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Dec 30, 2010

Conte: les deux beaux frères

1.nyitsiva yi vamabe banzaji babedji.
2.nzaji amawele mwane ngudji muane
dibale egugu.
3.Yike amabe murele uboke bibulu.
4.bakewe o musiru.
5.mba akemutsingule yi: "mwaji tumaruge".
6."menyiboke banguji nyiboki banzibu".
7."nyiboke bisibu nyiboke batsyesi".
8."tu menyimaboke yinyengili yami".
9."yiyengili ayine na vane, umane uyayiji".
10."Ujanga banguji vane urondile".
11."Ujanga banzi vane urondile",
12."Ujanga bisibu vane urondile",
13.Yike nzaji aji ngebi aji ja,
amawele mwane nguji a mala matsi ma yinyengili mamavyolile.
14.Nzaji awe o musirwandi muyene boke
banyama basusu bakidjangi na mwa ngujyandi.
15. yike djandi ola matsi memane, ali dikake.
16. matsi ma ndeke; avende.
17. agulu musongu nyake, eyenyake.
18. awe vatsi mwambe , asote me.
19. etsinduli digami, mwambe amipusulu
amube o julu.
20. mba akenengila nzaji : "mwadjyè",
ngomwedage, ru yibonduse.
21.Yike mune amanengilila, nzaji.
22.njazi aruge ayimubonduse.
23. yike dèdè, amavage miture, mibedji
miture miyeru.
24.yike muture agumwine, nzaji akela kabu dèdè
amayenamu na nzambi.
25. ak efu: myogu na makulu bikevamughe

Note:mwambe: il s'agit d'un arbre sacré
de la famille des Bombacées, atteignant
de très grandes dimensions.
1. Je dis qu'il y avait deux beaux-frères.
2. Le beau-frère épousa la soeur de celui-ci.
3. Le premier était alors chasseur d'animaux.
4. Ils allèrent en brousse.
5. Ensuite, le chasseur dit à l'autre:
" beau-frère, nous sommes venus ici
6. Je tue des potamochères, je tue des
céphalophes à dos Jaune,
7. tue des céphalophes de Peters,
Je tue des cépbalophes de Maxwell
8. mais j'ai tué mon typhlops.
9. ce typhlops, jusqu'à ce que tu partes d'ici,
n'en mange pas.

10. Tu mangeras les potamochères tant que tu voudras,
11. tu mangeras des céphalophes de Peters
tant que tu voudras,
12. tu mangeras des céphalophes à dos jaune
tant que tu voudras.
13. C'est alors que le petit beau-frère, celui
dont il a épousé la sœur, vit que la graisse
du typhlops débordait.
14. Le beau-frère alla en brousse pour tuer
d'autres animaux pour que son petit beau frère
puisse manger avec sa sœur.
15. Alors, le petit beau-frère, voyant cette
graisse plaça sa main dessous ;
16. l'huile dégoutta, il lécha.
1 7. Il eut envie de déféquer.
18. Il alla déféquer sous un mwamba,
il s' accroupit.
19. Il s'essuya les fesses ; le mwamba
le souleva et le projeta en l'air.
20. Ensuite, il appela le beau-frère :
" Beau-frère, je ne volerai plus,
viens me descendre d'ici ".
21. Quand il appelait son beau-frère,
22. celui-ci venait le descendre.
23. Et cela, il le fit deux fois, trois
24. A la quatrième fois, le grand beau-frère
se fâcha de sorte que le petit alla se coller au ciel.
25. Ce dernier mourut ses bras et ses jambes
tombèrent.
26. Voici comment et pourquoi il perdit la V1e.

Notes diverses:
1. Le potamochère, Potamochoerus porcus (Linné)
est appelé localement '!sanglier" ou "cochon
sauvage"
Le céphalophe à dos jaune, Cephalophus sylvicutor
(Afzelius) appelé localement "antilope-cheval",
est un grand céphalophe de forêt.
2. Yisibu, est souvent appelé à tort "antilope".
Il s'agit en réalîté du céphalophe de Peters,
Cephalophus callipygus callipygus.
4. Typhlops: serpent sans tête de la famille des
Typhlopidea qui a beaucoup de graisse.

