Les differents types de Raphia chez les punu

Les différents types de Raphia chez les punu sont:
  • ngombu:  pièce de raphia tissé formée de plusieurs lés(morceaux de raphia),cousus ensemble. Le ngombou est un pagne raphia de qualité supérieur, semblable à la soie, doux melange avec les fibres d'ananas les anciens fabriquaient mêmes les toiles moustiquaires avec cela.
  • massieli est un pagnes de raphia patchwork.
  • ndengui est un pagne de raphia patchwork

La fonction sociale


Il existait plusieurs sortes de raphia punu. Le raphia ngombu était utilisé lors des danses, l'habillement des danseurs de masques, les mariages , les occasions funèbres  et servait aussi comme valeursd’échanges.

Généralement  le nouveau née était enveloppe dans un tissu de raphia, les jeunes initiés aussi portaient le raphia.

Selon Phylis Martin ,dans le royaume de Loango\e  seulement l’autorité en place et les anciens pouvaient porter des magnifiques costumes de raphia, il était interdit de les porter ou de les vendre à des personnes sans l'autorisation du souverain. Tout ce qui trépassait cette lois était punis. Il produisait un pagne de raphia appelé panos nsambe.

On enterrait autrefois le défunt dans un long drap de raphia et la qualité de ce tissu dépendait de la richesse de la famille et celui du défunt.

Le raphia était  très développé autrefois, il y avait  des modèles très sophistiqués, avant qu'il ne décline au profit des importations des pagnes européens et d'indes dès le XVIe siècles. 

Le tissage du raphia était une activité masculine. Il existe le raphia ordinaire ngombu, le raphia que portait les chefs fumu le maghène ou  ntango ( nta: pagnes en bantou, et Ngo abréviation de panthères, raphia  panthères),  le raphia pour les riches, le ndengui et le massieli. Il y avait aussi le pagne raphia  très fins de grande qualité (dubongou) et le pagne raphia en velours mélangé avec les fibres d'ananas..

La confection du raphia que portait les hommes se différenciaient de celui  des femmes.

Chez les punu la plus petite unité de raphia est  dibongu, c’est l’équivalent du tsulu chez les téké et du lubongo chez les kongo. Le petit carré  mesurait approximativement 40 x 40 cm ou de
50 à 60 cm.

Les motifs et symboles

Les  motifs étaient  généralement divers,  il y avait les motifs qui ressemblent à ceux des scarifications  punu, les motifs qu'on trouvent dans les  nattes comme tsasse, mussande, bibaga, itsindi, niambe. Le motifs du triangles, des points, reseaux de losanges etc...

Certains pagnes de  raphia étaient très  rares et  porter par les chefs avaient les dessins de certains animaux  des contes par exemple l' éléphant,l'antilope(la ruse et l'intelligence) chimpanzé, le mamba noir(muduma), le mamba vert(mubamba), l'hiippopotame (mfubu), l'aigle(Mbire), la civette(Nzobu, celui qui apporte la fertilité d'un sol et augment la production agricole), Silure(Ngole, pour la pêche ), hyène(Miyinzi, pour la chasse),panthère(Maghène pour la chasse, la bagarre et la marche)... On
peut ajouter les animeaux  totemiques de chaque clan aux pagnes taphia..
Clans
Totems
-badû:mb i
la mangouste
(yitsalâla j bitsalâla)
-bajê:ngi
le perroquet
(kusu j bakusu)
-buj a 1a
lapanthère
(mayêna j mayêna)
- bumwe 1 i
l'aigle blanchard
(mbria j bambira)
-d i bâmbakad i
la souris
(guya j baguya)
-d i j aba
la tortue
(yibonga j bibonga)
-dikâ:nda
l'éléphant
(nzayu j banzayu)
-minzû:mba
le gorille
(yibûbu j bibûbu)
-nd î:ngi
le crocodile
( ng â:ndu j ba ngâ:nd u)

Il y avait aussi les motifs géométriques tels  que le triangle, le losange, les lignes ondulées, double triangles, le cercle. Les motifs et couleurs se différenciaient d'une localité a une autre, de sorte que le pagne  raphia de Mouila se différenciait de celui  de Moabi ou  de Tchibanga par les couleurs et motifs.



Illustration pièce Kuba


LES COULEURS

Les couleurs obtenues sont : deux sortes de rouge, noir, violet, jaune d'or, que l'on combine à la trame naturelle de la pétiole du palmier raphia en motifs géométriques.Teinté de quelques franges de fibre rouge, il est réservé aux dignitaires.Le raphia prenait le nom d'un animal en fonction de la couleur de certains franges de fibre.

Pour l'obtention des étoffes multicolores, les tisserands teintaient les fibres avant de les tisser. la couleur noire s'obtenait en faisant bouillir dans une grande marmite des espèces d'un cailloux noir vifs appelés Magogu que l'on ajoutait au fruit, feuilles et écorce d'un arbuste mumbucini alchorena cordifollia Mull. Arg.) auxquelles il fallait aussi adjoindre les écorces de noisetiers : mugumunu ( coulus edullis baill) le tout était pilé, mélangé à l'huile de palme et mis à bouillir dans une marmitte d'eau aux trois quart. Lorsque les fibres ont pris de la couleur on apportait la marmite et son contenu à la rivière. Là bas on procédait au lavage des fibres en frottant avec de la terre glaise avant de les rincer a grandes eaux. Enfin ils étaient mis à sécher au soleil avant de les tisser.


La couleur rouge pour autant demandait moins d'effort de travail car elle était entretenue à partir des fruits de l'arbuste dénommé ngunci-bamba (bixa-orellena L.) des noix de palmes mures crues et parfois un morceau de l'arbre de couleur rouge sang: isugu. le tout mis dans la marmite et bouillie l’opération de nettoyage était toujours la même sauf qu'on passait directement au rinçage sans enduire les fibres de terre glaise au préalable.

les tisserands passaient ensuite au tissage. La pièce d’étoffe tissée: dibongu; et l’assemblage de plusieurs d'entre elles donnaient ce qu'on appelait ngombu ; ndengi ou encore masieli. Pour arriver à ce stade l’opération duraient durant plusieurs jours.



ÉTOFFES
Le ndengui est l'étoffe de raphia chez les punu, composé de plusieurs petits rectangles de raphia.
Le ndengui sert à l'habillement, à la décoration, ameublement, couvre-lit etc. Du Chaillu remarque dans tout le Gabon les pièces de tissu, mbongos, dont sont faits les pagnes, ndenguis.




 Illustration pièce Kuba

LE PORT 

Le port du tissu se raphia était porté autour de la taille et parfois sur l’épaule comme signe de prestige.
Il y avait deux formes de  petits raphia et deux formes de longs raphias..



Illustration pièces Kuba


DESSINS
Yisibu na Tsyiesi, l"antilope


Dossier Ndengui

Le Ndengui chez les Kuba...Le ndengui Kuba est dans la confection le même que le Ndengui punu à la différence que les motifs ne sont pas les mêmes.





