Aug 2, 2023

La chair et son secret : transfiguration du fétiche et incertitude symbolique au Sud-Gabon Florence Bernault

 



  • Dans Politique africaine 2009/3 (N° 115), pages 99 à 122
  • Français

    En 2002 et 2007, pendant que les politiciens locaux et nationaux font campagne au sud-Gabon, la ville de Mouila se passionne pour la construction d’un monument consacré à son génie local, la sirène Murhumi. Combinant le vocabulaire de la Vierge et des calvaires chrétiens, des Mami Wata et des marchandises, des compétitions claniques et du sacrifice, Murhumi rappelle la prégnance des fétiches dans la lutte pour le pouvoir et l’accès aux biens. Mais cet article montre surtout qu’une nouvelle incer- titude symbolique préside désormais à la manière dont les gens imaginent les relations entre objets matériels, pouvoir des fétiches et images qui les représentent.

« Une joie qui ouvre l 'esprit » : l 'affectivité comme concept clé dans une approche non dualiste des danses punu (Congo-Brazzaville)


  • Chez les Punu du Congo-Brazzaville, la danse ikoku est conçue à travers la notion de joie. Une bonne danse équivaut à une danse pleine de joie, qui a pour effet « de faire éclater l’esprit ». Or une ouverture d’esprit analogue est attestée pour les célébrations des génies de l’eau où elle s’actualise dans des transes. Une distinction rigide entre le profane et le sacré s’y trouve battue en brèche. L’opposition corps-esprit qui sous-tend cette distinction est encore ébranlée par un autre constat : l’inspiration qui surgit d’une pareille ouverture est autant corporelle que cognitive, il s’agit d’une inspiration de mouvements, de sons et de paroles, nés d’un seul entrain. Dès lors, de quelle manière peut-on rendre compte de cette pratique en restant au plus proche de la réalité observée et de sa conceptualisation locale ? Une mise en avant de la notion d’affectivité, telle qu’elle ressort des philosophies de Merleau-Ponty et de Spinoza, apporte des éléments de réponse, puisque l’affectivité y est appréhendée comme une puissance inchoative, ce qui permet d’éclairer ainsi les dynamiques d’émergence et d’amplification du ikoku sans les qualifier d’emblée en fonction de leur actualisation sur l’axe dichotomique corps-esprit.


  • « Une joie qui ouvre l 'esprit » : l 'affectivité comme concept clé dans une approche non dualiste des danses punu (Congo-Brazzaville) [1]
  • Carine Plancke
  • Dans Staps 2010/3 (n° 89), pages 51 à 59

Littérature africaine et oralité

 


  • Littérature africaine et oralité
  • Sous la direction de Ursula BaumgardtJean Derive
    • Année : 2013
    • Pages : 168
    • Collection : Lettres du Sud
    • Éditeur : Karthala


    L’étude de la relation entre littérature et oralité ne saurait, par ailleurs, se borner à l’examen des traces de culture orale dans l’écriture. On peut aussi partir des oeuvres orales patrimoniales pour voir dans quelle mesure elles relèvent de la littérarité ou si elles ne sont pas en train d’évoluer vers des formes qui les rapprochent de la littérature écrite.

    Cécile Leguy, ed., L’Expression de la parentalité dans les arts de la parole en Afrique

     


    Cécile Leguy, ed., L’Expression de la parentalité dans les arts de la parole en Afrique

    Jean Derive
    p. 315-317
    Référence(s) :

    Cécile Leguy, ed., L’Expression de la parentalité dans les arts de la parole en Afrique. Paris, Karthala, 2019, 248 p., notes bibliogr., ill. (« Tradition orale »).

    Texte intégral

    1L’attention portée aux relations de parenté pour comprendre le fonctionnement social a toujours été l’un des fondamentaux de l’anthropologie. La spécificité du présent volume est de se focaliser sur la « parentalité », c’est-à-dire sur la relation parents/enfants, étant entendu que la fonction parentale, dans sa composante nourricière aussi bien qu’éducationnelle, peut être assurée par d’autres : des membres de la famille (notamment de la branche utérine), voire, plus généralement, par différents types d’alliés, soit que ces parents par délégation se substituent aux géniteurs pour prendre seuls en charge cette fonction parentale, soit qu’ils se trouvent associés à eux pour l’assumer collectivement. Cela est particulièrement vrai pour l’Afrique, continent sur lequel porte exclusivement cet ouvrage. En effet, le régime de la polygynie, qui y est largement dominant, au moins dans la société traditionnelle, y rend plus fréquent ce type de délégation. Il est par exemple d’usage que les enfants appellent « mère » non seulement leur génitrice, mais toutes les co-épouses de celles-ci, ce qui suggère un exercice collectif de la fonction maternelle.

