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Feb 7, 2015

Guy Roger Nzamba
"Petit-pélé,
le fils du shabbat...
Le bourreau
des camerounais a la Coupe de la CEMAC..
"

Nov 30, 2009

Les origines punu

Ndinge, Ilahu et Ngeli sont tous des hommes et se trouvent êtres les ascendants des punu.

Les origines des punu sont assez controversées, mais nous pouvons retenir que les punu viendraient de Bunguri Kassai suite à des guerres , par la suite ils ont fondé Ndunde, puis ils arriverent a Divenié au XV e siècle et de Divinié ils se sont séparés avec les quatres clans en prenant des trajets différents. Ils ont cohabité avec les lumbu et les vili. Ils trouvèrent les Lumbu sur cette région. Les vilis vinrent par la suite trouver les lumbu et les punu installés sur cette partie, region du mont fuari.

Les lumbu et les vili dirent au Bujala:
" partez mais sachez que nous avons la grand mère Kakamueka. Kakmueka désigne le lieu actuel de séparation entre les vili et les lumbu."

Kaka Moueka serait actuellement le lieu de separation des Bujale et les villi et lumbu. Il se situe sur la rive droite de la riviere Kouillou.
Selon Mbumb Bwass les punu sont assimiles aux intrepides Kagas, Ces Bajags, nous dit-il : Issus de :

"La race nilotique Kwafi- Massai du haut Zambeze." Thèse qui reste à confirmer. Selon Mbum Bwass les jagas sweaient les ancetres des Bavili, bayombe , Bakunyi, Bavarama, Batsangui, banzebi, Massangu, Bapunu, Balumbu, Gisir rt Bavungu, Bayaka de Sibiti komono.''


Ils auraient migré par Kembele, Dungila, Ilumbu, Uga-i-muru-mutu, Kande, Nguengé, Il seraient sortie sur la plaine du Gabon par le mont fuari. Certains punu longèrent la cote et d'autres pris la direction de la plaine de la Ngounié et de la Nyanga.

Les ancêtre des punu étaient Bouanga et Ndinga, ils engendraient Ilahu, Ilahu engendra Ngéli, Ngéli Ilhau aurait été poursuivi pour avoir commis des assassinats. Dans sa fuite il serait réfugié dans le creux d’un énorme arbre appelé Ilunga-I-Murumba, Ngheli auraient engendres neufs filles qui seraient les ancetres des clans matrilenaires: ce sont les clans
Dikanda, Micimba, Bujala, Bumueli,Micumba, Dijaba, Dibamba di Kadi,Mululu et Ndingi.

Ils sont à l'origine au nombre de neuf , mais pour diverses raisons (recherche d'un parent, fuite devant un danger, conflits, incestes, décès..).

Makame-Ma -Ngéli ancêtre Dikande
Ilebu-I-Ngéli ancêtre Bujale, est la seule fille.
Bundu-Bu-Ngéli ancêtre Micimba
Mueli-Ngéli ancêtre du clan Bumueli
Munciegu-Ngéli ancêtre Dijaba
Mumbice-Ngéli ancêtre Micumbe
Ubindu-U-Ngéli ancêtre du clan Dibambe Kadi
Murali(Ncambe-Ngeli) ancêtre Ndingi

Cette liste demeure incomplète car il n'y a pas l'ancêtre des Badoumbi.
Les premiers villages de la région du mont Fuari sont Ilumbe-i-murumbe, muvanga, Mube et Dibendu.

Le groupe qui 'set installes aupres des courants d'eaux au sortir de la region de Diveni, pres du mont fouari sont les micumba ,les Dikanda, les Dingi, les Badumbi, les Budjala, les Bayambu, les Micimba, les Dibamba-Kadi et les Bumuéli.

Les Micumba à leurs arrives ont occupés deux espaces en terres gabonaises . L'un situé a les de la foret ( Il s'agit des Jungu Pasi)et l'autre( Ilabu, MIcumba Etubangi) a l'ouest de la region draine par la Dunyeni et Muyutsi, tous deux affluents de la Nyanga.

Les autres ont parcouru la zone entre le Mukalaba Duhungu et la Duiyni et sont venus à la savane de diboca. Ce sont les Mubanda Yangu, et sont parvenus dans la savane où coule la Diboca : ce sont les Mubanda-Yangu, les Babaci (ou Fumu-ci-Mbaci), les Mombi et les Musanda.

