Feb 24, 2022

Architecture Moderne Punu

Il y a le style  régional de la Nyangou :

-Le nord style : Fougamou

-Le central : Mouila et Ndende

-Le sud ouest : Mayumba

-Le Sud est :Lebamba ,Bongolo

il existe la maison traditionnelle punu.


Les villageois estiment qu'il est inutile de construire en matériaux durables comme la terre battue pour des habitations provisoires de la foret.


Les cuisines sont généralement séparées des cases principales. Les enclos pour les animaux domestiques et les poulaillers sont construits derrière les
 Il y ensuite la 

La maison  classique punu.




Il y a maison en.planche sciée


 








Il y a le style maison garage







Il  y a le style colonial






Il y a la maison des invités annexes








Il y a le style Tulu ibubu

Cela signifie la poitrine du gorille. Pourquoi ce nom ? On ne le sait pas. C'est peut être a cause de sa formed dont le mur de devant est plus haut que celui de I'arriere. Cet ensemble fait penser a un gorille qui bombe sa poitrine.



Il s'agit de la case a une pente. Elle comporte généralement une seule pièce pour répondre aux besoins d'un célibataire ou d'un couple sans enfant. Elle se construit souvent a cote d'une case principale dont la capacité est jugée insuffisante. Dans ce cas, le propriétaire de la case principale est aussi celui de Tulou ibubu. Elle peut être construite d'une manière indépendante et peut être considérée comme case principale. En un mot, ce nom désigne toute case ou toute maison a une pente.

















Il y a le style  matudji ma nzagu
























Il y a le style contemporain moderne



Maisons





Il y a le style moderne






Il y a le style Nding Dyatelm(Quonset)





Il y a le style terrasse








Il y a le style famille





Mulebi

Pourquoi ce nom ? On ne le sait pas. Cependant, ce nom semble avoir la même racine que « ulebighe », c'est a dire conclure ou fixer. C'est le lieu ou sont arrêtées les conclusions des entretiens. Ce vocable designe le corps de garde ou case de séjour des hommes. C'est la leur lieu de rencontre pendant le jour. C'est une case avec toit et murs élevés a mi hauteur. Elle se situe généralement a écart des cases individuelles. Cette position permet a ses occupants d'avoir une vue large sur tout le village. C'est ici que sont reçus les étrangers avant d'être orientes clans les cases individuelles. C;est la maison commune ou les conversations sur les questions d'intérêt general sont agrémentées par un bon vin de palme. C'est aussi le lieu de quelques confidences entre hommes.



Ukane











Gabezo

patio enclosed

https://www.southernliving.com/home/idea-houses/2021-idea-house-planhttps://www.yardcraft.com/product/gazebos-pergolas/gazebos/small-vinyl-gazebo-kits/https://www.foreverredwood.com/the-cardinals-nest-pavilions.html?gclid=CjwKCAiA9tyQBhAIEiwA6tdCrBcC0ziUfHaV9UrwCsuKs7p9ziUpmqXtpn4zfdKMDjZkdXmgTQQ6nxoCNzMQAvD_BwE7 Remarque

Au village, il existe la case classique dont la toiture recouverte de paille, comporte deux pentes. Les murs sont, soit en terre battue, soit en écorce, soit en bambou, soit en planche de bois éclaté.

cuisines.https://www.movoto.com/san-diego-ca/6118-fulmar-st-san-diego-ca-92114/pid_ouommdc48g/




Feb 21, 2022

Style maison punu

 



Feb 17, 2022

Bukanga : les math des finances punu

séquences d'intérêts simples

arithmétique des suites simples

Intérêts composés, 

séquences géométriques

Rentes

rentes ordinaires, 

rentes dues, 

valeurs actualisées des rentes

Rentes différentielles

Emprunts et amortissements,caisse les fonds


Cf: Mathematic appllication for the management and social science.

