Nos cousins japonais

Les japonais sont nos cousins par leur créativité, culture, leurs masques No qui ressemblent au masque punu. Les japonais ont aussi des mots semblables aux punu comme Ikokou. Nos cousins japonais  ont réussi l'exploit d'envoyer un engin spatial sur une astéroïde en yipunu l'astéroïde c'est yimessu, cet engin a prélevé  la terre de l’astéroïde et ensuite déposé deux robots , l'engin a quitté l'astéroïde pour retourner sur la terre.


Hayabusa 2 devrait mener à bien une mission de six ans - débutant en décembre 2014 et traversant le système solaire pendant trois ans et demi. Les punu comme les japonais ont un esprit créativité  et ont toujours un grand intérêt pour l'exploration spatiale .

NYAMBI

Il ne s'agit pas d'aborder le nom NYAMBI légèrement car les ancêtres PUNU en nommant DIEU du nom de NYAMBI exprimaient en cet Etre, les énergies qui allaient avec sa personnalité, sa réalité... Nous allons voyager ensemble dans les particules NYA et MBI qui composent cet appellation attribuée à l'Etre Suprême par nos ancêtres et comprendre le pourquoi? Chaque fois n'oublions pas que chaque mot, nom, appellation a son taux vibratoire, ses énergies qui l'accompagnent. Qu'en est-il du mot NYAMBI?

NYAMBI = NYA + MBI 

 1) Je vais commencer par le MBI. MBI par essence signifie mauvais, mal, le monde des défauts,... ce qui relève d'une énergie négative dans son expression...

 2) NYA signifie disque, monde (monde manifesté ou non manifesté, car l'existence n'est pas seulement le visible mais l'invisible également)... Comme tout nom PUNU anciennement existant, le nom NYA a un taux vibratoire élevé, une énergie particulière qui va avec sa réalité d'expression... Etant un monde manifesté ou non manifesté, NYA regorge l'Amour (IRONDU), l'énergie capitale pour qu'une chose se manifeste, soit appelée à l'existence et soit conservée... Si le mal détruit, le bien construit. Le mal (la haine) renvoi à l'anéantissement, contrairement le bien (l'amour) appelle à l'existence, car il n'y a pas quelque chose qui soit appelée à l'existence (donc dans le NYA) sans que l'Amour (l'énergie en relation avec la manifestation) soit au rendez-vous, soit la pièce maîtresse. Ainsi donc, le NYA particulièrement renferme comme énergie pour son expression AMOUR car DIEU crée, appelle à l'existence le non-existant. La particule NYA signifiant AMOUR DIVIN a un sens beaucoup plus constructif incarnant l'union. Regardez, en Yipunu, le Soleil se dit NYANGU. Il ressort de ce nom deux particules, à savoir : NYA qui signifie Amour, Bien, Bonté… et NGU qui signifie Source, Mère, Origine, provenance... Vous comprenez que NYANGU veut dire la Mère de l’Amour, l’Origine, la Source du bien, bonheur… Bref, les sens de NYA et de MBI dans le mot NYAMBI, et les énergies qui les accompagnent sont justifiés par le fait que nos ancêtres appelèrent Dieu du nom de NYAMBI parce qu'ils voyaient en Dieu un Être Suprême qui lorsque vous êtes en connections (en accord) avec lui, vous bénéficiez de NYA (l'Amour, Bien, Bonté) et lorsque vous êtes en déconnection (en désaccord) avec lui, vous créez le maléfice MBI (Mal) autrement dit vous vous enfoncez dans l'état qu'on appelle MBI, le monde des défauts (rancœur, rancune, médisance, mensonge, hypocrisie, vol…)

NYA = en accord MBI = en désaccord C'est pourquoi vous ne verrez pas un être hautement puissant qui incarne le mal (le diable) à cent pour cent (100%). Il ya équilibre des forces, des énergies, mais il est demandé à l’Homme de cultiver le NYA, de prendre de l’ascendant sur le MBI, de transformer ses défauts en qualités,… Par ailleurs, vous apercevez comment les mots NYA et MBI sont classés dans le mot NYAMBI : NYA en premier et ensuite MBI en seconde position. C'est pour dire combien Dieu est Amour ou est vu comment un être d'Amour aux yeux d'un Punu avertit... donc par essence et originellement Dieu est amour, mais lorsqu'on se détourne de sa voie, on crée le maléfice MBI... Il ne faudra pas sous-estimer les ancêtres, ils étaient capables des choses que nous aujourd'hui nous voyons très floues résultat de notre aliénation… Contribution Alain Roger Moussavou