Les Dikanda et les Ndingi qui ont constitué les dernières vagues de cette première occupation territoriale ont longé la dugnenyi pour s'installer en ce qui concerne les premiers pour s'installer dans la région de Mukalba-Ganci. Les seconds ont traverse la régions compris entre la Duyenyi et la Duyini pour construire leur village dans la savane arrosée par la Babonda et la Dibotsa.

Quant aux Badoumbi ils ont suivi la Nyanga pour s'implanter dans la savane de Mongu, au delà de la Mohutsi ainsi que vers les confluents des deux Mukalba, en direction de la Duami.

Les groupes d'émigrants qui ont suivi la Ngounie et ses affluents sont membres des clans Bujala, micimba, Dibamba Kadi,Bayambu et Bumueli. Quant aux Micimba et aux Dibamba Kadi, ils parcoururent la région de savanes par la Dubolu. Les Mitsimba s'installèrent non loin des Bujala, alors que les Dibamba-Kadi occupèrent l'espace situe entre la Bipungi et la Dola.

Parmi les deux vagues de migrations au compte du clan Budjala ( l'un des premiers arrives en terre gabonaise ), l'une s'engagea dans la plaine Nyanga -Uvembi, son avancée dans cette région produit son établissement entre la Dubeci et la Yaga. A l'opposite l'autre s'avança dans les abords de la Dola ainsi que dans les savanes arrosées par la Ubolu, tous les affluents de la Ngounié.

Comme les Bujala les Bayambu prirent deux directions entre. La première conduisit dans les plaines côtières de Mubu-Nguimbi(océan Atlantique) eau contact des Varama et des Lumbu ou ils s'implantèrent la seconde les achemina du cote de la rive gauche de Ngongu affluent de la Ngounié ou ils établirent leurs villages.

Quant au Micimba et aux Dibamba -Kadi , ila parcoururent la regiond e savane baignee par la dubolu.Les Micimba s'installeresnt pas loin des Bujala alors que les dibamba Kadi occuperent l'espace situe entre La Bipungi et la Dola.

Enfin les Bumweli partis de Mangeli, et Ilohu, arrivèrent d'une part sur la Ngounié et d'autres part sur la Nyanga.Ceux qui suivaient la vallée de la Ngounié partagèrent avec les Bujala et dibamba-kadi ainsi qu'avec les ethnies Tsogho, les terres de la rive droite de ces rivières et ses affluents (la Muboti, la Rembu).


"Bujaja ufuna na teri", : les Bujala sont aussi nombreux que les graines de courges. C'est egalement le cas des Jungu Passi , issus du clan micumba qui possedaient des nombreux pygmés.

Selon certain clans, notamment les Junga Passi, les Bujala, les Dikanda, les Micumba, les Ndingi, ce peuple qui leur a servi de guide de compagnons au cours de leurs migrations leurs est rattachés par des liens de servitude.




Source: Koumba-Manfoumbi.

Dec 12, 2007

Recettes punu

Malobi
 

C’est un terme générique qui désigne à la fois le tubercule de manioc, le manioc sur pied, le manioc ramolli dans l’eau, le manioc cuit après avoir été ramolli dans l’eau. Quand il est attribué une personne, il prend un sens figuré qui sous-entend un individu sans énergie et facilement influençable. Voyons ce terme au sens où nous l’entendons ici, c'est-a-dire le tubercule de manioc ramolli après immersion d'une semaine dans I’ eau. La préparation de ce produit commence par la recherche des tubercules de manioc : Ces derniers sont épluchés et trempes dans l’eau pendant quatre ou cinq jours. Ou sont ensuite nettoyés et découpés en petits morceaux qui feront I’ objet d'une longue cuisson. En effet, ces morceaux de manioc ramolli sont disposes en cercle sur un épais coussinet de feuilles installe dans une grande marmite. Ce coussinet est appellé «bitsangue». Tout ce manioc est ensuite recouvert avec beaucoup de feuilles. On y met de I’ eau en prenant la précaution qu'elle n'atteigne pas le niveau du manioc. Car ce manioc ne doit recevoir que la vapeur chaude venant de I’ eau en ébullition. C'est ici le même principe de la couscoussière. Cette marmite est mise sur un feu nourri pour une durée de six ou sept heures. On y ajoute de I’ eau de temps en temps afin de remplacer celle qui s'évapore. Au terme du délai requis, la marmite est retirée du feu et le manioc est découvert. Ce dernier est de couleur rose clair s'il a atteint le bon niveau recherche par les grandes spécialistes de cette cuisine. Par ailleurs, il doit être légèrement caoutchoute et se plier sans se rompre. Les enfants disent que la consommation d'un tel manioc avec une bonne sauce de noix de palme est comparable à la descente d'un fleuve par une pirogue.



