Jan 24, 2021

Anciennes conversations Ivovi


Masllege Ghoghutugh En effet oui, Jean Manola. Si les griots tendent à se rarifier chez les punu, les Evovi, mieux "Bivovi", quant à eux pillulent encore chez nous. Ce sont eux qui animent les joutes verbales dans les cérémonies funéraires ou de mariages, etc. Ils ont le don de la parole, ils sont dotés d'une sagesse ainsi que d'une science historique et épique certaines. Tous les juges coutumiers sont aussi des Bivovi, et on en trouve dans chaque sous-clan. Mon père en était un, mais j'avais jamais su comment il faisait. Il était quelque fois sollicité dans d'autres contrées pour représenter son clan ou sa tribu.
Bonaventure Kassa Mihindou Ivovi est un débatteur qui maîtrise un savoir traditionnel à même de donner la réplique idoine à son vis-à-vis au nom du clan qui lui demande de parler pour lui (proverbes, contes, généalogies des familles, relations et autres faits transversaux entre les clans en pourparlers, procédure codifiée de la palabre ainsi que la sémantique qui va avec). Des bivovi, nous en avons encore d'excellents, et de plus en plus jeunes, chez nous.
Bonaventure Kassa Mihindou Il n'y a pas de secrets particuliers en cela, même si, toutefois, certains ont recours à la feuille "tangimine" qui permettrait d'améliorer la mémoire, afin de se souvenir de tout et d'éviter de radoter. L'expertise de l'oralité a ses canons qui sont reconnus par les assemblées d'auditeurs et de fins connaisseurs qui acquiessent à chaque énoncé. "u djabe diawu", dit l'ivovi ; "U djabe di mbatsi", ŕépond l'assemblé.

  • Il convient de signaler que les punu établissent une hiérarchisation de la parole . Celle -ci est 
 
Alain Roger Moussavou Bukulutu : Elévation spirituelle, grandeur spirituelle...
 e suis d' accord avec:
1. Alain Roger Musavu qui a choisi le vocable BUKULUTU dans le sens que la grandeur vient de la grande connaissance de soi, de son passe et de son Environnement social ou ecologique
2. D' accord avec Franck Mavioghe qui definit la grandeur de l' homme quant a sa quete de Noblesse, de fierte intime et statutaire ( BUNDUMBE) .
Tout cela se retrouve dans BUMUTU que nos parents bantu sud-africains appellent UBUNTU
Alain Roger Moussavou IRIMBE: Quand un homme meurt, il est demandé à la veuve de donner au clan maternel de son époux décédé, un tribut dénommé irimbe. Ce tribut sert à pousser le mari; l'expression consacrée est " U sindil mulumi", ainsi, la veuve enterre son époux.
Irimbe signifie que la veuve reconnaît que l'homme décédé était bien son mari. Elle dédouane ainsi sa progéniture, si elle existe. Elle sollicite la bénédiction de la famille du défunt sur les enfants...
Irimbe sert à dédommager la famille du défunt quand bien même la veuve n'est pas responsable de son décès...
IKUMBU: A la suite du décès de son épouse, il est démandé à l'homme de payer un tribut dénommé Ikumbu. Participent au paiement de ce tribut: les membres, les alliés, les enfants et les petits fils du clan de l'époux