Traduction : La panthère et la gazelle

La panthère et la gazelle
Autrefois, dans un village, la panthère (Django) et la gazelle (Maviangu) étaient des grands amis. La panthère vivait avec sa femme et ses enfants alors que la gazelle n’avait que sa mère qu’il aimait beaucoup. Ils vécurent paisiblement pendant longtemps. Des années et des années passèrent, l’harmonie régnait toujours entre eux jusqu’au jour où une grande famine frappa le village.
Des mois et des mois, la pluie avait cessé de tomber, l’herbe ne poussa plus et les arbres mourraient. Les rivières commencèrent à tarir. Où trouver la nourriture, comment nourrir nos familles ? Se demandaient ainsi les deux amis.
Un jour, dès les premiers chants de coqs, la panthère alla cogner à la porte de la gazelle qui, inquiète se demanda :
La gazelle : que se passe-t-il ? Qui cogne à ma porte si tôt comme ça ?
La panthère : C’est ce problème qui m’entraîne de bonne heure chez toi, nous ne pouvons plus continuer à attendre sans rien faire. Viens derrière ta case afin que je te dise quelque.
La gazelle : quelle est cette chose qui ne peut pas attendre qu’il fasse bien jour ?
La panthère : chuuuuut !!! C’est un secret, je suis venu te proposer de tuer nos mères pour palier quelques jours à la famine qui nous terrasse en ce moment.
La gazelle (surprise par le message qui venait de lui être livré) : Quoi ? Nos mères ? Jamais ! Ma mère qui a tant souffert avec moi ? Tout sauf ça !
La panthère (menaçante) : Nous ne pourrons plus tenir longtemps en ne buvant que l’eau de la rivière qui va d’ailleurs bientôt tarir, tuons-les, si tu refuses, tu sais bien que tu seras ma première victime ! Je te tuerai, ensuite je tuerai ta mère. Alors si tu veux avoir la vie sauve, accepte ma proposition.
La gazelle (prise de peur accepta) : d’accord, j’accepte mais à une seule condition, nous allons commencer par ta mère. C’est toi-même qui la tueras et tu viendras me livrer ma part de viande chez moi. Lorsque nous aurons fini de consommer toute la viande, je tuerai ensuite ma mère et je viendrai également te livrer ta part.
La panthère (après avoir tué sa mère revint le soir même chez son ami) : mon ami, moi je n’ai qu’une seule parole, comme convenu, voici la part qui te revient. Lorsqu’il prit congé de son ami, ce dernier ne mangea pas cette viande, il révéla le secret à sa mère qu’il alla cacher dans le creux d’un fromager, près de la seule rivière où l’eau coulait encore.
Des jours passèrent. Un soir, alors que le ciel était gris, le tonnerre gronda et la pluie tomba. La panthère, revint chez son ami le lendemain de la réapparition des premières gouttes de pluie.
La panthère : mon ami, tu sais pourquoi je suis là, comme tu dois t’en douter, la viande de mère panthère est finie ; ça fait déjà quelques jours que j’attends que tu m’apportes ma part de viande de mère gazelle ! Ouvre-moi la porte.
La gazelle (enfermée dans sa maison) : as-tu constaté que cette nuit, la pluie est tombée ?
La panthère : oui ! Alors en as-tu profité pour tuer ta mère sans que personne n’entende ses cris de douleur grâce aux bruits des gouttes d’eau sur la toiture ?
La gazelle : non !
La panthère : as-tu donc préféré le faire au petit matin quand le sommeil est agréable et que tout le monde bercé par la pluie, dort profondément ?
La gazelle : non plus !
La panthère (énervée) : pourquoi me parles-tu donc de la pluie ? Ne veux-tu donc pas m’ouvrir la porte de ta maison ?
La gazelle (moqueuse) : mon ami, la pluie annonce le retour de l’eau, c’est la fin de la saison sèche, l’herbe va repousser, les arbres vont revivre, les plantes vont fleurir, les rivières vont à nouveau se gorger d’eau. Mon ami la vie va reprendre ses droits, par conséquent je n’ai plus besoin de tuer ma mère !
La panthère (très furieuse) : sache que moi j’ai respecté ma parole, alors tu devrais également faire la même chose, tu m’as trahie ! Sache cependant qu’à partir d’aujourd’hui, nous sommes toi et moi, deux mille pattes dans un champ en friche.
Pendant plusieurs lunes, la panthère ne voyait plus la gazelle et sa mère dans le village. Des jours et des jours passèrent encore puis la panthère décida d’aller dans un village voisin pour consulter un homme appelé Direkulu (celui qui fait l’objet de moquerie) afin de savoir où se cachaient la gazelle et sa mère. Direkulu qui était mi - humain, mi-animal avait une queue ; Il dit alors à la panthère :
Direkulu : je vais lever ma queue, quel que soit ce que tu verras, tu ne dois ni rire, ni te moquer, ni cracher encore moins te boucher le nez. Si tu réussis à cette épreuve, je te dirai où se cachent ceux que tu cherches et je te donnerai une poudre que tu jetteras le long du chemin qui mène à la seule rivière qui n’a pas tari pendant la saison sèche.