Mots croisés de L'Anglais en Yipunu

C'est la même grille de mots croisés, le premier est en couleur et le second est en gris et utilise moins d'encre, par contre le premier est en couleur et il utilise beaucoup plus d'encre mais la qualité est bonne.(Pour ne pas dépenser beaucoup d'encres il est préférable d'imprimer le second).


Dossier Ndengui

Le patron d'un tissus Ndengui.....un carreau faisait approximativement 45 cm x 75 cm. Ensuiste on cousait ces rectangles pour faire des ndengui variés. Le ndengui c'est un patchwork de raphia.

Dossier Ndengui


Le Ndengui: faire un Ndengui (un pagne) on cousait ensemble plusieurs bongo ou carrés de toile de raphia dont certains échantillons sont tramés de fiches teintées à la poudre de bois rouge ou par décoction d'une graine colorante ou noircie par rouissage ou décoction de feuilles et même d'un métal ferrugineux. Les couleurs obtenues sont : deux sortes de rouge, noir, violet, jaune d'or, que l'on combine à la trame naturelle de la pétiole du palmier raphia en motifs géométriques.

Ce tissu servait de pagne, on pouvait également en faire des moustiquaires, il servait également de valeur monétaire.Quelques vieux artisans de MBIGOU et du Canton DIBOA avaient il y a peu de temps encore conservés ces techniques traditionnelles. Le tissage des carrés de raphia de la N'GOUNIE semble se rattacher à cette technique .
A l'époque de Du Chaillu, les villages Mitsogho et Bapindji comportaient une grande quantité de maisons communes contenant chacune 4 à 5 métiers devant lesquels les tisserands assis fabriquaient leur toile. Pour faire un Ndengui (un pagne) on cousait ensemble plusieurs bongo ou dibongou ou carrés de toile raphia dont certains échantillons sont tramés de fiches teintées à la poudre de bois rouge ou par décoction d'une graine colorante ou noircies par rouissage ou décoction de feuilles et même d'un métal ferrugineux .
 Ancien tissu raphia région Tchibanga

Selon Monique Koumba Mamfoumbi les punu étaient d'habiles artisans, les fibres étaient tirées d'une plante de la famille appelée dyinimbe et séchées aux soleil puis les tisserands les passaient au métiers à tisser vertical et de construction compliquée.
Pour l'obtention des étoffes multicolores, les tisserands teintaient les fibres avant de les tisser. La couleur noire s'obtenait en faisant bouillir dans une grande marmite avec des espèces d'un cailloux noir vifs appelés Magogu que l'on ajoutait aux fruits, feuilles et écorces d'un arbuste mumbucini alchorena cordifollia Mull. Arg.) auxquelles il fallait aussi adjoindre les écorces de noisetiers : mugumunu ( coulus edullis baill) le tout était pilé, mélangé à l'huile de palme et mis à bouillir dans une marmite d'eau aux trois quart. Lorsque les fibres ont pris de la couleur on apportait la marmite et son contenu à la rivière. Là bas on procédait au lavage des fibres en frottant avec de la terre glaise avant de les rincer a grandes eaux. Enfin ils étaient mis à sécher au soleil avant de les tisser.

Hommes et femmes portent ces jupes brodées à des cérémonies rituelles importantes, y compris les funérailles ou mariages. Petits morceaux brodés étaient autrefois utilisés comme monnaie d'échange entre les personnes.
La couleur rouge pour autant demandait moins d'effort de travail car elle était entretenue à partir des fruits de l'arbuste dénommé nguntcii-bamba (bixa-orellena L.) des noix de palmes mures crues et parfois un morceau de l'arbre de couleur rouge sang: isugu. le tout mis dans la marmite et bouillie l’opération de nettoyage était toujours la même sauf qu'on passait directement au rinçage sans enduire les fibres de terre glaise au préalable.
Les tisserands passaient ensuite au tissage. La pièce d’étoffe tissée: dibongu; et l’assemblage de plusieurs d'entre elles donnaient ce qu'on appelait ngombu ; ndengui ou encore massieli. Pour arriver à ce stade l’opération duraient durant plusieurs jours.
Les étoffes ainsi produites servaient à la fabrication des vêtements du village ou a être échangées avec celles des ethnies voisines.
Chaque localité se distinguait par le choix des couleurs et des motifs que par la qualité.Et grâce aux échanges inter et intra-ethnique, le savoir faire passait ainsi d'une éthnie à une autre de nos jours , le mode vestimentaire à bien changé , les quelques ndengui qui existaient datent d'un siècle.


Ici un exemple de motifs des nattes punu

Le pecheur et les silures


Mulobitsi bangole

  1. tsya Mbolwanu
  2. Vamabangage dibale
  3. dibale dyeni amabangage
  4. Bamamungeli palate
  5. Yisalu yandi uyeneloba banyame
  6. mune kedye kusu jitege abo mbusandi
  7. ayene we mu ulobe
  8. nde banyame be amalobange bangole
  9. awende mu ugepe
  10. agupe agupe agupe agupe
  11. haa! mwane nyiko dimbu mnyuru mamevole
  12. na yikuru yandi o nzime amagabusile o dimbu
  13. ayerasunu hoo! bdagu jimegombulu
  14.  tavuli jimesalu biguji byotsu bike vane
  15. dibale agodile mangolu ma uvose
  16. ujab nutu agemujabi
  17. agune nyi?  nyisewelu menu nyiji palete otsindambile nane anyi?
  18. haa! ye haa! ye menu nyiji biguji  byami payi mutu tsimpalige bilongu mbuku
  19. dibale tsiji tsiji tsiji tsiji
  20. wisi amemwenwende
  21. Mune kedi koku tsitege kokeroko
  22. amemwewende mu yene wabe bangole bandi
1. - tsya mbolwanu
- aletana
2. Il Y avait une fois un homme.
3. Cet homme n'était pas marié.
4. On l'appelait le célibataire.
5. Son travail était de pêcher les poissons.
6. De très grand matin, lors du passage des
premiers perroquets, il prenait son filet.
7. et allait pêcher.
8. Mais les poissons qu'il pêchait étaient
des silures.
9. Il allait pêcher.
10. Il pêchait longtemps.
11. " Ah ! Je retourne au village, je suis
fatigué ", se disait-il à la fin de la
pêche.

l La pêche est essentiellement une activité féminine. Les hommes font la pêche  ulobe "pêcher à la ligne" dans les grands fleuves. Les femmes font la pêche dans les ruisseaux et les petites rivières: elles barrent le marigot et assèchent certains enàroits du cours inférieur avec des assiettes de bois, c'est ugupe. Un autre type de pêche consiste à plonger l'épuisette, ditse,au hasarcd dans la rivière pour attraper des poissons, c'est ùwàâbe. Les femmes font aussi la pêche au poison (cf. le conte nO ). Elles placent enfin des nasses dans les rivières.