Fractal Jen Feder

The binear system uses base 2

Bukanga

1.1.3.Bukanga. Du fait de la pénétration européenne dans les terres dans cette région du Gabon, des rapports de type Bukanga se développent. Chez les punu, le bukanga caractérise des relations de type commercial fondées sur la confiance et garantissant le bon déroulement du commerce. Cette forme de relation faisait du Mukanga, un partenaire commercial. Selon nos informateurs328, l’expression est aujourd’hui plus employée pour désigner la relation entre le chasseur et son accompagnateur ou partenaire de chasse. Ce qui est en réalité son explication originelle: «On dit Mukanga pandi pour désigner celui qui accompagne le chasseur. Il porte les munitions, transporte le fruit de la chasse, mais aussi, celui qui surveille les arrières du chasseur, et assure le lien entre le chasseur et les autres chasseurs, ou encore avec le village»329. Pandien effet est le manche de la lance. Mukanga pandi est donc perçu comme le bras du chasseur. Tous les explorateurs du XIXe siècle s’accordent à diviser lespeuples qui participent à la traite en trois groupes: Il y a ceux qui,immédiatement en contact avec les marchands européens sur les côtes du Loango dans le Fernan-Vaz ou dans l’estuaire du Gabon, détenaient le monopole des échanges avec les maisons de commerce. Parmi eux, il faut citer les Mpongwè, les Nkomi, les Orungu, les Lumbu et les Vili. Derrière eux, dans l’intérieur se trouvent les peuples commerçants dont la principale activité était l’échange et le transport des produits et des marchandises. Entre la côte et les producteurs, il y avait généralement plusieurs populations de commerçants qui se relayaient les unes les autres sur des territoires bien délimités; c’est le cas sur l’Ogooué des Inenga,des Galoa,des Okända,etdes Aduma, ainsi quedans les pays de la Nyanga et du Niari des Punu. Les peuples de l’intérieur se trouvaient à l’aboutissement des chaînes d’échange. Ils alimentaient en hommes et en produits, c’est le cas des Nzabi, des Teke, Tsaayi et de la plupart des groupes Kota ouvoisinsdes Kota Obamba Wumbu Ndasa. (Dupré, 1972: 616-658).328Bussamba Félix, 55 ans, fonctionnaire, punu, clan Bujala, entretien du 02 juillet 2009, Libreville; Mbadinga Brice Nicolas, 40 ans, clans Bumueli et Bujala, fonctionnaire, village Moukoualou, juin 2010329Mbadinga Brice Nicolas, op cit.
353Enrelisant les récits des explorateurs relayés par quelques rares auteurs traitant des relations entre les punu du Gabon et les communautés environnantes, il apparait donc que les punu entretenaient des relations commerciales avec les autres groupes ethniques. Du nord-est au sud-est, les punu étaient en contact avec d’autres groupes (Apinji, Tsogo, Sangu, Nzebi, Wumbu, Akélé et Tsangi). Leur positionnement entre la côte et la forêt profonde leur valaitd’être au centre de divers courants d’échanges qui existaient entre les Lumbu,directement en contact avec les marchands européens sur la côte,et détenant le monopole des échanges avec les maisons de commerce et les divers partenaires de l’intérieur dontles Nzebi, Varama ou Gisir qui alimentaient ces échanges en produits et en hommes (Kumba Manfoumbi, 1989: 242). «Avec l’intensification du commerce des esclaves, le gouverneur portugais Ramon Rovirosa signa une convention avec le chef de terre Jim Ngomaqui lui donnait le droit de s’établir à Tchissade (actuel plage de Socoma), à Mayumba. C’est de là que partira le conquête commerciale de l’intérieur du pays», rapporte Mounguengui-Nzigou (Mounguengui Nzigou, 1983: 68).Les punu étaient ainsi au cœur des échanges interethniques. Les échanges véhiculaient,par des axes déterminés à travers des pistes et par des voies d’eau, des produits de l’intérieur jusque, bien entendu à la côte atlantique où la marchandise arrivait finalement. Les punu assuraient le relais au risque de leur vie, comme rapporte Dupré,«...Les punu remontaient dans le Haut-Ogooué après avoir traversé sur plus de 100 kilomètres une région à peu près inhabitée, où les porteurs risquaient à tout instant de se faire assaillir et dévaliserpar les groupes Kota (Wumbu, Ngomo et Obamba) qui, faute d’avoir pu trouver une place dans les échanges commerciaux, en tiraient parti par un pillage systématique» (Dupré, 1972: 629). Sur la côte, musayi, le sel de fabrication locale était la base de ces échanges. Denrée rare, appréciée et particulièrement recherchée par les populations de l’intérieur qui l’utilisaient pour améliorer le goût de leurs mets assaisonnés de plantes et écorces de bananes brûlées (Duoré, 172: 204). La fabrication du sel330était un art détenu par les Lumbu. Les courtiers Lumbu échangeaient ce sel et des marchandises qu’ils recevaient des européens (pièces de tissu, machettes, clochettes, bouteilles vides, poudre, fusils à pierre, fer en barre, couteaux, haches...) contre tout ce que les commerçants 330Selon Magossu ma Mboussou, (cité par Koumba Manfoumbi, op cit) le sel marin s’obtenait à partir de l’évaporation de l’eau de mer. La technique consistait à verser de l’eau de mer dans une grande marmite nommée Dumbumbuet à la laisser bouillir jusqu’à évaporation complète. Il restait alors au fond de la marmite une quantité de sel que l’on empaquetait dans des feuilles de pailles, de palme et des cœurs de bambou. 354punu ramenaient de l’intérieur: produits de la forge, notamment les marmites pour la fabrication du sel qu’ils allaient chercher chez les nzebi, de la vannerie qu’il recevaient principalement des Vungu et des Varama et beaucoup d’autres produits: chèvres, poules, tissus de raphia qu’ils produisaient eux-mêmes (Koumba Manfoumbi, 1989: 245). A ces produits s’ajoutait le produit de base: les captifs qu’ils prenaient, selon Koumba Manfoumbi et Deschamps, en abondance chez les nzebi et les sangu (Deschamps, 1962: 47). Il importe de souligner que «les captifs ainsi vendus étaient les indésirables, ceux rejetés pas leur société à la suite de graves fautes (adultère, vol, assassinat...) de quelque ethnie qu’ils soient; des captifs de guerre et parfois des personnes rencontrées seuls sur le chemin» (Koumba Manfoumbi, 1989: 245)