Mais dès que la panthère commença à secouer sa queue et avant même de la lever, une odeur nauséabonde envahit la chambre de Direkulu, les asticots et les mouches inondèrent la pièce et la panthère ne put supporter cette épreuve. Il s’en alla en criant :
La panthère : Ô quelle odeur ! Depuis combien de temps ne t’es – tu pas lavé ? Je vais vomir, j’ai la nausée, tu es trop sale et je comprends pourquoi dit-on que tu es la risée de tout le monde ici !!! Direkulu répondit en ces termes :
Direkulu : On ne sous-estime pas le chien qui a un œil pourri ! Pars, mais sache que si tu ne trouves pas un arbre sur lequel te poser, le buffle finira par t’attraper
Dès qu’elle sortit de chez Direkulu la panthère alla guetter la gazelle. Le soir, alors qu’elle voulait faire un tour chez elle, la gazelle aperçut la panthère. Elle rebroussa chemin et marcha, marcha, marcha. Epuisée, elle trébucha et tomba. Au moment de se relever, elle se retrouva dans une chambre sombre, face à un être bizarre, mi-humain, mi-animal. Après avoir raconté sa mésaventure, elle demanda à Direkulu de la protéger du danger qui la guettait. Elle fut soumise à la même épreuve que la panthère et la réussit avec succès. Direkulu lui dit alors :
Direkulu : prends cette poudre que tu vas frotter sur tout ton corps, gardes-en un peu, car tu en auras besoin plus tard. En sortant de cette chambre, ne te retourne pas ; marche devant toi sans prendre ni la gauche ni la droite. Toutefois, si une difficulté se dresse devant toi ou si tu veux qu’un désir s’accomplisse, mets un peu de cette poudre sur ta langue et dis seulement « galu-galu ».
En sortant de la chambre de Direkulu, la gazelle n’était plus la gazelle, elle ressemblait maintenant à une jeune belle créature à laquelle personne ne pouvait rester indifférente. Devant elle, il n’y avait que deux chemins, un à gauche et l’autre à droite. Elle exécuta aussitôt la recommandation de Direkulu et se retrouva soudain dans une forêt que fréquentait la panthère. Accompagnée de sa femme, la panthère qui vint pour recueillir du bois de chauffage découvrit cette belle créature et lui demanda :
La panthère : Qui es-tu et pourquoi une jeune belle fille comme toi reste seule dans cette forêt si dangereuse ?
La jeune femme : (elle mit un peu de poudre sur sa langue) : je suis perdue, j’ai perdu tous mes parents, j’ai marché, marché, marché dans la forêt à la recherche d’un point d’eau ; je suis épuisée, j’ai vraiment faim. Voulez-vous m’aider s’il vous plaît ? Je n’ai nulle part où aller.
La panthère (malgré le refus de sa femme qu’elle insulta copieusement) : viens avec nous, ma femme et moi-même allons t’offrir une nouvelle famille.
Lorsqu’elle invita la jeune femme à partager le repas avec lui, cette dernière mit discrètement la poudre que lui avait remise Direkulu sur sa langue et répondit :
La jeune femme : je veux bien manger avec toi, mais tes griffes là me font peur. Coupe-les.
La panthère s’exécuta malgré l’opposition de sa femme qu’il continua à injurier. Il invita à nouveau la jeune femme.
La panthère : tu n’as plus de raison d’avoir peur, viens manger avec moi puisque je n’ai plus de griffes.
La jeune femme : je veux bien venir manger avec toi, mais ta queue là me fait peur. La panthère coupa sa queue. Le même scénario se répéta jusqu’à ce que la panthère s’arracha les crocs ainsi que les yeux et invita à nouveau la jeune fille.
La femme de la panthère (excédée par ce spectacle) dit à son mari : mon malheur a commencé depuis que tu as introduit cette femme dans notre maison, ressaisis-toi ! Tu ne vas quand-même pas céder à tous les caprices de cette inconnue ! Même les yeux aussi ? Après que va-t-elle te demander encore ? La panthère rentra dans une colère noire et chassa sa femme et les enfants puis invita encore la jeune fille en ces termes :
La panthère : Maintenant que je n’ai plus ni griffes, ni queue, ni crocs, ni même les yeux pour te voir, viens donc manger !
La jeune femme : d’accord, mais je vais te demander juste une dernière chose car il y a encore une seule chose qui me fait peur. Les battements de ton cœur m’effraient, alors arrache ton cœur ! La panthère mit ainsi lui-même fin à ses jours sur terre en s’arrachant le cœur.
La jeune fille dit galu-galu, elle redevint gazelle, alla chercher sa mère et rencontra une femme qu’il épousa et fonda une grande famille. C’est depuis ce jour que la panthère s’en prend toujours à la gazelle dans la forêt.

