Conte : Mouila Mangondo (Français et Punu)


Dans la ville de Mouila au quartier Diboty Mbèle situé au sud du Gabon dans la province de la Ngounié, Bissielou Nzaou était un homme respecté de tous. Nos ancêtres en pays Punu disaient : Le respect d’un homme se trouve dans les actes qu’il pose et dans les paroles de sagesses qui sortent de sa bouche. La personnalité de Bissielou Nzaou qui était admiré de tous était un model à suivre pour de nombreuse personne au quartier de Diboty Mbèle. Il donnait des bons conseils à ses enfants et petits enfants. A Chaque grande vacance Bissielou Nzaou amenait toute sa famille au cimetière Mangondo, afin de sarclé la tombe de son défunt père et de s’y recueillir comme cela se fait encore de nos jours en pays Punu. Après sarcler Bissielou Nzaou disait une prière et quelques paroles adressés à son défunt père. Il prenait en suite une bouteille de vin rouge (vin que son père aimait de son vivant) et la renversait sur la tombe en disant, c’est ce bon vin rouge que tu aimais papa. Les petits enfants jouaient sur la tombe de leurs aïeules, grand père en mangeant et en buvant des boissons sucrées.


Bissielou Nzaou disait souvent à ses enfants et petits enfants de ne jamais allé derrière les arbres se trouvant derrière le cimetière Mangondo. Il ne faudrait pas que j’apprenne un jour que l’un d’entre vous y est allé, il faut toujours vous arrêtez à la limite du cimetière. Un jour ses enfants lui dirent, papa pourquoi refuses tu que nous allions derrière les arbres du cimetière ? Qu’y a-t-il derrière ses arbres ? « LORSQU’UN ENFANT N'A PAS ENCORE DORMI LE VENTRE AFFAMÉ, IL NE SAURA JAMAIS QUE LE CRACHAT EST UNE NOURRITURE ». et que « LA CORDE DE LA DURÉE DE VIE, C’EST VOUS-MÊME QUI LA RENDREZ SOLIDE ». Abstenez vous simplement de vous y rendre un point c’est tous, quand j’étais enfant mon père me disait la même chose et j’espère avoir été claire à ce sujet, oui papa répondirent les enfants.
Parmi les enfants de Bissielou Nzaou il y avait un qui s’appelait Moudouma. C’était un garçon très curieux et il voulait découvrir ce qui s’y trouvait derrière les arbres du cimetière Mangondo. Moudouma ne pouvait pas y allé seul alors il alla voir son ami Kombila qui aimait piéger. Mon père vient de me dire qu’il y a plein d’hérissons derrière les arbres du cimetière Mangondo. Mais tu sais toi-même que nous n’avons pas le droit d’y allé mon père me le dit souvent, disait Kombila à Moudouma. Oui le mien aussi mais aujourd’hui il m’a dit toute la vérité à ce sujet. Ils interdisent aux enfants et aux jeunes d’y aller parce que c’est réservé aux personnes âgées pour leurs chasses. Moudouma après avoir convaincu son ami Kombila, ils décidèrent de s’y rendre le lendemain.
Le lendemain très tôt en matinée les deux amis quittèrent le quartier Diboty Mbèle pour le cimetière Mangondo. Quand ils arrivèrent au cimetière à la limite des arbres et du cimetière Moudouma dit à Kombila. Continue d’avancé je vais te rejoindre, je viens de perdre quelque chose sur le chemin. Kombila avança sans crainte et se retrouva derrière les arbres. Moudouma avait juste reculé de quelque pas. Kombila après avoir passé une bonne demi-heure seule se mit à appelé son ami Moudouma. Moudouma, Moudouma ou es-tu répond moi je ne te vois pas. Moudouma ne répondait pas parce qu’il ne l’entendait pas. Autour de lui il voyait une immense forêt et il était très effrayé parce qu’il n’avait pas fait plus de 2 mètres derrière les arbres et il ne retrouvait plus la sortie qui était juste derrière lui. Moudouma de son coté appelait Kombila, bien évidemment il ne l’entendait pas.