Feb 13, 2022

The african concept of Kalunga

Kalunga in Bakongo cosmology, Kalunga is the fire force. It emerges complete from within mbungi, the empty circle in existence before creation. The Kalunga fires up and releases a storm of projectiles, overrunning the mbungi. Because life would emerge from this event, Kalunga is the source and origin of life and potential, the force that continually generates. Kalunga is also the symbol for force and vitality and a principle of change. Because Kalunga occurred on a cosmic scale, Kalunga is the idea of immensity and the principle god of change. Kalunga is life. Because Kalunga was the first activity within mbungi, it is force in motion. Therefore, all living things are in perpetual motion.
 Kalunga also divides the Bakongo circular cosmos in half. The upper half is the world of the great spirit, Nzambi, whereas the lower half is the world of ancestors, Bakulu, spirits, and beings preparing for a material body. The upper world is physical ku nseke, whereas the lower is spiritual ku mpemba. The Kalunga line is a line on which all living things dwell. Although material beings live along Kalunga, it is an invisible barrier between the two realms. It is sometimes likened to a river. Becanse the Bakongo have a circnlar worldview, a person crosses the Kalunga line at birth and death and repeats the process again when he or she is reborn.
The point at which a person crosses the Kalunga line and is physically born is called kala. This is called the snn of all births and eqnates with snnrise and physical beginnings. For the person, kala is distingnished by speech. The person will learn to hear and nse words along with their power. The color of kala is black. The other point is Luvemba, the point at which one leaves the physical world and reenters the world of living energy and the ancestors. This snn of death is linked to the snnset, endings, and is represented by white.
The person moves along the horizontal plane of the Kalunga meeting challenges and collecting experiences. Movement along the Kalunga can be forward, backward, or sideways. The purpose for the muntu is to acquire knowledge. If the muntu does not learn along the Kalunga, he or she becomes powerless. The community also exists along the Kalunga, therefore Kalunga connects all community relationships and supports the learning of the muntu.
Denise Martin
See also Fire Further Readings
Fu-Kiau, K. K. B. (1991). Self Healing Power and Therapy: Old Teachings From Africa. Baltimore: Imprint Editions/Black Classics Press.
Fu-Kiau, K. K. B. (1994). Ntangu-Tandu-Kolo: The Bantu-Kongo Concepts of Time. In J. Adjaye (Ed.), Time in the Black Experience (pp. 17-34). Westport, CT: Greenwood Press.
Fu-Kiau, K. K. B. (2001). Tying the Spiritual Knot: African Cosmology of the Bantu Kongo. Principles of Life and Living. Brooklyn, NY: Athelia Henrietta Press.Encyclopedia of African Religion

Le Saviez-Vous?