2. Interprétation du conte par Ginette Flore Matsanga Mackossot

2. Interprétation du conte

 2.1. Les épreuves

 L’interprétation que nous proposons tient compte du contexte punu car la compréhension des éléments culturels contenus dans ce conte ne peuvent être accessibles qu’en se référant à ce groupe linguistique du sud du Gabon. Le conte que nous analysons est traversé par les schèmes fondamentaux de la mort et de la résurrection qui caractérisent l’initiation dans le rituel social. Il s’agit dans ce conte de l’accession à la connaissance par le biais de l’initiation, laquelle initiation impose des épreuves difficiles à subir. La première épreuve est sans conteste ici, celle de la faim et de la soif, ce qui est une nécessité dans la réalité des rites initiatiques. En effet, le candidat à l’initiation doit être à jeun, léger, pur ; il doit éprouver de la faim et de la soif, cela correspond de manière symbolique à une soif de connaissances. Le fait que la panthère ne résiste pas à cette épreuve présage déjà de son échec à l’initiation, c’est elle qui propose à la gazelle de tuer leurs mères : « Chuuuuut !!! C’est un secret, je suis venu te proposer de tuer nos mères pour palier quelques jours à la famine qui nous terrasse en ce moment ». L’initiation est symbolisée dans un premier temps par la rencontre de la panthère avec le personnage de Direkulu dans la chambre de ce dernier. La première épreuve que la panthère doit subir est celle de supporter l’odeur de puanteur que dégage Direkulu ; malheureusement il n’aura pas l’occasion de passer la deuxième épreuve qui consistait à asperger la poudre magique qui devrait le conduire jusqu’à sa proie (la mère de la gazelle). La panthère échoue lamentablement puisqu’elle ne respecte pas la consigne donnée par Direkulu. Ici apparaît clairement une notion très importante dans la société traditionnelle africaine. Comme toute société organisée, la société punu est régie par des règles, des normes où le tabou et l’interdit font partie de la coutume. Le non respect ou la violation de certains principes, de l’interdit, entraine des conséquences graves alors que l’observation ou le respect scrupuleux de ceux-ci met l’individu à l’abri des représailles. Cette réalité n’est pas en reste dans la pratique initiatique qui consacre et renforce la sacralité du pouvoir en assurant une certaine protection. La panthère ne connaîtra pas ce bonheur, il sera au contraire voué à une mort sociale pour n’avoir pas respecté un interdit : « Ô quelle odeur ! Depuis combien de temps ne t’es–tu pas lavé ? Je vais vomir, j’ai la nausée, tu es trop sale et je comprends pourquoi dit-on que tu es la risée de tout le monde ici !!! ». Alors qu’il lui a été recommandé de ne manifesté aucun sentiment de dégout face à « l’homme-animal », la panthère va se distinguer par des paroles désobligeantes vis-à-vis de celui qui devrait lui montrer le chemin de la connaissance. Mais il faut dire que cette attitude de la panthère n’est que la suite logique d’une grave transgression dès le départ. En effet, elle a tué, de ses propres mains, sa mère ! Or dans la société punu, la mère est un être dont le caractère sacré induit soit la bénédiction, soit le malheur. La panthère a brisé un des principes de la tradition orale qui est également un des dix commandements de la bible : tu ne tueras point ! L’initiation intervient ensuite lorsque la gazelle tombe en fuyant au moment où il aperçut la panthère devant sa maison. La chute de la gazelle signifie que cette dernière n’a pas encore atteint sa maturité qu’elle va finalement acquérir par l’initiation. Cette chute va le conduire dans une chambre sombre où elle se retrouve face à un être surnaturel.Sa quête de la connaissancenesera que la répétition en actes positifs cette fois-ci, de l’épreuve vécue par la panthère.Notons que la connaissance qu’il acquiert est symbolisée dans le conte par une poudre magique que lui remet Direkulu. Direkulu, « L’homme-animal » lui, symbolise dans le conte les ancêtres et les forces surnaturelles qui président à toute initiation. Il joue alors le rôle de messager de l’au-delà. Toutefois, il peut également être considéré comme étant l’incarnation de la science occulte dans un sens plus général. Dans la société traditionnelle punu en effet, cette catégorie de personnes a un statut particulier et y occupe une place de choix. Elle détient une science redoutable dont le pouvoir émane de sa communion permanente avec le monde des esprits. Présenté souvent comme un être étrange (il est « mi-homme », « mi-animal », il possède plusieurs attributs ; tantôt il est guérisseur, jeteur de mauvais sorts, protecteur ; tantôt il est le justicier de la société. Les fétiches qu’il utilise sont considérés comme des catalyseurs d’énergie qui peuvent être des objets de toutes natures, des « gris-gris » auxquels on attribue un certain pouvoir. Dans notre conte, il s’agit d’une poudre magique : « Prends cette poudre que tu vas frotter sur tout ton corps, gardes-en un peu, car tu en auras besoin plus tard. En sortant de cette chambre, ne te retourne pas ; marche devant toi sans prendre ni la gauche ni la droite. Toutefois, si une difficulté se dresse devant toi ou si tu veux qu’un désir s’accomplisse, mets-en un peu sur ta langue et dis seulement « galu-galu ». La poudre a ici valeur de « secret », de connaissance suprême révélée et transmise par « L’homme-animal ». Cette poudre qui permet à la gazelle de se transformer en une belle créature a la même valeur que les objets magiques décisifs qui, dans les contes africains, garantissent le succès de la quête. C’est ainsi qu’elle fait d’elle un être parfait qui fait agir, qui fait faire des actes même les plus insensés ; elle permet également d’acquérir des valeurs spirituelles, une grande maturité, de la fécondité, en somme une assise sociale. On assiste donc à une forme de renaissance de la gazelle à travers sa transformation ; elle renaît de la mort initiatique à une nouvelle vie, elle passe d’une étape inférieure à un palier supérieur, du stade d’adolescent à celui d’adulte : « .La jeune fille dit galu-galu, elle redevint gazelle, alla chercher sa mère et rencontra une femme qu’il épousa et fonda une grande famille ». Soulignons que l’accession à la connaissance constitue, pour ceux qui la détiennent, un grand privilège en ce que celle-ci procure un pouvoir de domination sur ceux qui ne l’ont pas. C’est exactement ce à quoi la gazelle transformée en jeune fille va se livrer car sa parole induit directement l’action ; tout ce qu’elle demandera à la panthère sera exécuté au point d’amener cette dernière à s’arracher le cœur : « Maintenant que je n’ai plus ni griffes, ni queue, ni crocs, ni même les yeux pour te voir, viens donc manger ! » La jeune femme : « d’accord, mais je vais te demander juste une dernière chose car il y a encore une seule chose qui me fait peur. Les battements de ton cœur m’effraient, alors arrache ton cœur ! La panthère mit ainsi lui-même fin à ses jours en s’arrachant le cœur ».

