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Sep 21, 2012

Une nouvelle version des origines punu.

Ce peuple très important occupe, au Gabon, la plus grande partie des quatre districts de Mouila, Ndendé, Moabi et Tchibanga; on le trouve, au Congo, dans les districts de Divénié et de Mossendjo ainsi que près de Kibangou, au nord de la boucle du Niari.

Parentés
1) d'origine ou d'alliance matrimoniales: avec les peuples de Divénié (Kougni, Tsangui, Bouissi) et les Loumbou.
2) linguistique : avec les Loumbou, Eshira, Voungou, Sangou, et avec les voisins appartenant au groupe linguistique Bacongo ; Vili, Kougni, Yombé. Pas d'interprètes entre eux.


Origines et histoire
Venus du sud (tous d'accord) ; du Congo en traversant le Niari (tradition de Mouila); du Niari, de Loango et de Mossendjo (tradition Ndendé), de Bibaka aux sources de la Nyanga (trad. Tchibanga). Guidés par les Pygmées (Babongo) qui « faisaient la boussole» vers « le bon pays», ils ont suivi les savanes de la Ngounié. Ne connaissaient pas le taro et vivaient d'ignames et de bananes. La tradition de Ndendé est celle qui remonte le plus loin: Minga et sa femme, Buanga sont les ancêtres des Bapounou. Leurs descendants habitèrent Niali, sur la Nyanga; à Kouango, au bord de la Ngounié, eut lieu la séparation. Le clan dominant, les Bou-Mouélé, passa la rivière. Les BouDiala restèrent en deçà, pour conserver leur indépendance.
La tradition de Mouila célèbre les Boumouélé. Ce clan descend d'une femme, Simbou, et de son fils Mouélé,
fameux magicien. Celui-ci, pour traverser la Ngounié, se frotte a la cheville de terre blanche et put envoyer de l'autre côté de la rivière sa jambe sur laquelle passa toute le peuple.
Son neveu, Nzamba Simbou, fit aussi de nombreux miracles . Le pays avait déjà son aspect actuel: savanes et bouquets forestiers. Seuls s'y trouvaient des Babongo (pygmées) et des Bavoungou (il y a contestation sur ce point). Les Eshira, race mélangée, sont arrivés après. Les différents clans s'installèrent
dans la plaine. C'est plus tard que les Bapounou s' étendiren t dans la région montagneuse et boisée de l'ouest (Mayombe des Bapounou) et dans la partie nord de la savane de Tchibanga (en réalité Ibanga : en haut) où ils ne trouvèrent que des Babongo. Les militaires français, venus par Nyanga, occupèrent
Tchibanga; d'autres venus par le nord, occupèrent la Ngounié. Le principal événement notable fut la révolte de Moukabou, dans la région de Moabi, avant 1914, où se signala le Sénégalais Boubakar et Mavurulu Nyonda Makita..

Chronologie
Tradition Ndendé : il y aurait eu dix générations depuis l'établissement des Boudiala dans le pays.
Tradition Mouila : il y aurait eu neuf générations depuis Simbou.

Guerres
Les conflits se sont produits fréquemment entre les clans, notamment entre Boudiala et Boumouélé, voire même entre familles, pour des questions de femmes (enlèvement, adultère) ou des meurtres (surtout des empoisonnements dont les voisins étaient rendus responsables). Les intermariages, amenant des alliances de clans et de familles, étendaient les hostilités.
Le chef de la famille outragée envoyait des messages à ses alliés. On demandait à l'ennemi une compensation pour l'outrage (un esclave ou une terre). En cas de refus on se préparait à. la guerre : les guerriers recevaient des cicatrices sur le corps pour se reconnaître, puis on priait les ancêtres après avoir placé, dans une marmite, de la terre blanche, des herbes et de l'eau. On se servait de lances, de longs gourdins de bois, de matchettes, de haches. L'attaque du village ennemi avait lieu au petit jour.Société Famille matrilinéaire, mais patrilocale. Quand le père meurt, les enfants retournent à la famille maternelle dont le chef est l'oncle (Katsi). Depuis dix ans il y a une évolution dans le système paternel. La dot est payée au père qui partage avec l'oncle maternel. Le lévirat et le sororat étaient obligatoires, ainsi que l'exogamie de clan.
Les clans étaient nombreux; les clans Simbou et Boumouélé semblent avoir eu un rôle prépondérant (certains le contestent). Le chef de clan ou « roi » (moundoumba) réglait les palabres en tenant, comme chasse-mouches, une queue de bume ou une palme, qui avait alors un caractère sacré; ilétait assisté d'un orateur, pris parmi ses parent.s. Quand le roi mourait, sa famille (y compris les femmes) choisissait
le successeur. Des conseils de chefs de clans pouvaientrégler les palabres entre eux ou les affaires d'intérêt
commun. Chaque clan, bien que dispersé, avait ses territoires, sur lesquels d'autres pouvaient s'installer avec son autorisation, généralement obtenue par des alliances matrimoniales.

