L'heritage perdu du metier à tisser

 Certaines traces indiquent que les premiers tisserands remontent au Paléolithique. Les tisserands du Néolithique nous ont laissé des textiles qui ont été retrouvés, par exemple, en Suisse, dans les vestiges d'habitations sur pilotis, ou dans les fouilles de Fayum, en Égypte.

Les hommes qui étaient  détenteurs de tisser le raphia, ne savent plus manier le métier à tisser. Le travail de tisserands étaient exclusivement réservé aux hommes, avec l’arrivée des  pagnes de blancs, la production du raphia déclinat. Aujourd'hui les hommes punu ne s’intéressent plus a cet art. Autrefois il existait un métier a tisser devant chaque case.


Les textiles punu

Avant l’arrivée des blanc les punu ignoraient les pagnes et se vêtaient  d'un espèce de tissu obtenu a partir des écorces battues et traitées  d'un arbre appelé Katu et d'un tissu de raphia Ngombu car ils étaient  d'habiles artisans, les fibres  étaient tirées d'une plante de la  famille appelée Dyinimba et séchées aux soleil puis les tisserands les  passaient au métiers à tisser vertical et de construction compliqué.



Pour  l'obtention des étoffes multicolores, les tisserands teintaient les  fibres avant de les tisser. la couleur noire s'obtenait en faisant  bouillir dans une grande marmite des espèces d'un cailloux noir vifs  appelés Magogu que l'on ajoutait au fruit, feuilles et écorce d'un  arbuste mumbucini alchorena cordifollia Mull. Arg.) auxquelles il fallait  aussi adjoindre les écorces de noisetiers : mugumunu ( coulus edullis  baill) le tout était pilé, mélangé à  l'huile de palme et mis à bouillir  dans une marmitte d'eau aux trois quart. Lorsque les fibres ont pris  de la  couleur on apportait la marmite  et son contenu à la rivière. Là bas  on procédait au lavage des fibres en frottant avec de la terre glaise  avant de les rincer a grandes eaux. Enfin ils étaient mis à sécher au  soleil avant de les tisser.

La couleur rouge pour autant  demandait moins d'effort de travail car elle était entretenue à partir  des fruits de l'arbuste dénommé ngunci-bamba (bixa-orellena L.) des noix  de palmes mures crues et parfois un morceau de l'arbre de couleur rouge  sang: isugu. le tout mis dans la marmite et bouillie l’opération de  nettoyage était toujours la même sauf qu'on passait directement au  rinçage sans enduire les fibres de terre glaise au préalable.
Les tisserands passaient ensuite au tissage. La pièce d’étoffe tissée:  dibongu; et l’assemblage de plusieurs d'entre elles donnaient ce qu'on  appelait ngombu ; ndengi ou encore massieli. Pour arriver à ce stade l’opération duraient durant plusieurs jours. Les efforts ainsi  produites servaient à la fabrication des vêtements du village ou a être échangées avec celles ethnies voisines.

Chaque localités se distinguait par le choix des couleurs et des  motifs que par la qualité.

Et grâce aux rechanges inter et intra-ethnique, le savoir faire passait  ainsi d'une ethnie à une autre de nos jours , le mode vestimentaire à  bien changé , les quelques ndengi datant d'un siècle  sont jalousement  conservé.



Le  massieli..



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