 2.2. Les ingrédients de l’initiation

 Dans les sociétés traditionnelles, les pratiques culturelles sont régies par les notions de temps et d’espace mais aussi par certains éléments tels que la forêt et l’eau. Dans le conte qui fait l’objet de notre étude, la chambre noire constitue le premier lieu où se déroule la première phase de l’initiation qui va ensuite se poursuivre dans la forêt qui est le lieu de prédilection des échanges entre les vivants et les morts, un espace d’équilibre entre le monde physique et métaphysique. C’est dans la forêt que s’achève en réalité l’accomplissement de l’initié. La chambre noire renvoie à l’image du labyrinthe qui apparaît souvent dans les contes africains et qui annonce également la présence d’un carrefour (ou plusieurs chemins) qui met le héros (candidat à l’initiation) face à la difficulté de choisir le bon chemin qui le conduira sur la voie de la connaissance. Cet espace exprime ainsi un univers clos et piégé qui met parfois l’accent sur le caractère étouffant de l’enfermement avant de se transformer en un chemin presqu’infini conduisant au lieu final où se jouera le destin du héros. Mais dans le présent conte, « le héros positif » est aidé par l’initiateur, Direkulu, l’incarnation d’un ancêtre de la gazelle qui lui remet une poudre magique « multifonctions ». La forêt, lieu initiatique capital, est un espace de résurrection qui sépare le monde profane du sacré. Elle y regorge plusieurs éléments de la nature qui sont des symboles de la purification (l’eau à travers la rivière située à coté du fromager), de l’élévation (le fromager) de la fécondité (le creux du fromager). L’arbre de l’initiation n’est pas choisi au hasard. Le fromager (mufume) est une des espèces les plus signifiantes de l’univers végétal punu. Tous ses éléments (feuilles, écorces, racines) sont utilisables par l’homme pour des besoins médicinales. En outre, il présente l’avantage de former un creux au centre du tronc ; ce creux est considéré dans l’imaginaire punu tantôt comme un refuge, une cachette, tantôt comme un univers utérin, mais surtout comme le village des ancêtres. La veille de l’initiation, les maîtres initiateurs y conduisent tous les candidats pour demander aux ancêtres si les néophytes sont aptes ou non à subir cette épreuve. Cette phase de pré-initiation appelée « ifunde » est une étape importante au cours de laquelle les candidats sont préparés physiquement et spirituellement en subissant une sorte de purification : ils sont enduis d’une mixture composée de feuilles, d’écorces et de racines du fromager mélangées à « autre chose » avant d’être lavés dans une rivière située à côté de « l’arbre de l’initiation ». Cet arbre est donc le symbole de l’ancestralité, celui vers qui on se tourne lorsque survient une quelconque difficulté. C’est cette réalité que l’auteur congolais Alain Mabanckou (2006 : 43) dévoile dans son roman Mémoires de porc-épic à travers le personnage du porc-épic lorsque ce dernier va se refugier au pied du baobab et s’adresse à lui en ces termes : « Mon choix de me cacher à ton pied n’est pas le fait d’un hasard, je n’ai pas hésité un seul instant dès que je t’ai aperçu en longeant la rivière, je me suis dit que c’est là que je m’abriterai, je veux en fait tirer profit de ton expérience d’ancêtre (…) » L’arbre, en l’occurrence le fromager, est un lieu de refuge, un lieu de protection qui préserve du danger ; c’est d’ailleurs ce lieu que choisit la gazelle pour mettre sa mère à l’abri du danger qui la guette face à la panthère. Il est aussi un lieu de délivrance et de purification, le symbole de la sagesse et du savoir.

 2.3. Le rapport conte / société actuelle 

 Un rapport entre les éléments du conte et la société actuelle peut être établi. Soulignons que l’enseignement ou l’éducation par le conte à travers diverses épreuves que subissent les héros négatifs et positifs (la panthère et la gazelle) sont en réalité, le parcours de l’individu en quête de réussite sociale. Celui-ci est parfois confronté à plusieurs difficultés, à des situations complexes. C’est grâce à son endurance à affronter la vie, par des aptitudes à surmonter les vicissitudes de cette vie, qu’il sera admis ou pas à certains grades ou strates de la société. L’individu, candidat à l’élévation spirituelle ou intellectuelle est obligé de suivre, un enseignement théorique et/ou pratique dans des domaines variés pour achever sa formation. Cette école de la vie obéit à des principes, des règles à respecter. La violation de certaines lois ou le non-respect des interdits expose nécessairement à des sanctions, sinon à des conséquences parfois dramatiques. En somme, la qualité de la vie aujourd’hui dépend à la fois des efforts personnels à la construction d’un idéal de vie, mais également à la conformité à la norme. L’initiation est donc ici, le reflet d’une pratique sociale dont le conte se sert pour traduire une certaine appropriation de la culture gabonaise. Le conte est certes, un outil, un prétexte à la créativité littéraire, mais il s’enracine dans l’oralité profonde qui met l’être humain dans une relation harmonieuse avec le monde qui l’entoure.

