Le voyage de l'Oncle Mâ



Le premier volet de la trilogie intitulée La calebasse.
Asseyez-vous à côté d’Oncle Mâ sur une des banquettes de Chérie-car. L’Afrique centrale va défiler sous vos yeux, de la capitale moderne, au village archaïque. Vous découvrirez que, dans une même famille, la tradition la plus profonde côtoie la culture occidentale. Au cours de votre périple, vous rencontrerez le chrétien fanatique, mais aussi l’animiste ésotérique qui vous dévoilera les secrets de son initiation.
Jean Divassa Nyama nous présente, dans des termes simples, toute la complexité de l’évolution de l’Afrique contemporaine. Avec, en plus, un humour incomparable qui fait de cette lecture un moment de jubilation.

De l’humour au tournant de chaque page

Les voyageurs se moquent ouvertement du mari et comparent sans vergogne le nouveau-né au patron blanc, mort dans l’accident sur la route de Kango. Pour eux, pas besoin de test ADN, et le mari se voit immédiatement promu au rang de cocu. Un vieillard éclate de rire.

« Vous devriez l’appeler Schweitzer monsieur ! C’est une chance qu’il soit né à l’entrée de cet hôpital qui porte le nom du grand médecin. En plus il est métis, N’est-ce pas l’esprit du médecin qui est revenu dans votre famille ? »

Le présumé cocu se gonfle de colère comme une grenouille guettée par un serpent, quand les passagers commencent à appeler l’enfant Schweitzer, tout en remettant de l’argent à sa mère pour la féliciter.

Un style lyrique où la poésie est omniprésente :

Le spectacle des ruines est saisissant : les toitures éventrées dressent leurs poings vers le ciel. Les maisons pestent contre la broussaille qui les envahit. Des ustensiles de cuisine délaissés éclatent d’un rire narquois. Des seaux pleins d’eau et couverts d’algues attendent obstinément leurs propriétaires, persuadés qu’ils reviendront prendre leur place sur la terre de leurs ancêtres.

Découverte du patrimoine punu, par ses contes et ses épopées :

« Marundu était la fille du roi. Elle était la plus belle de la contrée. Son visage était fin comme ceux des statuettes en pierre de Mbigou et sa chevelure tombante. Elle semblait être une fée. Elle rejetait tous ses prétendants en se moquant de leurs défauts :

La gazelle a des pattes trop petites.

Le lièvre des oreilles trop longues.

Le serpent se traîne sur le sol.

Le buffle est blessé à la patte.

L’éléphant est trop gros. Il a l’éléphantiasis.

Voilà les prétextes qu’elle prenait pour refuser ces princes charmants,(…)
Editions Ndzé
Le voyage d'Oncle Mâ
Jean Divassa Nyama
Parution : juin 2008
Prix public conseillé : 16 €
192 pages
Format broché 15x 21
ISBN : 9 78 2 91146442 3

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