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Mar 12, 2013

Le Mariage coutumier en "pays punu".



Mariage coutumier en pays Punu. 
Le jour du mariage, fixé d'un commun accord par les familles des futurs conjoints arrivé. Le jeune homme, le cœur battant la chamade, et les siens (parents paternels et maternels) débarquent au domicile de la famille de la demoiselle chargés de cadeaux de mariage, les biens composant la fameuse dot.

L'endogamie (mariage à l'intérieur d'un clan) étant interdite chez les Punu, les deux familles se sont au préalable assurées que la fille et le jeune homme n'appartiennent ni au même clan paternel, ni au même clan maternel. Il n'est toutefois pas exclu qu'on remonte plus loin dans l'arbre généalogique.

Au début de la cérémonie, les parents de la jeune fille feignent d'ignorer ceux du jeune homme. "je vois un groupe de gens ici. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?" interroge à la ronde le porte parole. Il s'agit en général d'un oncle maternel de la future mariée. Mais la famille peut s'attacher les services d'une personne extérieure, pour ses qualités de débatteur car la cérémonie de mariage est une véritable joute oratoire.

Le porte parole de la famille du garçon, là aussi un oncle maternel en général, répond : "J'ai vu une jolie fille passer. Elle est entrée ici, c'est elle que nous sommes venus chercher." Auparavant, il doit décliner son arbre généalogique, pour prouver qu'il n'y a aucun lien de parenté entre les futurs mariés. Les interlocuteurs se lèvent pendant la prise de la parole. L'air faussement menaçant, le doyen des hôtes réplique : "Faites attention, ici il n'y a que des femmes mariées. Vous venez nous provoquer à domicile !" Si dans le passé, il y a eu des conflits entre les deux familles ou leurs alliés, ils sont remis sur la table. Si c'est le clan du garçon qui les avait provoqués, il est obligé de payer des amendes, sous formes d'objets traditionnels.Passé cette étape, l'oncle de la fille fait mine de revenir à de meilleurs sentiments et demande : "qui est cette poule que vous cherchez et comment est elle ?" Son homologue dans l'autre famille donne le nom de la jeune fille et la décrit avec force détails, afin de convaincre qu'il sait de qui il parle.S'ensuit un test. On aligne des jeunes filles voilées, parmi lesquelles ne figurent pas parfois la future mariée et on demande à l'oncle de désigner la "poule" qu'il est venu chercher. S'il se trompe, une amende lui est réclamée et on recommence jusqu'à ce qu'il débusque la fille en question ou jusqu'à ce qu'il soit mis un terme à l'exercice pour éviter la lassitude de l'assistance.S'il réussit à faire remarquer l'absence de sa future bru, quand elle ne figure pas parmi les filles présentées, on fait partir les filles pour les faire revenir quelques temps après avec dans le groupe "l'objet" convoité. Une fois la fille repérée, l'oncle du garçon la présente à l'assistance en vantant sa beauté, ses mérites de femme digne, etc. Puis vient l'étape du versement de la dot, qui donne lui à d'interminables débats au cours desquels fusent les proverbes et en permanence interrompus par des conclaves (fundu : lire "foundou"). La cérémonie de mariage est aussi l'occasion de faire étalage de son éloquence et de sa parfaite connaissance des coutumes. Au moment du versement de la dot, le père du jeune homme confie le franc symbolique à son fils, qui va le remettre à sa dulcinée assise en face d'eux, à côté de ses parents. Si elle n'est pas consentante, elle le lui rend. Si elle accepte de l'épouser, elle ira donner le franc symbolique à son père. Dès lors, l'oncle du garçon dépose la dot devant la famille de la fille. En ce qui concerne l'argent, aucun montant n'est exigé parce que en pays punu, la notion de dot se confond avec l'union des deux familles. Par exemple, l'accueil chaleureux que l'homme réserve aux membres de sa belle famille, le soutien moral matériel ou financier qu'il apporte quand ils sont en détresse, tout cela s'inscrit dans la dot. Lors de la contraction du mariage, la dot est divisée en deux parts: une pour la mère de la mariée et l'autre pour son père.

Les biens comme le raphia, la hache, la machette, la lime et la lance (de nos jours un fusil) sont incontournables dans le lot destiné au père. Dans celui de la mère, il faut la nasse, le panier, la natte, la machette, la marmite en terre cuite et la calebasse. Après la conclusion du mariage, les deux familles font bombance. Puis, le marié et sa famille prennent congé des beaux parents sans emmener la mariée. Autrefois, le marié pouvait se livrer à un rapt, en allant enlever sa femme chez elle.

