Jan 4, 2023

Des sentences proverbiales comme jeux de langage

Gildas Nzokou ∗

Résumé. La pratique argumentative, prise dans le cadre culturel de l’oralité, peut jouer la fonction de médium pour l’organisation, sinon la construction d’une théorie de la signification dynamique. Les éléments centraux de rationalité que sont les sentences proverbiales, autour desquels se construisent les arguments, induisent à une activité d’interprétation en contexte. Ceci nous ramène au principe wittgensteinien de la détermination de la signification via l’usage. En effet, il semble que nous soyons en présence d’une illustration des jeux de langage de Wittgenstein ; jeux de langage entendus comme cadres délimités de signification et d’interprétation des signes linguistiques et donc des discours. En affirmant que les jeux de langage expriment et implémentent des formes de vie, et que chaque acte de production et de signification langagière n’est rien d’autre qu’une performance — c’est-à-dire l’exécution d’un coup dans un jeu de langage — Wittgenstein donnait déjà une image qui permet d’expliciter l’usage du langage proverbial dans le cadre culturel de l’oralité.

1 Jeux de langage : cadres de signification des discours et formes de vie. 

La notion wittgensteinienne de « jeux de langage » nous est d’une importance capitale dès l’abord de notre discussion, et ce à plusieurs titres : définie en tant que manifestation de certaines formes de vie (autre concept corrélé) et en tant processus d’établissement du lien structurel interne entre les signes linguistiques et les objets et faits du monde. Le premier point a partie liée avec la considération des cadres culturels et des communautés linguistiques au sein desquels se construisent les faisceaux de signification via la production des ensembles de signes (et/ou leur repérage) simultanément à la commission de charges opératoires à ces signes, et les échanges communicationnels y afférant. Les jeux de langage sont principalement compris comme des processus nor-



∗. Université Omar Bongo/Libreville.

més par des ensembles de grammaires, c’est-à-dire des corps de règles régissant l’usage pertinent et l’application commode des signes. C’est donc et d’abord des pratiques sémiotiques. Ces mêmes jeux de langage sont aussi compris comme des contextes d’apprentissage de certaines pratiques langagières (voir les différentes fictions méthodologiques qu’utilise Wittgenstein pour rendre compte d’un modèle rustique d’apprentissage du langage chez l’enfant). 1 Alors il se pose premièrement la question de savoir : que désignent les mots d’un langage et comment le font-ils ? Qui plus est, comment les constructions phrastiques produisent-elles la signification et la convoientelles ? Wittgenstein répond en disant que la signification se construit dans l’usage, 2 c’est-à-dire suivant les modes d’utilisation des signes linguistiques. Même la phase langagière de monstration au moyen des déictiques participe également à la construction de la signification ; ce qui fait que : « On pourrait dire par conséquent : la définition démonstrative explique l’usage — la signification — des mots, dès que le rôle que le mot doit généralement jouer dans le langage est clair. Si donc quelqu’un veut m’expliquer un mot de couleur, l’explication démonstrative “ceci s’appelle sépia” m’aidera à comprendre le mot. » 3 Ensuite, la notion d’usage nous entraîne en direction de celle autre de « contexte ». Le contexte relativise la signification, car différents contextes donnent forcément différentes nuances de signification d’une même expression linguistique. Suivant le contexte d’usage, les éléments du langage convoieront un contenu cognitif différent et une manière d’utilisation différente de ces signes linguistiques. L’image d’une cabine du mécanicien d’une locomotive aide à faire comprendre cette idée 4 ; en ce lieu, les nombreuses poignées, quoique morphologiquement ressemblantes, ne jouent pas le même rôle dans la mise en marche de la machine globale : il y a une poignée de manivelle, une autre pour le levier de frein, une autre
1. Wittgenstein, Investigations Philosophiques, §7, « (. . . ) Nous pouvons également imaginer que tout processus de l’usage des mots se trouve dans l’un de ces jeux au moyen desquels les enfants apprennent leur langue maternelle. J’appellerai ces jeux “jeux de langage” et je parlerai parfois d’un langage primitif comme d’un jeu de langage ». Cf.Wittgenstein (1961) 2. Ibidem, §10 : « Que désignent dès lors les mots de ce langage ? Ce qu’ils désignent, comment cela doit-il se montrer, si ce n’est dans la manière de leur usage ? Et cet usage, nous l’avons décrit. (. . . ) : la description devra pendre la forme “Le mot . . . signifie . . . ” » 3. Idem, §30. 4. Idem, §12.