Bukulu

Mujage wotsu
Arule vala {bis}
Arule botsu {bis}

Wune yari y  kongue le
Konguetu, kaye munevale
Wune  band e zaire
Odiange di neni

Tu ma savuge Zaire
dibandu Mitsingu
Mimbu ma tege  Ndundena-Bilaka
Tu ma sabuge kongu
dibandu Mitsingu
Mambu ma tege Ndundena Bibaka

Mukakunwe uma bile
Mukakune va Divenie(bis)

A bane bake duke  dolo o na Durembu
A babe bake duke Fuari na Misanga
Ba mosi bake duke Nyange na Kumu Mongu
 A bane bake duke majombi ma Mubu

Mukakunwe uma bile
Mukakunu na Diveni(bis)

Refrain

Nding iluyani-iluanyi ama luanyi Bavumbu
na Bakeli na sapadie la ivunde yetu
Nding' iluyani  ka bure ilahu-i-Ndinge
Ilahu-i -Ndinga ka bure Ngeli-Ilahu
Ngeli-Ilahu ka bura yifu Ibana
Yifu yi bane, yi fu i bibandue(bis)


Mueli Ngelie, mwisi Bumueli
Mabunda-ma Ngelie , mwisi Mitsimbe
Ubindu-u-Ngelie, Dibambe-kadie
Mumbitse -Ngelie, mwisi Mitsumbe
Makane-ma-Ngelie, mwiss Dikande
Mutsiegu-Ngeli, mwisi Dijabe
Ilebu-I -Ngeli, mwissi Bujale
Maganine-ma-Ngelie,mwisi Mulubu
 Murali-Ngelie, mwisi Ndingi

Mujambe aguguyi Ndinge?
Bajaga Botsu ba ma Kambe
Ba ma Kambe Usabugu Zaire
Ba ma Kambe Usabugu Kongu
Tate Ndinge, me la Ilebu
Ilebu, Ndinge, me la Bujale,
Bujale, bu jale matogu.
Nga bo matogu mami niuma wale,
Bajage botsu bake vioge,


Tu Sabu Zaire, dibandu bujale
Tu dabuge Kongu O, dibandu bujale
Ndunde na Bibake, Bujale bwe bubu,
ah/Mbe tsi Bujale mbe tu ma guge na  Mitsingue
Du vega  bisi Bujale mambe (bis)

Composition de Makaya-MacJoss

Ou peut on investir?

Les domaines dans lesquels on peut investir sont:  les banques , les finances, le commerce détails, les machines les utilités, alimentation, transport, software,assurance, médical, énergie, médias, électroniques, loisirs, tourismes, auto occasions, ordinateurs, cell-phones, internet,agriculture, art....

Autres news:

La valeur du Yen en chute libre.
Le prix du coton en augmentation.
forte demande des applets sur le marche d'internet;

Mouila peut elle devenir la capitale du fashion au Gabon?






Lire l'article: Mouila capitale du fashion?

Mouila capitale de la fashion

Mouila produit de nombreux créateurs, artistes et comédiens, en tête de fils chouchou Lazare. Les gens qui   vivent à Mouila aiment le fashion. les Miss provenant de cette localité se partage très souvent le podium lors de cette élection.  Mouila est une plaque incontournable de l’éducation avec ses établissements légendaires tels que  Saint Gabrielle et Val Marie.

De nombreux cadres de la ville ont beaucoup investis dans le domaine de l’agriculture  et de l’hôtellerie etc..Cette ville est préparée pour recevoir des grands évènements culturels.

Les principaux handicaps  restent le sous développement économique de la ville, l’égoïsme des plus nantis qui hésitent d'investir dans des talents sures comme Chou Chou Lare, Ileni et autres artistes.....On dénote aussi une absence d’évènements culturels,défilés de modes, exposition etc...

La capacité de créer de ses enfants , la volonté affichée par ses autorités locales , la future construction de l’université dans cette ville feront que Mouila soit   l'une des capitales du fashion au Gabon.

L' atout majeur c'et qu'elle peut s'appuyer c'est sa diversité ethnique et culturelle, aucune province est aussi riche en diversité ethnique et culturelle que la Ngounié.

Mot du jour.

Dulumi: la langue, organe située dans la bouche, la langue est le premier organe à entrer en contact avec les aliments.

Bironzi: ronflements de quelqu'un qui dort.

Mots croisés de la semaine

De L'Ypunu en Anglais..

L' habillement traditionnel du mariage coutumier.

Il est impossible de déterminer un style d’habillement traditionnel , proprement parler car il n' existe pas un seul style d'habillement traditionnel, mais plusieurs styles d'habillements traditionnels. La créativité en Afrique est illimitée. Le style dépend beaucoup plus du goût et de la personnalité de chacun.  L' habit en Afrique demeure un code social qui détermine aussi bien le rang et le statut d'un individu dans la société.

La société punu à une organisation sociale hiérarchisée tel qu'il est impossible de parler de l'habillement traditionnel du mariage coutumier punu sans l’évoquer. En effet, il existe quatre différentes classes chez  les punu: premièrement celle des notables, riches, moudoumbe, puis celle des  citoyens libres fumu, ensuite celle des étrangers benyi, et enfin celle des cerfs bavighe.

Cette distinction fait en sorte que  du fait d'etre un mundumbe, benyi,  fumu ou  bavighe le mariage revetira différents caractères.  Un mmudumbe s'habillerait, se coifferait à son mariage  à la coutume differement qu'un fumu ou d'un bavighe. Il  en est  aussi des étoffes de tissus tel que le  raphia, ndengui portées. Il existait autrefois un raphia  avec les motifs de la panthère (maguena) exclusivement réservé a la classe royale, le raphia de couleur rouge était aussi généralement porté par la classe royale.

En dépit de ses distinctions sociales on  peut  classer l'habillement traditionnel punu  en quatres styles: le style minimaliste naturel dit primitif,   le style moderne maximaliste, le style tradi-moderne et le style royal.
Autrefois les femmes punu collectionnaient des jolies pagnes qu'elles  apportaient lors des cérémonies.
"baghetu  bamenevinza batsande botsu baboti"

  1. Le style primitif ou tradionnaliste
Le primitif serait un style élaboré essentiellement d’éléments traditionnels et rustiques, c'est un  style qui se veut ancien, authentique,  non occidentalisé si on pourrait parler ainsi. En un mot les premiers habits que portaient nos ancêtres.

" Ha bibambe bamatubegila mwa bime  gune  ha diambu."
"Ha les blanc ont apportés de ces choses ! c'est incroyable."

Le style primitif ou traditionaliste par  définition s'oppose à tout ce que le blanc aurait  exporté au Gabon..

Dans cette situation la mariée  peut ne pas  du tout porte des chaussures occidentales, elle porte un petit pagne ndengui , mudike , ou mugaru, pagne nouée autour du rein, la ceinture est ornée de franges de pandanus, de grelots ou de sonnailles graines. Les textiles qui sont faits essentiellement de fibres naturels  tels que le  raphia, l’ananas, le coton sauvage, coco ou des fibres d'animaux. Mais originalement nos mamans portaient des tenues basses à cause de la température. Elles n'avaient rien à cacher de leurs corps car elles étaient élégantes. Les tresses sont celles qui sont traditionnelles les grosses tresses appelées autrefois bakimbis, les bipunu (civiles), les mindassa, maboude ou les queues de cheval mitsogho.

Il faut préciser aussi l'utilisation parfois des peaux de bêtes.