Massigu
Ce terme désigne à la fois la matière première et le produit extrait de cette matière première. II s'agit d'atangas sauvages de petite taille que l’on va cueillir en forêt à une époque de I’ année. Ces atangas sont cuits à la manière habituelle, c’est-à-dire trempés dans I’ eau bouillante d'une marmite retirée du feu et bien recouverte. Après dix à quinze minutes, ils sont cuits et sortis de leur bain chaud. La pulpe de ces atangas cuits est extraite pour être rassemblée dans un récipient. Elle est salée et mise en petits paquets enveloppés de feuilles. Ces paquets prennent ensuite la direction des étagères de la cuisine pour le séchage. La consommation peut intervenir au bout de quelques jours.

Bikandu

Le terme désigne les amandes de mangues sauvages servant à la fabrication de « ndog » couramment appelé chocolat local en raison de sa couleur et de sa texture. Ce chocolat est aussi appelé « Odika » par les peuples omiènè. II est consomme soit sous sa forme initiale soit sous la forme dog. Examinons la première phase. Après leur récolte, ces amandes sont séchées au soleil et sur les claies de cuisine pendant plusieurs jours avant d'être grillées clans une poêle contenant de l’huile. Ce grillage dans l’huile chaude est suivi du broyage de ces fruits clans un mortier en vue de la formation d'une pate onctueuse. Cette dernière est délayée clans une sauce contenant déjà d'autres ingrédients. En dehors du mortier, ces fruits grilles peuvent être écrases sur une planche de cuisine afin d'obtenir cette même pate onctueuse. Pour la deuxième phase, cette pate onctueuse est déversée clans un bol ou clans plusieurs bols ou elle se refroidit et durcit. A partir du deuxième jour, ces blocs durs sont régulièrement exposes au soleil pour leur séchage. Apres cette phase, ces blocs sont enveloppes.de feuilles sèches de bananier et déposes sur des étagères de cuisine en attendant leur utilisation. C'est ce produit qui est appelé « ndog » ou « odika ». C’est une denrée alimentaire très prisée par certains ménages. Pour sa consommation, un simple grattoir de cuisine passe sur sa surface, permet d'obtenir une poudre de ce produit qui va droit clans une sauce.

Mubodi

C'est un genre de chocolat blanc. Il est appelé « ompegue » par les Galoa et « Okondjilo » par les Teke et les Obamba. Des amandes fraîches de mangues sauvages sont pilées clans un mortier. Il en sort une pate visqueuse qui est séchée plusieurs jours au soleil, cette pate est ensuite déposée sur les étagères de cuisine pour un autre séchage. Après cette étape, ce produit est bon pour la consommation. Cependant, la fabrication de ce produit obéit à un rite qui exige le respect de quelques interdits. II s'agit de I’ abstinence préalable et de l’absence de menstrues. Toute femme ne remplissant pas ces conditions, ne peut se livrer à cette opération. Dans le cas contraire, le résultat obtenu est dit de mauvaise qualité. Remarques) La préparation de ce chocolat blanc commence toujours par la réduction en pate des amandes fraîches de mangues sauvages. C’est le cas chez les Galoa, les Obamba, les Teke, les Nzebi, les Pove, les Massango, les Punu, etc. Cette préparation se termine par le séchage qui comporte quelques variantes) Le respect des mêmes interdits est une obligation chez la plupart de ces peuples.


Burangu bu mutu, polu mbidji

L'aisance d'une personne , c'est la bonne santé d'une marmite.