Mavioga Franck Awou mè Maviog mwane Maviog ma muteli na Ndo Mukaghe. Tate Mugambu. Mame modji Boudiégui O Bisir bi ngossi. O yari yi tate, bakaghe bami Maviog ma Bouk mwisse Djungu O Malolu na Manfou- ma- Nzambe modji Bagambu. O yari yi mame, bakaghe bami Muka-Mbuti mwisse Dibure-Simbou O Tsumbu na Bivi- bi- Ivang mwane Manfou- ma- Pambou mwisse Mouile Mangondou na Ibing- yi- Mitoukou mwisse Mulandu Fuale.
Vous revenez de Tchibanga, à un poste de contrôle sur la nationale 4 entre Ndendé et Mouila, un gendarme Mupunu demande aux Punu qui sont dans le bus de décliner leur identité en donnant les informations suivantes en yipunu:
*Votre nom, le nom de votre père, le nom de votre mère, votre clan, le clan de votre père et le clan de votre grand père paternel.
Dans le bus se trouvent quelques dignitaires du groupe "PUNU CULTURE ET TRADITION", et le premier réagit comme suit:
* Mè dine diami Mussa Bignumb;
* Mè mwane Bignumb bi Mundungue;
* Ngudjami Mussunde Mussavu;
* Ifumbe yami Badumbi, Badumbi na dughandu du ghatughe, irumbu y kumu, iroghe i ma roghe mambe;
* Itadji yami Dibambe kadi, kotu mugnighe, bane mu niabi, diangue di ma bure mbéndi;
*Ikagha yami Budjale, Budjale bu djale matoghu dighumi na bane na nièmbe.
La synthèse donne: Mè la Mussu Bignumb, mwane Bignumb bi Mundungue na Mussunde Mussavu; mè mudumbi na dughandu; mè mwane dibambe kadi; ikaghe yami budjale. Voici la carte d'identité du Punu, à vous de présenter la votre. Linganuéé tuke vioghééé!!!!!!!