Kalunga

Dans la cosmologie Bakongo, Kalunga est la force du feu. Il émerge complet de l'intérieur de mbungi, le cercle vide qui existait avant la création. Le Kalunga se déclenche et libère une tempête de projectiles, submergeant les mbungi. Parce que la vie émergerait de cet événement, Kalunga est la source et l'origine de la vie et du potentiel, la force qui génère continuellement. Kalunga est aussi le symbole de la force et de la vitalité et un principe de changement. Parce que Kalunga s'est produit à une échelle cosmique, Kalunga est l'idée d'immensité et le dieu principal du changement. Kalunga c'est la vie. Parce que Kalunga était la première activité au sein de mbungi, c'est la force en mouvement. Par conséquent, tous les êtres vivants sont en mouvement perpétuel.

Kalunga divise également le cosmos circulaire de Bakongo en deux. La moitié supérieure est le monde du grand esprit, Nzambi, tandis que la moitié inférieure est le monde des ancêtres, Bakulu, des esprits et des êtres se préparant à un corps matériel. Le monde supérieur est le ku nseke physique, tandis que le monde inférieur est le ku mpemba spirituel. La ligne Kalunga est une ligne sur laquelle habitent tous les êtres vivants. Bien que des êtres matériels vivent le long de Kalunga, c'est une barrière invisible entre les deux royaumes. Il est parfois assimilé à une rivière. Parce que les Bakongo ont une vision du monde circulaire, une personne traverse la ligne Kalunga à la naissance et à la mort et répète le processus à nouveau lorsqu'elle renaît.

Le point auquel une personne franchit la ligne Kalunga et naît physiquement est appelé kala. C'est ce qu'on appelle le snn de toutes les naissances et équivaut au lever du soleil et aux débuts physiques. Pour la personne, le kala se distingue par la parole. La personne apprendra à entendre et à saisir des mots avec leur pouvoir. La couleur du kala est le noir. L'autre point est Luvemba, le point auquel on quitte le monde physique et on rentre dans le monde de l'énergie vivante et des ancêtres. Ce snn de la mort est lié au snnset, aux terminaisons, et est représenté par le blanc.

La personne se déplace le long du plan horizontal du Kalunga en rencontrant des défis et en collectant des expériences. Le mouvement le long du Kalunga peut être vers l'avant, vers l'arrière ou sur le côté. Le but du muntu est d'acquérir des connaissances. Si le muntu n'apprend pas le long du Kalunga, il devient impuissant. La communauté existe également le long du Kalunga, donc Kalunga relie toutes les relations communautaires et soutient l'apprentissage du muntu.

Denise Martin

Voir aussi Incendie Lectures complémentaires

Fu-Kiau, K.K.B. (1991). Pouvoir d'auto-guérison et thérapie : anciens enseignements d'Afrique. Baltimore : Éditions Imprint / Black Classics Press.

Fu-Kiau, K.K.B. (1994). Ntangu-Tandu-Kolo : Les Concepts Bantou-Kongo du Temps. Dans J. Adjaye (Ed.), Time in the Black Experience (pp. 17-34). Westport, Connecticut : Greenwood Press.

 Fu-Kiau, K.K.B. (2001). Faire le nœud spirituel: cosmologie africaine du Bantu Kongo. Principes de vie et de vie. Brooklyn, New York : Athelia Henrietta Press.


Littérature : Encyclopédie des religions africaines

Le Saviez-Vous ?

 Comment dit on science en yipunu ?

Bonjour, mes Chers frères et sœurs. 

Je m'invite au débat. 


En yipunu, le mot qui désigne :


1. le savant c'est-à-dire l'érudit, la personne instruite, expérimentée, 

2. la personne dotée du pouvoir (science) mystique de dédoublement  est le mot *musaji* ou par sa variante régionale *musoji*.

j = dj.

