romanciers aient trouvé dans leur seul talent les motivations nécessaires à leur épanouissement. Il semble que de lui-même, sans le recours à des infrastructures spécifiques, le roman gabonais se soit donné les moyens d’une production régulière.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Dec 10, 2007
Mes recettes
Le yara est le poisson que les punu affectionnent bien, le yara est aux punu ce que la carpe est aux omiène.
Choisir cinq à sept articles de cette favorite liste. Vous pouvez les obtenir prêt jusqu'à 4 heures en avant ; refroidir hermétique jusqu'à ce que vous soyez pret a les enrouler.
Préparation
thon : pour la sûreté de bactéries, l'acheter d'un bon fournisseur de ralentissements) ; la Couper le Yara dans 1/4-inch-thick dépouille à peu près 1/2 pouce large et 3 1/2 pouces longtemps. Juste avant la portion, arranger le poisson cru sur un lit de glace écrasée sur une plaque de bois.
Caviar : Placer 2 onces oeufs saumon dans une passoire de fil et le rinçage doucement sous le froid courant de l'eau ; eu des objections dans un petit bol.
Crabe : Dans un petit bol, un mélange 8 onces ont écalé ont cuisiné le crabe ou le crabe en boîte drainé (fait sortir liquide) avec 1/4 mayonnaise de tasse et la sauce de soja pour goûter (à peu près 2 petites cuillères). Les marques environ 1 tasse.
Yara fumé : Couper 3 onces yara fumé mincement coupé en tranches dans 1/2-inch-wide bandes.
Asperge : Dans un 5- à casserole de 6 litres par-dessus l'haute chaleur, amener à peu près 1 litre eau à un bout. Casser net et rejeter les fins dures de tige de 8 asperge d'onces. L'asperge de rinçage et ajoute à bouillir d'eau ; le cuisinier jusqu' à à peine tendre quand transpercé, 3 à 4 minutes. L'égout et immerge tout de suite dans un bol d'eau de glace. Quand refroidir, l'ascenseur hors et coupure dans 3 1/2-inch longueurs.
Avocat : La fosse et pèle 1 avocat ferme-mûr (8 once) ; la tranche longitudinalement dans 1/4-inch-thick, 1/2-inch-wide bandes environ 3 1/2 pouces longtemps. Placer dans un bol avec 2 jus de citron de cuillères à soupe ; le virage pour revêtir.
Carotte : Peler et déchiqueter 3 morceaux de carotte , ou utiliser 3/4 tasse carotte déchiquetée.
Concombre : Rincer 6 onces Japonais ou le concombre anglais ; la coupure dans 3 1/2-inch longueurs. Couper longitudinalement dans 1/4-pouces tranches, alors empiler 2 ou 3 tranches à la fois et coupure longitudinalement dans 1/4-pouces epais batons.
Champignons : Tailler les fins de tige de 3 pouces . Ricer les champignons de rinçage brièvement, l'égouter, et sécher doucement.
Epinards : Dans une casserole de 6 litres par-dessus le feu , amener à peu près 3 litres eau à un bout. Ajouter 6 pouces de feuilles d'épinards rincés et le cuisinier juste jusqu' à flanché, 1 à 2 minutes. L'égout et immerge dans un grand bol d'eau de glace jusqu'à ce que refroidit. Drainer encore et étaler sur une serviette propre de cuisine.Utiliser une serviette de papier pour enlever le liquide autant que possible.
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Nov 24, 2007
Mumbwanga
Mumbwanga raconte l'histoire d'un héros extraordinaire, héros éponyme allant à la recherche de sa sœur Maroundou ma de Nzambi, mariée à Dybourou Kasse le monstre. Après une longue pérégrination à la quête de sa sœur, après des combats dont il sort toujours victorieux. Mumbwanga ramène sa sœur au village à la grande joie de ses parents.