pour l’interrupteur, etc. Et, étant donné la multiplicité des contextes d’usage, il faut aussi envisager la multiplicité potentiellement infinie des jeux de langage. Wittgenstein le dit en ces termes : « Commander, et agir d’après des commandements. Décrire un objet d’après son aspect, ou d’après des mesures prises. Reconstituer un objet d’après une description (dessin). Rapporter un événement. Faire des conjectures au sujet d’un événement. Former une hypothèse et l’examiner. Représenter les résultats d’une expérimentation par des tables et des diagrammes. Inventer une histoire ; et lire. Jouer du théâtre. Chanter des “ rondes ”. Deviner des énigmes. Faire un mot d’esprit ; raconter. Résoudre un problème d’arithmétique pratique. Traduire d’une langue dans une autre. Solliciter, remercier, maudire, saluer, prier. (. . .) » 5 À chaque jeu de langage correspond un ensemble de règles qui norment l’activité des locuteurs. Le corps de règles constitue la grammaire d’un langage, et son importance s’entend comme fixation des conditions de possibilité des différents coups dans ce jeu de langage en instance. Par ailleurs, l’évidente absence d’une définition exhaustive de la notion de « jeux de langage » ne doit pas nous inquiéter outre mesure puisque ceci s’entend au vu du caractère non limitatif des types de jeux. Wittgenstein se justifie en arguant que la seule manière d’expliquer ce qu’est un « jeu » c’est de décrire de manière structurelle différents exemples de jeux 6 tout en indiquant que ceux-ci ne sont pris qu’à titre illustratif. Et, la non-exhaustivité dans la définition du concept de « jeu », est consécutive à la possibilité d’existence d’un nombre infini de jeux. Raisonnant par analogie, Wittgenstein parle en ces termes : « (. . .) Si je fais la description suivante : “le sol était entièrement couvert de plantes”, diras-tu que j’ignore ce dont je parle tant que je n’ai pas donné une définition de la plante ? (. . .) ». Maintenant, revenons à la notion de « règle » pour s’ouvrir à celle autre de « coup » dans le jeu de langage. Les règles fixent les conditions de production et d’utilisation des signes linguistique (mots, propositions, expressions). Elles indiquent donc quels coups dans le jeu sont permis et quelles peuvent être leurs charges opératoires suivant les contextes. Toute énonciation signifiante est un coup dans un jeu de langage donné.

5. Wittgenstein, Investigations philosophiques, §23. 6. Idem, § 69 : « Comment expliquer à quelqu’un ce que c’est qu’un jeu ? Je pense que nous lui décririons des jeux et nous ajouterions : ceci et autres choses semblables, se nomment “jeux”. En savons-nous davantage ? . . . Mais ce n’est pas là de l’ignorance. Nous ne connaissons pas de limites parce qu’il n’y en a point de tracée. (. . . ) ». 


 Et ce coup est construit ou produit au moyen de l’application d’une ou plusieurs règles, ces dernières étant des entités abstraites irréductibles à leurs diverses instances d’application. Des interrogations accompagnent très naturellement cette déclinaison à peine faite du rôle des règles dans la mise en branle des jeux de langage. L’on peut, par exemple, se demander comment apprend-on une règle, comment applique-t-on une règle. D’où vient le standard qui juge de l’application correcte ou non d’une règle ? Les règles sont-elles corrélées à des représentations mentales dans notre structure cognitive ? Quel rôle joue l’intuition dans l’implémentation des règles ? Et ces dernières sont-elles publiquement et socialement enseignées ? Toutes ces interrogations trouvent des essais de réponses dans le texte des Investigations philosophiques et ailleurs, mais nous ne nous attardons pas dessus en la présente occasion. Ce qu’il nous importe de voir ici c’est d’une part, la convergence des vues précédemment abordées vers un point conceptuel focal : celui de « forme de vie » ; d’autre part il s’agit de voir la commodité d’application des vues et analyses wittgensteiniennes au cas typique du langage proverbial, principalement (mais pas seulement) dans le cadre de la pratique argumentative. En effet, la notion de « forme de vie » s’étend de part en part de notre présente réflexion en ce qu’elle comprend l’idée de culture, de cadre civilisationnel constitué de communautés linguistiques diverses, où des valeurs et normes sont développées et participent ainsi à la mise en place des innombrables jeux de langage. C’est ce qui fait dire à Wittgenstein que « (. . .) Le mot “Jeu de langage” doit faire ressortir ici que le parler du langage fait partie d’une activité ou d’une forme de vie (. . .) » (Investigations, §23). Et d’ajouter que « (. . .) Commander, interroger, raconter, bavarder, appartiennent à notre “histoire naturelle” autant que marcher, manger, boire, jouer. » (§ 25). La notion de « forme de vie » appliquée aux cultures de l’oralité négro-africaine apparaît comme concept productif et éclairant dans la mesure où l’idiome proverbial répond, non seulement au critère de flexibilité d’application mais surtout, au critère de contextualité dans l’acte de signification.