Nouvelle liste des recettes
Recette de la semainebukulu bu ilotu
ilotu c'est une espèce d'oseille à grandes feuilles qu' on utilise souvent avec tsari tsi minèke mu yambe y ngatsi ou mélanger aux feuilles de taros et les ngola fumés
moussoulou malobi na pinde
diumbe di téri na ba nyame ba goumoughe
moubodi na nyame dissimu dji gumughe
mpoghe na mougoube na ba ngotous ba goumoughe
ngotou mu diumbe di moudike na mwa boukoulou
ngoumbe dji goumoughe mou moudike
dissambu na mbolongu mu matsi ( poisson salé aux aubergines)
koku dimbu mu mudike (le coq de basse court au chocolat "indigène")
ngumbe gumughe mu téri (le porc épic fumé aux concombres)
tsari tsi nduli na bukulu na mughube mu yambe ghi ngatsi (petites aubergines amères melangées à l'oseille, aux feuilles de tarots au gniemboué) ...
Mbome ghumughe mu yambe y ngatsi ( python fumé au gniemboué du gabon)
Le machoiron au paquet
Le silure au paquet!
Téri au poisson fumé aussi , c'est mon plat préféré , quand c'est au paquet cela devient le cordon culinaire entre maman et moi
Le bouillon des viscères (intestins) dji tsiesi ou antilope !
La peau de l'éléphant pour calmer la faim des enfants !
Tsombi (verres à soies) , c'est une denrée rare sa c'est le caviar punu !
le yara au paquet !
Purée de malobi aux arachides !
Pangolin a la sauce tomate aux champignons

Le pangolin au téri na ditouk di ma langue super
Paquets de poisons les petite tomates !
La pintade à l'arrachide ! na malobi !ou na téri !
Toucan aux nyemboue na ditouke
L'oseille avec les aubergines na malobi
Poissons sales aux aubergines toujours avec la banana? plutôt verte et un peu mure !
Les petites bananes douces dessert
Avocat na dilangue !
Pâte d'atanga au manioc
Goyave , mitsoutsibali,

La salade de cœur de palmier !
Les noisettes de brousses (mugumunu)

Tsiési dji ghoku
Bangoumbe na Majagh
Ba niam ba disimu/Ba niam ba mamb na matsi ma ngatsi
Musulu malobi na bapindaNgotu na téri, Dituk di mupal
Tsari na mipal mi miss
Ntsuntsu bal na mwa misungu
Tsibisti na ba timb na dunungu du tsoli
Poitrine fumé de sanglier
bangotu frites et enrobés de jambon de colombe.
Poêlée de fusil de chasse.


Que du bonheur et c'est loin de finir !avec cela l’hôtel na pas besoin d’étoiles mais de muetse (la lune)


Dissambu mû mbolongu

Ingrédients :
  • ½ kg de poissons salés
  • 3 aubergines
  • 3 poivrons
  • 1 gousse d’ail
  • ½ cuillère de poivre blanc
  • 3 oignons
  • 100 g de ciboule
  • 10 cl d’huile de table
  • ¼ de litre d’eau
  • 1 cuillère à café de sels
Tremper les poissons salés dans l’eau pendant 4 heures pour qu’ils perdent tout le sel primordial. Les retirer de l’eau et bien les nettoyer. Couper les épices et les diviser en 3 parts égales. Mettre 5 cl d’ l’huile dans une marmite. Aligner une première rangée de poissons salés dans le fonds de la marmite, y ajouter le tiers des épices. Disposer une autre rangée de poissons salés, superposer les épices (1/3), ainsi de suite. Après avoir tout classer, ajouter les 5 cl d’huile restant et 150 cl d’eau. Mettre au feu, et laisser mijoter 10 minutes. C’est prêt. Bon appétit !

Oct 20, 2007

Proverbes en Yipunu (punu, pounoue, bapounou)





Dirangi aghé djiéghili ghiari imosi.

Littéralement: La fessse ne danse pas d'un seul coté.
Sens: dans un couple conjugal ou dans un couple quelconque d'amis et de parents, les services rendus doivent être réciproques. Il faut savoir renvoyer l’ascenseur.

Dirende Katsiaghu, mughumbi katsi ngane.
 Littéralement: Le palmier de petite taille est ton oncle, le grand palmier est l'oncle des autres.
Sens: Il vaut mieux fréquenter son parent pauvre que de s'accrocher  à une simple connaissance en raison de sa richesse.