Critique
Le nouveau texte épique vient enrichir la bibliographie déjà abondante du genre dans la littérature gabonaise après le mvet de Tsira Ndong Ntoutoume, Olende de J.P Leyimangoye, Olende d'Okoumba Nkoghé, et Mulombi de V.P Nyonda.Le texte relate de manière implicite les rapports interhumains et le fondement matrilinéaire chez les punu du Sud du Gabon. Kwenzi Mickala a su rendre dans une langue simple l'oralisation du texte originel en reformulant de manière habile dans sa traduction la mise en scène du performeur de la parole, les chants, les répétitions, l'action dialoguée et les répons traditionnels.Dans le but de préserver notre mémoire collectivective, s'il vous plait envoyez nous par émail les textes que vous aviez. Merci pour votre collaboration. Monsard Siegu.
Ainsi le Mumbwanga procède de digression en digression, littéralement de fourche en fourche (dipaku) Kwenzi mikala 1997. Si bien qu’il est réputé ne jamais finir : « jusqu’a la mort le Mubwanga ne finira jamais >>. Le conteur s’arrête avec le chant du coq le matin (la récitation est toujours nocturne). Sans avoir véritablement achevé son histoire a tiroirs. Le terme de récitation es donc en même temps une promesse puisque les raisons circonstancielles d sont extérieures a la logique interne du récit je m’arrête là, mais le Mumbwanga ne finira pas>>. Julien Bonhomme .
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.
Spiritualité
Les contradictions de la Bible - Si la Bible est la Parole de Dieu, comment expliquez-vous les contradictions de la Bible?
Quel est "le péché impardonnable?" Comment le péché devient-il "impardonnable?"
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Nov 11, 2007
Que cachent vos noms?
Il est bien rare qu’on prénomme aujourd’hui un enfant , Mamengui, Mouetsi, Madjina. Pourtant les noms ont leurs significations. Les noms français que nous portions sont souvent une forme d’assimilation silencieuse qu’on ne l’imagine souvent.
Voici certains noms punu réservés aux femmes, tels que par exemple :Badjinu, Baluki, Bukandu, Dimengi, Ibondu, Issangi, Madjina, Marundu, Massolu, Masombi, Matsanga, Mubouanga, Nyangi, Ulabu, Pemba, Tsone.
De même, certains noms sont exclusivement réservés aux hommes. Il s’agit par exemple de :Buasse,Bubale, Buka, Diramba, Ndjembi, Kassa, Mabundu, Ibouanga, Mabunda, Mungala, Munguengi, Mundanga, Mombo, Moanda, Nduka, Mundanga, Mudounga, Mundjiegu, Mussiru, Mussodu, Muyama, Nding, Nzamba, Nziengui, Nzatsi, Mangala, Mapessi.
Voici quelques exemples de noms mixtes : Bakita, Bibalu, Bignounba, Burobu, Ditengu, Ibinga, Kumba, Mambundu, Mamfumbi, Maroga, Matamba, Mbumba, Moussunda, Matsanga.
Les jumeaux recoivent des couples de noms inséparables tels que les suivants:Irondu na Yenza, Marundu na Mbumba, Mfubu na Nzagu, Mubamba na Muduma, Musiali nà Mwenzi, Tenda nà Nymbù, Tsona nà Mudungu.
Des noms spécifiques sont aussi attribués aux enfants qui naissent après des jumeaux. Le premier s'appelle Kumba, et le deuxième Ibinga. Cette règle s'applique chaque fois que des jumeaux sont nés vivants, viables ou non.
Certains considèrent le nom propre personnel comme dépourvu de signification. Une telle attitude ne convient pas aux anthroponymes des Bapunu qui présentent au moins un sens littéral (parfois perdu de vue) et un sens symbolique.
Les champs sémantiques dans lesquels les Bapunu ont puisé leurs anthroponymes relèvent des domaines suivants:
Voici le sens symbolique qui s’attache au nom concerne le plus souvent une caractéristique de l’enfant, ou de sa famille, ou du groupe social tout entier au moment de la naissance. Musunda est, par exemple, le nom que l’on donne à un enfant qui à l’accouchement s’est présenté par les pieds (du verbe usunda, “descendre”). Bakita, est le nom que l’on donne à un enfant qui présente une malformation à la naissance.