Dec 12, 2007

Recettes punu

Malobi
 

C’est un terme générique qui désigne à la fois le tubercule de manioc, le manioc sur pied, le manioc ramolli dans l’eau, le manioc cuit après avoir été ramolli dans l’eau. Quand il est attribué une personne, il prend un sens figuré qui sous-entend un individu sans énergie et facilement influençable. Voyons ce terme au sens où nous l’entendons ici, c'est-a-dire le tubercule de manioc ramolli après immersion d'une semaine dans I’ eau. La préparation de ce produit commence par la recherche des tubercules de manioc : Ces derniers sont épluchés et trempes dans l’eau pendant quatre ou cinq jours. Ou sont ensuite nettoyés et découpés en petits morceaux qui feront I’ objet d'une longue cuisson. En effet, ces morceaux de manioc ramolli sont disposes en cercle sur un épais coussinet de feuilles installe dans une grande marmite. Ce coussinet est appellé «bitsangue». Tout ce manioc est ensuite recouvert avec beaucoup de feuilles. On y met de I’ eau en prenant la précaution qu'elle n'atteigne pas le niveau du manioc. Car ce manioc ne doit recevoir que la vapeur chaude venant de I’ eau en ébullition. C'est ici le même principe de la couscoussière. Cette marmite est mise sur un feu nourri pour une durée de six ou sept heures. On y ajoute de I’ eau de temps en temps afin de remplacer celle qui s'évapore. Au terme du délai requis, la marmite est retirée du feu et le manioc est découvert. Ce dernier est de couleur rose clair s'il a atteint le bon niveau recherche par les grandes spécialistes de cette cuisine. Par ailleurs, il doit être légèrement caoutchoute et se plier sans se rompre. Les enfants disent que la consommation d'un tel manioc avec une bonne sauce de noix de palme est comparable à la descente d'un fleuve par une pirogue.



Massigu
Ce terme désigne à la fois la matière première et le produit extrait de cette matière première. II s'agit d'atangas sauvages de petite taille que l’on va cueillir en forêt à une époque de I’ année. Ces atangas sont cuits à la manière habituelle, c’est-à-dire trempés dans I’ eau bouillante d'une marmite retirée du feu et bien recouverte. Après dix à quinze minutes, ils sont cuits et sortis de leur bain chaud. La pulpe de ces atangas cuits est extraite pour être rassemblée dans un récipient. Elle est salée et mise en petits paquets enveloppés de feuilles. Ces paquets prennent ensuite la direction des étagères de la cuisine pour le séchage. La consommation peut intervenir au bout de quelques jours.

Bikandu

Le terme désigne les amandes de mangues sauvages servant à la fabrication de « ndog » couramment appelé chocolat local en raison de sa couleur et de sa texture. Ce chocolat est aussi appelé « Odika » par les peuples omiènè. II est consomme soit sous sa forme initiale soit sous la forme dog. Examinons la première phase. Après leur récolte, ces amandes sont séchées au soleil et sur les claies de cuisine pendant plusieurs jours avant d'être grillées clans une poêle contenant de l’huile. Ce grillage dans l’huile chaude est suivi du broyage de ces fruits clans un mortier en vue de la formation d'une pate onctueuse. Cette dernière est délayée clans une sauce contenant déjà d'autres ingrédients. En dehors du mortier, ces fruits grilles peuvent être écrases sur une planche de cuisine afin d'obtenir cette même pate onctueuse. Pour la deuxième phase, cette pate onctueuse est déversée clans un bol ou clans plusieurs bols ou elle se refroidit et durcit. A partir du deuxième jour, ces blocs durs sont régulièrement exposes au soleil pour leur séchage. Apres cette phase, ces blocs sont enveloppes.de feuilles sèches de bananier et déposes sur des étagères de cuisine en attendant leur utilisation. C'est ce produit qui est appelé « ndog » ou « odika ». C’est une denrée alimentaire très prisée par certains ménages. Pour sa consommation, un simple grattoir de cuisine passe sur sa surface, permet d'obtenir une poudre de ce produit qui va droit clans une sauce.

Mubodi

C'est un genre de chocolat blanc. Il est appelé « ompegue » par les Galoa et « Okondjilo » par les Teke et les Obamba. Des amandes fraîches de mangues sauvages sont pilées clans un mortier. Il en sort une pate visqueuse qui est séchée plusieurs jours au soleil, cette pate est ensuite déposée sur les étagères de cuisine pour un autre séchage. Après cette étape, ce produit est bon pour la consommation. Cependant, la fabrication de ce produit obéit à un rite qui exige le respect de quelques interdits. II s'agit de I’ abstinence préalable et de l’absence de menstrues. Toute femme ne remplissant pas ces conditions, ne peut se livrer à cette opération. Dans le cas contraire, le résultat obtenu est dit de mauvaise qualité. Remarques) La préparation de ce chocolat blanc commence toujours par la réduction en pate des amandes fraîches de mangues sauvages. C’est le cas chez les Galoa, les Obamba, les Teke, les Nzebi, les Pove, les Massango, les Punu, etc. Cette préparation se termine par le séchage qui comporte quelques variantes) Le respect des mêmes interdits est une obligation chez la plupart de ces peuples.