    2Par ailleurs, le propos de l’ouvrage, ainsi que l’explique bien, dans son introduction, Cécile Leguy, qui en a assuré la direction, est de considérer le vécu de cette relation aussi bien du point de vue des parents (biologiques ou sociaux) que de celui des enfants. En outre, les contributions ne se bornent pas à examiner la question dans les sociétés rurales dites « traditionnelles ». S’y manifeste également le souci de prendre en compte toutes les mutations de la société contemporaine, celles-ci – urbanisation, mixité ethnique des unions matrimoniales, migrations liées aux impératifs du travail, etc. – ayant des incidences capitales sur l’exercice de la fonction parentale. Ces nouvelles données conduisent parfois à des types de délégation inédits, qui n’étaient pas prévus dans l’étiquette de la tradition et qui peuvent être sources de tension entre tradition et modernité.

    3Mais l’originalité principale de ce recueil d’études est que cette question de la parentalité est abordée non pas seulement à partir d’observations de terrain sur le fonctionnement concret de la relation parentale, mais aussi et d’abord sur sa représentation et sa mise en scène dans les arts de la parole, que ceux-ci relèvent d’un répertoire patrimonial oralement consigné (contes, épopées, chants cérémoniels) ou d’une création plus moderne (romans, chansons urbaines inspirées de rythmes contemporains).

    4Les sociologues et les critiques littéraires savent depuis toujours que les évocations des comportements sociaux dans la littérature orale ou écrite ne sont pas le reflet de la réalité sociale. Il peut y avoir un hiatus important entre ce qui est représenté et ce qui a lieu dans les faits. La littérature, entendue au sens large, a coutume, en effet, soit d’idéaliser ces comportements, en cherchant à établir, à des fins d’éducation, le canon d’une norme destinée à préparer des citoyens conformes à l’idéal social, soit d’exprimer par rapport à ces canons des positions plus subversives et revendicatives qui sont un moteur d’évolution de la société.

    5Par exemple, le rôle des parents, géniteurs ou sociaux, dans l’arrangement d’un mariage imposé à leurs enfants ou dans l’excision de leur fille, se trouve de plus en plus contesté dans le répertoire des contes et des chants traitant de ces thèmes. De même, le statut de « mère » attribué en principe à toutes les co-épouses de la génitrice est souvent dépeint dans la littérature orale sous un jour négatif, du fait de la jalousie qui règne souvent entre elles. Cette mère sociale seconde y prend donc fréquemment les traits d’une marâtre-bourreau, martyrisant l’enfant qu’elle n’a pas conçu, cela sans doute moins afin de dénoncer une pratique réelle que pour la prévenir et conjurer cette tentation. Plusieurs études du présent livre s’attachent dès lors à examiner les relations parentales entre représentations et réalité des usages, en mesurant la distance éventuelle entre les deux. Sont aussi prises en compte les répercussions que peuvent avoir ces mises en scène textuelles dans les arts de la parole sur les comportements existants, qu’elles contribuent parfois à faire évoluer par leurs revendications subversives.

    6L’ouvrage comprend neuf études distinctes. Trois d’entre elles portent sur l’Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Gabon), tandis que les six autres se rapportent à l’Afrique de l’Ouest.

    7Pour l’Afrique centrale, Marie-Rose Abomo-Maurin s’intéresse à un roman d’Ahanda Essomba, Le Fruit défendu (1975), dont l’action se déroule en milieu bulu-beti-fang, qui s’étend sur plusieurs pays jusqu’au sud du Cameroun. Ce roman met en lumière le hiatus existant entre le fonctionnement traditionnel des règles de parenté dans cette société et l’idée que peut en avoir un jeune citadin, issu de ce groupe mais élevé en ville en dehors de ce système réglementaire dont il ignore tout. En séduisant malgré elle une lointaine cousine venue faire ses études en ville et confiée à son père, ce garçon, incapable de mesurer l’étendue du réseau de parenté bulu-beti-fang, se rend sans le comprendre coupable d’inceste aux yeux de sa société d’origine. Paulette Roulon-Doko, quant à elle, examine le rôle fondamental de l’oncle utérin comme père de substitution privilégié dans un échantillon de contes gbaya de la République centrafricaine. Angèle-Christine Ondo, enfin, pointe l’image démesurée conférée à la parentalité dans un genre épique, le mvet ekang, au Gabon.

    8Pour l’Afrique occidentale, cinq contributions reviennent sur les composantes de l’expression de la parentalité dans la littérature orale patrimoniale selon différents genres :
    • les chants d’excision chez les Tagba de Mahon au Burkina Faso (Edwidge Traore) ;
    • le conte merveilleux : Klaus Hamberger étudie trente-deux versions d’un conte-type largement répandu en Afrique de l’Ouest, « L’enfant jeté », pour dresser une cartographie complexe des relations parentales impliquées dans les diverses déclinaisons de la matrice de ce récit, suivant les systèmes parentaux en cours dans les sociétés où il a été recueilli ;
    • les poèmes d’éloge des enfants par leur mère chez les Zarma du Niger (Sandra Bornand) : cette contribution met en exergue le fait que les règles de bienséance en usage dans cette société contraignent les mères à trouver des stratégies pour exprimer ces éloges de manière indirecte ;
    • les rituels de nomination de l’enfant chez les Bwa du Mali (Cécile Leguy), analysés en tant qu’énoncés performatifs pour l’avenir de la relation parentale ;
    • les poèmes wolof du Sénégal (Abdoulaye Keïta) traitant du caractère fondamentalement sacré de cette relation parentale ;
    • la littérature néo-orale à travers les images maternelles représentées dans la chanson populaire burkinabé contemporaine (Alice Degorce).