Pour les accessoires, ils sont tous naturels, boucles avec les noix de coco, ou coque de fruits, os,ivoires, arrêtes de poissons. Les colliers avec les graines de fruits, cœurs de bambous, cauris.  Autrefois les tresses étaient aussi un signe distinctif dans la société par exemple les femmes mariées se tressaient  différemment des enfants, les femmes de notables avaient aussi des tresses particulières.

Les  bijoux se constituaient des bracelets, cloches sonnants autour des chevilles et de la taille, des bras , des colliers autours des reins.

Le naturel règne dans ce style. La mariée devra se déplacer sur les nattes. La mariée si elle veut bien peut porter des sandales.


 Mudike pagne noué à la ceinture et orné de franges de feuille  de padanus andelabrum (Pandanacée)Plante des endroits marécageux , de grelots et de sonnailles.
          
          2.    Le style moderne

Le style moderne c’est le maximaliste, le style est constitué des tissus de raphia ou  tissus africain  et cousus à la manière Européenne. Les chaussures des sandales en raphia orne avec des cauris, ou belles paire de chaussure basse ou plateforme. Tissus avec des fringues, boutons, ensemble avec bracelets. Les colliers autour de la taille. Les  accessoires  sont les : paniers, bijoux modernes, Les tresses sont celles qui sont traditionnelles, ou civiles avec extensions.


Maquillages modernes et légers, épilation des sourcils.




 




                   3.     Le style tradimoderne ou mixte


Le style mixte c’est un mélange de style traditionnel entre le moderne et le traditionnel, bracelets, bijoux, colliers, mélange du moderne et du mixte.

Les accessoires sont : Le petit panier, bracelets traditionnels mélangés avec les européens, boucles d’oreilles.

Les tresses sont celles qui sont traditionnelles, ou civiles avec extensions.
Les chaussures mélangés avec du raphia. Le maquillage est un mélange de moderne et traditionnel.





                     4.       Le style royal

N’oublions pas que l’institution royale punu se trouve dans le clan Bumweli, et dont l’insigne royale est l’aigle.Le style royal peut se composer en deux styles le sobre et le complexe, la princesse porte une perruque en plume d’aigles. Le rouge est la couleur de la royauté tandis que le noir la justice.
Les vêtements traditionnels en raphia sont artistement travaillés, pierre précieuse, cauris qui est le symbole des richesses. C’est le sophistiquée traditionnel et pompeux. Les chevelures tresses à coques, ou civiles.
Accessoires : le bâton chasse mouche (mwanzu) : chasse-mouche utilisé par les orateurs il est fait d'une queue d'éléphant ou d'antilope ou de ce qui reste d'un régime de noix de palme une fois que l'on a détaché.
 

Il faut préciser aussi l'utilisation parfois des peaux de bêtes comme la panthère marquant le signe de la royauté.



Style royale Imepa

Quant à l’homme


                                1.      Le style primitif ou tradionnaliste


Pagne autour des épaules. La mode toge romaine était portée comme symbole de statut dans l’Empire romain et variaient en couleur,  longueur et le style était basé sur la richesse du porteur. L’équivalent grec de la toge était le chiton, qui était porté durant l’âge dorique de la civilisation grecque.

Il n’était pas rare de voir dans les environs de mouila et tchibanga les hommes qui portaient leur ndengui sur les épaules en signe de prestige et pouvoir. Le ndengui est un patchwork de raphia.

De nos jours le tissus peut aussi être porté avec une veste en dessus du tricot..





l’accoutrement du marie peut aussi prendre des allures de guerrier. Les punu eux meme d'ailleurs se proclament eux même comme des " mutu dibadi" des hommes de guerres, toujours volontiers. Le pagne attaché autour des reins avec des colliers traditionnels..Dans certains cas l'itilisation des peaux de bêtes comme ornement.








 2.    Le style tradi-moderne

un costume sur un tricot   porter sur un pagne comme dans la photo ci-dessus.

mélange du moderne et de la tradition. Le mélange des peaux de bêtes avec des habits modernes ou imitations de peaux de bêtes.


3.     Le style classique

Le style classique est celui européen, un albacost cousu avec du pagne  wax ou bazin et raphia, ou un vêtement style  ministre en congé. Le mari  et  la femme portent généralement les vêtements cousus de mêmes tissus

Les produits cosmétiques sont :

L'huile du fruit du moabi était utilisée dans certains soins pour soigner les gales, les teignes ou encore fractures ou foulures. Les punu utilisaient pour la savonnerie de l'huile de noix des palmiers mélangée avec les cendres des végétaux épluchés tels que la banane, cannes à sucre sauvage ou la coque du fruit dipanzi.

Le maningou cette huile est obtenue après avoir bouilli les noix de palmes dans une marmite jusqu'à évaporation de l'eau, très utile pour les soins cosmétiques. La marié Bien parfumée avec le mujombu etait alors prêt pour le mariage. Or un  parfum de fleur de feuille de brousse yoongu.


Coiffures

La coiffure aussi joue un role importante voire nos rubriques sur la coiffure punu, il existe les coiffes a masques, les maboude, les bipunu et les bakimbis.

A suivre

Mulobitsi bangole


  1. tsya Mbolwanu
  2. Vamabangage dibale
  3. dibale dyeni amabangage
  4. Bamamungeli palate
  5. Yisalu yandi uyeneloba banyame
  6. mune kedye kusu jitege abo mbusandi
  7. ayene we mu ulobe
  8. nde banyame be amalobange bangole
  9. awende mu ugepe
  10. agupe agupe agupe agupe
  11. haa! mwane nyiko dimbu me nyuru mamevole
  12. na yikuru yandi o nzime amagabusile o dimbu
  13. ayerasunu hoo! bdagu jimegombulu
  14.  tavuli jimesalu biguji byotsu bike vane
  15. dibale agodile mangolu ma uvose
  16. ujab nutu agemujabi
  17. agune nyi?  nyisewelu menu nyiji palete otsindambile nane anyi?
  18. haa! ye haa! ye menu nyiji biguji  byami payi mutu tsimpalige bilongu mbuku
  19. dibale tsiji tsiji tsiji tsiji
  20. wisi amemwenwende
  21. Mune kedi koku tsitege kokeroko
  22. amemwewende mu yene wabe bangole bandi
  23. p.529( à suivre)

1. - tsya mbolwanu
- aletana
2. Il Y avait une fois un homme.
3. Cet homme n'était pas marié.
4. On l'appelait le célibataire.
5. Son travail était de pêcher les poissons.
6. De très grand matin, lors du passage des
premiers perroquets, il prenait son filet.
7. et allait pêcher.
8. Mais les poissons qu'il pêchait étaient
des silures.
9. Il allait pêcher.
10. Il pêchait longtemps.
11. " Ah ! Je retourne au village, je suis
fatigué ", se disait-il à la fin de la
pêche.

Abbréviation du jour

Vyo: (vyò) forme abrégée de l'injonctif  (vyooga) vyoga "passe".