Raphael Mbadinga Tout commence par une jeune fille de budjal de la Plaine ( entendez par la de la Ngunie) qui se marie a un homme de Moabi ( Madjombi) du clan Djungu Pasi. Djungu c' est ilabu, muboghe,
Cette nouvelle mariee se rendit a Moabi accompagnee de son jeune frere, donc un de budjal. Ce dernier grandit la-bas et se declara proprietaire terrien autour de l' arbre sacre (le moabi) en prouvant au Chef Bavela qu' il avait plante les lances sur les cimes de l' arbre.
Le chef Muvel ordonna a un pygmee de grimper le moabi; il descendit avec des lances effectivement. Son beau-frere ( Muise-djungu Pasi) n' ayant pas pense a un conflit foncier n' avait pas des preuves. Le verdict tomba en faveur du jeune muiss-budjal ou Musung en inzebi -Masango, mais tout le monde savait bien qu' il n' etait pas originaire de Moabi.
C' est ainsi qu'on dit de lui qu' il est desormais Mudumbi du Inang yi- Moabi.
Nb: avant de vous facher, demandez a tous les badumbi de Masange, Mayumb, et d' ailleurs leur origine svp.
Placide Ibouanga Moussounda À Mr Fredh Souleymane Foumbi! Votre questionnement à propos des origines des Punu au sujet de la thèse de Mme Monique Koumba Manfoumbi m' amènent à réagir. J'ai une preuve irrefutable dont le fil conducteur est l'Artiste Gabonais Makaye Ma Mbumbe Christian alias Mackjoss. Ses chansons sur nos origines m'ont conduit depuis de nombreuses années à faire des recherches personnelles au Congo-Kinshasa dès que suis arrivé en France. Je me suis resolu d'abord à étoffer à parler le "Ingala" que je parlais et entendais déjá bien quand j'étais enfant, en plus du "Mùnù Kutùbá" langue parlée sur la Côtière de l'Océan Atlantique de Sette Cama, Mayumba (Gabon), Pointe-Noire, Dolisie (Congo-Brazzaville) à Matadi, Moanda et Boma dans le Bas-Congo (Ex Zaïre, actuellement Congo RD). De mes multiples fréquentations des Congolais de la RDC, j'ai croisé des personnes parlant une langue profondement apparentée au Punu. Cette langue est appelée le Bayaka, et est parlée par la population de la Région de Bandundu. Je citerai parmi mes rencontres l'Artiste célèbre Congolais Werrason que j'ai souvent rencontré à Paris et qui m'a surnomé "Mwana Muyaka". Lui expliquant mes recherches, ce dernier avec d'autres Congolais m'avaient confirmé que les Artistes Tabu Ley aujourd'hui décédé, Stino Mubi, Stervos Niarkos décédé en 1995, et beaucoup d'autres de l'orchestre Kiam sont issus des Bayaka ( groupe ethnique RDcongolais très apparenté linguistiquement aux Punu du Gabon et du Congo- Brazzaville). De mes autres recherches diverses, j'ai été amené autour du Lac Tanganika près de la Région de naissance de feu Laurent Désiré Kabila (Sud Maniéma) et les Régions du Lomami et du Tanganika) où j'ai decouvert une ethnie dont la langue parlée s'apparente linguistiquement également au Punu. D'ailleurs, j'ai un projet de sějour en RDC pour la poursuite de mes recherches... J'y reviendrai ultérieurement plus en profondeur là dessus... Car je suis actuellement entre les Lacs Tanganika et Kivu, la Région du Katanga, la Zambie et le Kénya dans le même objectif. Rassurez-vous Compatriotes que nous aurons beaucoup à nous dire... Alors, pour moi, la thèse de Mme Monique Koumba Manfoumbi va bien dans le sens de la réalité historique des origines Punu, même s'il y aurait de nombreuses incohérences et zones d'ombre... Aussi, je conseilllerai à nombreux d'entre nous de visiter les travaux de l'Abbé Mbumbe Buasse sur la question...
Raphael Mbadinga Ceux qui me suivent savent que je ne plonge jamais dans la polemique entendu que nous ne sommes pas en amphitheatre, nous essayons ici d' echanger entre contemporains, pour resrauration de notre identite culturelle.
A Franck Mavioghe je confirme que certains africanistes ont eu tort de vouloir separer le punu du Ghisir, du musangu, du muvungu, muvarme, du mulumbu et meme du muvili, nzebi.
Cetains africanistes ont affirme que le mupunu n' a aucun lien avec les loangu. Ce qui a permis a certains vili, lumbu, ghisir et varme de s' assimiler facilement aux ngomiene lorsque des politiciens gabonais appuyes par des Conseillers etrangers ont eu peur de la puissance d' une Multi-Ethnie Merie ( regroupant la majorite des peuples de Nyangou).
Bref, je confirme que ka-Buange, ka- Nyangi-Ngoyi et ka-Ndinge, ka Ngoli, ka-Upasi sont nos ancetres communs.
Raphael Mbadinga Un temoignage du Leadership des Badumbi que je puisse faire pwrsonnellement:
Le tres Puissant et charismatique chef des terres Maam-Bisielu-Bi-Hanze..Mes premieres annees d' existence 1960-70 ont ete bercees par l' autorite cantonale de Moabi.