Burangu bu mutu, polu mbidji

L'aisance d'une personne , c'est la bonne santé d'une marmite.

Nouvelle liste des recettes
Recette de la semainebukulu bu ilotu
ilotu c'est une espèce d'oseille à grandes feuilles qu' on utilise souvent avec tsari tsi minèke mu yambe y ngatsi ou mélanger aux feuilles de taros et les ngola fumés
moussoulou malobi na pinde
diumbe di téri na ba nyame ba goumoughe
moubodi na nyame dissimu dji gumughe
mpoghe na mougoube na ba ngotous ba goumoughe
ngotou mu diumbe di moudike na mwa boukoulou
ngoumbe dji goumoughe mou moudike
dissambu na mbolongu mu matsi ( poisson salé aux aubergines)
koku dimbu mu mudike (le coq de basse court au chocolat "indigène")
ngumbe gumughe mu téri (le porc épic fumé aux concombres)
tsari tsi nduli na bukulu na mughube mu yambe ghi ngatsi (petites aubergines amères melangées à l'oseille, aux feuilles de tarots au gniemboué) ...
Mbome ghumughe mu yambe y ngatsi ( python fumé au gniemboué du gabon)
Le machoiron au paquet
Le silure au paquet!
Téri au poisson fumé aussi , c'est mon plat préféré , quand c'est au paquet cela devient le cordon culinaire entre maman et moi
Le bouillon des viscères (intestins) dji tsiesi ou antilope !
La peau de l'éléphant pour calmer la faim des enfants !
Tsombi (verres à soies) , c'est une denrée rare sa c'est le caviar punu !
le yara au paquet !
Purée de malobi aux arachides !
Pangolin a la sauce tomate aux champignons

Le pangolin au téri na ditouk di ma langue super
Paquets de poisons les petite tomates !
La pintade à l'arrachide ! na malobi !ou na téri !
Toucan aux nyemboue na ditouke
L'oseille avec les aubergines na malobi
Poissons sales aux aubergines toujours avec la banana? plutôt verte et un peu mure !
Les petites bananes douces dessert
Avocat na dilangue !
Pâte d'atanga au manioc
Goyave , mitsoutsibali,

La salade de cœur de palmier !
Les noisettes de brousses (mugumunu)

Tsiési dji ghoku
Bangoumbe na Majagh
Ba niam ba disimu/Ba niam ba mamb na matsi ma ngatsi
Musulu malobi na bapindaNgotu na téri, Dituk di mupal
Tsari na mipal mi miss
Ntsuntsu bal na mwa misungu
Tsibisti na ba timb na dunungu du tsoli
Poitrine fumé de sanglier
bangotu frites et enrobés de jambon de colombe.
Poêlée de fusil de chasse.


Que du bonheur et c'est loin de finir !avec cela l’hôtel na pas besoin d’étoiles mais de muetse (la lune)


Dissambu mû mbolongu

Ingrédients :
  • ½ kg de poissons salés
  • 3 aubergines
  • 3 poivrons
  • 1 gousse d’ail
  • ½ cuillère de poivre blanc
  • 3 oignons
  • 100 g de ciboule
  • 10 cl d’huile de table
  • ¼ de litre d’eau
  • 1 cuillère à café de sels
Tremper les poissons salés dans l’eau pendant 4 heures pour qu’ils perdent tout le sel primordial. Les retirer de l’eau et bien les nettoyer. Couper les épices et les diviser en 3 parts égales. Mettre 5 cl d’ l’huile dans une marmite. Aligner une première rangée de poissons salés dans le fonds de la marmite, y ajouter le tiers des épices. Disposer une autre rangée de poissons salés, superposer les épices (1/3), ainsi de suite. Après avoir tout classer, ajouter les 5 cl d’huile restant et 150 cl d’eau. Mettre au feu, et laisser mijoter 10 minutes. C’est prêt. Bon appétit !