Bien sûr, les noms de jumeaux indiquent qu’un enfant est né d’une grossesse multiple, mais en outre il est couramment admis que ces noms ont une influence sur la personnalité à venir de leurs porteurs. Ainsi, des jumeaux nommés Mubamba et Muduma, seront sans doute des être malfaisants parce que ces mots désignent deux espèces de serpents très venimeux. S’ils s’appellent Mfubu et Nzagu, ils seront doués d’une force exceptionnelle, parce que ces mots signifient “hippopotame” et “éléphant”. Enfin s’ils se nomment Irondu et Yenza, c’est à dire “amour” et “gentillesse”, ce seront des gens de caractère facile.
Lorsqu’une famille a connu une forte mortalité infantile, les enfant survivants reçoivent des noms évoquant la mort : Mbina, signifie “tombe” et est suffisamment explicite. Buling, sur ulinga, “voyager”, indique que l’enfant ne vivra sans doute pas et qu’il est seulement de passage chez les vivants. Musiru, “brousse”, suggère de même que son séjour au village sera de courte durée et qu’il faudra bientôt l’emmener en brousse, c’est à dire l’enterrer. Butamba, signifie “terre”, Burobu , “boue”, Mafumbi “cadavre”: tous évoquent la mort.
Inversement, Yesi signifie “chance”. C’est un nom que l’on donne à un enfant dont la mère a craint pendant longtemps d’être stérile et eu finalement la chance, considérée comme une grâce des ancêtres, de concevoir. Il arrive aussi que le nom commémore un événement qui a marqué la vie de tout une communauté, comme par exemple Mantsala, nom donné à un enfant né en période de disette et formé sur Ntsala “faim”.
Source: Pholia Jérome T. KWENZI-MIKALA
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Dialectique
Le rêve punu.
Les punu à l’image d’autres peuples,américain ou européen ont un reve . Le rêve punu peut être définit comme la réalisation du bien être, ainsi que celles de leurs familles. Le rêve punu peut se résumer en une seule phrase : la famille heureuse. Mais se rêve est confronté à plusieurs facteurs comme la pauvreté, le manque d’éduction et la pandémie du Sida. Le Sida touche profondément le Gabon et les punu ne sont pas épargnés mes frères agissant maintenant pour les générations futures.L'art de l'argumentation
Voici quelques étapes qui fondent l’argumentation.- La coherance du discours c'est à dire aller étape par étape« Dikak dimosi digheghangi maghembi mabedji».Litt. Une seule main ne peut saisir deux grosses boules a la fois. Sens : II faut agir methodiquement en choisissant une seule chose a la fois. Evitons de mener deux actions a la fois. « Ditudji agha inombu » Lift. L'oreille n'admet pas de compagnon.Sens ; L'oreille ne peut apprecier correctement deux sons differents a la fois.
- L'organisation« Peru na musing beboki ibulu masub na ngondi beburi mwane »Litteralement La conjugaison de Tare et de la Corde permet de pieger le gibier comme la conjugaison du spermatozoide et de I'ovule permet de former I'oeuf.Sens: C'est la complementarity des elements qui donne un resultat positif. Un seul element ne peut rien donner.La conjugaison de la substance et de la structure qui permet d’arrriver a un bon resultat. « Ave bondugili kari ave besunsili mondi »Lift. Le chien de chasse doit etre poste au point de chute du singe.Sens : Dans une entreprise, la coordination des actions est un gage de la reussite.21 « Iname misu iname matudji »« Kari na divoghi aghe komi »Litt. Le singe qui a un fruit clans la bouche ne crie pas.Sens: II n'est pas bon de parler avec une bouche pleine. II faut attendre la fin d'un acte avant de poser le suivant.