    9L’ouvrage réunit donc plusieurs centres d’intérêt. Il est en premier lieu une source riche d’informations sur le fonctionnement de la parentalité et la représentation qui en est donnée dans les genres littéraires oraux ou écrits de plusieurs sociétés africaines, caractéristiques de la situation idéologique dominante à cet égard sur l’ensemble du continent. Indépendamment de ce thème particulier, il offre une nouvelle occasion d’éclairer les rapports entre l’image de la société telle qu’elle est montrée dans la littérature, qu’elle soit orale, néo-orale ou écrite, et la réalité des pratiques sociales. C’est pourquoi il est susceptible d’intéresser aussi bien les anthropologues que les critiques littéraires.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@L’attention portée aux relations de parenté pour comprendre le fonctionnement social a toujours été l’un des fondamentaux de l’anthropologie. La spécificité du présent volume est de se focaliser sur la « parentalité », c’est-à-dire sur la relation parents/enfants, étant entendu que la fonction parentale, dans sa composante nourricière aussi bien qu’éducationnelle, peut être assurée par d’autres : des membres de la famille (notamment de la branche utérine), voire, plus généralement, par différents types d’alliés, soit que ces parents par délégation se substituent aux géniteurs pour prendre seuls en charge cette fonction parentale, soit qu’ils se trouvent associés à eux pour l’assumer collectivement. Cela est particulièrement vrai pour l’Afrique, continent sur lequel porte exclusivement cet ouvrage. En effet, le régime de la polygynie, qui y est largement dominant, au moins dans la société traditionnelle, y rend plus fréquent ce type de délégation. Il est par exemple d’usage que les enfants appellent « mère » non seulement leur génitrice, mais toutes les co-épouses de celles-ci, ce qui suggère un exercice collectif de la fonction maternelle.

    Par ailleurs, le propos de l’ouvrage, ainsi que l’explique bien, dans son introduction, Cécile Leguy, qui en a assuré la direction, est de considérer le vécu de cette relation aussi bien du point de vue des parents (biologiques ou sociaux) que de celui des enfants…

    Dipalise

     Dipalise =production




    Ikumbu: Vin de Miel

     


    Les maisons en planches sciées


     

    Aug 1, 2023

    Pomme de terres

    1. Pomme de terre duchesse 
    2. Pomme de terre montrouge 
    3. Pomme de terre mousseline 
    4. Pomme de terre aux marrons 
    5. Pomme de terre hongroise 
    6. Gnocci de pomme de terre 
    7. Pomme de terre nouvelle a la vapeur 
    8. Pomme de terre Annei 
    9. Pomme de terre de Nina 
    10. Pomme de terre lorette
    11.  Croquettes de pommes de terre
    12.  Pomme de terre bonne femme 
    13. Pomme de terre à l'orange 
    14. Pomme de terre sautes
    15.  Pomme de terre Parisienne 
    16. Pomme de terre chateau
    17.  Pomme de terre rits alumette
    18.  Pomme de terre farcis

    Les boeufs

    1. Ragouts de veaux avec tomates et champignons 
    2. Lapin au sapiquet 
    3. Bouilabesse de poulet 
    4. Poularde de soutien gorge
    5.  Veau en feuilleton

    Café




    1. Cafe Aux fromages noirs
    2. Beignets soufflés à la royale
    3. café royal 
    4. café turc
    5. Café viennois
    6. Café au lait
    7. Chocolat
    8. café royal

    Beignets

    1. Beignets soufflés à la framboise noise
    2. Beignets soufflés à la royale

    Salades

    1. Salade de canard Colette
    2. Salade au concombre
    3. Salade de céleri-saignant
    4. Salade de betterave
    5. Salade césar

    Champignons

    1. Champignons Xeres 
    2. Champignons erouls 
    3. Souffles de champignons

    Boeufs

    1.  Filet de boeuf orlof
    2. Bœufs en cocotte nynois
    3. Entrecôte à la forestière
    4. PoulSauté de boeuf à la crème
    5. carré d'agneauc à la ferme
    6. Ragoût à la printanière]

    7. Côtelettes d'agneau Nelson

    8. Lapin sauté chasseuret rôti

    9. Moussaka à la turque


    TOP 6 OMLETTES

    1.  Œuf de poulet
    2. Œuf argentin
    3. Poches florentines
    4. Omelette d'épinards
    5. Omlettes aux crevettes
    6. Omelettes soufflées


    Les top 12 soupes et potages punu

    1.  Pot au feu
    2. Petite marmitte
    3. Consommé de volaille Célestine
    4. Consommé de volaille Julienne
    5. Consommé Mosaïque
    6. Consommées crèmes de champions 
    7. Consommé crème cyramo
    8. Crème olga
    9. Soupe d'ognon au lait
    10. Potage de femme
    11. Potage crèmes d'asperges
    12. Potage Dubarry