De nos jours, c'est la famille qui accompagne la conjointe chez son mari après lui avoir fait un trousseau composé des symboles d'ardeur au travail (panier, bretelles et machette) et abondance de vivres (nasses, gibier et provisions). La natte symbolise la quiétude du sommeil et le vin de palme la bravoure que doit avoir le gendre. Quand la belle famille rentre, le gendre doit encore couvrir de présents, qui sont une autre forme de dot.

Dans la tradition punu, c'est le père qui devait choisir une femme à son garçon, naturellement au sein d'une famille de bonne réputation, dans le même village ou dans un autre de la même contrée, lors de ses pérégrinations. L'âge du mariage d'une fille n'est pas spécifique, la moyenne étant 15 ans. Le jeune homme, lui, doit avoir fait la démonstration de sa maturité. C'est pourquoi il est en général de loin plus âgé que sa moitié. Il arrive qu'on choisisse l'enfant à naître, en espérant que ce sera une fille. A l'origine, le choix de la jeune fille reste secret entre le père et la mère du jeune homme. La mère aura pour mission de fréquenter assidument désormais celle de la jeune fille. Et au moment propice, elle avouera ses intentions. Si elle ne rencontre aucune opposition, elle informera son mari de l'accord tacite. De son côté, la mère de la jeune fille commencera à préparer psychologiquement la future épouse, sans attirer l'attention du père, qui sera le dernier à être informé. Commence les contacts entre le jeune homme et la future belle famille. Il sera appelé à prêter sa force physique à son future beau père pendant les travaux champêtres, la pêche, la chasse ou la réfection des cases. Tout contact est strictement interdit entre le garçon et la fille, car cette dernière doit garder sa virginité jusqu'au mariage. D'ailleurs, les parents s'arrangent pour que les deux enfants ne se croisent jamais. C'est plus tard que la mère de la jeune fille informe son mari des véritables raisons de la présence du garçon chez eux. "Tu vois ce jeune homme poli, travailleur qui nous rend service, il est ici pour demander la main de notre fille", expliquera-t-elle. Comme toujours, ce sont les deux familles (paternelle et maternelle) du futur marié qui réunissent la dot.

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Jul 20, 2012

L’habillement traditionnel d’un mariage à la coutume

 Il serait difficile de déterminer un style proprement parler d’habillement traditionnel , parce que la créativité en Afrique est illimitée et le style dépend etdu goût et de la personnalité de chacun. L’habit distingue aussi bien du statut que du rang de l’individu dans la société.

La société punu a une organisation sociale, d’où il est impossible de parler de mariage sans l’évoquer, il existe en effet quatre différentes classes celle des notables, riches, étrangers, citoyens (fumu) et esclaves. Même si le contenue culturel du mariage est le même la forme qu’elle revête se différencie que l'on soit riche ou pauvre , les mudumbe par exemple possédaient un grand nombre des ngombu( pagnes en raphia) qui étaient aussi une forme de monnaies d’échanges.

On peut ranger de manière stylistique les différentes modes: le style naturel minimaliste, le maximaliste, le moderne, le mixte et le royal

Le style naturel ou primitif.
Le primitif serait un style élaboré essentiellement d’éléments traditionnels et rustiques, c'est un  style qui se veut ancien, authentique, non falsifié si on pourrait parler ainsi.
Dans cette situation la mariée ne porte pas des chaussures, elle porte un petit pagne ndengui , mudike , ou mugaru, pagne nouée autour du rein, la ceinture est ornée de franges de pandanus, de grelots ou de sonnailles graines. Les textiles qui sont faits essentiellement de fibres naturels  tels que le  raphia, l’ananas, le coton sauvage ou de coco ou des fibres d'animaux. Mais originalement nos mamans portaient des tenues basses à cause de la température.Elles n'avaient rien à cacher car elles étaient élégantes. Les tresses sont celles qui sont traditionnelles les grosses tresses appelées autrefois bakimbi, les bipunu, les mindassa, les maboude ou les queues de chevaux mitsogho.
Pour les accessoires, elles sont toutes naturelles, boucles avec les noix de coco, ou coque de fruits, os,ivoires, arrêtes de poissons. Les colliers avec les graines de fruits, cœurs de bambous, cauris.  Autrefois les tresses étaient aussi un signe distinctif dans la société par exemple les femmes mariées se tressaient  différemment des enfants, les femmes de notables avaient aussi des tresses particulières.