Tsoli dji purumughi kédi , duvangu mukolu.
 Littéralement:L'oiseau qui vole le jourse prepare la nuit .
Sens: Qui veut voyager le lendemain doit se préparer la veille.Quand on veut realiser un projet il faut se préparer longtemps à l'avance.


Dilongi aghé basi ponzi.
 Littéralement:Un conseil ne remplit pas un panier.
Sens: Il ne faut pas nécessaire un long discours pour conseiller une personne. Quelques mots suffisent pour ramener quelqu'un sur le droit chemin.

koku na ngwali dikantsu di? Dimosi!
Littéralement: la poule et la perdrix ont la même patte.
Sens : ceux qui se ressemblent peuvent avoir les mêmes mœurs. Mais il n'en est rien. La ressemblance physique est souvent loin de traduire les mêmes comportements.

"Fur ubel uke labne, na banong nawu"

Littéralement fais semblant d’être malade pour rencontrer tes amis.
Sens: c'est dans la misère et la souffrance qu'on reconnaît ses vrais amis.

Mondi aghé burili va misu ma fumu
Litteralement : la chienne ne met pas bas devant son maître.
Sens: un secret ne se dévoile pas en public.
Une confidence ne se fait pas devant beaucoup de personnes. Une personne doit avoir la retenue lorsqu'il s;agit de confidence.

"Isalu ndawu, diambu dibumi, ivasi tsombu"

Traduction: Le travail c'est la maison, l’événement c'est un grand dédommagement, le tribut c'est la dot.
Sens: Quand un homme réussit à bâtir une maison, a dédommager forte une famille , à payer une bonne dote, il est reconnut dans la société traditionnelle comme étant un homme digne. Ces trois critères de bases étaient les indices fondamentaux des classements des hommes. Ces triptyques fait partie de l’échelle des valeurs de la société traditionnelle. Parfois, le fait de remplir l'un de ces critères permet de se faire respecter dans cette société.

"Nghaghe djia mu dibwè, nsi ulong ghiatsi utsi ndong dubantse
."
Le rat palmiste dit qu'il est déçu par l'attitude de l'homme qui veut le tuer alors qu'il vient de lui montrer une régime de palme

Sens. Âpres un service rendu, on récolte la trahison ou même l’élimination physique. Celui qui fait du bien est trahi par le bénéficiaire de ce bien. Ce proverbe peut prendre le sens de ne pas aussi dévoiler celui qui t'a donné une information.

Munguli nsim unsingsene

Littéralement: La crème du dos se frotte réciproquement.
Sens: pour bien se frotter une crème au dos, toute personne fait appel à un voisin. La réciprocité est une règle de bienséance dans la société. Tout service reçu mérite une action similaire en retour.

Dikulu di yibong dikoti dipali
Littéralement: La patte de la tortue entre et sort.
Sens : le mouvement fréquent d’entrée et de sortie de cette patte traduit l'instabilité d'une personne qui change d'avis à tout moment.

Koku na ngwali dikantsu di? Dimossi!
Littéralement: La poule et la perdrix ont la même patte.
Sens: ceux qui se ressemblent ont les mêmes mœurs. Mais il en est rien , la ressemblance physique est loin de traduire les même mœurs.


"Dilungu éghobi na tsande, kingu, éghobi na musang, dibal éghobi na mughétu".
Littéralement: la taille est belle en raison du pagne, le cou est beau en raison du collier, l'homme est respecté en raison d'une épouse.
sens : La ceinture d'une personne est embellie par le pagne.-Le cou d'une femme est embelli par un collier-un homme est respecté lorsqu'il a une femme.
"Dusombi aghékési matsi, mutu tsing aghékési ubwédji".
littéralement:
le ver de palmier ne se vante pas d’être gras et la personne humaine ne se vante pas d’être belle.
A vous de trouver le sens?

"Mujambe ama rekimine, mba ma gwé pinze"

Littéralement: La rivière a des méandres parce qu’elle est allée seule,
Sens: Il est bon de demander toujours conseils aux autres pour ne pas se tromper dans une entreprise.