Un des Sous-Prefets affecte chez nous avait tente de baisser l' autorite de.notre Chef de Canton en le giflant. La reaction de Maam--Sielu est loin de notre imagination contemporaine. Il a fait tomber de maniere ininterrompue la pluie et la tornade rien que sur la Residence et le Bureau du Sous-Prefet. La toiture volait en eclat, et quand il essayait d' entrer quelque part ailleurs, la pluie et la tornade s' abattaient sur les lieux. Lorsqu' il tentait de fuir dans sa voiture de service, la tornade et la pluie le poursuivaient partout. Le Sous-Prefet etait oblige de se prosterner a genoux devant le Chef de Canton.
2eme fait vecu:
Un Ingenieur Agronome ( fang du Nord) a viole malgre les consignes, les regles de la vie des etrangers a Moabi.
Il etait formellement interdit a tout etranger au clan Badumbi d' entrer dans le bois appele Miamba ( une foret interdite situee en plein centre de Moabi.
Mais le jeune Fonctionnaire fang defia les consignes du Chef de Canton.
Il entra dans le bois et y passa pres de 3 jours perdu alors que c' est un bosquet. Maam Sielu-Bi-Hanze reunit les fonctionnaires et leur annonca qu' il fera sortir le Jeune Ingenieur Agronome pour qu' il vienne temoigner.
Il sorti du bosquet avec la peau de l' abdomene ouverte et les intestins a la main. Apres avoir raconte sa mesaventure, il fut evacue a Libreville.........
C' est du vecu ..
Fredh Souleymane Foumbi Merci mon chèr Raphael Mbadinga.Tu réconnais la puissance des Badoumbi.Il n'y a pas que Moabi,car le coeur du Badoumbi se trouve à kibangou.
Il y a un mois un de mes grand père détenteur d'un certain pouvoir que je ne me permetrais pas de dire nous a quitté.Son nom Mbouingui Basil frère cadet
du chef de terre du village Moukatsou.
J'ai déjà signalé que les badoumbi ont un sang royal et la preuve est le Roi Malouango(ne pas confondre aux chef coutumiers).Celui ou celle qui parle du ou des badoumbi doit le faire par le mystique et non dans les thèses quoique cela reste des pistes de solution.
Comme à Moabi se trouve une forêt appelée bwal' bou koulou à Moukatsou où j'ai passé 10mn âgé de 11 ans et ce que j'ai vu dans
cette forêt.....En définitif,je ne remais pas en cause vos thèses,vos recherches,qui sont des pistes de solutions
mais vous n'y êtez pas encore.On ne parle pas des badoumbi avec les yeux des yeux.mais avec les yeux des grands.Allez comprendre pourquoi les bakouni ne sont pas nombreux,pourquoi les badoumbi ne pas nombreux pourtant des fils du Roi et pourquoi les badoumbi sont dans les vili punu lumbu par défaut chez les dzébi et le guissir qui furent des esclaves????
Encore merci Raphaël Mbadinga,lorsque je te lis je perçois la source.Tu as certainement été de l'autre côté et peut être avec les gens de là-bas qui ton expliqué beaucoup...
Alain Roger Moussavou L'histoire de la race noire nous enseigne que les Bapunu faisant partie des enfants du Kongo (Bena Kongo) viendraient de l'ETHIOPIE où les enfants du ciel étaient venus s'accoupler avec les enfants de la terre. De là, sortiront nos ancêtres qui vont se répandre en Nubie (EGYPTE), en Madiani, Kanana (actuel ISRAEL), en Nzambu (INDE), etc. Ainsi, va commencer la grande migration vers le sud par un rassemblement en ETHIOPIE des BENA KONGO sous la direction de MBIR DJULU (Aigle Royal) qui ordonna la grande majorité des BENA KONGO de quitter le Nord pour le coeur de l'Afrique (CONGO, GABON, ANGOLA...) via le ZIMBABWE.
Après le ZIMBABWE, les BENA KONGO se rendirent dans le désert du Kalahari .Une partie des BENA KONGO iront vers le Sud où ils se mélangèrent aux Hottentots, Bushmen donnant naissance au Peuple ZULU d'AFRIQUE DU SUD...
Donc, l'on retrouve les Punu en Afrique du sud, au Botswana, au Mozambique, au Lesotho, en Tanzanie, au Zimbabwe, en Angola, en RDC, au Congo Brazza.....
je=ni
tu=u ou wui(se lit ou. le ipunu on entend ou, on écrit u)
il/elle= a ou e( pour tous les genres et selon le style de celui qui parle)
nous=tu ou du o
u encore djetu( selon comme l'interlocuteur se sent plus ou moins aiser à parler. Mais l'usage de "du" est un pronom de modestie. quand quelqu'un veut se valoriser ou se vouvoier)
vous= du ou djou
ils/ elles= bé.
pour le verbe parler au présent, on dira:
Ni vossi
Wui vossi
E vossi
twi vossi
Dwi vossi
Bé vossi
On retrouve les Punu en Afrique du sud, au Botswana, au Mozambique, au Lesotho, en Tanzanie, au Kenya, au Zimbabwe, en Angola, en RDC, au Congo Brazza, au Gabon.
Bonne journée à tous !!!
 
 
   

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