Coutume foncière punu

Dans sa thèse, Monique Koumba Manfoumbi (1987: 132) aborde un peu la question de l’occupation de l’espace à partir des structures sociales clan, village et accessoirement le lignage, dans le cadre du « critère du choix de la terre » où la terre est justement considérée comme « propriété clanique », autrement dit propriété collective. Selon ce que rapporte Manfoumbi, « le clan est propriétaire de la terre (inange) du fait que l’un de ses membres : fumu-inanga (chef de terre) soit arrivé le premier sur un territoire non habité et qu’il l’ait occupé, ainsi que nous venons de le voir dans le peuplement. La plupart des traditions que nous avons recueillies font état d’une reconnaissance explicite de la primauté de l’ancêtre attributeur qui, arrivé sur le site de sa convenance, faisait construire des villages qu’il léguait ensuite aux mabura par le biais des membres qu’il choisissait parmi ses pairs ou ses neveux utérins. Du coup, ces personnages devenaient des chefs de lignages : fumu-ci mabure, désormais propriétaires et responsables des espaces territoriaux qui leur étaient attribués.
Manfoumbi affirme qu’à leur mort, la direction de chacune des terres revenait aux membres de ces mabure, les plus âgés qui, de par leur filiation matrilinéaire, étaient à la tête des familles dominantes : bakaci-ba-malu. Parce qu’ils étaient les aînés de tous, l’héritage de ces terres faisait d’eux des hommes chargés de l’organisation et de l’administration des mabure et donc des bifumb (clan). Le ifumb n’occupait pas un territoire aux contours non déterminés. Il définissait par les limites : mandilu, naturelles (bosquets, rivières, étangs, etc.), connues de tout le monde. Cependant, quoique propriété clanique, l’exploitation de la terre ne se faisait pas de manière collective. Chaque membre du groupe clanique jouissait d’un espace donné, nécessaire non seulement à l’édification de sa case, mais aussi à ses plantations. Aussi, les produits de l’agriculture, de la pêche, de la chasse étaient-ils la propriété de chaque agriculteur, de chaque pêcheur et de chaque chasseur.
Poursuivant dans son propos, Manfoumbi (1987 : 133) indique que le territoire clanique se répartissait entre les terres cultivables, les lieux de chasse, de pêche et l’espace sur lequel se trouvaient les villages. En parlant justement de village, Dimbu, elle confirme ce qui a été observé ailleurs, lorsqu’elle note que la terre regroupait donc plusieurs villages éloignés les uns des autres. Le village était composé de plusieurs cases : ma-ndau (pluriel), ndau (singulier), habitées chacune par une famille, c’est-à-dire par le maître de la maison, ses femmes, certains de ses enfants et ses neveux, etc., et constituait une unité de résidence fondée sur les principes matrilinéaire et virilocal. Dans cette étude, Manfoumbi revient sur les modalités qui président au choix du site d’établissement d’un village, qui sont en réalité liées celles du choix de l’espace. A ce propos, nous dit-elle, le village appartenait aux descendants de celui qui, le premier, y avait pris place avec les membres de son lignage.
Le choix du site du Dimbu était lié à celui de la terre qui tenait compte des possibilités qu’offrait la nature : sols fertiles, forêts et savanes giboyeuses, cours d’eau poissonneux, etc. D’une manière générale, sur les savanes et les plaines, les villages étaient installés près des galeries forestières, ce qui, sans doute, donnait une disposition de peuplement linéaire. Ceci n’étant pas le cas dans la forêt où ils étaient dispersés. Le Dimbu se déplaçait au fil du temps. Ces déplacements et la construction de nouveaux villages étaient dus à divers facteurs dont l’un des principaux résidait dans la nécessité de la reconstitution de la forêt, des savanes et des plaines, source de la fertilité des sols. En effet, assujetti à l’agriculture itinérante sur brûlis, le village n’était en fait qu’une unité temporaire se déplaçant à la recherche des sols fertiles et des forêts giboyeuses. Le village n’était en fait qu’une unité temporaire se déplaçant à la recherche des sols fertiles et des forêts giboyeuses. Cependant, il pouvait rester longtemps en place, revivifié périodiquement, d’après Ambourouet-Avaro (J.) cité par Monique (op. cit : 135). Cependant, il faut reconnaître avec elle que les raisons du déplacement de celui-ci n’étaient pas uniquement d’ordre géographique car, le village pouvait aussi se déplacer ou même se désagréger après la mort de son fumu. Une autre manière de dégradation était celle qui intervenait, comme nous l’avons déjà vu à la suite des mésententes causées par la sorcellerie, des adultères, etc. Dans ce cas, le Dimbu éclatait entraînant le phénomène du processus de formation de nouveaux villages. L’auteur fait souligner toutefois que ces derniers conservaient la structure initiale obéissant aux principes du lignage et donc du clan.
Par rapport au phénomène des implantations foncières chez les Bantu du Gabon, Raymond Mayer (2002 : 221) souligne que l’historienne Monique Koumba Manfoumbi a étudié ces phénomènes dans la zone de peuplement punu du Sud-Gabon, en reconstituant d’un siècle à l’autre la progression de l’occupation du terrain à partir de plusieurs vagues de migrations méridionales. Dans ce processus, le recours au corpus de dimension orale est une nécessité presque obligée tant selon ce que nous en dit R. Mayer, les récits traditionnels servent à installer chaque clan dans ses droits. Cette fonction est tout à fait manifeste quand il s’agit des droits et privilèges d’occupation du sol liés à la première implantation. Suivons, comme dit R. Mayer, à titre d’exemple, cette brève narration qui concerne la première occupation du site de l’actuelle ville de Ndéndé, dans la province de la Ngounié. A en croire l’auteur, le récit est de Kombila Kouni Gaston, du clan Djengi, né vers 1914.

Ifoumba yi tega imatola va Ndeendi Bagambu.
Mugam- Bagambu. Bu aka guela mugetu mwisi
Bujala mulumi aka vega. Mugatsiandi inanga yi
Munionzi. Dibandu be vayi Ndeendi ji Bagambu.


Le premier clan arrivé à Ndéndé fut le clan
Un homme de ce clan épousa
 une femme du clan Budjala. Le mari remit
 à sa femme le terrain du quartier Munionzi.
 c’est pourquoi on dit que N’déndé appartient au clan Bagambu.


Selon le commentaire de R. Mayer (2002 : 222), ce récit manifeste combien les droits du sol sont attachés à la primo-implantation et que chaque terroir est associé à un clan. Un état de rapprochement nous est possible d’être fait avec le récit de vie qui fonde le quartier Viriè tel que nous allons le voir lorsqu’il nous s’agira dans la troisème partie de la description des caractéristiques de l’occupation du sol à la Commune d’Owendo, contexte où ce mécanisme matrimonial a aussi présidé à l’installation des membres issus de deux entités sociales non plus en termes de clan comme c’est le cas dans ce récit, mais en termes d’ « ethnie ». Pour revenir à la province de la Ngounié, pour ce même espace urbain de Ndéndé, nous dit R. Mayer, un autre récit conteste la primauté du clan primordial, en expliquant par quelle procédure un autre clan a pu prendre pied au même endroit (13).