"Masubu ma mughétu maghé lobughi mwanze ndawu"
Littéralement: l'urine de la femme ne franchit pas le toit d'une maison.
Sens : Pour la petite histoire : le jet d'urine lors de la miction chez une femme au village est orientée vers le sol. Dans le même contexte, l'homme reste debout et son jet d'urines est d'abord dirigée horizontalement avant de prendre la courbe descendante. Cette expression fait allusion à deux images.

Dans la société traditionnelle , la voix d'une femme ne doit pas s'élever au dessus de celle des hommes. Dans ce même milieu traditionnel, la prise de la décision finale incombe à l'homme reconnu comme le chef de la famille . C'est ici le conseil pour le respect de la hiérarchise.

''Dilawu, pa amavul tsande, ik wivuli djiawu, djiénu botsu ik malawu mabédji".


Littéralement: quand un fou abandonne un pagne, si tu abandonnes le tien vous deux vous devenez fou.

Sens: Il n'est pas bon d'imiter quelqu'un qui manque de courtoisie et de bonnes manières-il est maladroit de répondre par des injures à quelqu’un qui se lance sur cette voie indécente. Dans le même sens il est souvent dit que le silence est le meilleur mépris". Il n'est pas bon de se laisser découvrir sur l'effet de la colère provoquée par quelqu'un qui ne sait pas prendre des gants dans ses propos et ses agissements.

"Tudjianu mbambi, tuya siabulu misopu".

Littéralement : mangeons l’iguane mais ne fouillons pas ses viscères.

Sens: Buvons l'eau sans remuer le fond du récipient qui peut avoir de la saleté- traitons une question sans plus évoquer des aspects douloureux qui risquent de nous empêcher d’arriver à un compromis. -C'est ici un conseil visant a faire passer l’éponge sur des considérations sous-jacentes dans le règlement d'un différent .- pour tendre vers une réconciliation , les adversaires ou les belligérants doivent mettre plus l'accent sur les points de rapprochement que sur les point de divergences.

"Dilongi aghé basi ponzy"

Littéralement: Un conseil ne remplit pas le panier.
sens: Il ne faut pas necessairement un long discours pour conseiller quelqu'un. Quelques mots sufisent pour ramener quelqu'un sur le droit chemin.

"Dusalangu ama sabughil mambe dibandu mukoku"

Littéralement:La fourmi à franchi l'eau grâce à un tronc d'arbre.
Sens: Le franchissement d'un obstacle par quelqu'un suppose l'existence d'un moyen adapté. Un bon choix de moyen permet de dépasser les obstacles.

"Isantsu ibwa mbatsi, patsi bambonyu, mughukur"
Littéralement: Un bois jeté par quelqu'un peut avoir des fourmis ou une punaise puante.
Sens: dans un vie de couple , une personne abandonnée par son partenaire peut cacher quelques défauts il faut s'en méfier.
-une maison, une voiture ou autre chose abandonné par quelqu'un peut avoir quelques défauts caches. Il faut donc être vigilants.

« Itso na mbaghe aghedji bi mbaghe »
L'une des méthodes traditionnelles de pèche consiste a empoisonner l’ eau d'une rivière avec l’ extrait d'une plante sauvage.
Litt. Celui qui souffre dans la production de ce poison, ne récolte pas les fruits de la pêche. II est occupé à ce travail pendant que ses compagnons pêchent.
Sens : Celui qui souffre dans la réalisation d'un résultat, n'en profite pas. Certaines personnes le disent par rapport à leurs enfants.

« Dikabu ndel »
Litt. La générosité est un jeu d'échange de balles. Dans les temps anciens, il a existé un genre de jeu ou Ton se renvoyait une balle dénommée ndel.
Sens : Donner un bien à l’autre, implique automatiquement un geste similaire en retour.
- Dans la société traditionnelle, les bonnes manières imposent la réciprocité.
- Quand quelqu'un vous invite a un repas, vous avez le devoir de l’inviter aussi plus tard.


« Kal ama rungil ngol munu »
Litt. Le crabe a creusé un trou pour le silure.
Sens : C'est effectuer un travail sans jouir du résultat qui profite à quelqu'un d'autre n'ayant pas participe a sa réalisation.
« Moine na tadji Mughetu na dibal Muvighe na fumu Ponsi na dwabi Ghidu na musu »
Litt. L'enfant et le père La femme et l’homme, l'esclave et le maître, le panier et le porte panier, le mortier et le pilon.
Cette série de couples montre la dualité complémentaire qui est un principe courant dans la société traditionnelle.