CONCLUSION 

Au terme de notre réflexion, nous disons que le conte gabonais à travers l’exemple d’un conte punu est le reflet des activités sociales, il permet la transmission des connaissances, du patrimoine culturel aux plus jeunes surtout, aide à l’intégration sociale et inculque aux hommes une sagesse pratique des réalités de la vie en communauté. Il est non seulement une forme d’école africaine traditionnelle, mais le garant de l’unité du groupe et du respect des institutions tant sociales que religieuses. Il est en somme un mode d’expression total. Le conte représente d’abord un acte de langage puisqu’il raconte une histoire jugée digne d’être portée à l’adresse d’un auditoire suivant une certaine rhétorique propre au groupe social qui le produit. Il utilise une certaine langue et met en exergue des valeurs traditionnelles de cette société. Celui-ci enrichit donc la langue et la pensée, il stimule la créativité et développe l’éloquence. Il développe enfin l’expression et ainsi parallèlement la communication. Issu de la tradition populaire, il appartient à la mémoire collective (il est fait par et pour le peuple). Dans le conte qui fait l’objet de notre étude, les principaux thèmes dévoilés (l’amour maternel, l’amitié et l’initiation) mettent en exergue le personnage de la gazelle qui incarne l’intelligence qui se confond à la ruse et à la malice. Il présente une situation difficile et fait prendre conscience des réalités de la vie en encourageant chacun à trouver des solutions face à ses propres problèmes. Il favorise ainsi le développement intellectuel de l’individu et a donc de ce point de vue, un impact positif sur la personnalité de l’enfant et la maturité de son esprit. Il est instructif, explique les causes de certains phénomènes de la nature (la sécheresse, la famine...). La morale qu’il dégage est quelque peu ambiguë, mais symbolise de manière claire la victoire des faibles sur les puissants, du bien sur le mal, de la vie sur la mort. Alors qu’il favorise l’expression orale et la fertilité de la mémoire individuelle, le conte est malheureusement de plus en plus rare dans les villages. Aussi, l’introduction du conte dans le système éducatif gabonais est-elle à encourager au regard de l’évolution rapide des modes de transmission des connaissances. Nous pensons qu’il est fort probable que les séances de contes disparaissent totalement un jour, mais le conte ne périra pas ; il survivra grâce aux livres, aux bandes sonores, grâce à la radio et à la télévision.Pour Paolo Belpassi, « ... l’introduction de ces contes à l’école, et pas seulement dans les premières phases de la scolarisation, offre une occasion précieuse d’expérimenter et de pratiquer l’utilisation artistique de la parole, les possibilités créatrices inépuisables du langage- à un niveau à la fois expressif et esthétique-, comme c’est le propre des cultures orales... ».

 Références bibliographiques :

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 Liberté I, Négritude et Humanisme, Paris : Seuil.