- La Substance fait intervenir les proverbes et contes.« Masi ma tsiesi magwelimine na muru »Litt. Les cornes de la gazelle sont a la taille de sa tete. Sens : La taille d'un attribut doit etre fonction de la taille de celui qui le porte. La correspondance de tailles est un critere de base.
- Le Brainstorming« Dike di koku ama longe ngudji duvangu »Litt. L'ceuf de poule a souvent conseille la mere poule. Sens : Un bon conseil peut venir d'un plus petit que soi ou de son enfant. Les arguments adverse« Minu ma mondi makale veme medji mambi »Lift. Si les crocs d'un chien sont d'apparence propre, ils consomment cependant de la merde.Sens : L'apparence est trompeuse.« Gnoghe na musob ghinsi ghi ? imosi! »Litt. Le serpent et le ver de terre ont le meme visage ou la meme apparence. Sens : Deux elements de meme apparence peuvent etre assimiles a des elements de meme nature. Mais il faut s'en mefier car leurs moeurs peuvent etre tres differentes.
- La Compensation « Uke bike muiri urasune mundung »Litt. Quand muiri est absent, mundung est present.Sens; Pour des jumeaux ou un couple quelconque de personnes, I'absence d'un membre est compensee parfaitement par la presence de I'autre.
- La participation: Ensemble d'expressions prévues uniquement pour réveiller I’ attention de I’ assistance. Elles peuvent être employées à différents niveaux d'un discours.La première partie de chaque expression est lancée par I’ orateur tandis que la seconde est reprise en chœur par I’ assistance initiée au lexique du débat. Cette seconde partie est constitué, en général, du dernier mot employé par I’ orateur. L'orateur pose une espèce de question a laquelle I’ assistance répond vivement. Ces expressions sont les suivantes
- Na kodu na kodu tsangu mwa ? mwa -Bighulu mambu matudji limba ? limba -Gwisi ek gwende matsande mbo ? mbo - Maghene ek mumwande mulende mia ? mia -Diambu di mbatsi kingu nde ? nde - Mbili mbili makande mbo ? mbo - Babal lembo ? lembo I - Baghetu lembo ? lembo - Na kodu na kodu bunzombu ? yeke - Ba djaba ? ba djab kala - Gwivula ibondu ? ibondu dja ngensa - Ngumbe ek kot tsia mughaghe ? mughagha - Ngumbe ek pal tsia mughaghe ? mughagha
Les concepts punu
La Mambulogie: l'art de la palabre et de l’éloquence .
Le Tsakidisme: Tsakidi serait une petite insecte difficile à avaler dans la bouche du coq. Le tsakidisme est l'art de résister à ses adversaires.
Morangisme: Bellarmin Moutsinga est le porte-parole. Le morangise est le symbole de toute lutte, de la soif de justice qui habite les peuples opprimés, qu’ils soient « d’ici ou d’ailleurs ». Pierre Claver Ackendengue constitue la principale figure.
L’ancien stoïcisme punu: Attitude morale caractérisée par une grande fermeté d'âme dans la douleur ou le malheur; attitude, caractère d'une personne stoïque. Elle avait tant souffert sans se plaindre, d'abord (...)! Puis l'orgueil s'était révolté. Alors elle s'était tue, avalant sa rage dans un stoïcisme muet, qu'elle garda jusqu'à sa mort (Flaub., Mme Bovary, t. 1, 1857, p. 5).