De fait, par dérivation, on peut traduire le mot "science" par les mots 

*saji*

*busaji*

*busoji*.


Chez nos frères Bisira, Masangu, Vungu, Varama le substantif *busoyi* existe bel et bien. Il est même employé comme anthroponyme féminin.

Source: Roger Mikala

Feb 4, 2022

La mort de Guykafi

 Maroundou sert à boire au guerrier Guykafi. Elle le regarde puis baisse les yeux. Guykafi comprend qu’elle veut s’offrir à lui comme femme. Il demande sa main à Ngoué-Passa, la mère de Maroundou. Cette dernière s’oppose à sa demande. Guykafi enlève Maroundou la nuit et l’emmène dans son village. Ngoué-Passa charge le guerrier Mokodi d’aller reprendre Maroundou.

Guykafi part pour la guerre contre Mokodi. Cinquante jours passent. Maroundou  a besoin de tendresse. Mombi, un étranger arrive dans le village. Il offre des bijoux à Maroundou en échange d’adultère. Celle-ci propose qu’il la retrouve discrètement la nuit. Cachée entre les cases, Mboumba, la sœur de Guykafi observe la scène. Elle révèle à Maroundou qu’elle est au courant de tout. Maroundou lui fait savoir que qui mieux qu’une femme peut comprendre une femme. Maroundou sollicite la médiation de Mboumba. Que celle-ci ne rapporte rien à son frère.

Guykafi revient avec ses guerriers au village. Mokobi a été écrasé. Mboumba dit à Guykafi que Maroundou sa femme n’a pas gardé les interdits et les coutumes. En réaction aux hurlements que pousse son frère, Mboumba se précipite d’aller au loin. Désemparée, Maroundou explique à son époux que la passion est aveugle, qu’elle a eu un moment de faiblesse mais qu’elle lui appartient toute entière. Guykafi explique à Maroundou que le déshonneur causé ne peut se laver que dans le sang. Seule la mort peut effacer une telle offense. Maroundou propose à Guykafi de s’en prendre à Mombi. S’il ne l’avait pas tentée, elle serait restée fidèle. Guykafi rétorque que si elle ne l’avait pas voulu, elle ne lui aurait pas ouvert la porte. Le poignard de Guykafi répare l’honneur. Maroundou tombe lentement le long du mur de la case.

L’Ancien arrive.  Il reproche à Guykafi son geste. Si guerrier soit-il, tout ne lui est pas permis. Le comportement d’un homme doit tenir compte des conséquences familiales dans le présent comme dans l’avenir. Qu’il ne faut pas écouter son amour propre, l’orgueil personnel. Il y a des circonstances où il ne faut pas toujours suivre la coutume. Mais changer en fonction de la sagesse et de l’expérience de la vie.

Guykafi s’en prend à Mboumba. Il lui dit que ce qui est rapporté provoque un choc irrésistible, qu’il ne faut pas se mêler des conflits de ménages car ceux-ci s’arrangent toujours, dans la plupart des cas. N’a-t-elle jamais trompé son mari ? C’est bien de rapporter certaines choses, mais il faut en mesurer les conséquences. Mboumba va dans la forêt et se pend.

De son côté, Ngoué-Passa regrette d’avoir refusé initialement la main de sa fille au guerrier Guykafi pour assouvir une vengeance ancestrale.  Elle regrette d’avoir voulu perpétuer sur les enfants, la colère des parents ou la rivalité de clans. Son acceptation initiale aurait prévenu toutes les morts consécutives. Le bonheur entaché de sang est précaire. Ngoué-Passa apprend la mort de sa fille à l’issue de la guerre dont elle était l’enjeu. Pourquoi Maroundou n’a-t-elle pas respecté les coutumes ?

Ngueba, le frère de Maroundou décide d’aller laver l’affront, de venger sa sœur. La tribu de Guykafi est une tribu d’assassins que l’on doit exterminer. Ngoué-Passa s’oppose. Elle ne veut pas que ses fils soient exterminés par Guykafi et ses guerriers.  Guyedi, le second frère de Maroundou dit à sa mère qu’elle les a fait hommes. Lui et Ngueba n’ont pas besoin d’être grands guerriers pour défendre l’honneur du clan et de la famille. La coutume l’exige. Plutôt mourir les armes à la main, que de rester lâches.