Maghène na tsiési

Transcription : Maghène na tsiési
Umabè, bambatsi babédji ba néni, maghène (Django) na tsiési (maviangu) ba matsana o mwa dimbu. Maghène ama tsana na mughatsiandi na bane, tsiési amabe bwa na ngudjiandi ama ronda puèla. Mutsanu wogu umabe uboti bilime na bilime. Bilime na bilime bike vioga, dinong diogu dimabe ignung kwang na ilumbu yo nzal djima yi dimbinine o dimbu.
Miwèli na miwéli mike vioghe, nfûl djisa ma mwé noghangue, biriri bisama mwé benda, miri ufû. Midjamb mike bande ukamughe. Bambatsi babédji bake kéwivula yi : ike uka tudilile bigudji, ike tsiè tuke bungulili bifumbe ?
Mwa ilumbu, vo matébuyile ma wisi, maghène akèdukisi vo mune ndagu tsiési, djawa na gome ake wivuli yi :
Tsiési : diambu yi ? agune ani aki dukisi vo munu ndagu na mune kedi nane ?
Maghène :diambu dié di mbè na kedi ombu wagu, tugo mwé rungul utsane nane. Rughe o nzime dikuse nga yé utsingul mwa diambu.
Tsiési : diambu adine dié digo runguse ukèl yi wisi alé tébugh na burang nane yi ?
Maghène : chuuuuut !!!mwa nfudu, nzi rugh mu utsingulu yi tuboki ba ngudji bétu tuke lèvume na mwa bilumbu abibi nzale djimatukambisi.
Tsiési : ayi ? bangudji bétu ? tsabi tsabi ! ngudji ami djima tsogh nààmi ? Tsabi tsabi !
Maghène : tugo mwé rungul unuanga bwa mambe ma mudjabe agune uki kamugh. Tuba boki,pa utse buse, ndèbè idjabi ndè nurèile uboka ! nu gubok, mba nga boke ngudji agu. Kabo payi irondi ube mognu, sing wa dyé ni utsinguli.
Tsiési (na goma akesing) : nimasing, tumb, tulèbande na djagu ngudji. Ndébè umuboke mba uki mbègh dya dikabu o dimbu dyami. Pa tuma mane udji nyame djotsu, mba nga boke dja ngudji mba nuyi uvègh dyagu di kabu.
Maghène (anomane uboke ngudjiandi, akivè tsiési dyandi dikabu) : mbatsiami, mé mbémbuami dji mosi , nane tuts gulusunu, la dyagu dikabuà.
Na maghène éwè, tsiési asamadji nyame ngudji aandi, ake tsingul ngudjiandi ilombi mba akè musuègh o ghari dilute di mufume, vo mughule mwa mudjambe wè mbè ukivu na mambe. Bilumbu na bilumbu bike viogh. Mwa tsisigha, wisi umàbe dumbirii, nful ano dùm, ake noghè. Maghène wandi ake wè ombu tsiesi ilumbu ayo yi maduka ilumbu yé nful amanoghilè.
Maghène : mbaatsi, idjabi dibandu dyè ni marughil na kedi, nane ndébè idjabili, nyame mamami djimasuk, vaak mwa bilumbu ni gukèlile yi uki mbèghe dya dikabu di nyame ngudjagu. Ndibulili ndagu.
Tsiési (amakébindighe o gari ndagu aandi) :ndé uts làb yi nful ats noghe na mukolua ?
Maghène : yine ! kabo avane ndè uts bokili mamaghu vane nful djits dimbena odjulu ndawa mumba batu baké ghulu nane étatilia na bualia ,
Tsiési : nési !
Maghène : kabo uts kèle wa vave na matébugil ma wisi vo yilu é bili mughangu, vo batu bé wendili wilu yi boti na nfula ?
Tsiési : nésioo !
Maghène (na kabu) : ka ike yi imbosili dyambu di nful ?
Tsiési (na ditékulu diotsu) : mbasiami , nful, masukusulu ma mangle,biriri ike ubend, ike na miri, na bivaru, midjamb namapape miu base na mambe. Mbatsiami, mognu mba ike ubuedji kabo ngé la dyé numwé bokili wa mamaa
Maghène (na kabu adji néni) : ménu nzi vagh nane tuma kunzil, ndé umambioyile o disu ditobigh kabo udjaba yi vave ilumbu yi nanyangu, djétu banaghu tube ngongul bédji vo misoli.
Miwèli namiwèli mike viogh, maghène asamamwè labà tsiési na ngudjandi vo dimbu. Mwa ilumbu, ake wè ô dimbu dimosi oyé là ngang bamanengila Direkulu mumba ake mutsingule wè tsiési na ngudjaandi bamasuèmina. Direkulu amabe yari ayéyi mutù, yari ayéyi ibulu na muyile ; ake va maghène yi :
Direkulu : nu nangule muyilaami, mane ndé ùla, uya rèke, uya fute matédji, uya bindighe né mbasu. Pa uts rungus uva mane ni utsingulili, mba nga utsingul vo batu bé irombi bavu, nu uvè na bisiému byé ubuagh mu nzile adji wè o mwa mudjambe agune ugha kamugh na mangle.
Tumb na maghène ébandi wa unangul muyil aandi yotsu évagili ake ukungis, ndagu Direkulu djo djik suno bas na mbungh ? Ike na bayini, na babanzi bake bas. Maghène asamamwé rungus uvume, ake bindighe mbasu, ake pale mbangu :
Maghène : kayié mbunghé ! ndè uke mipume kwè na ubwile ? kayaa nzale ulughé, une mbung, mba nimagulu dibandu dyé batu bé ukumbili !!!
Direkulu : baghé lenzi mondi mo disu ubolô. Wendango tumb pa ughabe na ivale pàs o ughango.
Maghène àno paal, aké kèla tsiési o dimbu dyandi. Tsiési wa mun ama rondili uyè dokimine dimbu dyandi ake labilile maghène, ake rine, ake wè, ake wè ake wè, manyuru wa make muvol, ake bérughe. Mune mbè ava yi ake rèleme, ake sung yé palilil ô ndagu djosu dji pisime, ake làà mwa dibal bamanénguila Direkulu yari aye mutu, yari ayi ibulu na muyile. Anomane utsigule Direkulu bikumbu, djawa, Direkulu ake mutsingule nane amatsingulile maghène. Ake mane uvabingane biotsu na burang, mba Direkulu ake muva yi :
Direkulu : Bô bisiému abibi, uke sing mo dugnuru diotsu, uke suègh mwa bimosi mumba uké kambe o wusu . Dipale u pale wunu gari ndagu adjidji, uya tsune nzime, uya bo maghétu, uya bo mabale, wènda ike na gusu. Tumb pa utse be na mwa dyambu, né yi mwa dyambu irondi, uke bo mwa bisiému uke va vo dulimi mba uke va « galu-galu ».
Tsiési ano pale o ndagu Direkulu, ake kalugh ike mwa mwane mughétu ubuédji. Vo gusuandi umabe bwa nzile bédji, maghétu na mabale, ake va ngalu ngalu, ake suno yé pààal o gari musiru wè maghène amawenda. Maghène amaru kedi na mugatsiandi o yi riabe mikanzu, ano làà tsiési vo djulu mukokulu ake muva :
Maghène:Ndé lani, kayi mune ivuandi yi mwane mughétu iva vave wagu pinze o gari musiru aghughu uga uboti ?
Mwane mughétu : (ake va mwa bisiému o munu) : nima tsiémugh, nisane biburu, nima viénguile musiru wotsu na uyèneromba mamb, manyuru mamambole, ningane nzale, kokolu tsi batsiénu, nguamusianu. Nighane mbure dji uwè.
Maghène (mugatsi amalénobus, ake musiengh, asamamwémukipang) : rugh nétu, na mé na mugatsiami tu uvè ifumbe i ghone.
Bano tôle o ndagu , mughatsi maghène anomane ulambe, djabè maghène ake nenguile mwanè mughétu o udji, mweki ake va bisiému vo duli mba ake muva :
Mwane mughétu : nirondi wa udji, tumb nyale tsiagu tsi mbè ghome, tsi tabuli. Maghène ake tabule. Mughatsi amalé no mughandise, asamagharu, ake mwé musiengh.Maghène ats mwé nenguile mwanè mughétu o udji
Maghène : nima tabule kale nyale, kabo tsié rugh o udji nami.
Mwane mughétu : nirondi wa udji, tumb muyilaghu imbè ghome. Maghène atse tabule muyile.
Ike nane kuangh na maghène amadokulile minu, ake dondule misu.
Mughatsi Maghèneano làà nane ake va mulumi : mwan mughétu aghune aruyila vave, mutsanuétu umabive, mumbayi igululu motsu mé dja éutsinguli, ughémudja né gune érughisini, namune misu ka imosi yi o mwé uva yi botulu ?
Maghène ano gulu nane ake nyogha, ake siantse mugatsi na bane. Ats mwé va mwanè mughétu :
Maghène : avava nisane nyal, muyile, minu, né misu ma ulabili mé satsi, kabo tsié rugh o udji !
Mwane mughétu :nima sing, tumb ni rondi uwivule mwa dyambu di musitu, vadje mwa dyambu dimosi diki mbè ghome. Murimaghu wimbè ghome, kabo urubuli.
Maghène ake rubule murime, ake kéboke djabèniè. Mwanè mughétu ake va ngalu ngalu, akemwè kalugh tsiési, akébo ngudjandi, ake wèlene , akebe na ifumb i néni. Ilombi ayine maghène o musiru aghérondili tsiési. Dibandu adine maghène é binguisile tsiési o musiruèèè.