Sep 11, 2012

O la peau noire!

Qu'est-ce qui nous empêche de créer dans la nyangou une coutellerie,une  maroquinerie, une industrie de raphia, des industries d'arts. On peut aussi bien créer des textiles, des chaussures, des chapeaux, des sacs, des couverts  lits, des nappes de tables, des napperons,des marmites, des vases, des objets de décorations, des sculptures, des chaussures?
Pourtant on a le raphia chez nous..

Dec 28, 2010

25 Recettes punu de fin d'année

  1. Filet mignon de porc farci à la sauge et ses légumes grillés
  2. Le machoiron au paquet
  3. Le silure au paquet!
  4. porc et pics au mudika!bikandu
  5. sanglier au mudika!bikandu
  6. Téri au poisson fumé aussi , c'est mon plat préféré , quand c'est au paquet cela devient le cordon culinaire entre maman et moi
  7. Le bouillon des viscères (intestins) dji tsiesi ou antilope !
  8. Aubergines aux feuilles de taro!
  9. La peau de l'éléphant pour calmer la faim des enfants !
  10. Tsombi (verres à soies) , c'est une denrée rare sa c'est le caviar punu !
  11. le yara au paquet !
  12. Purée de malobi aux arachides !
  13. Pangolin a la sauce tomate aux champignons
  14. Le pangolin au téri na ditouk di ma langue super
  15. Paquets de poisons les petite tomates !
  16. La pintade à l'arrachide ! na malobi !ou na téri !
  17. Toucan aux nyemboue na ditouke
  18. L'oseille avec les aubergines na malobi
  19. Poissons sales aux aubergines toujours avec la banana? plutôt verte et un peu mure !
  20. Les petites bananes douces dessert
  21. Avocat na dilangue !
  22. Pâte d'atanga au manioc
  23. Goyave , mitsoutsibali,
  24. La salade de cœur de palmier !
  25. Les noisettes de brousses (mugumunu)
Que du bonheur et c'est loin de finir !avec sa l’hôtel na pas besoin d’étoiles mais de muetse (la lune)

Pour voir préparation clique: ici

Dec 12, 2007

Recettes punu

Malobi
 

C’est un terme générique qui désigne à la fois le tubercule de manioc, le manioc sur pied, le manioc ramolli dans l’eau, le manioc cuit après avoir été ramolli dans l’eau. Quand il est attribué une personne, il prend un sens figuré qui sous-entend un individu sans énergie et facilement influençable. Voyons ce terme au sens où nous l’entendons ici, c'est-a-dire le tubercule de manioc ramolli après immersion d'une semaine dans I’ eau. La préparation de ce produit commence par la recherche des tubercules de manioc : Ces derniers sont épluchés et trempes dans l’eau pendant quatre ou cinq jours. Ou sont ensuite nettoyés et découpés en petits morceaux qui feront I’ objet d'une longue cuisson. En effet, ces morceaux de manioc ramolli sont disposes en cercle sur un épais coussinet de feuilles installe dans une grande marmite. Ce coussinet est appellé «bitsangue». Tout ce manioc est ensuite recouvert avec beaucoup de feuilles. On y met de I’ eau en prenant la précaution qu'elle n'atteigne pas le niveau du manioc. Car ce manioc ne doit recevoir que la vapeur chaude venant de I’ eau en ébullition. C'est ici le même principe de la couscoussière. Cette marmite est mise sur un feu nourri pour une durée de six ou sept heures. On y ajoute de I’ eau de temps en temps afin de remplacer celle qui s'évapore. Au terme du délai requis, la marmite est retirée du feu et le manioc est découvert. Ce dernier est de couleur rose clair s'il a atteint le bon niveau recherche par les grandes spécialistes de cette cuisine. Par ailleurs, il doit être légèrement caoutchoute et se plier sans se rompre. Les enfants disent que la consommation d'un tel manioc avec une bonne sauce de noix de palme est comparable à la descente d'un fleuve par une pirogue.



