Homage à Doukagas

Demain cela fera, jour pour jour, 26 ans que disparaissait à la prison centrale le détenu politique DOUKAKAS NZIENGUI.
Arrêter le 25 septembre 1989 par les agents du CEDOC à quelques semaines après de la déclaration officielle faite par Pierre MAMBOUNDOU sur les antennes de France 5 à Paris qui annonçait la création de l’Union du Peuple Gabonais (UPG).
Le Gouvernement de l’époque pour justifier cette arrestation brandissait l’argument selon lequel Pierre MAMBOUNDOU et DOUKAKAS NZIENGUI voulaient déstabiliser les institutions de la République.
Mais, faute des preuves, toutes les personnes arrêtées, à cause de cette affaire à dessous, seront acquittées saut bien sûr DOUKAKAS NZIENGUI qui succomba à la suite des violentes tortures le 12 Décembre 1989, c'est-à-dire quelques mois avant le procès.
Pour déterminer les causes de son décès, le Gouvernement de l’époque ordonna au médecin de pratiquer une autopsie sur son cadavre sans l’avis des parents et sans accepter la moindre contre-expertise que réclamait la famille.
Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. C’est un principe du droit positif gabonais.
DOUKAKAS NZIENGUI détenu politique tué avant procès, n’a pas pu bénéficier de la présomption d’innocence.
La vérité n’a de tombe !!!

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