Ifoumba yi tega imatola va
Ndeendi Bujala bu Nyaangi Bujala-bu-Nyaangi-Ngoji.
Ngoyi aka duku na boji 
Bwandi mwisi Mugambu, un inanga (14).
Mba aka muve inanga.
Ifoumba yi Bujala ika wenda 
O yari yi Masanga na Mwabi. Bujala-Bu-Nyaangi-Ngoji.
Dibandu bevayi Ndeendi gi
Bujala bu Nyaangi Ngoji.

 Le premier clan arrivé à N’dendé fut le clan
 Il fut suivi par son beau-frère du clan Bagambu, à qui il remit
puis, le clan Bujala s’en alla vers Tchibanga et Moabi.
 C’est pourquoi on dit que N’dendé est un inanga du clan


A partir de cet exemple, nous dit R. Mayer (2002 : 157), on saisit les critères d’attribution et les subtilités qui entourent les revendications foncières. Par rapport au premier récit, voici en effet une version qui porte la contradiction sur trois fronts : premièrement l’antériorité d’un clan sur les lieux, deuxièmement le don de la terre par ce clan à un clan allié, troisièmement l’abandon des lieux par le clan donateur qui a poursuivi son chemin vers des implantations nouvelles en direction de la Côte, sans qu’on connaisse la raison ultime de cette progression. Quoiqu’il en soit, enchaîne R. Mayer, des circonstances particulières qui les marquent, ces récits nous installent dans l’idée d’une occupation multi-clanique d’un même lieu, tout en fondant les prétentions de chacun. Il faut dire que le phénomène de l’abandon des terres mis exergue dans ce récit en comparaison avec le précédent récit est révélateur de la réalité que nous avons rencontrée et analysée ultérieurement. Dans cette réalité, nous verrons que les traces de l’abandon d’un lieu par une communauté sociale donnée restent opératoire jusqu’à l’installation d’une autre communauté. Il y a que l’antériorité se manifeste au travers de la toponymie. Dans le contexte de la Commune d’Owendo, particulièrement au quartier Viriè, le nom Viriè est, comme nous le verrons, d’origine mpongwè qui signifie rivière. En s’installant dans la zone abandonnée par le peuple mpongwè, les nouveaux arrivants ont adopté ce nom pour donner à leur quartier, preuve du passage des Mpongwè sur les lieux.
D’autres formes d’observations transversales entre les tenures foncières de ces quatre ethnocultures peuvent être faites. Comme première forme, il y a la propriété clanique. Le discours traditionnel retient dans ce domaine que la propriété de la terre en Afrique au Sud du Sahara a toujours été communautaire. Certes, force est de reconnaitre pour autant que l’exploitation de la terre était individuelle dans les proportions tolérées par le chef de lignage et issues du patrimoine foncier commun en fonction de la taille de la cellule familiale de chaque membre qui compose l’ itsuku du lignage, selon l’expression conceptualisé par G. Dupré dans son étude sur les Nzèbi. La deuxième forme d’observation transversale qu’on pourrait émettre se rapporte au caractère de l’appartenance du village aux descendants du fondateur du village. Ce fait se retrouve aussi bien dans les sociétés à tradition patrilinéaire, les Mpongwè et les Fangs, que celles à tradition matrilinéaire, les Nzèbi et les Punu. En milieu urbain au Gabon, cette tradition a servi de cadre de nomination des chefs de quartiers périurbains, où les fondateurs de certains de ces établissements humains se sont vus honorés de la fonction de Chef de quartier, car connaissant son histoire, quand bien même cette réalité tend à s’essouffler à ce jour.
Continuons cette entreprise avec la mise en évidence de la disposition parfois linéaire, parfois dispersée de l’édification des villages des peuples segmentaires du Gabon. Bien des études ont montré ce trait culturel. Pour s’en convaincre reportons nous au chapitre de la première partie dédié au corpus photographique, où figurent deux photographies sur la physionomie d’un aspect du quartier de Viriè et sur la gravure qui ressortit une configuration similaire du village Simba (Du Chaillu, 1868) aux caractéristiques espace/temps bien différentes. Une autre image qui véhicule ce type de peuplement chez les communautés gabonaises nous est encore offerte par Du Caillu (1868 : pp. 214-215).
Comme ultime élément de comparaison que nous avons jugé utile d’exposer concerne la dimension temporelle qui traverse la structure sociale qui est le village. Disons qu’un certain nombre de facteurs concourent à traduire le village comme une « réalité temporaire » selon la conception qu’en a fait G. Dupré dans le cas des Nzèbi. Parmi ces facteurs, il faut voir les facteurs d’origines géographique, sociale et politique que bien des auteurs ont mis en exergue, à l’exemple de ce que vient de faire plus haut Manfoumbi. Toutefois, il y a lieu de convenir de ce que des trois types de facteurs, il semble que le déterminisme environnemental soit prépondérant pour expliquer la forte propension des peuples de forêt à la migration.
Le présupposé généralement admis au niveau des communautés africaines retient une vision homogène de leur situation socio-foncière tant leur conception en la matière repose sur des fondamentaux communs. Nous voudrions prendre pour exemple l’identique conception de la terre qui est largement partagée par les populations gabonaises et de l’ensemble des autres peuples en Afrique Sub saharienne. Bien des études ont été consacrées à ce sujet, pour en dégager les caractères sacré, collectif et non privatif de la terre, en dépit des formes de mutation que revêt aujourd’hui le domaine de la production foncière dans les zones d’extension urbaine en Afrique.
Ainsi donc, La tradition africaine considère la terre comme une entité cosmobiologique. C'est-à-dire une puissance spirituelle qui dispense la vie, lieu d’où procède l’homme qui, né de la terre y retourne à la mort. Ce lien qui unit l’homme à la terre est à l’image de celui reliant l’enfant à ses ancêtres biologiques ainsi que le précise Chantal B.P. et Luc C. dans Terres, Terroirs et Territoires, (2002, p.396). Chose naturelle créée par Dieu, la terre est considérée comme une entité vivante et habitée de divinités. Les rapports de l'homme à la terre se traduisent par un lien qui établit la convivialité entre le monde humain, où vivants et morts coexistent et le monde naturel symbolisé et porté par la terre, fondement de vie communautaire et support des écosystèmes.
Ibrahima D. (1998), étudiant le droit de l’environnement au Sénégal, plus précisément dans la région de Fouta, montre que dans la conception foncière africaine, la communauté n'a pas le droit d'aliéner les droits collectifs, les membres de la communauté ne disposant que d'un droit d'usage collectif et d'occupation. La terre ne peut pas faire l'objet d'appropriation privative. Il existe une complémentarité entre l'individu et le groupe. L'individu acquiert sa personnalité juridique dans le groupe, et tient ses droits de son appartenance aux groupes parentaux, résidentiels, aux classes d'âge, aux confréries, aux groupes politiques.
Dans une conception voisine, Victor Gasse (1967) s’est également prononcé dans la décennie des années 60 sur le contenu que la tradition en Afrique au sud du Sahara donne à cette question. En effet, dans son ouvrage intitulé Régimes fonciers africains et malgache, évolution depuis l’indépendance, il note que « dans le droit Negro africain, la terre ne peut être l’objet d’un usage. La terre mère est conçue comme une personne morale, un génie avec lequel le conducteur du peuple a conclu une alliance pour l’usage et l’exploitation du sol ». A ce titre, il convient de souligner que l’espace symbolise en Afrique l’unicité des membres d’un lignage, la continuité de l’esprit de la communauté lignagère, familiale, voire ethnique, transmis au fil du temps d’une génération à l’autre, sur la base du respect des tenures foncières régissant le territoire lignager, en dépit de sa division apparente en zones d’habitat, d’exploitation agricole, de chasse, de pêche et de forêt sacrée.