Les  bijoux constituaient les bracelets sonnants autour des chevilles, des bras , des colliers autours des reins.

Le naturel règne dans ce style. La mariée devra se déplacer sur les nattes. La mariée si elle veut bien peut porter des sandales.

Le style moderne

Le style moderne c’est le style raphia, tissus africain cousu à la manière Européenne. Les chaussures des sandales en raphia orne avec des cauris, ou belles paire de chaussure basse. Tissus avec des fringues, boutons, ensemble avec bracelets. Les colliers autour de la taille. Les  accessoires  sont les : paniers, bijoux modernes, Les tresses sont celles qui sont traditionnelles, ou civiles avec extensions.
Maquillages moderne et légers, épilation des sourcils, point blanc sur le village.


Le style mixte



Le style mixte c’est une fusion de style entre le moderne et le traditionnel, bracelets, bijoux, colliers, mélange du moderne et du mixte.
Les accessoires sont : Le petit panier, bracelets traditionnels mélangés avec les européens, boucles d’oreilles. Les tresses sont celles qui sont traditionnelles, ou civiles avec extensions. Les chaussures mélangés avec du raphia.
Maquillages moderne et traditionnel.





Le style royal
N’oublions pas que l’institution royale punu se trouve dans le clan Bumweli, et dont l’insigne royale est l’aigle.Le style royal peut se composer en deux styles le sobre et le complexe, la princesse porte une perruque en plume d’aigles. Le rouge est la couleur de la royauté tandis que le noir la justice.
Les vêtements traditionnels en raphia sont artistement travaillés, pierre précieuse, cauris qui est le symbole des richesses. C’est le sophistiqué traditionnel et pompeux. Les chevelures tresses à coques, ou civiles.
Accessoires : le bâton chasse mouche (mwanzu) : chasse-mouche utilisé par les orateurs il est fait d'une queue d'éléphant ou d'antilope ou de ce qui reste d'un régime de noix de palme une fois que l'on a détaché.



Colliers, bracelets, jambières, maquillage sobre, point de beauté.

Quant à l’homme


Il peut porter une perruque de peau de bête, ou chapeau, l’accoutrement du marie doit refléter un accoutrement de guerrier à l’image des chefs de guerre de punu et de notre ancêtre chasseur. La marie doit refléter les allures d’un mutu dibadi. Il porte des peaux de bêtes, ou tissus autour du rein ou un pagne.

La coiffure soit tresses en civil, soit la tête rasée, ou une coiffure avec raie. Ou un chapeau Fedora.
Le pagne attache autour du rein, ou le pagne attaché sur l’épaule mode chiton.

 


Le style classique, 
Le style classique est celui européen, ou un albacost cousu avec du pagne  wax ou bazin et raphia, ou un ministre en congé.
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Le style chiton




Pagne autour des épaules. Chiton toge romaine était portés comme symboles de statut dans l’Empire romain et variaient en couleur, la longueur et le style basé sur la richesse du porteur. L’équivalent grec de la toge était le chiton, qui était porté durant l’âge dorique de la civilisation grecque. Le drap peut aussi être porte avec une veste dessus et un tricot..





Les produits cosmétiques sont :

L'huile du fruit du moabi était utilisée dans certains soins pour soigner les gales, les teignes ou encore fractures ou foulures.

Les punu utilisaient pour la savonnerie de l'huile de noix des palmiers mélangée avec les cendres des végétaux épluchés tels que la banane, cannes à sucre sauvage ou la coque du fruit dipanzi.

Le maningou cette huile est obtenue après avoir bouilli les noix de palmes dans une marmite jusqu'à évaporation de l'eau, très utile pour les soins cosmétiques. La marié bien parfumée avec le mujombu.

Jul 19, 2012

Tenues de mariage coutumier punu

On trouve aussi bien des robes courtes ou longues, des jupes et des bustiers en pagne ou en raphia. le maître-mot est la simplicité. Les coiffes queue de chevaux, mitsogho, bipunu aux simples maboude rehaussent la tenue. La tenue en générale une chemise cousue en pagne wax ou bazin,col v ou col mao, quelque fois en raphia, ou simplement un pagne attache autour d'un tricot ou polo.Je n'ai pas encore vu une tenue comme autrefois avec le ndengui l’étoffe préférée des punu que portaient les femmes , plusieurs différents types de rafia réunis en une seule coupe.

La tenue de sortie de la mariée accompagnée par ses soeurs.
Tenue taille basse ou empire, ou pagne attaché au niveau de la poitrine.