« Dinong polu »
Litt. L'amitié, c'est la bonne santé.
Sens: Nous avons beaucoup d'amis quand nous jouissons d'une bonne santé physique et d'une aisance matérielle pouvant profiter a tous ces amis.

« Mukoku eboli diambu agheboli »
Litt. Un vieux tronc d'arbre abattu peut se décomposer et disparaître, alors que l’ histoire est indestructible.
Sens : La matière est périssable tandis que I’ histoire résiste à I’ épreuve du temps. Un fait marquant du passé ne s'oublie pas.


« Mudjabi nsil na mukati mureri mudjabi nsil levunde »
Litt. Le connaisseur du chemin à suivre occupe une place privilégiée par rapport au maître du fardeau a porter.
Sens : Dans un acte posé, le décideur est le principal responsable par rapport a l'exécutant. Le bénéfice
Il est évident que tout déplacement est impossible quand on ne connaît pas le chemin à suivre.


« Koku gwa ikogulu gwa »
Litt. Poulet présent, boulet présent.
Pour ne pas perdre un poulet récemment acquis, le propriétaire villageois relie une de ses pattes à un morceau de bois par une corde de faible longueur. Ce genre de boulet l'empêche de s'éloigner de la case. Ainsi établi, le tandem poulet et morceau de bois demeure indissociable. Qui veut le poulet, veut aussitôt le morceau de bois.
Sens: Cette expression souligne généralement le caractère indissociable des couples de toutes natures.
 

« Koku na disu aghedji duvi dubole
Litt. Le poulet qui a l’ œil ne picore pas l’ arachide pourrie.
Sens : Quiconque peut difficilement se tromper. Quiconque est vigilant, fait souvent un bon choix.
 

« Dilulu akal pande aghetsimbu malu »
Litt. Le poisson qui remonte une rivière n'oublie pas l’embouchure.
Sens: Celui qui se déplace, n'oublie pas sa base. Le voyageur revient toujours chez lui. L'enfant revient souvent chez ses parents etc.


« Isantsu muponsi befuli imo imosi »
Litt. Le bois d'un panier se décharge un a un.
Sens: Dans le traitement d'un sujet, il est bon d'examiner toutes les parties les un apures les autres. Il faut éviter la confusion en analysant toutes les parties en même temps. Il est bon de mener une étude progressive et méthodique.
 

 « Masi ma tsiesi magwelimine na muru »
Litt. Les cornes de la gazelle sont à la taille de sa tête.
Sens : La taille d'un attribut doit être fonction de la taille de celui qui le porte. La correspondance de tailles est un critère de base.

« Mbodu gha sing Mdodu gha bus Mbodu fumu ibandu »
Il ( mbodu ) n'est ni pour ni contre Il se place au-dessus de la mêlée. C'est ici l'équivalent du jugement de Salomon.

« Diambu O murime mbatsi didjombi »
La pensée dans l’esprit de l'autre est insondable. C'est une véritable forêt impénétrable.

« Iso babedji ilatse mbatsi na nsale »
Litt. Un bien qui appartient à deux est susceptible de priver l'un de son bénéfice.
Sens : Si deux personnes sont associées, chacune d'elles doit tenir compte de l’autre. La tentation de tout garder pour soi est une monnaie courante.

« Aghi dugu ndagu ghilu madil aghe dugu ndagu »
Litt. Le sommeil remplit toujours une maison ce qui n'est pas le cas de la richesse clans une maison.
Sens : Le sommeil peut être suffisant, la richesse est toujours insuffisante. Il est possible de dormir profondément clans une maison sans richesse matérielle. L'aisance de l'esprit ne se trouve pas nécessairement clans un cadre cossu.

« Uke bike muiri urasune mundung »
Litt. Quand muiri est absent, mundung est present.
Sens: Pour des jumeaux ou un couple quelconque de personnes, l’absence d'un membre est compensée parfaitement par la présence de l’autre.

« Ave bondugili kari ave besunsili mondi »
Litt. Le chien de chasse doit être posté au point de chute du singe.
Sens : Dans une entreprise, la coordination des actions est un gage de la réussite.