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Énergie libérée Vissu

Pour le "physicien" Punu, l'énergie en Yipunu se dit VISSU, la matière première de l'univers(IWADU).
  • Pour déterminer l’énergie libérée lors d’une transformation nucléaire, on utilise la relation liant le défaut de masse lors de cette transformation :
    • Elib=m.c2E_{lib}=\triangle m .c^2
    • soit  Elib=(mfinaleminitiale)×c2E_{lib} = (m_{finale}-m_{initiale})\times c^2
avec :
  • ElibE_{lib} : énergie libérée (J)
  • mfinalem_{finale} et  minitiale\ m_{initiale} : masse des composées en kgkg
  • cc : vitesse de la lumière dans le vide (c= m.s1m.s^{-1}).
Exemple de l'activité du corps humain :
Un individu de 80 kg a une activité de l’ordre de 8000 Bq dont environ 5000 Bq dus au potassium 40(dans les os).

La radioactivité et les réactions nucléaires


    Un système au repos possède une énergie due à sa masse, appelée énergie de masse avec :
    • E : énergie de masse (J)
    • m : masse (kg)
    • c : vitesse de la lumière dans le vide (c=m.s-1)
    Emasse=m c2E_{masse} = m\ c^2
      • Défaut de masse

        La masse d’un noyau ZAX{}^{A}_{Z}\mathrm{X} est toujours inférieure à la somme des masses des nucléons qui le compose. Cette différence de masse = défaut de masse (mm).
        m(ZAX)=((Zmproton+(AZ)mneutron)mnoyau)\triangle m ( {}^{A}_{Z}\mathrm{X} )=((Zm_{proton}+(A-Z)m_{neutron})-m_{noyau})
      • Énergie libérée lors d'une transformation nucléaire

        Relation liant le défaut de masse, avec :
        • ElibE_{lib} : énergie libérée (JJ)
        • Δm\Delta m : défaut de masse (kgkg)
        • cc : vitesse de la lumière dans le vide (c=3,0.108c=3,0.10^8 m.s-1)
        Elib=Δm×c2E_{lib} =\left | \Delta m \right |\times c^2

      La dérivée dans les mathématiques matékistes

      ''Mudjambe ama rekimine, mba ama gwé pinze''

      La rivière a des méandres parce qu'elle est allée seule. 

       


        Dérivé de quotient de fonction

        Soient uu, vv deux fonctions dérivables sur un intervalle IIvv ne s'annule pas.
        Alors 1v\frac{1}{v}
        et uv\frac{u}{v}
        sont dérivables, de dérivées données par :
        (1v)=vv2(\frac{1}{v})'=-\frac{v'}{v^2}
        (uv)=uvuvv2(\frac{u}{v})' = \frac{u'v-uv'}{v^2}
      • Sens de variation d'une fonction dérivable

        Soit ff une fonction dérivable définie sur un intervalle II.
        Si ff' est positive sur II, alors ff est croissante sur II.
        Si ff' est négative sur II, alors ff est décroissante sur II.
      • Extrema d'une fonction dérivable

        Soit ff une fonction dérivable définie sur un intervalle ouvert II, et aIa \in I.
        Si ff admet un extremum (minimum ou maximum) en aa, alors f(a)=0f'(a) = 0.
        Si ff' s’annule et change de signe en aa, alors ff admet un extremum local en aa.
      • Tangente en un extremum

        Soit ff une fonction dérivable définie sur un intervalle ouvert II admettant un extremum en un réel aa de II.
        Comme f(a)=0f '(a)=0, la courbe représentative de la fonction ff admet au point de coordonnées (a;f(a))(a;f(a)) une tangente horizontale d'équation :
        y=f(a)y = f(a)


      Exemple :
      f(x) = x^5 - x^2 + 12
      La dérivée de x5 est 5x4, la dérivée de x2 est 2x, la dérivée de 12 est 0 car 12 est une constante. On a alors :
      f'(x) = 5x^4 - 2x + 0
      On dérive tranquillement chaque terme, il faut juste faire attention à mettre le bon signe à chaque fois (+ ou -).
      Et les constantes multiplicatives ?
      Ce qu’on appelle constante multiplicative, ce sont les réels qui sont liés aux x.
      Par exemple dans
      f(x) = 7x^9 - 8x^3 + 5
      le 7 et le 8 sont des constantes multiplicatives, car elles sont liées à des x, tandis que le 5 est une constante tout court, il n’y a pas de x avec lui.
      Alors comment fait-on ?
      Là aussi c’est très simple, dans la dérivée on réécris la constante multiplicative et on dérives tranquillement le reste.
      Exemple :
      f(x) = 9x^5
      f'(x) = 9\times 5x^4
      la dérivée de x5 est 5x4, on a donc
      f'(x) = 45x^4
       on a réécris le 9 et on a ensuite dérivé le x5.
      Evidemment après on calcule 9 × 5, on ne laisse surtout pas le 9 × 5x4 comme ça^^
      Bien sûr on peut avoir des sommes de fonctions avec des constantes multiplicatives :
      f(x) = 7x^9 - 8x^3 + 5
      Et tout naturellement, on dérive chaque terme en recopiant le constante multiplicative à chaque fois :
      f'(x) = 7\times 9x^8 - 8\times 3x^2 + 0
      f'(x) = 63x^8 - 24x^2