Massigu
Ce terme désigne à la fois la matière première et le produit extrait de cette matière première. II s'agit d'atangas sauvages de petite taille que l’on va cueillir en forêt à une époque de I’ année. Ces atangas sont cuits à la manière habituelle, c’est-à-dire trempés dans I’ eau bouillante d'une marmite retirée du feu et bien recouverte. Après dix à quinze minutes, ils sont cuits et sortis de leur bain chaud. La pulpe de ces atangas cuits est extraite pour être rassemblée dans un récipient. Elle est salée et mise en petits paquets enveloppés de feuilles. Ces paquets prennent ensuite la direction des étagères de la cuisine pour le séchage. La consommation peut intervenir au bout de quelques jours.

Bikandu

Le terme désigne les amandes de mangues sauvages servant à la fabrication de « ndog » couramment appelé chocolat local en raison de sa couleur et de sa texture. Ce chocolat est aussi appelé « Odika » par les peuples omiènè. II est consomme soit sous sa forme initiale soit sous la forme dog. Examinons la première phase. Après leur récolte, ces amandes sont séchées au soleil et sur les claies de cuisine pendant plusieurs jours avant d'être grillées clans une poêle contenant de l’huile. Ce grillage dans l’huile chaude est suivi du broyage de ces fruits clans un mortier en vue de la formation d'une pate onctueuse. Cette dernière est délayée clans une sauce contenant déjà d'autres ingrédients. En dehors du mortier, ces fruits grilles peuvent être écrases sur une planche de cuisine afin d'obtenir cette même pate onctueuse. Pour la deuxième phase, cette pate onctueuse est déversée clans un bol ou clans plusieurs bols ou elle se refroidit et durcit. A partir du deuxième jour, ces blocs durs sont régulièrement exposes au soleil pour leur séchage. Apres cette phase, ces blocs sont enveloppes.de feuilles sèches de bananier et déposes sur des étagères de cuisine en attendant leur utilisation. C'est ce produit qui est appelé « ndog » ou « odika ». C’est une denrée alimentaire très prisée par certains ménages. Pour sa consommation, un simple grattoir de cuisine passe sur sa surface, permet d'obtenir une poudre de ce produit qui va droit clans une sauce.

Mubodi

C'est un genre de chocolat blanc. Il est appelé « ompegue » par les Galoa et « Okondjilo » par les Teke et les Obamba. Des amandes fraîches de mangues sauvages sont pilées clans un mortier. Il en sort une pate visqueuse qui est séchée plusieurs jours au soleil, cette pate est ensuite déposée sur les étagères de cuisine pour un autre séchage. Après cette étape, ce produit est bon pour la consommation. Cependant, la fabrication de ce produit obéit à un rite qui exige le respect de quelques interdits. II s'agit de I’ abstinence préalable et de l’absence de menstrues. Toute femme ne remplissant pas ces conditions, ne peut se livrer à cette opération. Dans le cas contraire, le résultat obtenu est dit de mauvaise qualité. Remarques) La préparation de ce chocolat blanc commence toujours par la réduction en pate des amandes fraîches de mangues sauvages. C’est le cas chez les Galoa, les Obamba, les Teke, les Nzebi, les Pove, les Massango, les Punu, etc. Cette préparation se termine par le séchage qui comporte quelques variantes) Le respect des mêmes interdits est une obligation chez la plupart de ces peuples.