« Iname misu iname matudji »Litt. L'œil rivé et l'oreille tendue.
Sens : Pour bien saisir un fait, l'œil et l'oreille doivent suivre attentivement.

« Modji bwali gwivul munu »
Litt. Le mal de ventre vient de la bouche. C'est a cette dernière d'y répondre.
Sens: Quand on a mal au ventre, la réponse est dans ce qu'on a fait passer par la bouche. Devant un résultat, il faut remonter a la cause. II n'y a pas d'effet sans cause.

« Sweghe sweghe tsiesi nsagu na mapungi aghe swegu »
Il est possible de cacher une gazelle et non pas un éléphant
Sens: II est possible de cacher un détail et non pas l'ensemble d'un sujet. II est difficile de dissimuler une grande information.

« A bamabe bak tsingul basamabe »
Litt. Ceux qui étaient doivent dire à ceux qui n'étaient pas.
Sens: Les témoins d'un événement ou d'une action ont le devoir d'informer les absents. Celui qui n'était pas présent à une manifestation doit se garder d'en faire un rapport pour ne pas en déformer la réalité ou omettre des parties importantes.

" Dukabognu pama nune enu mabeni mabane »
Litt. Un vieux pangolin tête ses petits.
Sens : Un vieux parent sans ressource, compte sur le soutien de ses enfants pour vivre. C'est le renvoi de l’ ascenseur par les enfants.

« Peru na musing beboki ibulu masub na ngondi beburi mwane »
Litt: la conjugaison de cithare et de la corde permet de piéger le gibier comme la conjugaison du spermatozoïde et de l'ovule permet de former l’œuf.
Sens: C'est la complémentarité des éléments qui donne un résultat positif. Un seul élément ne peut rien donner.

« Dike di koku ama longe ngudji duvangu »
Litt: L'œuf de poule a souvent conseille la mère poule.
Sens : Un bon conseil peut venir d'un plus petit que soi ou de son enfant.

« Minu ma mondi makale veme medji mambi »
Litt: Si les crocs d'un chien sont d'apparence propre, ils consomment cependant de la merde. Sens : L'apparence est trompeuse.

« Ditudji agha inombu »
Litt: l'oreille n'admet pas de compagnon.
Sens : l'oreille ne peut apprécier correctement deux sons différents a la fois.

« Nongu iguma , ilombi diambu »
Résumé : Comme le proverbe est la synthèse d'une réflexion, le récit est aussi la synthèse d'une histoire.

« Nsime kodu agha iburu »
Résumé : La confiance n'existe pas quand on est absent.Il est illusoire de compter sur la confiance de I’ autre en cas d'absence. Il vaut mieux être présent que de s'absenter en comptant sur les présents.

« Ikume ama vio pangini »
Litt. : Le hasard est mieux que la promesse.
Sens : Une surprise heureuse est souvent bien appréciée.

« Dikak dimosi digheghangi maghembi mabedji»
Litt.: Une seule main ne peut saisir deux grosses boules à la fois.
Sens : II faut agir méthodiquement en choisissant une seule chose a la fois. Évitons de mener deux actions à la fois.

« Kari na divoghi aghe komi »
Litt. : le singe qui a un fruit clans la bouche ne crie pas.Sens: II n'est pas bon de parler avec une bouche pleine. II faut attendre la fin d'un acte avant de poser le suivant.

« Masi ma tsiesi magwelimine na muru »
Litt. : Les cornes de la gazelle sont à la taille de sa tête.
Sens : La taille d'un attribut doit être fonction de la taille de celui qui le porte. La correspondance de tailles est un critère de base.

« Mukoku eboli diambu agheboli »
Litt. : Un vieux tronc d'arbre abattu peut se décomposer et disparaître, alors que I’ histoire est indestructible.
Sens : La matière est périssable tandis que l’histoire résiste à I’ épreuve du temps. Un fait marquant du passé ne s'oublie pas.

"Mondi makulu mane , Nzile mossi" (Proverbe PUNU)
Traduction : Le chien a quatre pattes, mais les quatre suivent la même direction.
Moralité : On peut être de cultures différentes, tout en partageant les mêmes convictions. Sur le sentier de la persévérance, ensemble et unis, nous vaincrons.