Le Mariage coutumier en "pays punu".



Mariage coutumier en pays Punu. 
Le jour du mariage, fixé d'un commun accord par les familles des futurs conjoints arrivé. Le jeune homme, le cœur battant la chamade, et les siens (parents paternels et maternels) débarquent au domicile de la famille de la demoiselle chargés de cadeaux de mariage, les biens composant la fameuse dot.

L'endogamie (mariage à l'intérieur d'un clan) étant interdite chez les Punu, les deux familles se sont au préalable assurées que la fille et le jeune homme n'appartiennent ni au même clan paternel, ni au même clan maternel. Il n'est toutefois pas exclu qu'on remonte plus loin dans l'arbre généalogique.

Au début de la cérémonie, les parents de la jeune fille feignent d'ignorer ceux du jeune homme. "je vois un groupe de gens ici. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?" interroge à la ronde le porte parole. Il s'agit en général d'un oncle maternel de la future mariée. Mais la famille peut s'attacher les services d'une personne extérieure, pour ses qualités de débatteur car la cérémonie de mariage est une véritable joute oratoire.

Le porte parole de la famille du garçon, là aussi un oncle maternel en général, répond : "J'ai vu une jolie fille passer. Elle est entrée ici, c'est elle que nous sommes venus chercher." Auparavant, il doit décliner son arbre généalogique, pour prouver qu'il n'y a aucun lien de parenté entre les futurs mariés. Les interlocuteurs se lèvent pendant la prise de la parole. L'air faussement menaçant, le doyen des hôtes réplique : "Faites attention, ici il n'y a que des femmes mariées. Vous venez nous provoquer à domicile !" Si dans le passé, il y a eu des conflits entre les deux familles ou leurs alliés, ils sont remis sur la table. Si c'est le clan du garçon qui les avait provoqués, il est obligé de payer des amendes, sous formes d'objets traditionnels.Passé cette étape, l'oncle de la fille fait mine de revenir à de meilleurs sentiments et demande : "qui est cette poule que vous cherchez et comment est elle ?" Son homologue dans l'autre famille donne le nom de la jeune fille et la décrit avec force détails, afin de convaincre qu'il sait de qui il parle.S'ensuit un test. On aligne des jeunes filles voilées, parmi lesquelles ne figurent pas parfois la future mariée et on demande à l'oncle de désigner la "poule" qu'il est venu chercher. S'il se trompe, une amende lui est réclamée et on recommence jusqu'à ce qu'il débusque la fille en question ou jusqu'à ce qu'il soit mis un terme à l'exercice pour éviter la lassitude de l'assistance.S'il réussit à faire remarquer l'absence de sa future bru, quand elle ne figure pas parmi les filles présentées, on fait partir les filles pour les faire revenir quelques temps après avec dans le groupe "l'objet" convoité. Une fois la fille repérée, l'oncle du garçon la présente à l'assistance en vantant sa beauté, ses mérites de femme digne, etc. Puis vient l'étape du versement de la dot, qui donne lui à d'interminables débats au cours desquels fusent les proverbes et en permanence interrompus par des conclaves (fundu : lire "foundou"). La cérémonie de mariage est aussi l'occasion de faire étalage de son éloquence et de sa parfaite connaissance des coutumes. Au moment du versement de la dot, le père du jeune homme confie le franc symbolique à son fils, qui va le remettre à sa dulcinée assise en face d'eux, à côté de ses parents. Si elle n'est pas consentante, elle le lui rend. Si elle accepte de l'épouser, elle ira donner le franc symbolique à son père. Dès lors, l'oncle du garçon dépose la dot devant la famille de la fille. En ce qui concerne l'argent, aucun montant n'est exigé parce que en pays punu, la notion de dot se confond avec l'union des deux familles. Par exemple, l'accueil chaleureux que l'homme réserve aux membres de sa belle famille, le soutien moral matériel ou financier qu'il apporte quand ils sont en détresse, tout cela s'inscrit dans la dot. Lors de la contraction du mariage, la dot est divisée en deux parts: une pour la mère de la mariée et l'autre pour son père.

Les biens comme le raphia, la hache, la machette, la lime et la lance (de nos jours un fusil) sont incontournables dans le lot destiné au père. Dans celui de la mère, il faut la nasse, le panier, la natte, la machette, la marmite en terre cuite et la calebasse. Après la conclusion du mariage, les deux familles font bombance. Puis, le marié et sa famille prennent congé des beaux parents sans emmener la mariée. Autrefois, le marié pouvait se livrer à un rapt, en allant enlever sa femme chez elle.

De nos jours, c'est la famille qui accompagne la conjointe chez son mari après lui avoir fait un trousseau composé des symboles d'ardeur au travail (panier, bretelles et machette) et abondance de vivres (nasses, gibier et provisions). La natte symbolise la quiétude du sommeil et le vin de palme la bravoure que doit avoir le gendre. Quand la belle famille rentre, le gendre doit encore couvrir de présents, qui sont une autre forme de dot.

Dans la tradition punu, c'est le père qui devait choisir une femme à son garçon, naturellement au sein d'une famille de bonne réputation, dans le même village ou dans un autre de la même contrée, lors de ses pérégrinations. L'âge du mariage d'une fille n'est pas spécifique, la moyenne étant 15 ans. Le jeune homme, lui, doit avoir fait la démonstration de sa maturité. C'est pourquoi il est en général de loin plus âgé que sa moitié. Il arrive qu'on choisisse l'enfant à naître, en espérant que ce sera une fille. A l'origine, le choix de la jeune fille reste secret entre le père et la mère du jeune homme. La mère aura pour mission de fréquenter assidument désormais celle de la jeune fille. Et au moment propice, elle avouera ses intentions. Si elle ne rencontre aucune opposition, elle informera son mari de l'accord tacite. De son côté, la mère de la jeune fille commencera à préparer psychologiquement la future épouse, sans attirer l'attention du père, qui sera le dernier à être informé. Commence les contacts entre le jeune homme et la future belle famille. Il sera appelé à prêter sa force physique à son future beau père pendant les travaux champêtres, la pêche, la chasse ou la réfection des cases. Tout contact est strictement interdit entre le garçon et la fille, car cette dernière doit garder sa virginité jusqu'au mariage. D'ailleurs, les parents s'arrangent pour que les deux enfants ne se croisent jamais. C'est plus tard que la mère de la jeune fille informe son mari des véritables raisons de la présence du garçon chez eux. "Tu vois ce jeune homme poli, travailleur qui nous rend service, il est ici pour demander la main de notre fille", expliquera-t-elle. Comme toujours, ce sont les deux familles (paternelle et maternelle) du futur marié qui réunissent la dot.