Burangu bu mutu, polu mbidji

L'aisance d'une personne , c'est la bonne santé d'une marmite.

Nouvelle liste des recettes
Recette de la semainebukulu bu ilotu
ilotu c'est une espèce d'oseille à grandes feuilles qu' on utilise souvent avec tsari tsi minèke mu yambe y ngatsi ou mélanger aux feuilles de taros et les ngola fumés
moussoulou malobi na pinde
diumbe di téri na ba nyame ba goumoughe
moubodi na nyame dissimu dji gumughe
mpoghe na mougoube na ba ngotous ba goumoughe
ngotou mu diumbe di moudike na mwa boukoulou
ngoumbe dji goumoughe mou moudike
dissambu na mbolongu mu matsi ( poisson salé aux aubergines)
koku dimbu mu mudike (le coq de basse court au chocolat "indigène")
ngumbe gumughe mu téri (le porc épic fumé aux concombres)
tsari tsi nduli na bukulu na mughube mu yambe ghi ngatsi (petites aubergines amères melangées à l'oseille, aux feuilles de tarots au gniemboué) ...
Mbome ghumughe mu yambe y ngatsi ( python fumé au gniemboué du gabon)
Le machoiron au paquet
Le silure au paquet!
Téri au poisson fumé aussi , c'est mon plat préféré , quand c'est au paquet cela devient le cordon culinaire entre maman et moi
Le bouillon des viscères (intestins) dji tsiesi ou antilope !
La peau de l'éléphant pour calmer la faim des enfants !
Tsombi (verres à soies) , c'est une denrée rare sa c'est le caviar punu !
le yara au paquet !
Purée de malobi aux arachides !
Pangolin a la sauce tomate aux champignons

Le pangolin au téri na ditouk di ma langue super
Paquets de poisons les petite tomates !
La pintade à l'arrachide ! na malobi !ou na téri !
Toucan aux nyemboue na ditouke
L'oseille avec les aubergines na malobi
Poissons sales aux aubergines toujours avec la banana? plutôt verte et un peu mure !
Les petites bananes douces dessert
Avocat na dilangue !
Pâte d'atanga au manioc
Goyave , mitsoutsibali,

La salade de cœur de palmier !
Les noisettes de brousses (mugumunu)

Tsiési dji ghoku
Bangoumbe na Majagh
Ba niam ba disimu/Ba niam ba mamb na matsi ma ngatsi
Musulu malobi na bapindaNgotu na téri, Dituk di mupal
Tsari na mipal mi miss
Ntsuntsu bal na mwa misungu
Tsibisti na ba timb na dunungu du tsoli
Poitrine fumé de sanglier
bangotu frites et enrobés de jambon de colombe.
Poêlée de fusil de chasse.


Que du bonheur et c'est loin de finir !avec cela l’hôtel na pas besoin d’étoiles mais de muetse (la lune)


Dissambu mû mbolongu

Ingrédients :
  • ½ kg de poissons salés
  • 3 aubergines
  • 3 poivrons
  • 1 gousse d’ail
  • ½ cuillère de poivre blanc
  • 3 oignons
  • 100 g de ciboule
  • 10 cl d’huile de table
  • ¼ de litre d’eau
  • 1 cuillère à café de sels
Tremper les poissons salés dans l’eau pendant 4 heures pour qu’ils perdent tout le sel primordial. Les retirer de l’eau et bien les nettoyer. Couper les épices et les diviser en 3 parts égales. Mettre 5 cl d’ l’huile dans une marmite. Aligner une première rangée de poissons salés dans le fonds de la marmite, y ajouter le tiers des épices. Disposer une autre rangée de poissons salés, superposer les épices (1/3), ainsi de suite. Après avoir tout classer, ajouter les 5 cl d’huile restant et 150 cl d’eau. Mettre au feu, et laisser mijoter 10 minutes. C’est prêt. Bon appétit !