Le neoplatonicisme punu: Pierre Edgard Muddjieugou Ainsi parlait les Anciens −Philosophie de Platon et de ses disciples. Platonisme de Platon. Le platonisme se plaît à souligner l'indépendance radicale de l'âme, qui donne la vie, à l'égard du corps, qui la reçoit d'elle (Gilson, Espr. philos. médiév., 1931, p.178). Car le platonisme éternel, c'est la confiance de l'homme dans le pouvoir de la pensée, le «mythe» indispensable d'une Vérité éternelle à chercher par-delà les inexactitudes et les imperfections de toute science déjà atteinte (R. Lenoble, Hist. de l'idée de nature, 1969, p.70)
Le Bourbierisme: bebgayement d' Armel guimbi doctrine qui consiste a mettre les gens ou les choses dans un chaos BOURBIER, subst. masc. A.− Lieu en creux dont le sol est recouvert de bourbe. S'engager, entrer, tomber dans un bourbier :1. Les chemins d'alors n'étaient pas ferrés et unis comme ceux de maintenant : des bourbiers où l'on enfonçait jusqu'au moyeu et des pointes de rochers à s'y rompre le col.Pourrat, Gaspard des montagnes, Le Château des sept portes, 1922, p. 160.2. ... le cimetière était situé au bas d'une assez forte pente, de sorte qu'aux jours de grandes pluies ce n'était plus qu'un bourbier, ...Ambrière, Les Grandes vacances, 1946, p. 176.
Le naturalisme punu: Jean divassa Nyama est le porte parole Représentation exacte de la nature, du réel. Synon. réalisme, naturisme (rare). [Léonard] arrive sans erreurs, sans défaillances, sans exagérations et comme d'un seul bond, à ce naturalisme judicieux et savant, également éloigné de l'imitation servile et d'un idéal vide et chimérique (Delacroix, Journal, 1860, p.285): Doctrine dont le principal porte-parole a été Zola, caractérisée par la volonté de peindre la réalité sociale dans tous ses aspects (notamment les milieux prolétaires), le recours aux méthodes de la science, le rejet du style, de l'intrigue, des personnages. J'ai lu, comme vous, quelques fragments de l'Assommoir. Ils m'ont déplu. Zola devient une précieuse, à l'inverse. Il croit qu'il y a des mots énergiques, comme Cathos et Madelon croyaient qu'il en existait de nobles. Le système l'égare. Il a des principes qui lui rétrécissent la cervelle. Lisez ses feuilletons du lundi, vous verrez comme il croit avoir découvert «le naturalisme»! (Flaub., Corresp., 1876, p.369): P.ext. Caractère crû d'un personnage, d'une expression. On pense [à propos de Claudel] à Shakespeare. Il en a la brutalité, le «naturalisme» voulu, les immenses laïus sans raison apparente, les images très précises, brutales toujours (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1906, p.250).
L'enchanterisme: Nding Dyatelm est le père de cette doctrine . "Qui agit à la manière, avec la force d'un enchantement". Eloquence dans le language.Je connaissais enfin la beauté sans prétextes, que j'attendais sans le savoir. Tout, ici, ne reposait que sur la vertu enchanteresse du langage (Valéry, Variété III, 1936, p. 15).
Les gabonièseries: Pierre Monsard Siegu est le père des gabonièseries que l’on définit comme la possibilité de « dire la bêtise gabonaise » et de « tourner en dérision tout ce qui existe et auquel on accorde une certaine importance ».
Le monsardisme: Pierre Monsard Siegu est le père du monsardisme« cette attitude philosophique qui consiste, avec l'humour, à simplifier, voire banaliser les choses les plus graves dans le but de tordre les difficultés de la vie ».
Fule nange ou fulangisme: philosophie du groupe rabbon, feeling et le spirit du hip hop.
La fringologie dont le maitre est Jean Jcaques Boucavel le plus geand sapeur punu de tous les temps, du surnom Boucalinge. Le suffixe –logue désigne normalement le scientifique spécialiste de la science qui porte le suffixe -logie : Le psychologue spécialiste en psychologie, le géologue en géologie, le radiologue en radiologie, l'astrologue en astrologie, etc ...
Porposez nous des nouveaux concepts que vous affectionniez bien...et leurs significations.
IDesigner, développeur UX, entrepreneur, auteur et mentor. Fondateur de Gabonatura, engagé dans l’architecture, la culture, l’innovation, l’éducation et le développement urbain en Afrique.