Moudouma s’interrogeait en ce disant ceci : Comment vais-je faire ? Qu’à t’il vu derrière ses arbres qui l’empêche de me répondre ? Des spectres ? Il faut que j’aille voir de mes propres yeux ce qui se passe ou informé papa ? Si je vais voir papa il se mettra en colère contre moi et si je suis Kombila derrière ses arbres que m’arrivera t’il ? Je suis un homme j’entre. En entrant il trouva Kombila trempé de sueur et il lui dit. Kombila depuis que je t’appelle pourquoi ne me réponds-tu pas et pourquoi transpires-tu de la sorte on dirait quelqu’un qui a vu un revenant ? Je n’ai absolument rien entendu dès que je suis passé derrière ses arbres j’ai cherché la sortie en vain et depuis je la cherche d’où ma transpiration, disait Kombila. De quelle sortie me parles-tu, n’est ce pas celle qui se trouve derrière moi disait Moudouma? Si la sortie est derrière toi comme tu le dis montre la moi parce que je ne la voie pas. Moudouma se retourna et il vue une immense forêt sont ami et lui étaient au milieu.
Les deux amis se retrouvèrent seuls dans cette immense forêt. Ils regardèrent de part et d’autres sans trouvés la sortie. Ils étaient désespérés, Moudouma se disait intérieurement je comprends mieux pourquoi papa nous a interdit formellement de s’y rendre et de s’arrêter aux limites du cimetière. Papa a une part de responsabilité, il aurait pu nous dire exactement le danger qu’il y a derrière ses arbres. Si je dis à Kombila que mon père n’a absolument rien avoir avec ce que je lui ai dit, il me tuera. Je crois que nous sommes dans le monde des morts. Les deux amis passèrent deux jours dans cette étrange forêt à l’odeur du camélia.
Au quartier Diboty Mbèle les parents se mirent à les cherchés pendant deux jours dans toute la ville de Mouila, de la rive droite à la rive gauche sans les retrouver. Il y avait un vielle homme qui habitait à quelque mètres du cimetière qui avait vu les deux amis y entré. J’ai vu deux jeunes hommes entré derrière les arbres se trouvant aux limites du cimetière. Mais ils ne sont pas entrés au même moment l’un est resté à la limite pendant une demi-heure. Après il l’a appelé à très haute voix Kombila, Kombila mais ce dernier ne lui répondait pas. Et c’est en ce moment là qu’il est entré à son tour et je ne les ai pas vus en ressortir mais cela fait déjà deux jours.
Derrière les arbres Moudouma et Kombila pleuraient, ils ne savaient pas quoi faire pour sortir de cette terrible situation. Soudainement un vieillard apparût devant eux et leurs dit : Que faites vous ici les enfants ? Kombila prit la parole et dit. Nous sommes venus piéger les hérissons mais depuis que nous sommes entrés dans cette forêt nous ne retrouvons plus la sortie. Qui vous a dit que vous trouverez des animaux ici, disait le vieillard ? C’est Bissielou Nzaou le père de mon ami Moudouma qui est à mes cotés qui le lui a dit et en retour il me l’a dit. Le vieillard dit à Moudouma pourquoi ne parles-tu pas ? Moudouma avait perdu l’usage de la parole et il était très terrifié parce qu’il savait que ce vieillard était un esprit. Le vieillard dit à Moudouma, si tu n’expliques pas exactement à ton ami Kombila ce que ton père t’as toujours dit à propos de cet endroit vous n’en sortiraient jamais.
Moudouma n’avait pas d’autres choix que de dire la vérité à son ami Kombila, alors il lui dit toute la vérité en présence du vieillard. Tu es mon arrière petit fils et je suis le grand père de ton père Bissielou Nzaou. Il faut que tu arrêtes d’être aussi curieux et ses doutes qui sont en toi te tueront si jamais tu recommençais. Le vieillard leurs dit en suite levez les têtes vers le ciel et fermez les yeux après regardez le sol. Lorsqu’ils fient à la lettre les instructions du vieillard. En regardant le sol Moudouma se rendit compte qu’ils étaient sur la tombe de son grand père, de l’autre coté leurs parents qui étaient très surpris de leur extraordinaire apparition utopique les regardaient avec grand étonnement.