Autres articles sur le mariage:
Diwela
Mariage coutumier punu


Bana ba yisibwe

1.Yisibwe amabo bane babedji  babagetu
dibale bu dimossi.
2.Yii: twendyanu  o manungu o biguji
3. banowende  adi dibage bewendili o Masanga,
adi dibage bewendili  o Digunyi, adi dibage bewendili  o Dubinde
4.bayerasunu  mudike uke vane gari
nzile nganga mangele mangele mangele
5.basinge pembi na  guli vane
6. hoehoehoe!  haa! mune yisibwe!
7.Tungoruganga vave bange mbe dumala didi?
8.yii: haa , ma  ayeyi kanyi tsisunze nane?
.

1. Mère Céphalophe avait deux filles
et un garçon.
2. Elle leur dit: "allons aux champs
chercher la nourriture."
3. Ils partirent et arrivèrent au croisement des chemins
 qui mènent à Masanga,
à Digunyi et à Dubinda.
4. Ils trouvèrent en plein milieu du
croisement un mudika brillant
5. On l'avait badigeonné de kaolin
parsemé de mouchetures.
6.Ca alors quel Céphalophe ! ..
s'exclama mère Céphalophe.
7.  Enfants, nous qui venons d'habitude ici,
avons-nous déjà vu pareille chose? "
8."Non ", répondirent les enfants.
" Maman, qui a déposé cela ici ? "

Mot de la semaine

Mot de la semaine.

Bironzi: ronflements de quelqu'un qui dort. Précédents mots de la semaine.

Mots de la semaine précedente

Abréviation de la semaine précedente

abréviation
 Jabe: abréviation de jabenyi: lui même.

Abréviations punu de la semaine précedente

Abréviations punu

 Musi:(prononciation musì) forme abrégée de musiyi "celui qui joue d' un instrument de musique".
Bilu: abréviation de bilumbu, des jours.
Nanya: Na nyangou aujourd'hui maintenant.
Tsitwe: abréviation de tsi twendi: "Allons maintenant".
Mumba forme abrégée de mumbari: parceque , car.
Jabe: abréviation de jabenyi: lui même.
Tu: Abréviation de tumbe mais, cependant.
Pa: abréviationde payi : si.

Expressions de la semaine

 " Ce qui se fait en saison des pluies, se fait aussi en saison sèche ,traduction du proverbe punu "adiva mfule, adiva mangele", marque une exigence de réciprocité aussi bien en mal qu'en bien. En ce qui concerne l'exigence de réciprocité en mal, elle peut être traduite par "oeil pour oeil, dent pour dent".

Expressions de la semaine précedente

 "Dusavu nongu, nongu dyambu, dyambu yigume". D'un conte découle une morale, cette morale est un principe et ce principe guide l'action.

« Nongu iguma , ilombi diambu ». Résumé : comme le proverbe est la synthèse d'une réflexion, le récit est aussi la synthèse d'une histoire.

Quelques expressions punu...

 " Ce qui se fait en saison des pluies, se fait aussi en saison sèche ,traduction du proverbe punu "adiva mfule, adiva mangele", marque une exigence de réciprocité aussi bien en mal qu'en bien. En ce qui concerne l'exigence de réciprocité en mal, elle peut être traduite par "oeil pour oeil, dent pour dent".

 "Dusavu nongu, nongu dyambu, dyambu yigume". D'un conte découle une morale, cette morale est un principe et ce principe guide l'action.

Similaire expression:

« Nongu iguma , ilombi diambu ». Résumé : comme le proverbe est la synthèse d'une réflexion, le récit est aussi la synthèse d'une histoire.

Poésie: Tadji na mwan’ andi

Tadji na mwan’ andi
Bake vanguene mulingu
Ô bulongo bu tandu,
Ô mu ba ya pili na ba ya mbome.
Mune kedi, mwane na komi va wusu,
Tadji na dikongu va nzime.
Ike kumu be rali,
Be we, be vosi,
Be we, be vosi.
Mwendu u nobe va ghari,
Be toli va dira di mwiri,
Tadji no sume dikongu vane pedu mwiri,
Iku va mwane I mate!
Tole ne mune mata’ma mwiri,
We ghenguile na ko’na kodu,
Tuke djab’ a be tu duki, na be run’ a wusu,
Mwane no mate, duvungh’a o tsinga o mudji,
A ma tole o mata’ma mwiri.
Vike va dira di mu muvengui,
Tsike tadji a niangule mumbe ma mirondu na dituke,
Ike mo mia, mia mimi.
Hedji, hebia ma ghebu ô mu mwane,
Itsotsoki I ma muranghe,
Mwane no bwa misu ô tsi,
Kengusu tsiowu tsike bengunu,
Tadji nofu na isogni, ike tsune mwane:
“tsie wunu ?
Mwane I â tate !
Mbek’ aghu tu ruli naghu tu wendi u gha diambu,
Bulongu bu polu,
Tu tate ! diambu di na bivile,
A vane dira di mwiri.
Mwane no kalile tadji nana, tsike mwuiri na mundugue,
Ô tandu durembu,
Bake mu loghe. Ake mane mognu idjolu.
Moralité: les génies et les ancêtres ne tolérant point qu’on ridiculise un aîné.
Texte tiré des traditions orales punu, traduit par Maurice Mouckagni Mouckagni,
Inspecteur pédagogique Histoire-géographie.
(Un père et son fils entreprennent un voyage, arrivés au pied d’un arbre, le père sort un de ces stratagèmes pour tromper la vigilance de son fils, alors l’heure du repas approchait. Mal lui en a pris).
poèmes

Le veuvage chez les punu

 Pleureuses: terme traduisant bakwili "veuves". La mort d'un conjoint (ou d'un grand ami exceptionnellement) entraîne le veuvage bukwile. La durée normale du veuvage est d'une saison sèche et d'une saison des pluies, un an chez les Bapunu. Elle peut excéder ce temps et atteindre dix-huit mois. Les femmes ayant des enfants en bas âge et celles ayant une santé faible ne sont pas tenues au veuvage. Tous les jours, les veuves doivent pleurer le mort, matin, midi et soir. En outre, lorsqu'elles reçoivent soit un membre de la famille ou un ami de leur mari défunt, soit un membre de leur propre famille, elles doivent d'abord pleurer avant de le saluer :"ubagugene".

LA Nationale 1

Informations économiques (Nyangou Dikassa).



 Les Ipads et I-phones parmi les produits les plus prisés.

 Aussi les appareils photo numériques et celphones sont en demande croissantes due à l'utilisation de facebook. 

L'agriculture maraichère, la vente des bananes  marché très porteurs face à la concurrence camerounaise. 

Le chemin de fer de Mayumba, les nouvelles découvertes des gisements de pétroles et de minerais , l'installation d'Olam dans la Nyangou vont apporter une nouvelle croissance dans la Nyangou. 

Le business des conférences peut générer des nouveaux revenues pour les opérateurs hôteliers et touristiques et les autorités locales.

Légère chute du prix de cacao. Le cacao reste un produit très prisé dans le monde. Les investisseurs cherchent plus en terme de qualité.

Larges découvertes  de pétroles aux larges du Mozambique.

L'industrie des applets  près à atteindre les  25  billions.