 2 Langage proverbial et schéma d’interprétation : explicitation générique et analogie contextualisante. 

Disons, d’entrée, que dans le cadre culturel de l’oralité, les proverbes constituent un type langagier ayant des fonctions paradigmatiques d’unités de savoir (c’est-à-dire que les proverbes sont des formulations langagières qui ont fonction de briques fondamentales du cadre sapiential global). Ce sont des phrases ou ensembles de phrases par lesquelles divers


pans (certes, pas tous) de la sagesse traditionnelle sont exprimés. Ladite sagesse traditionnelle 7 est ici considérée comme l’ensemble des expressions génériques de savoir empiriques, de lois morales et de principes éthiques. Les formes d’expression du proverbe peuvent être allégoriques (sous l’aspect d’un micro-récit mythique), aphoristiques (sous l’aspect de sentences), et de manière globale la forme grammaticale elliptique 8 est constante. Ceci dans un souci d’économie discursive ayant une visée pragmatique, car plus bref est l’énoncé, plus synthétique est le contenu de signification à convoyer. De fait, la considération sur la constitution génétique des proverbes nous les fait découvrir comme le condensé et la synthèse d’expériences vécues, de déroulement phénoménaux patiemment observés par des générations de sages, et ce, sur des intervalles temporels très étendus, de sorte que les connaissances tirées de ces longues observations sont synthétisées dans des formulations phrastiques ayant des caractéristiques grammaticales assez remarquables. 9 Lorsque les proverbes prennent la forme de micro récits allégoriques, l’essentiel de l’énoncé est une image symbolique d’une réalité plurielle. Cette dernière explique la flexibilité du proverbe quant à son applicabilité à diverses situations de réflexion théorique et/ou existentielles nécessitant une délibération quelconque. Que ce soit sur un plan épistémologique ou même simplement existentiel, le proverbe constitue l’élément de rationalité — hérité de l’autorité morale et sapientiale de la tradition — qui permet la prise de décision. Maintenant, les processus d’argumentation dans les traditions orales africaines font ressortir un usage méthodique et systématique des sentences proverbiales. Ces dernières apparaissent comme des propositions
7. La sagesse traditionnelle évoquée ici peut être naturellement questionnée sur le bien-fondé de certaines de ses normes, au point où, vue de l’extérieur, une règle morale pourrait apparaître comme choquante. Toutefois, il serait très peu pertinent de vouloir juger de la qualité éthique d’une règle morale lorsqu’on se tient à un point de vue extérieur à la culture au sein de laquelle cette règle morale est produite, car il manquerait en ce genre d’évaluation, les déterminants socio-anthropologiques qui rentrent en ligne de compte pour une compréhension pertinente des éléments d’une sagesse traditionnelle donnée. Par ailleurs, il convient de rappeler que le point de notre propos n’est pas de justifier les règles morales que les sagesses négro-africaines expriment à travers les proverbes. Nous ne faisons que signaler les différentes fonctions du proverbe, et parmi lesquelles l’expression de certaines rationalités morales. 8. Voir Lisimba (1999). 9. Fernando Belo fait une typologie syntaxico-sémantique du genre proverbial en montrant par exemple que, suivant le jeu de sens produit par le prédicat dans un énoncé proverbial dépend le type rhétorique dans lequel on classifiera le proverbe concerné. La métonymie est reliée au genre narratif, la métaphore au genre discursif et le genre conceptuel au type gnoséologique. Belo (1984) dans Suard et Buridant (1984).
d’un genre particulier en ce qu’elles véhiculent des contenus de connaissance et se constituent simultanément en règles de la connaissance. Plus précisément, les proverbes jouent le rôle de propositions primitives en même temps qu’ils sont des règles d’inférence d’un type remarquable. De cette compréhension du statut et de la fonction du proverbe dans ce qui précède, il suit que son usage dans le cadre de l’argumentation tient d’une volonté d’asseoir le poids de rationalité des arguments. Notamment, le passage des prémisses à la conclusion d’un argument nécessitera l’apport logique du proverbe en tant que proposition primitive et en tant que règle d’inférence. Précisons, par ailleurs, que cet usage stratégique du proverbe dans l’argumentation se décline en une double phase : un moment herméneutique qui se superpose à un moment pragmatique. Le premier de ces moments est la phase interprétative nécessaire à l’usage pertinent du proverbe, et qui consiste dans l’établissement d’un lien analogique entre l’image générique qu’est le proverbe et la situation d’analyse particulière en instance. Si l’analogie est clairement établie alors il y a dérivation rationnelle d’une conclusion. Le moment pragmatique, quant à lui, concerne la recherche de l’efficacité du discours par la concision, la condensation du sens, l’éveil de l’imagination de l’auditoire, la forme elliptique, métaphorique et donc imagée du proverbe qui favorise la rétention mnémonique. Pour notre propos actuel, nous nous restreignons essentiellement à analyser le moment herméneutique ou, plus simplement, le moment interprétatif. 