Hugues Mariatchi Nziengui : Dibal di range di ghane muenzi ô murime bé ghéli bé dokemini
HULUANU ILOMBI Y MUISI FUMU TSI MBATSI
Va Muile, Bissielu bi Nzahu ô Diboti Mbèle mutu batu botsu ba ma vègha dighobe. Ditéli diandi diotsu na bighume biandi pa a ma pal mburu, batu ike lanu mutu ughobe. Bissielu bi Nzau mutu u ma vèghange batu malongi ma boti, bane na batéhule bandi ba bolange bighume bi Bissielu bi Nzahu. Mangle tsiotsu Bissielu bi Nzahu a me bèghange bane na batéhule ô mbine tsi Mangondu yé kake mbine tadjandi a ma nienge kale. Pa ba ma mane ukake, bane na ba téhule bake bonge malamu ma bènge kaghohu a ma nuangange ave wulu, bake pughe va djulu mbine kaghe bake sobene na malamu ma dueyi. Ba téhule na ba ndande téhule bake djanga biwudji no sane va djulu mbine kaghe.
Bissielu bi Nzahu a ma tsingulange bane na ba téhule iri, miri ami du labi o nzime ma mbine dissukusulu di ma mbine, Kaboghu kilikingi nè nzi fu mughèsse na mune mosi. Ni ya hulu iri du tsi wènde ô nzime miri, du sukilange mu mandilu ma mbine. Bane na batéhule ba no hulungu nane ba ke mu tsune ilumbu iri Tato, ndé dibandu yi u tu vaghingi buendiri tu ya wènde ô nzime miri mi vu ô nzime ma mbine yini yi ivu hune? Bissielu bi Nzahu djandiri, mukilu diambu tèghe ulabe mba mwane pa ka lame nzale a gho djabe iri ditédji iwudji, mè bè ni burulu dja tadji anane a ma tsingule ave ike ma kémi make vu nénu. Du djaba iri mukudu mognu tsinge ndebéni u warisse.
Mu bane ba Bissielu bi Nzahu va ma be mosi ba ma néngilange Mudume, djandi a ma banga na diambu di ma kémi. Mwa ilumbu Mudume ake yé labe mbatsiandi Kombil a ma ronda urambe iri tadjami atsi tsingule iri ô nzime ma mbine ma Mangondu vadji puel ba tsibitsi na ba ngumbe kaboghu mune mosi tu yé rambe hune. Kombil djandiri dja tadji a ma tsingule ilumbu iri u ya wènde ô nzime miri mi mbine tsi Mangondu, u sukilange mu mandilu. Mudume djandiri dja tadji wandi anane agho tsingulange tumbe na nyangu a tsi tsingule dibandu ba ghé rondi iri tu ke wè hune. Kombile djandiri ka dibandu yi tsinguli nga djabe? Mudume djandiri dibandu bibulu bi basse hune, baghé rondi iri ba ngébi bake rambe hune mba va gha vale na ma ndahu. Ike binunu a bé rambi hune. Ilumbu yéni y no tola, Mudume na mbatsiandi Kombil ave kédi ba ke wènde ô urambe ô nzime miri mi mbine tsi Mangondu. Ba no tole va mandilu Mudume ake vaghe Kombil iri kuèkange u rughi ni rughi ni bo no bonduse yime y bè nami.
Kombil djandi hune ako nzime miri mi mbine tsi Mangondu, Mudume a ma siale va mandilu mba a ma ghabusile mua pessu ma nzinzime. Mudume a no viosse mua itsingu ake bande u nèngile Kombil. Kombil, Kombil nkwahuli ngé u labi ndé u ka u vu? Kombil ike suiiiiiiiii, didiiiiiiiiiiii ike vane ba tsoli na mitsuatse tsua tsua tsua tsua tsua tsua tsua. Mudume ô lèmbu no nèngile Kombile iri nkwahulioooo, Kombil vane vane aghé mu wahuli ike suiiiiiiiii, didiiiiiiiiiiii. Mudume ô tsi murime djandiri, ike tsié nga vale? Diambu yi a ma labe hune matèngu vo yi? Ni yé labe vo ni yé tsingul tate? Ike ni yé tsingule tate ô nioghile mba pa buendiri ni ma duke Kombil ô nzime tsi miri tsi ma mbine ma Mangondu tsié di bile? Mè dibal ni vu ni koti………….