Ngoué-Passa s’oppose vivement à l’entêtement de ses fils. Elle dévoile qu’elle a maudit sa fille pour être partie contre son gré en mariage avec Guykafi. En choc en retour, cette malédiction apporte morts sur morts dans sa famille. En conséquence, ce qui se passe doit-être un enseignement pour tous. “Maroundou croyait peut-être que vivre au milieu des fastes et des responsabilités rendait plus heureux, et apportait davantage bonheur; alors que ces grands hommes, ces chefs, sont souvent obligés de délaisser leurs devoirs familiaux et le bonheur des leurs pour ne se préoccuper que des devoirs de leurs charges ! Ceux qui les envient ne voient dans le pouvoir que les honneurs et les avantages, sans en avoir toutes les servitudes, toutes les responsabilités, tous les dangers qui suivent leurs pas ”.

Ngoué-Passa propose l’unité  contre la guerre perpétuelle entre clans. Guyedi promet à sa mère d’essayer de comprendre le sens de ses paroles une fois sa sœur  Maroundou vengée. Parlant au nom de la fratrie, il allègue que  : “nous ne pouvons renier nos traditions. Elles ont été faites, édictées par des générations de sages, et nous ne pouvons faillir sans nous perdre dans l’esprit de ceux qui viendront après nous, et sans démériter aux yeux de ceux qui nous ont légué en héritage le respect et la garde de la tradition”. Ngoué-Passa non consentante mais compréhensive tranche : “Fous que vous êtes ! Vous êtes cependant mes fils, et avant votre départ pour cette funeste entreprise, je vous bénis”. “Au nom de vos ancêtres morts pour des causes futiles, cherchez l’accord, l’entente, la concorde entre les hommes”. Telle est la force.

Guyedi et Ngueba s’en vont à la guerre afin de renverser le monstre qui a tant semé la terreur dans le pays. La douleur emporte Ngoué-Passa. Ngueba, le petit des frères déclenche le combat historique en défiant au corps à corps le redoutable et invincible guerrier Guykafi, le plus fort des forts, lâche de s’être attaqué à une femme sans défense. Pour Ngueba le courage peut abattre la force. Guykafi demande à ce dernier de faire demi-tour avant qu’il ne soit trop tard pour lui. Qu’il profite de sa clémence. Ngueba engage le combat. Guykafi le nargue par des jurons. Puis lui donne un coup dans les reins. Ngueba tombe mort. Guykafi souhaite décapiter son adversaire.

Guyedi surgit de derrière un arbre. Il attrape Guykafi par les pieds à l’aide d’un crochet, exécutant ainsi leur stratégie d’attaque : “Guykafi est pour ainsi dire invulnérable; il nous faut l’attaquer bien ensemble, et cette attaque doit s’opérer ainsi : toi, jeune et prompt, tu feras tout pour l’atteindre par le cou; quant à moi, avec cette arme [...], je tenterai de le renverser par les pieds. Une fois à terre, il faut sans attendre lui passer l’épée à la gorge”. Guyedi fait tomber à terre Guykafi. Guyedi coupe le cou de Guykafi. Vois, dit-il, ou conduit l’orgueil et la défense de mauvaises causes.

Guyedi seul debout devant les corps de son frère et de Guykafi se demande : “A quoi bon toutes ces tueries ?”.  Guyedi comprend désormais les paroles de sa mère : “L’ambition, la vengeance, ne sont que douleurs et chagrins, et où elles fleurissent, il n’y a plus que mort et amertume !”. Pris de remords face à son amère victoire, Guyedi projette de se donner la mort. Il tire son poignard. Il lève le bras pour se frapper.

Intervient Badi. Il conseille Guyedi d’épargner sa vie : “Guyedi ! Epargne ta vie. Sois plutôt le messager de l’enseignement de Ngoué-Passa : à savoir qu’il faut bannir la vengeance et faire régner la paix et la concorde entre les hommes et entre les tribus ».

Tout ce qui se prend par la force n’entraîne que malheurs.

Pièce de théatre de  Paul Nyonda