2.1 Le proverbe : Généricité de l’image, diversité des contextes et pluralité de la signification. 


De la déclinaison ci-dessus faite de la stature du proverbe dans les traditions orales, il s’ensuit que le champ de son usage est très vaste et les domaines d’objets auxquels il s’applique sont divers. En fait, c’est la totalité du champ existentiel qui constitue le domaine général d’application du discours proverbial. Notons la féconde adaptabilité des proverbes à l’expression raisonnée des divers types d’expériences. Que ce soit d’un point de vue théorique ou pratique, un seul et même proverbe peut trouver place à exprimer une réflexion, 10 dès lors qu’y est condensé un contenu de connaissance relatif à une classe de faits ou de problèmes donnés. Le point ici — dans le projet d’identification du langage proverbial à un cas typique de jeu de langage — c’est de caractériser la diversité
10. Ceci est un point que nous avons largement discuté dans notre ouvrage : Nzokou (2013), Chapitre 1er « Arrière-plan de l’oralité africaine et statut épistémologique du proverbe ». 

 des champs d’application du proverbe comme la multiplicité des jeux de langage dans lesquels peut prendre place un proverbe, le contexte d’analyse et de réflexion critique restant le seul paramètre déterminant de la signification à donner au proverbe. 

2.2 De la phase herméneutique dans l’usage du proverbe. 

Interprétation et signification. Appesantissons-nous sur un aspect précis de notre étude : il s’agit essentiellement de considérer le proverbe en tant que règle de rationalité qui est mieux implémentée dans le cadre de l’activité argumentative. Puis examinons le moment interprétatif du proverbe dans ce même processus d’argumentation. De fait, ici le proverbe a pour fonction d’accroître le poids de rationalité (que Pollock nommait : « le degré d’acceptabilité ») d’un argument. En tant que proposition générale ayant statut d’universalité dans le cadre culturel négro-africain, le proverbe est un symbole qui a une double signification. Une signification générique et une autre contextuelle. Du point de vue de son statut logique, le proverbe permet — par le développement d’une analogie en deux étapes — d’inférer une proposition conclusive qu’on applique à la situation particulière analysée en instance. Schématiquement l’on peut résumer la participation d’un proverbe à la construction d’un argument selon le protocole d’usage suivant : On considère un ensemble de prémisses. Une proposition proverbiale est convoquée et associée à ces prémisses afin de tirer rationnellement une conclusion visée. Pour que l’évocation ici faite du proverbe soit d’un usage pertinent dans le contexte de l’argument développé, il importe d’établir un lien d’analogie entre la signification générique du proverbe et la configuration factuelle décrite par les prémisses ordinaires de l’argument. La phase interprétative se décompose précisément en « un moment proprement herméneutique » et un « moment d’établissement du rapport d’analogie » avec la situation en discussion. C’est la commodité relative de cette phase interprétative qui permet d’inférer pertinemment une conclusion, et donc d’établir raisonnablement une thèse en usant d’un proverbe dans le corps de l’argument. Rappelons et précisons que le moment herméneutique dans l’usage du proverbe repose sur le fait que le langage ici considéré opère par images métaphoriques, avec une structure de formulation souvent elliptique (formes grammaticales et phrastiques raccourcies pour les besoins de brièveté et d’économie du discours). L’image étant un symbole ou une suite de symboles, appelle naturellement au travail d’interprétation à la fois globale et contextuelle de cette portion du discours. L’inter-