Mudume ake kote ô nzime miri, a labi Kombil na dirugheme nononu mu dugnuru duotsu. Mudume ake vaghe Kombil iri ka ilème na mumu ni ma lè no unégile u ghé nkwali dibandu yi u ku vu na dirugheme nononu ndé mutu u ma labe matégu ? Kombil djandiri, nga hulu tumbe vane nzi kotile nga mwè djabe nzile dipalulu. Dirugheme didi u labi mba ni ma lèmbu no rombe di palulu na yari na yari ngé di labi. Mudume djandiri, dipalulu a di u romdi, tsi didi di vu ô nzimami ? Kombil djandiri di djo nzimahu ka di ndassi mba ngé di labi. Mudume a no ghéngile ô nzime a labi mune didjombi bake va ghari.
Lanu ba mbatsi ba bédji ba ma kambe na dio bo vaghe va ghari didjombi, bé ghéngili na yari na yari ba gho labe dipalulu. Mudume ô tsi murime djandiri mba ni ma hulu dibandu di tate é vali iri tu sukilange mu mandilu ma mbine, tu ya wèndange ô nzime miri mi vu ô nzime Mangondu. Tumbe tate wandi mbé a ma tsingule iri ane divu mbé nga rughe, tumbe ike ni tsinguli Kombil iri tsi tate asa ma tsiengule buendiri vadji dibulu hunu, u fure nzi fure na ma kémi mami ô mboke. Ni tasiri tuke ô yinge yi ngundu na batu ba fu kal.
Wisi no tsime biburu mu ma ndahu no rombange bane na kodu na kodu tsiotsu tsi Diboty Mbèle na Muile djotsu. Bake rombe bane mu bilumbu bi bédji ba sa ma ba labe. Va ke be mutu u ma tsanange béli na Mangondu a ma ba labe u kote ô nzime miri tsi ma mbine. Ake ba vaghe buendiri, nzi labe bane ba babal ba bédji batsi kote ô nzime miri tsi ma mbine tumbe bagha kote konge. Mosi tsi lé kote mba hune ka vaghe mua itsingu, mba ake néngile mbatsiandi Kombil tumbe a gha mu wahule, a no labe iri mbatsi a gha mu wahule ake kote djanwandi tumbe nga ba labe upale.
Ô nzime miri Mudume na Kombil ike vane ulile ka ba ma kambe na dio bo vaghe vagha dipalulu. Ba ke sunde labe inunu y mutu va husuohu djiiiilaaaah. Inounou yéni djandiri yi du vaghi hunu bane? Kombil djandiri tu tsi rughe ô yi rambe tumbe tu kotilange tu ghé mwè labe nzile dipalulu. Inunu djandiri, ka ni tsi du tsingul iri va dji bibulu hunu ? Kombil djandiri tadji mbatsiami u labi bé néngili Bissielu bi Nzahu. Inunu ake tsune Mudume ka ndé wé vossia ? Mudume ike suiiii a ghé mwè rungule uvosse, inunu ka vaghe Mudume iri pa u gha tsingule di ngènze dio tadjahu ama u tsingula du gho pal vave.
Mudume a no vosse di ngènze nane tadji a ma mutsingulilanga, inunu ka mu vaghe buendiri mè nidji kaghe tadjahu Bissielu bi Nzahu, u dje ndande téhulami tumbe kilikingi dunde diambu di ma kémi u ya mwè di buèse mbé u fuil mu ma kémi mahu. Inunu ka ba vaghe buendiri ghéngilanu ô djulu mba duke tsibighe missu mba du ke ghéngile va tsi du ke dibule missu. Ba no ghéngile ô djulu na missu ma tsibeme no ghéngile va tsi, ba ke dibuli missu badji ma téli va djulu mbine kaghe Mudume. ô yari mosi ba labi biburu badji ma téli ba ma sutu no ba ghégilange.
Hugues Mariatchi Nziengui : Dibal di range di ghane muenzi ô murime bé ghéli bé dokemini

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