prétation globale concerne l’explicitation du sens générique du proverbe, c’est-à-dire l’exposé d’une compréhension canonique du proverbe. Tandis que l’interprétation contextuelle approfondit la première évoquée pour la raccorder à la situation particulière considérée. C’est le moment de monstration du caractère pertinent de la compréhension du proverbe dans une situation d’usage donnée. Enfin, l’idée de « règles » relativement à la traduction et à l’interprétation des sentences proverbiales, de manière globale, repose sur l’existence de tables de correspondance symbolique que chaque culture établit suivant des éléments de son vécu historique particulier, de ses arts et rites traditionnels, de sa vision mystique du monde, de son écosystème, etc.. Autrement dit, les règles de traduction, d’interprétation et de signification des sentences proverbiales sont érigées à partir du cadre de vie des peuples et de leurs cultures. C’est ici, bien synthétisé, nous semble-t-il, l’idée de « forme de vie » comme substrat des jeux de langage. 3 En termes de conclusion : une perspective de sémantique pragmatique. Pour refermer momentanément ce point de réflexion encore en gestation, nous voulons attirer l’attention sur le fait que : la considération des proverbes comme éléments d’une multitude de jeux de langage induit naturellement à développer une sémantique dynamique et pragmatique en raison de la contextualité des éléments de rationalité ici considérés. Un autre lieu commun se pourrait être constitué par la tentative de construction d’un cadre herméneutique unifiant, où les différents systèmes de représentation relatifs à la compréhension des proverbes pourraient être en relation au sein d’une grande table de correspondance symbolique. Il y serait alors question de développer — ou plus simplement, poser — des règles de traduction unificatrices du symbolisme proverbial des cultures négro-africaines.
Bibliographie 

Belo, F. 1984, « Proposition d’une méthodologie d’analyse des logiques d’un corpus proverbial », dans Richesse du Proverbe, Vol. 2. Typologie et Fonctions, édité par F. Suard et C. Buridant, Lille : PUL, pages 25–35. 

Hintikka, J. et M. Hintikka. 1986, Investigations sur Wittgenstein, Liège : Ed. Mardaga. Trad. par M. Jawerbaum et Y. Pesztat. 

Lisimba, M. 1999, Kongo Proverbs and the Origins of Bantu Wisdom, Libreville : Ed. du CICIBA 

Marion, M. 1998, « Wittgenstein en transition. Du langage phénoménologique au langage physicaliste », dans Jaakko  Hintikka. Questions de logique et de phénoménologie, édité par E. Rigal, Paris : Vrin, pages 275–293. Ndaw, A. 1983, La pensée africaine. Recherches sur les fondements de la pensée négro-africaine, Dakar : 

Les Nouvelles Editions Africaines. Nza-Maketi. 2008, Proverbes et dictons des Punu du Gabon, Libreville : Ed. Raponda Walker. 

Nzokou, G. 2012, « Defeasible argumentation in african oral traditions. A special case of dealing with non-monotonic inference in a dialogical framework », Communication pendant le International Symposium of Epistemology, Logic and Language (Lisbonne, 2012).

 Nzokou, G. 2013, Logique de l’argumentation dans les traditions orales africaines, London : College Publications. 

Suard, F. et C. Buridant, éd.. 1984, Richesse du Proverbe, Vol. 2. Typologie et Fonctions, Lille : PUL. 

Wittgenstein, L. 1961, Tractatus logico-philosophicus, suivi de Ivestigations philosophiques, Paris : Gallimard. Traduit de l’allemand par Pierre Klossowski, introduction de Bertrand Russell.

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